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ISBN : 286374366X
Éditeur : Mazarine (06/09/2017)

Note moyenne : 4.34/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Au collège, dans la cour de récréation, entre brimades, racisme et harcèlement, c’est la guerre des boutons. Les élèves s’affrontent et tous les coups sont permis. Arthur, douze ans, cherche à trouver sa place tout en évitant de trop se faire remarquer. Aucune envie d’être pris comme souffre-douleur. Car il en faut toujours un : dans sa classe, c’est Thierry. Mais pour séduire Giovanna qu’il n’ose aborder, Arthur n’a d’autre choix que de se faire remarquer. Périlleu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
jalleks
  21 septembre 2017
Septembre.
L'été indien, la fin des vacances, et … la rentrée scolaire.
Il y a encore de cela que quelques lunes (mais non, je ne suis pas si vieille), mon excitation battait son plein à l'approche de ce grand jour.
Celui où l'on découvre notre classe, nos profs, et le prof principal. Agrémenté de « Oh Non, j'ai Delage ! », « Trop contente, j'ai Marchand en Français ! ».
Pour d'autres , la rentrée était synonyme de déluge.
Et les clans qui se forment, ou se reforment après deux mois de baignade et de farniente.
Serge Farnel m'a replongée dans ce temps de l'insouciance calculée du collège.
Le temps de la candeur, de la naïveté, de la fragilité, doté d'une profonde conscience, qui se déploie, quand vient l'adolescence.
A l'heure où les premiers boutons sur le visage agrémentent nos doutes et redoublent nos tours de force, à être le chef de bande, ou la pin'up tant aimée.
Curieuse époque où l'enfant qui est en nous prend en pleine figure les éclats d'éducation et de bonnes manières inculqués par les parents pendant l'enfance.
On grandit, et on commence à voir le monde différemment. Un pied dans le monde des doudous, et l'autre dans celui de l'affirmation de soi et d'appartenance au clan.
Coûte que coûte.
Finalement, l'acné ne serait-elle pas la représentation de l'étrange ubiquité de la conscience quand vient le moment de quitter l'enfance ?
Serge Farnel nous conte cet instant, en toute délicatesse, en toute poésie, avec humour. En toute lucidité aussi. Car c'est dur de devenir grand, mine de rien.
Il nous parle des doux, des forts, des plus belles, des gros, des fils-de, des premiers émois, des combines, des « qu'ont pas la même peau que moi », des gifles données dans la cour d'école.
Il nous conte les trahisons, les déceptions, l'hypocrisie et les mensonges que nous mimons des adultes, qui savent si bien nous les servir sur un plateau.
Il nous parle aussi des mots.
Et une chose est sûre : Serge Farnel les dépose dans une belle harmonie.
Très belle découverte que cet auteur, qui à n'en pas douter, a su nous donner un très beau LA, pour son premier opus !
Quant à votre définition de la tombée de la nuit, Monsieur Farnel, je l'ai lue et relue une bonne vingtaine de fois. Ce soir, le jour qui s'enfuit m'a paru bien plus poétique que d'habitude....
