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ISBN : 2213678030
Éditeur : Fayard (08/10/2014)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 5 notes)
Résumé :
À la fin de l'ère victorienne, dans la campagne anglaise, Walter Allbones, jeune homme miséreux, vit de larcins, de braconnage et de paris sur des combats de rats. Une nuit, alors qu'il vient de chasser les lapins à l'aide d'un de ses furets, il est surpris par un naturaliste réputé, Mr Pitford, et sa petite-fille, jeune personne d'une beauté envoûtante. C'est le début d'aventures surprenantes : un voyage périlleux à l'autre bout du monde, en Nouvelle-Zélande, où le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
ssstella
  23 mai 2015
Walter Allbones est un jeune-homme misérable. Ayant perdu ses parents, il se débrouille, avec l'aide de sa soeur, pour faire survivre ses jeunes frères. le braconnage étant le plus sûr moyen de mettre de la viande dans le ventre des gamins, il élève des furets. Ils sont d'une aide précieuse pour faire sortir de leurs terriers les lapins qui dans leur fuite se jettent dans ses filets.
L'histoire démarre donc sur une partie de chasse assez cruelle. le décor, l'atmosphère créés par Fiona Farrell sont si bien rendus que je n'ai pas trouvé ce début très plaisant... j'étais à la limite de laisser tomber ma lecture. Mais je n'allais pas faire ma chochotte, à cette époque là, la vie préservait peu la sensibilité des plus pauvres... j'ai donc fait l'effort de poursuivre.
Au retour, le coeur plein d'allégresse d'avoir son paletot rempli des cadavres encore chauds de nombreux lapins, Allbones fait la rencontre d'un bourgeois, Mr Pitford, accompagné de sa petite-fille. Ils souhaitent observer des petits blaireaux qui s'ébattent, paraît-il, dans le secteur. Très mal à l'aise, avec la crainte que l'on découvre ce qu'il cache, notre jeune-homme leur indique l'endroit exact où ils pourront voir les blaireaux. Pas très à l'aise, mais malgré tout subjugué par la luminosité de la très jeune-fille, il essaie de reprendre son chemin. Mais il doit encore répondre à Mr Pitford qui, avant de se quitter, lui demande son nom. Certain qu'il ne pourra avoir que des ennuis en le donnant, il prononce le nom d'un personnage qu'il soupçonne de lui avoir volé son furet préféré... "Fowler Metcalfe". Cela se révélera être la source d'ennuis plus importants encore.
Mr Pitford est naturaliste, un convaincu de l'idéologie darwinienne... chez lui il y a de nombreux "échantillons" d'animaux naturalisés, dont beaucoup d'oiseaux venant du bout du monde et même quelques spécimens vivants qu'il maintient dans des volières. Il propose à notre ami de lui fournir une forte quantité de furets, qu'il expédiera en Nouvelle-Zélande pour contrer la prolifération des lapins. Puis, vient la proposition de soigner les bestioles pendant la traversée. Au début, pas très enthousiaste, Allbones sera totalement prêt à les accompagner jusqu'à destination dès qu'il apprendra que la jolie Eugenia sera du voyage.
Un voyage difficile et mouvementé pour les personnes comme pour les animaux.
Extrait d'une note de l'auteur : "On importa de Grande-Bretagne, à grands frais et au prix de beaucoup d'efforts, des hermines, des belettes et des furets par centaine pour les relâcher dans l'environnement fragile de la Nouvelle-Zélande, où certaines espèces d'oiseaux -dont beaucoup ne volaient pas- étaient déjà en voie de disparition.
On assistait alors aux migrations d'un très grand nombre d'hommes venant de l'Europe industrialisée. Ceux qui arrivèrent en Nouvelle-Zélande apportèrent avec eux des idées de nature religieuse concernant la suprématie humaine sur la nature, une volonté acharnée de refaçonner la terre pour la préparer à participer à des formes nouvelles de commerce mondial, ainsi qu'une curiosité exempte de passion, façonnée par ce mode d'enquête européen qu'on appelle les sciences de la nature.
Il en est résulté une extinction record d'espèces d'oiseaux, sans égale nulle part au monde. F.F."
