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ISBN : 2265039659
Éditeur : Fleuve Editions (01/10/1988)

Note moyenne : 1.5/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Univers-bonsaï, Faluce n'est pas un camp de vacances de tout repos. Dans cette histoire, dont les chapitres peuvent bouger comme les carrés d'un rubick-cube, ni l'action ni les personnages ne sont à leur place habituelle. Qui sont les vrais acteurs de ce roamn ? Qui le raconte ? Choisissez votre place dans cette mosaïque, dans cette mécanique paranoïaque où il n'est pas prévu de rôle pour les innocents...
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
omen999
  12 novembre 2018
Yves Frémion n'aime pas le Club Med' et il entend qu'on le sache.
Or donc, après une rafale de citations et d'avant-propos destinée à nous convaincre qu'il n'a pas que les numéros du Fluide dans sa bibliothèque, l'auteur nous compte les malheurs du Klub (le lecteur de FNA est bouché, forcément bouché) Faluce.
Et les malheurs de ce pauve Klub sont innombrables. Dans ce haut lieu de la distraction industrielle, défile toute une série d'individus ou plutôt d'archétypes sans épaisseur dont le comportement moutonnier et stupide va attirer la fureur de leur créateur.
Tel le dieu jaloux de l'ancien testament, Frémion décide que le Klub - et accessoirement ses occupants - doit disparaitre sans laisser de trace. Mais là où le dieu des juifs la jouait ptit bras en frappant Sodome et Gomorrhe de la seule foudre céleste (Jimmy Guieu aurait dit une ogive nucléaire...), Frémion lui, en dieu philosophe, convoque les quatre éléments pour anéantir l'infâme village, le feu (laves du volcan), l'eau (raz de marée), la terre (les termites rongeurs), l'air (la révolution chez les "autochtones"). Ce dernier point doit nous interpeller car des esprits chagrins pourraient y voir la métaphore que "la révolution c'est du vent" ce qui serait clairement un réflexe petit-bourgeois fractionniste.
Tout comme Loth et sa famille sauvés de la destruction de Sodome, l'auteur épargnera un membre de ce malheureux troupeau (un shooté qui passera un trip de 4 jours au fond d'une barque) et une poignée d'autochtones et de révolutionnaires.
Mais quels crimes les "bougnoules" et les "paras" ont-ils bien pu commettre pour mériter un sort aussi affreux ?
On croit comprendre que c'est la vulgarité et la bêtise. Petit souci : comparer sans rire les spectacles nocturnes organisés par les "paras" aux grand-messes nazies de Nuremberg quand on sait que le Klub/Club a été fondé par un ancien résistant belge de confession juive, il fallait tout oser avec le risque d'aller rejoindre direct le troupeau.
En résumé un pamphlet méprisant et haineux destiné à être tracté à la sortie des agences de voyages.
Et la SF dans tout ce foutoir me direz-vous ?
Bin...petit dialogue totalement fictif entre le conseiller d'édition du FNA (appellons-le JPA) et YF :
JPA : Allo Y, salut c'est JP. Oui j'ai bien reçu ton truc. Génial évidemment, Catherine va adorer. Bon y'a juste un p'tit souci parce que c'est quand même la collection Anticipation. Tu pourrais pas...
Y : Ah non, tu m'avais promis que tu me ferais pas chier avec ça..
JPA : ok, ok mais bon j'peux pas toujours faire ce que je veux, c'est juste deux ou trois trucs pour faire genre, de toute façon il n'y a pas de relecture et les lecteurs sont tellement cons...
Y : Ouais, on pourrait peut-être dire que le camp est sur un astéroïde et j'ajouterais 2, 3 engins bidons...
JPA : Ah tu vois, c'est pas si compliqué..
Y : ouais, ouais, j'te fais ça dans la semaine...
JPA : nickel à plus...
La seule note ironique de l'histoire, c'est la suite.
Un an après sa parution, Frémion devenait député européen Les Verts et trouvait enfin un emploi à la hauteur de ses capacités.
Le Club Med' à partir des années 90 ira de galères financières en restructurations à la hache pour finalement tomber dans les mains d'un obscur groupe chinois et il aura cessé depuis bien longtemps d'être LA référence des clubs de vacances.
Comme quoi, cris de haine ou cris d'amour, il y a parfois quelqu'un pour les entendre et les exaucer.
PS : je mets un demi point pour le papier, il y a des arbres qui sont morts pour ce bouquin...