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daniela31
  10 octobre 2017
Lucile Poulain sur la radio télévision RTBF :
« Eh oui cette semaine je vous propose un premier roman. Eh oui encore ! Décidément, il y a quelque chose de magique dans ces premières tentatives. Et pas des moindres avec ici ce livre intitulé « La malicieuse revanche d'un souffre-douleur ». C'est écrit par Serge Farnel qui est prof de physique dans l'enseignement secondaire, et ça tombe bien, parce que je crois que personne d'autre qu'un prof n'aurait pu mieux faire revivre ces cours de récré remplies de sifflement, de têtes de turc ébouriffés après avoir été martyrisés dans les toilettes, d'arnaques faites  au pion, de piaillements de filles amoureuses, et mille autres anecdotes qui vont vous offrir votre ticket de retour en enfance. Arthur est trop grand, donc trop différent, pas assez charismatique. Il passe son temps à admirer autour de lui ces caractères bien trempés, ces Igor et autres Benoit qui eux font la loi dans la cour, qui sont capitaines des équipes de foot, ont toujours des histoires fascinantes à raconter, et cetera et cetera. Et de là va commencer une quête sans limite pour être accepté dans la bande : ça passe par raconter de faux voyages en Afrique pour se rendre intéressant, ou par mal se comporter pour être puni avec le reste, et j'en passe. Je ne vous raconte pas tout évidemment. Seulement voilà, à douze ans, c'est là que viennent s'immiscer dans votre petite tête les différences entre ce qui est juste ou non à travers les discussions avec les adultes qu'on ne comprend pas toujours, et surtout quand on subit les moqueries et la cruauté des autres gamins : est-ce qu'on devient un souffre-douleur ou est-ce qu'on choisit un autre souffre-douleur pour cible, histoire de s'en sortir ? C'est un petit peu la question qui va être posée tout au long du livre; ça c'est pour la thématique. Alors ça va forcément vous faire réfléchir à votre propre enfance, mais pas trop. Ce qui est sûr, c'est qu'au bout de la troisième page, j'étais déjà morte de rire dans le métro. Parce que maintenant on est grand, on bosse, tout ça, tout ça, on ne se souvient pas en fait à quel point on était filou. Et là, c'est vraiment la guerre des boutons des temps modernes avec de fameuses répliques de gosses complètement allumés, entre le caïd de service, l'hyperactif qui se mord les doigts en permanence pour ne pas faire exploser son enthousiasme, le stratège aussi qui prépare ses sales  coups. Bref, l'auteur a un pouvoir visuel assez incroyable. C'est comme si vous étiez assis en classe avec ces gamins, et vous êtes tellement proches d'eux que vous pouvez lire les petits mots qu'ils s'envoient en cours de maths, et ça fait « pi pi pi pi ... ». du coup vous vous marrez, vous avez la banane pendant trois cent pages et franchement, mais qu'est-ce que ça fait du bien ! C'est hyper cool ! Là, mais c'est une 'brioche' de Proust, c'est beaucoup plus gros. Bref, ce bouquin va faire boum boum dans votre petit coeur, j'en suis sûre. »
Lien : https://www.rtbf.be/auvio/de..
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Ticafouillou
  19 octobre 2017
C'est la rentrée au collège pour Arthur. Que vous vous souveniez de la vôtre ou que vous appréhendiez celle de vos enfants, il y a consensus sur le fait que la 6ème, c'est un grand changement : on intégre un nouvel établissement, on change de salles entre les cours, on n'a plus un mais des profs, et surtout, les plus grands du primaire deviennent les plus petits du collège. C'est à ce bouleversement que va devoir se faire Arthur; surtout intégrer la bande, se fondre dans la masse, surtout ne pas devenir celui à qui on s'en prend, et surtout, surtout, cacher aux autres qu'on est le fils du ministre de l'Education nationale et laisser celui du directeur occuper le poste de souffre-douleur. Et puis, si possible, parvenir à attirer l'attention de Giovanna. Exister à ses yeux tout en demeurant invisible à ceux des autres. Alors quand Thierry, le fils du directeur, l'entraîne à son insu dans le projet du journal du collège, Arthur y voit l'occasion d'impressionner la belle, sans mesurer l'exposition que cela va engendrer et le fait que Thierry cherche surtout à sauver sa peau, quitte à risquer celle d'un autre.
Serge FARNEL signe ici un premier roman sensible qui fera résonner une certaine nostalgie en chacun et remonter des souvenirs que nous avons tous. Etiez-vous Thierry, celui qui se fait chahuter? Ou Igor, le grand costaud que personne n'embête? Ou Benoît le petit malin, le chef de bande qui s'est pris Igor comme garde du corps? Ou encore Georges et Mathieu, les p'tits gros de la cour? Etiez-vous trop petit, trop grand, trop gros ou trop maigre, trop black, à cette époque où on veut surtout être comme tout le monde alors qu'on voudra à tout prix se distinguer quelques années plus tard?
Pour être parfaitement honnête, il m'a fallu passer le premier chapitre pour commencer à adhérer à l'histoire. J'ai trouvé que celui-ci n'était pas très réussi : trop lent, trop long, j'ai eu l'impression qu'on n'allait jamais sortir de la classe de Madame PINSON et ça m'a fait un peu peur pour la suite du roman. En réalité, il aurait été dommage de s'arrêter là, car plus jamais je ne me suis ennuyée avec cette lecture.