À partir de documents d'archives de 1885, l'auteure a relevé le nom d'un Mr Allbones qui aurait fourni et surveillé l'acheminement de furets jusqu'en Nouvelle-Zélande. Sans en savoir plus sur son existence, elle nous a admirablement brodé la vie de ce personnage.
Les paysages, les odeurs, l'histoire, le sujet, le style, tout m'a enthousiasmée dans cette lecture. Je n'aurais qu'un reproche à faire... ce livre est beaucoup trop court.
Je veux une suite ! Mais je sais que c'est illusoire au vu du très très petit nombre de lecteurs. Aujourd'hui, je ne suis que la deuxième sur Babelio à noter ce roman qui mérite pourtant plus d'intérêt que ça !
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MademoiselleMaeve
  25 septembre 2015
C'est mon amie Muriel qui m'a prêté ce roman néo-zélandais. Je n'aurais pas personnellement choisi spontanément un livre sur les mustélidés, mais après tout, il paraît que cela fait du bien de sortir de temps en temps de sa zone de confort… Et j'avais confiance, Muriel et moi avons plein de coups de coeur en commun.
Ce roman de Fiona Farrell est bien écrit. Il nous raconte l'histoire de Walter Allbones un jeune homme pauvre qui élève des furets pour la chasse et nourrir sa famille. Il rencontre un naturaliste – Mr Pitford – qui va lui proposer de participer à une grande aventure. Il devra trouver et plus tard accompagner des centaines de furets en Nouvelle-Zélande. L'objectif étant d'introduire ces furets sur l'île afin qu'ils éliminent les lapins présents en trop grand nombre.
Bien entendu, il y aussi une fille dans l'histoire, la petite-fille de Mr Pitford. Et Walter Allbones va tomber sous le charme de cette étrange personne. C'est elle qui va lui donner envie d'embarquer à bord du Adam and Eve pour la Nouvelle-Zélande, une motivation plus importante pour lui que celle de démarrer une nouvelle vie. Walter Allbones a beau être un personnage assez sympathique – surtout si on le compare à d'autres personnages de cette histoire – on a quand même un peu envie de le secouer parfois – souvent.
La lecture des Furets de Mr Allbones m'a appris beaucoup de choses. J'ai beau ne pas porter ces petites bêtes dans mon coeur (même si j'ai fait des progrès au contact des furets de Muriel), j'ai trouvé intéressant d'en découvrir plus sur elles. Leur instinct de chasse super développé et leur intelligence notamment. En revanche, je pense que certaines descriptions vont me hanter jusqu'à la fin de ma vie. Un exemple ? La manière dont certains furets arrachent la tête de leur partenaire durant la reproduction (et ce n'est pas le pire). A conseiller donc aux amateurs et aux curieux, à ceux qui veulent en savoir plus et qui n'ont pas peur de finir par en savoir trop sur ces animaux au risque de ne plus jamais vouloir s'approcher – à vie – de ces petites bêtes si mignonnes qui ne pensent qu'à nous dévorer. (J'exagère sans doute un peu, mais dans le doute…) (Je plaisante.)
Lien : https://mademoisellemaeve.wo..
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cathlivres
  17 mai 2016
Une bien agréable surprise ce roman ! Je l'ai quitté à regrets, un sourire sur les lèvres.
L'écriture est belle, l'intrigue est inattendue, et sous son profil simpliste se révèle une sérieuse connaissance sociale de l'époque, et de l'état de la recherche scientifique.
J'ai un peu retrouvé l'esprit que j'avais tant aimé dans "Prodigieuses créatures" de Tracy Chevalier, un très bon moment de lecture !
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madamedekeravel
  31 août 2015
Une écriture poétique et vivante. Un peu d'histoire, de sciences naturelles. Un peu de psychologie et de sociologie. Et une pincée d'amour... Un livre délicieux !
Un "making of" très intéressant sur le site de l'auteur :
http://fionafarrell.com/novels.html#gpm1_6
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
ssstellassstella   20 mai 2015
"Qu'est-ce que c'est ?" demanda une petite cuisinière alerte, qui ressemblait à un rouleau de pâte non encore utilisé dans un tablier couvert de farine. Allbones se tenait sur la marche du bas, désireux de s'enfuir, de courir aussi vite que possible pour rejoindre la porte de derrière et le chemin autorisé, qui lui permettraient de regagner Bottom End. Avec beaucoup de maladresse, il retira son chapeau, un chapeau melon mal en point, qu'il avait trouvé un matin, roulant tout seul joyeusement sur la route, par fort vent d'ouest, comme s'il était parti en goguette. Posé sur la petite tête d'Allbones, il paraissait un peu grand, perché sur ses oreilles, qui se courbaient sous le bord comme deux petites parenthèses roses. En ce moment, il se cramponnait à lui avec ses doigts poisseux.
