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ISBN : 2290324957
Éditeur : J'ai Lu (10/03/2005)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 389 notes)
Résumé :
Le futur proche, après la troisième guerre mondiale. Dans une Europe dévastée par les pollutions chimiques, nucléaires et génétiques, les rares ressources intactes sont partagées par des tribus nomades qui ont pris chacune en charge l'exploitation d'une denrée spécifique. Solman le boiteux, du peuple aquariote - qui découvre et contrôle les sources d'eau -, possède le don de clairvoyance: infaillible juge des âmes, cet atout le confine aussi à l'écart de tous, qui s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (55) Voir plus Ajouter une critique
finitysend
  28 mai 2015
Un livre que l'on ne parvient pas à oublier , en toute franchise ...
Un des textes parmi les plus réussis du genre post apocalyptique aussi .
Un conflit a détruit la civilisation et a finis d'ensemencer la planète en produits toxiques ..
En la défigurant tout en jetant les bases d'une écologie/éthologie improbable .
Il existe désormais de vastes espaces toxiques et rendus redoutables par les mutations où bien par leur nocivité , et qui sont parcourus par des nomades en caravanes
de véhicules de fortunes ..
Le choix de l'auteur de créer des populations nomades , permet au lecteur de voir du pays et de parcourir la géographie d'une Europe totalement bouleversée .
Ce monde est dangereux .. subtil et définitivement : Il n'est plus le nôtre ...
Mais il est rendu immense et plus grand que le nôtre , par le vide dangereux , les horizons lointains et l'inconnu .
Un monde dangereux par exemple à cause des herbes mutantes .. des insectes mutants et vindicatifs , à cause de la dégénérescence génétiques de certaines personnes ,
qui sont dotées quelquefois comme en compensation de clairvoyance et autres aptitudes et talents déroutants et mutants ..
Pour les mêmes personnes mais souvent aussi pour d'autres moins favorisés qui n'ont rien reçu en compensation :
C'est des handicaps et des potentialités nouvelles qu'ils ont reçus en héritage ...
Ces handicaps et l'âpreté de l'époque rendent certains personnages terriblement présents et touchants .
Les acteurs de ce texte sont , comme le plus souvent chez l'auteur d'une densité et d'une présence remarquable
et cela contribue pour beaucoup aux très grand plaisir que procure la lecture de ce roman .
C'est assez savoureux d'explorer les ressorts de la cohérence solide de ces personnages qui sont finalement des gens qui parviennent quasiment à exister .
Dans cet univers , les hommes , leurs caravanes nomades et les villes en ruines et dangereuses du passé , sont menacées par un péril , pesant et de plus en plus omniprésent au file du texte .
Un péril qui menace lui : d'être grave et définitif en oblitérant l'avenir de l'espèce humaine ( un thème reçurent chez l'auteur , une quasi routine chez lui ) ..
Un must de SF francophone qui donne envie d'explorer d'autres textes du genre post apocalyptique , un genre qui ne manque pas d'excellents classiques .
Des classiques francophones et des autres non francophones , aussi …Francophones et d'autres d'ailleurs ...
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lyoko
  31 octobre 2018
Un roman post apocalyptique d'un auteur que j'affectionne particulièrement.
Le seul bémol c'est que je crois que j'en ai fait le tour. Effectivement Bordage a une plume excellente, qui me réjouis a chaque lecture.
Mais le gros problème avec l'auteur c'est le manque de renouvellement. Son peu de foi en l'humanité, sa vision écologique ( même si ici dans son roman il a pris l'option judicieuse d'un vecteur essentiel pour la vie humaine : l'eau), l'obligation de mutation afin de s'adapter, etc...
Je crois que je me lasse un peu.
Je n'ai sans doute pas apprécié ce roman a sa juste valeur. Quand je commence a trainer longuement pour finir un roman ce n'est jamais bon signe.
J'ai pourtant, le tome 2 d'Arkane qui m'attend bien sagement…
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Crazynath
  19 septembre 2016
L'Homme et sa capacité d'autodestruction l'a amené à détruire une grande partie de sa planète .
Nous nous retrouvons une centaine d'années après la Troisième Guerre Mondiale. La Terre est ravagée , polluée, empoisonnée et il ne subsiste plus que des poignées de survivants. Ces survivants, ou plutôt, ces derniers hommes sont devenus nomades pour pouvoir survivre sur des terres devenues inhospitalières. le danger rode partout, avec des insectes génétiquement modifiés, des hordes de chiens sauvages, des rivières et océans empoisonnés et des soldats robots qui subsistent du dernier conflit. C'est dire que les derniers hommes ont fort à faire pour survivre dans ces conditions difficiles .
Une des tribus nomades , nommée le peuple Aquariote s'est spécialisée dans la recherche et l'exploitation d'une denrée précieuse car très rare : l'eau. Dans cette nouvelle ère, ce sont les denrées indispensables à la survie qui s'échangent et l'argent n'a plus de valeur.
Un des personnage clef de cette histoire est Solman, jeune "donneur" aquariote. Il a des visions et ses capacités font de lui une personne ressource pour sa tribu, mais isolée. Ses visions vont cependant permettre à son peuple de déjouer plusieurs attaques mystérieuses qui semblent avoir pour objectif la destruction des derniers hommes...
Une fois de plus, Pierre Bordage m'a charmée avec ses talents de conteur. Il décrit fort bien un monde post-apocalyptique et ses personnages sont criants de vérité.
Le seul bémol que je mettrais, c'est qu'il y a un chouia trop de mysticisme à mon gout, ( surtout vers la fin du livre )mais ceci n'enlève rien à la qualité de l'histoire...
Challenge ABC 2016/2017
Challenge Pavés 2016/2017
Challenge Pierre Bordage
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basileusa
  21 août 2013
Un très bon roman post-apocalyptique !