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Sflagg
  12 novembre 2018
Franchement, est-ce qu'une critique limite haineuse des clubs de vacances et des gens qui les arpentent méritait tout un livre de SF ? Et même un livre tout court ? Perso, je ne le pense pas, et pourtant l'auteur l'a fait.
Car, faut être honnête, les 3/4 de ce roman ne parle que de ça. La grande majorité des chapitres étant tous découpés pareils : un mélange de descriptifs du fonctionnement d'un club de vacances et de portraits des clients, animateurs et autres personnes pouvant être rencontrés dans ou autour de ce genre de lieux ; et tout cela de manière assez corrosive, voir méchante par moment.
Soit un sujet dont on se fout, et même si au départ on est du même avis que l'auteur. Surtout qu'il n'y a même pas mis l'humour qu'on s'attendait à y trouver ; en tout cas moi je le cherche encore.
Bon ! me direz-vous, mais il reste encore 1/4. Oui ! mais non, c'est pas meilleur, pas plus intéressant, toujours pas SF, très peu crédible, trop, Déjà vu, et j'en passe...
Pour faire simple, c'est un amoncellement de catastrophes qui tombent sur le club et ses occupants sans aucune explication, sans aucune logique, sans rien, sauf peut-être du gore, car oui ça y en a ; mais toujours pas de SF.
A se demander si l'auteur n'a pas écrit ce roman juste pour cracher toute sa haine envers ces lieux, suite à une mauvaise expérience personnelle. Tout en y ajoutant une fin où il se venge en leur faisant subir les pires horreurs qui lui sont passés par la tête.
Puis il y a cette fausse bonne idée d'avoir nommé les clients avec un mots raciste (bougnoule). Je comprends bien l'idée de départ et la trouve même plutôt bonne, mais lire ce mots de façon aussi récurrente devient très vite dérangeant. Un moins insultant, mais tout aussi significatif, ou moins insister en l'utilisant beaucoup moins aurait été plus digeste.
En ce qui concerne le sexe, le lieux a beau se nommer Faluce, le roman débuter par une scène de fellation, c'est bien vide, bien fade. Ça ne donnerait même pas sa première érection à un gamin prépubère, mais ça pourrait en choquer un plus jeune.
Pour l'écriture, y a du bon et dans l'ensemble ce n'est pas trop mauvais, mais y un côté encyclopédie auquel je n'ai pas accroché du tout.
Pour finir, comment pourrais-je vous conseiller un livre sans véritable histoire, sans personnages principales, sans logique, sans but, sans humour, et, surtout, sans SF... le pourriez-vous, vous ?
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evertoncapt
  28 janvier 2014
ah les camps de vacance... Ahahah...
Ce livre est drôle, c'est une bonne critique sociale dans laquelle des gens de tout millieu se retrouve en espérant se faire bronzer la pillule. Depuis les bronzés dieu sait que les camps de vacance sont encore plus ringards qu'ils ne l'étaient.
Comme dans la plupart des livres Frémion le sexe y est bien présent et on ne verse pas dans sentimentalisme.
Nous retrouvons dans ce livre un certain nombre de personnages que nous pouvons croiser à peu près n'importe où: des moches intravertis en passant par les faux-beaux, les vieux beaufs... Aucun d'eux n'est sympathiques la France moyenne ne l'est pas beaucoup plus et quand survient le drame on ne regrette presque personne, car nous montons d'un cran dans la mesquinerie.
Je ne suis pas méchant en écrivant ce commentaire mais tout aussi réaliste que l'auteur. Ce livre est à mon avis bien trop court, mais cela ne peut qu'en renforcer l'éfficacité.
http://sfsarthe.blog.free.fr

Lien : http://sfsarthe.blog.free.fr
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
SflaggSflagg   11 novembre 2018
Certains étaient en tenue de soirée, tenues sans exception vulgaires et mal coupées, sans qu'ils s'en rendent compte. On n'aurait rien pu tailler de beau sur des corps mal bâtis, mal arrangés, mal portés, mal vécus, vieillis avant l'âge, tordus par la bêtise des gestes et la médiocrité de l'allure.
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SflaggSflagg   11 novembre 2018
Manquer était pire que la mort. Priver son voisin meilleur que l'orgasme.
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Videos de Yves Frémion (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Yves Frémion
Le Prix Papiers Nickelés SoBD récompense chaque année depuis 2012 le meilleur ouvrage sur la bande dessinée. Il est décerné chaque année sur le SoBD. Présentation en quelques minutes de ce prix qui a pour vocation d'attirer l'attention sur les études et les discours concernant le 9e art. Avec les propos de Renaud Chavanne, Yves Frémion, Dominique Radrizzani et Philippe Sohet.
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