"On m'a dit de venir, répondit-il.
- On vous a dit de venir ? " dit la cuisinière, flairant quelque chose. "Qui ça ? " Un gars pas très franc du collier, elle pouvait le repérer à cinquante pas, et lui c'en était un, y avait pas de doute là-dessus. Celui-là, c'était un maître en roublardise, avec ses cheveux collés en arrière et ses galoches tellement éraflées qu'aucun cirage ne pouvait le camoufler. Il allait déguerpir avec ce qui pourrait lui tomber sous les paluches. Il semblait incapable de parler à haute et intelligible voix, mais, après s'être léché ses lèvre de roublard, il tendit une lettre, toute froissée et tachée par la transpiration.
"Bon..., dit-elle, après l'avoir examinée brièvement. Bon, bon... Alors comme ça, c'est Mr Pitford en personne qui veut vous voir. Hummm... " Elle examina ce garçon encore une fois, manifestement bien embarrassée pour s'expliquer les lubies soudaines de ses maîtres, puis elle appela, par-dessus son épaule : "Colin !", sans le quitter des yeux une seconde.
Un jeune homme dégingandé, ressemblant à un jeune plant que l'on aurait laissé trop longtemps sous cloche, l'hiver, sortit d'une pièce qui se trouvait dans le long couloir, derrière. Il portait un tablier bleu à rayures ; dans une main il tenait une serviette, et dans l'autre une petite boîte métallique de produit pour l'argenterie.
"Eh bien, dit la cuisinière, tu vas me laisser ces fourchettes pour accompagner... - elle insista tout spécialement sur le mot - ce... - un silence, comme si elle cherchait le mot juste - cette personne - tel fut le mot qu'elle choisit en définitive - à l'étage. Je vais sonner pour que Mr Weavers vous attende à la porte."
Elle s'écarta, en s'essuyant les mains sur le devant de son tablier, au moment où Allbones se mit en route. Pour la première fois de sa vie, il regrettait bien amèrement de ne pas être porté sur les prières. Un homme porté sur les prières aurait un accès direct au Tout-Puissant, qui, si on le lui soufflait suffisamment bien, pourrait concocter un tremblement de terre ou un déluge de pluie violente, n'importe quoi capable d'assurer sa libération. Il tendit la main, une main où des récurages répétés n'avaient pas pu faire disparaître tout un paysage minuscule de crevasses crasseuses.
"Ma lettre ? demanda Allbones.
"Oh", dit la cuisinière, qui la lui remit nonchalamment. Dans le couloir qui menait à la cuisine, on entendit soudain un grand bruit : quelque chose comme de la vaisselle qui tombait sur le sol pavé, accompagné d'un éclat de voix. "Et quoi encore ?" dit-elle une fois de plus, et elle parti en se dandinant, d'un petit trot rapide, tandis que ses hanches roulaient sous ses amples jupes, comme une génisse qui retourne à son étable.
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ssstellassstella   22 mai 2015
- Les mustélidés ? fit Allbones.
- "Mustela erminea", dit Pitford, d'un ton égal. L'hermine. "Mustela nivalis". La belette. Et tout spécialement, "Mustela putorius". Le furet."
...
... "Ces bêtes sont destinées à accomplir de grandes choses, Mr Metcalfe, dit Pitford. Elles doivent fournir le noyau d'une nouvelle colonie. Elles doivent être envoyées à l'autre bout du monde, où elles seront employées comme elles l'ont été dans nos îles depuis l'époque de César et de ses légions, pour juguler les lapins. Car, une fois introduit dans un territoire vierge, dépourvu de ses prédateurs habituels, l'"Oryctolagus cuniculus" s'avère être une fois encore un hôte savoureux, mais bien embarrassant.. Comme l'histoire aurait pu nous l'apprendre... "
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