Suite à une troisième guerre mondiale ,les hommes ,nomades ,traversent les pays à la recherche de ressources et les peuples se rencontrent pour échanger ,chacun étant spécialisés dans une ressource.
Solman a le don de voir au plus profond des gens ,il fait partie du peuple aquariote ,celui qui est responsable de l'eau et donc l'un des peuples les plus puissants. Car l'eau est rare ,la plupart des lacs et rivières sont empoisonnés suite à la guerre. Mais la fin des hommes approchent ,Solman le sent et va essayer de sauver les derniers hommes,les derniers survivants...
J'ai adoré la description de ce monde post-apocalyptique ,où les hommes doivent sans cesse se battre pour survivre ,pour trouver du gaz ,de l'eau ,pour échapper aux robots soldats qui n'ont pas été déprogrammés après la guerre ,aux meutes de chiens et bien sûr aux nouvelles guerres entre peuples qui peuvent survenir pour le contrôle de l'eau.
Pour les personnages , il y en a pour tous les goûts : bien sûr le héros Solman qui dévient un homme et prend de plus en plus de responsabilité mais aussi Chak ,Raima, Moram, Wolf....beaucoup de personnages attachants que l'on découvre au fur et à mesure.
Dans la dernière partie ,j'ai eu un peur car ça prend un tournant assez religieux,mystique mais ça va ,la fin est à la hauteur de l'ensemble du roman !
Un livre qui m'a vraiment fait plaisir ,à découvrir !
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Masa
  01 mars 2015
« Les derniers hommes » est un projet ambitieux. Au commande l'excellence Pierre Bordage qui est l'un des meilleurs auteurs français contemporains. Il joue aisément dans la cour des plus grand au royaume de l'imaginaire.
Pour le roman , la comparaison qui me vient à l'esprit est le célèbre jeu vidéo développé par Bethesda. Avec de différentes tribus créé après la troisième guerre mondiale – la guerre nucléo-bactériologique (ça n'existe pas, mais j'aime bien ce terme) et des insectes génétiquement modifiés. Les derniers hommes est un en quelque sorte un Fallout soft à la française dans les contrées européennes.
Nous suivons le peuple de l'eau où rien ne va plus. À sa tête les patriarches qui usurpent et dupent les autres peuples, ce qui provoque la foudre et la révolte. Un homme qui a le don de clairvoyance – un devin – s'est entiché d'une guérisseuse atteinte d'une cruelle maladie incurable – se bat pour sauver sa tribu. Il rencontrera par la suite une énigmatique jeune femme typé orientale.
Si l'atmosphère n'est pas très belle, la plume de l'auteur, elle, est exquise. Je ne me lasse pas de ces proses oniriques, j'adore Pierre Bordage. Et que dire sur l'enchaînement des chapitres qui se fait avec une telle facilité. J'avais déjà eu un aperçu sur le magnifique « Le feu de Dieu » où l'auteur mélangeait suavement les thèmes différents, où le Fantastique se mariait très bien avec la Science-Fiction.
Le monde entier fut atomisé et les sources d'eaux sont radioactives – l'auteur parle de « Anguille ». Seul quelques points d'eaux sont encore potables. C'est pourquoi, les être humains sont obligés de vivre en nomadisme.
D'un côté nous avons le fléau biologique créé par l'homme – des organismes génétiquement modifiés – et d'un autre la nature qui combat le mal causé par l'humanité. Une nouvelle plante complètement toxique est apparut et se sert des résidus civiles (bâtiments, ferrailles,…) pour nettoyer ce désastre.
Donc, j'ai beaucoup aimé l'atmosphère post-apocalyptique, ces hommes qui doivent survivre dans un monde dévasté, ces insectes tueurs, ces robots soldats et ces rats, un petit Fallout soft en soit. J'ai apprécié également l'histoire en général et son développement jusqu'aux cent-cinquante dernières pages décevantes. Ce n'est que le second livre de lui que je lis, mais déjà j'ai trouvé une similitude : l'apparition d'une fille orientale muette au pouvoir Fantastique (jeune dans « Le feu de Dieu », plus âgée ici).
J'ai plusieurs reproches à faire sur ce roman. Je suis étonné de voir des insectes se déployer en plein coeur de l'hiver, avec des températures négatives. Bon, OK ce sont des OGM, mais quand même ! Ensuite, j'ai un peu moins apprécié les lenteurs scénaristiques (même si l'auteur les achèves brutalement par de magnifiques scènes d'actions), mais je pense essentielle (pour la plus-part) à l'histoire.
Ce projet est tellement démentielle qu'il ne me paraît pas totalement terminé. Nous suivons qu'un seul peuple et j'aurai aimé en apprendre d'avantage sur les autres civilisations.
Pour finir, ce récit est riche, très riche avec des personnages intéressants et attachants, des complots. Un bon livre, un poil long, qui ne vaut pas « Le feu de Dieu ». Mais ces deux romans ne sont pas dans le même registre.
Je vous l'ai dit : Pierre Bordage est un grand auteur et sa plume me régale. Il me tarde de poursuivre mes lectures avec d'autres de ses romans. Il a été récompensé pour d'autres de ses oeuvres par de différents prix littéraires.
À noter que « Les derniers hommes » fut parut initialement sous forme de découpage en 6 volumes (« Le peuple de l'eau », « Le cinquième Ange », « les légions de l'apocalypse », « Les chemins du secret », « Les douze tributs » et « le dernier jugement »). Et quand on lit l'une des trois parutions intégrales, on est surpris qu'il fut servit en épisode tant l'histoire est fluide.
Un dernier mot également sur la très belle illustration de Caza pour mon édition J'ai lu. Elle correspond parfaitement à l'univers du livre. Ce qui a été rarement le cas avec cette maison d'édition dans les années '70 et '80.
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Citations et extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
tam-tamtam-tam   17 janvier 2011
Comment trouver de l’humour à une existence marquée par la mort, la peur, la fuite, la désespérance? Comment plaisanter sur les cadavres de ses parents à demi déchiquetés par une mine à fragmentation des hommes de l’ancien temps?