Le personnage d'Arthur est très attendrissant. Ses ruses pour s'attirer l'attention de Giovanna sont touchantes, c'est un enfant qui se cherche mais qui dispose d'une grande maturité et qui se rend bien compte que quelque chose ne va pas dans le comportement que lui et ses camarades adoptent vis à vis de certains autres. J'ai trouvé très intéressante la confrontation constante de son comportement quotidien aux points de vue de ses parents et surtout de sa tante, personnage savoureux et drôlissime, cynique à souhait sur la cruauté des enfants entre eux. Et surtout, les efforts qu'Arthur déploie pour se faire punir envers et contre tout, et éviter un régime de faveur dû aux fonctions de son père qui ne ferait que le stigmatiser vis à vis des autres, provoquent des situations cocasses qui vous donneront plusieurs fois le sourire.
Racisme, respect d'autrui, entraide, solidarité, volonté de s'intégrer, violences à l'école, ébauche de vie et de travail en collectivité, découverte de la démocratie, autant de sujets abordés par ce livre.
Il se dégage de ce roman un message de tolérance et d'acceptation des différences qui devrait être délivré à tous les enfants à cet âge où ils peuvent être à la fois si fragiles et si cruels.
Lien : http://cousineslectures.cana..
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Miss9
  29 octobre 2017
Un grand merci à Babelio et aux éditions Mazarine pour m'avoir selectionnée lors de la masse critique.
Je vais être franche.....ce livre ne me laissera pas un grand souvenir et je l'ai lu sans trop de conviction.
Sans doute le fait que les 2 livres qui m'attendent dans ma PAL me faisaient de l'oeil.... Un Bussi et la suite de "Et si c'était vrai"..... ça n'a pas été un avantage!
Et puis il y a aussi un point de l'histoire qui m'a choqué et a fait que j'ai occulté pas mal de choses.
Effectivement, ce roman contient un peu de bienveillance et de sensibilité. le héros, Arthur est intelligent et attachant par sa maladresse et son envie de grandir.
On  retrouve les angoisses, les plaisirs, les chamailleries entre collégiens. Et puis surtout au centre de tout cela il y la peur du rejet,  de ne pas être accepté tel que l'on est. 
Ce que j'ai moins aimé, c'est l'impression que l'auteur a voulu faire un Petit Nicolas moderne, le style m'en a tout de suite fait faire le rapprochement.
Et puis les incohérences, et le trop romancé comme l'élection du rédacteur en chef, la parution un peu rapide de la gazette et surtout faire courir un 10 000 m à des enfants d'une douzaine d'années!
En tant que coureuse à pied, j'ai été choquée. J'ai commencé à courir à 12 ans sur des petites courses. Si je voulais faire une course de 5 km, mes parents devaient faire une dérogation (c'était il y a presque 25 ans.....aujourd'hui ce ne serait plus possible).
Un enfant de cet âge là peut donc courir un 3km mais on ne peut pas lui en demander plus sans prendre de risque pour sa santé....en plus avec un court entraînement et sans avis médical (puisque dans l'histoire aucun enfant ne doit déclarer forfait....)
Et puis, dans le livre, les collégiens courent, mettent en place un plan pour gagner, et là on se dit "mais les adultes, ils sont où...logiquement, il devrait y en avoir à plusieurs points du parcours pour des raisons de sécurité....
Bref, plusieurs petits choses qui n'ont pas aidées à rendre la lecture agréable.
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Fwredo03
  06 novembre 2017
Arthur, collégien intelligent, néanmoins maladroit nous raconte son année scolaire avec ses propres mots et ressentis. Il rêve d'intégrer la bande menée par Igor, un gaillard qui s'impose par ses muscles, il tombe amoureux de Giovanna, sans oser l'aborder. Alors, lorsque le directeur décide de créer un journal, il espère qu'en accédant au poste de rédacteur en chef sa belle le remarquera et deviendra membre du groupe.
