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EAN : 978B003WS0OXK
Éditeur : Ferenczi (01/01/1934)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Marie Pascal est une jeune femme célibataire qui enseigne dans un petit collège d'une petite ville de Picardie. Sa vie quotidienne change quand une de ses élèves, Annette Rieu, 12 ans (dont le père est mort au cours de la Première Guerre mondiale), attire son attention en s'exprimant dans un devoir de français. Dès lors, Marie, seule, sans enfant, se sent irrésistiblement attirée par son élève, attirance qui semble réciproque.

(cf. Wikipedia)
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Marpesse
  08 septembre 2013
Première lecture de Jeanne Galzy : L'initiatrice aux mains vides. Un peu déçue, sans doute par rapport à ce que j'en attendais, une histoire d'amour entre une élève et son professeur comme dans Jeunes filles en uniforme ou Claudine à l'école.
Il ne faut pas lire ce livre en s'attendant à cela. Marie Pascal est professeur de Lycée (collège actuel). Elle a des cinquièmes et elle est très attachée aux jeunes filles qui sont ses élèves. Elle ne vit que pour l'enseignement, dans une profonde solitude, aime corriger ses copies, trouve longues les vacances. Orpheline, elle a toujours vécu avec ses grands-parents qu'elle retourne voir à chaque période de congés. Sinon, elle vit seule dans son appartement à Amiens, dans les brumes humides de Picardie.
Un jour, dans une rédaction, elle est touchée par une phrase : l'élève a écrit qu'elle avait le coeur brisé à chaque fois qu'elle entendait rire sa mère. A cette enfant manque son père mort. A partir de là, Marie Pascal remarque Annette Rieu et ne peut détacher ni son regard ni ses pensées d'elle. Comme la jeune fille le remarque, elle se passionne elle aussi de son côté pour son professeur.
L'élève nous est toujours présentée comme une enfant : rien de sensuel, de charnel. Malheureusement, on est dans une histoire de femme frustrée de maternité, une femme qui a aperçu un jour l'ombre d'un homme qu'elle a aimé très brièvement. C'est un récit de solitude, d'amour maternel à combler. Rien à voir avec une histoire d'amour lesbien! Marie Pascal veut posséder cette enfant, devenir sa mère à la place de celle qu'elle a déjà. Rien de subversif dans cela, juste beaucoup de manque, de vide...
Je m'attendais à tout autre chose! le texte est bien écrit, mais l'ensemble a un goût désuet, et ça devient longuet... On n'a pas envie en plus que les lesbiennes soient confondues avec ces femmes en manque d'enfants et d'hommes! Mais on ne peut le reprocher à l'auteur qui ne fait jamais de son personnage une femme attirée par d'autres femmes. Voilà ce que c'est d'avoir un horizon de lecture qu'on s'invente!

Lien : http://edencash.forumactif.o..
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   07 février 2013
Il lui était difficile de retenir chaque année quatre-vingts noms différents et tout le premier mois était consacré à ce soin. Elle les apprenait comme une langue étrangère, les répétait en classe en regardant chaque enfant, prenait des points de repère pour les retrouver, troublée dès qu’un changement de place emmêlait son échiquier vivant.
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intersexionintersexion   06 septembre 2013
Regards qui touchent mieux que les bras qui bercent. Félicité abstraite, que les exaucés négligent, mais où les êtres contraints à respecter des interdictions puisent un si violent bonheur..
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rkhettaouirkhettaoui   07 février 2013
La fugacité du temps lui devenait sensible. Elle se sentait encore une fois dépossédée, redevenue vacante, perdant celles-là – pas encore vouée à d’autres, – replacée en elle-même comme les vrais solitaires. Soixante-quinze jours de vacuité dont elle avait l’appréhension. Elle savait qu’elle tromperait sa faim comme elle le pourrait, à grandes lectures, à longues promenades, qu’elle essaierait de faire amitié avec ces esprits que mèneraient près d’elle les livres, avec toutes les choses familières de la maison de ses grands-parents, qu’elle ne serait pas seule…
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rkhettaouirkhettaoui   07 février 2013
Elle s’en va toute seule. Les mères ont toujours repris l’enfant. Elles n’ont fourni à Marie, en échange de ses services, que la tentation de choisir, le péril du choix, l’amertume de la dépossession. Marie a nourri du plus intime de son âme ces petites âmes tendues vers elle, elle s’est prise à sa fonction, et, le temps de nourriture achevé, elle est comme une mercenaire qu’on renvoie.
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rkhettaouirkhettaoui   07 février 2013
Elle n’a même pas pu lui donner sa fidélité. Elle n’a même pu l’aimer au-dessus des besoins de son corps, des exigences de ses sens, de son amour peut-être même !
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