Comment sourire d’une enfance passée dans un monde où chaque plante est une meurtrière en puissance, où chaque gorgée d’eau peut vous emporter en quelques secondes, où chaque bosquet cache une horde d’animaux sauvages ou un essaim d’insectes GM?

Où aucun bras, aucune poitrine ne vous étreint pour vous rassurer, vous protéger, vous consoler? Où la solitude est la seule compagne de vos nuits désespérantes? Où le culte des absents se traduit par un besoin obsessionnel de séduire les femmes, de les posséder, puis de les quitter sans laisser d’empreintes afin de s’épargner de nouvelles déceptions?… Oui, bon Dieu, comment avoir de l’humour sur cette putain de vie?

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finitysendfinitysend   23 mars 2012
C'était la première fois que Solman participait à une rhabde, une quête d'eau. Et la dernière, sans doute, car son infirmité avait retardé à plusieurs reprises le groupe d'Helaïnn l'ancienne, et même s'ils ne lui avaient adressé aucun reproche, il avait lu dans leurs yeux que sa place n'était pas parmi eux. Sa place était avec les enfants, avec les vieillards, avec ceux que la maladie ou l'impotence condamnait à demeurer dans le camp sous la garde des chauffeurs. Les autres le vénéraient, raison pour laquelle ils n'avaient pas osé lui refuser cette faveur, mais leur respect était également une façon de le confiner dans son rôle de clairvoyant, de le tenir à l'écart des activités quotidiennes du peuple ....
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ange77ange77   17 août 2018
Par l’un de ces détours ironiques dont est coutumier le destin, elle avait également hérité à sa naissance le don de guérison : sa compréhension instinctive de la physiologie et de la psychologie humaines s’associait à sa connaissance des plantes pour lui permettre de soulager la plupart des maux des hommes et des femmes qui venaient consulter. La vie l’avait condamnée à soigner ses contemporains tout en lui infligeant un mal contre lequel il n’existait aucun remède.
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ange77ange77   24 août 2018
Moram dévisagea à plusieurs reprises son passager avant de se décider à lui poser la question qui lui brûlait la langue. « Comment tu fais pour voir tous ces... enfin, pour voir ce qui n’est pas visible ?

- Est-ce que tu réfléchis pour conduire ton camion ? Pour faire l’amour à une femme ?

- Ben non, c’est des trucs naturels...

- Eh bien, pour moi aussi, c’est naturel.
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MasaMasa   01 mars 2015
Rien n'était plus désolant que la métamorphose d'une mer autrefois vivante, féconde, en une fosse infectée, putride, qui n'avait plus la force de se régénérer, expulser de son grand corps acide les toxines nucléaires, chimiques et génétiques déversées pendant des années par des populations inconscientes, criminelles. Les vagues elles-mêmes n'avaient même plus la volonté de battre les carcasses rongées de sous-marins et bâtiments géants à proximité des côtes.
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