Toutefois, est-il le seul à nourrir quelques espoirs à ce journal ? Arrivera-t-il à séduire la demoiselle ? Cessera-t-il de vivoter en solo à la récré ?
Après un premier chapitre plutôt long à mon goût, qui a cependant l'utilité de présenter les principaux protagonistes de l'histoire, on y rencontre Igor vers qui tous se retournent pour savoir s'il a quelque chose à dire avant de se lancer, Clément, le second du premier, Zinédine parlant beaucoup, mais ne comprend pas tout et enfin Thierry le meilleur ennemi d'Arthur et son voisin de table. Thierry est le fils du directeur ce qui en fait une tête de turc pour toute la classe, voire du collège.
Arthur traîne seul dans la cour de récréation, trop grand il appartient aux "différents", toujours à proximité du platane afin d'être à portée d'oreilles de la bande d'Igor et pouvant également observé Giovanna, la plus magnifique aux yeux du jeune homme. Il est de ceux qui admirent les caractères forts, lui qui en manque, tentera tout pour attirer l'attention ; quitte à s'inventer une vie africaine pour côtoyer Gandhi qui n'a jamais connu son Congo natal.
Un jour le père de Thierry annonce la création de la gazette du collège, notre narrateur y voit là le moyen de sortir de "l'anonymat", encore faut-il en devenir le rédac-chef, oui, mais comment être élu à ce poste ? Et par conséquent, l'on entrevoit le côté manipulateur du personnage… mais tel est pris qui croyait prendre…
Serge Farnel nous offre ici un roman tendre, plein de nostalgie qui nous ramène aux années collège avec toutes les bêtises qu'on a commises, afin d'exister aux yeux des autres. Il y a des centaines d'anecdotes au sein de ces pages et vous en repérerez forcément une ayant un écho dans votre coeur.
L'auteur aborde ainsi, au travers des lignes, la question de comment trouver sa place parmi les autres tout en profitant pleinement de l'enfance ; que ce soit parmi les joies, les petits plaisirs de la vie, l'esprit de camaraderie, les chamailleries et les "persécutions" subies par les "trop" (grand, petit, gros…) et la construction de l'adulte en devenir.
Ce fut pour moi une lecture agréable, où un protagoniste n'est pas aussi lisse que le premier abord aurait laissé supposer. Néanmoins, un petit détail est venu entacher ma lecture. En effet, tout au long de l'année scolaire nous sommes dans la "tête" d'Arthur, avec ses pensées et réflexions, pourtant lorsque retentit la sonnerie des vacances d'été, je note que le propos tenu tient plus de la voix de l'écrivain que du héros.
Cependant, je remercie sincèrement Serge Farnel (et les Éditions Mazarine) pour ce bon moment passé et, de m'avoir déniché dans les méandres tentaculaires du web pour me proposer la lecture de son premier roman.
Lien : http://encoeurdeslivres.blog..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
PepparshoesPepparshoes   03 novembre 2017
Ce qu'il ne faut pas être, en somme, c'est trop. Être trop, c'est risquer de se faire désigner comme souffre-douleur, sans que la moindre concertation soit nécessaire. Car cette différence, faisant du malheureux quelqu'un d'unique, fait en même temps de lui quelqu'un de seul, seul contre tous.
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daniela31daniela31   12 septembre 2017
"Il y a des gens que l’on voit parler seuls dans la rue. Ils ne font rien d’autre que de déborder un peu d’eux-mêmes, comme du lait chaud. Ils ne sont pas plus fous que nous autres, ces gens. Ils sont juste moins étanches."
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daniela31daniela31   13 septembre 2017
"Le futur, c’est là où on va. Et le passé, c’est là d’où l’on vient. Nous, on est au milieu. C’est au milieu qu’il est, le monde, en vrai, celui qu’on palpe, celui qu’on sent."
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daniela31daniela31   12 septembre 2017
"Il n’est pas moins compliqué d’être trop grand dans la cour qu’il ne l’est d’être trop petit. Ce qu’il ne faut pas être, en somme, c’est trop."
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daniela31daniela31   13 septembre 2017
"Il y a des gens comme ça qu’on ne voit pas. Ils ne passent pas nécessairement à côté de leur vie. Juste à côté de la nôtre."
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