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Rosalie Guillaume (Traducteur)
EAN : 9782352944096
480 pages
Éditeur : Bragelonne (16/07/2010)
4.2/5   173 notes
Résumé :
Mille ans après leur mort, Druss et Skilgannon le Damné sont vénérés comme des héros par le peuple drenaï, frappé par la guerre et les maléfices de l'Eternelle. Or, une ancienne prophétie annonçait le retour d'un héros de légende vers son peuple en son heure la plus sombre, et le sorcier Landis Khan a décidé de la réaliser. II a trouvé la tombe de Skilgannon et l'a ressuscité. Mais cet homme est perdu dans ce monde étrange, séparé de tout ce qu'il connaissait. Enfin... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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Alfaric
  13 février 2014
AMOUR. AMITIÉ. COURAGE. HONNEUR. RÉDEMPTION. Jusqu'au bout David Gemmell aura été fidèle à sa devise ! Un roman émouvant, les occasions ne manqueront pour les romantiques de verser quelques larmes.
L'entrée en matière est excellente : nous découvrons l'univers en même temps que le héros redécouvre son identité avec une structure en flashback d'une belle fluidité. Grand moment que celui où est contée la bataille de Dros Delnoch dans les ruines de ce qui fut naguère Dros Delnoch… 1000 ans se sont écoulés depuis les événements de "Légende" et Skilgannon ressuscité par Landis Khan décide de réparer l'erreur de sa 1ère vie : en voulant stopper éternelle, qu'elle qu'en soit le prix, il ignore que celle-ci a perdue sa 1ère vie en essayant de sauver la sienne… Olek et Jianna les amants maudits son de retour, et en bonne compagnie qui plus est ! Derrière un style simple mais très efficace, DG nous offre un bon vieux crossover avec plusieurs niveaux de lecture qui étendent leurs ramifications aux 11 romans du cycle "Drenaï" et au-delà.
Druss est de retour !
Decado est de retour dans une version alternative…
Zhu Cao le sorcier eunuque fashion victim est de retour…
On apprend la véritable histoire de la sorcière Hewla qui a fait tant de mal à Drenaï…
L'Aigle d'Argent a sans doute été élaboré par les survivants de "L'Echo du grand chant " à partir d'une Sipstrassi de "Jon Shannow"…
Et la boucle est bouclée puisque Skilgannon est sauvé par celui qu'il avait sauvé 1000 auparavant dans "Loup blanc" !
C'est carrément tout l'univers du cycle qui défile sous nos yeux : Egel le 1er comte de Bonze, Karnak le Lord Protecteur, Rek et Hogun les héros de Dros Delnoch, Gorben l'empereur ventrian, Jianna la Reine Sorcière, Ulric le grand conquérant, Tenaka l'Unificateur métisse, le phénix drenaï, l'aigle nadir, le bien connu Waylander l'Assassin, le mal connu Lascarin le voleur…
Niveaux personnes et événements un roman d'une densité incroyable à l'image du 3e tome de "Waylander" : 0 tirage à la ligne et aucun gras littéraire cher à certains auteurs !

Mais à travers sa quête de justice et sa défense des plus faibles, Skilgannon n'est que le fil conducteur du roman. On suit la cavale d'Askari et Stavut, la fuite de Gamal et Charis, la rébellion d'Alahir et d'Agrias, la meute de Chemise de Sang, les défections successives de Landis Khan, Decado, Memnon, le maître plan de Jianna qui a tout vouloir gagner risque bien de tout perdre…
Et au final il n'y a ni bon ni méchant, juste une humanité qui entre artha (= ambition) et dharma (= devoir) se trouve prise au piège d'un implacable karma (= destin). Entre grands espoirs et rêves brisés, l'auteur nous offre une galerie de personnage assez touchants : des 2 figures principales jusqu'aux personnages ternaires, tous les protagonistes sont à plusieurs facettes.
Ainsi Decado, présenté comme une ordure psychopathe, devient un paumé sympathique après un flashback où on nous montre qu'il n'est que ce qu'on a fait de lui, puis le crevard narcissique revient au galop avant qu'il ne comprenne que le seul moment où il a été heureux est celui où il a fait semblant d'avoir besoin d'autrui.
A l'image de l'oeuvre de Michael Moorcock, toute la bibliographie de David Gemmell aura traité d'une humanité à la poursuite d'ambitions illusoires, alors qu'il lui aurait suffi de profiter des joies simples de la vie quotidienne.
Les équilibres entre palabre et baston, intrigue et action, comédie et tragédie sont vraiment bien balancés. Ainsi le binôme Skilgannon / Druss fonctionne très bien : dans l'humour on retrouve le duo Astérix / Obélix, dans la tragédie le duo Kenshiro / Rei. de la même manière difficile de ne pas s'attacher à Chemise de Sang : d'un côté on a l'humour de Goudurix et les Normands, et d'un autre côté un pathos terrible avec l'homme qui a failli devenir une bête mourant dans les bras de la bête qui a failli devenir un homme, chacun perdant la vie en essayant de sauver celle de l'autre. Plus tragique que ça, on meurt !
Beau parallèle entre Skilgannon le guerrier amoureux de la femme qu'a été Jianna et Landis Khan l'intellectuel amoureux de la femme qu'aurait pu être Jianna. Singulier Pygmalion que cet homme rationnel, le plus brillant esprit de son temps, qui se perd dans son amour pour une chimère avant de s'accrocher à une autre chimère (la prophétie émise par une sainte pas si éloignée que cela des monstres qu'il crée pour l'Éternelle), pour mettre fin à la tyrannie qu'il a contribué à établir. Je me demande même si derrière l'Éternelle de David Gemmell ne cache pas un peu la Dame de Glen Cook.
Au fil des dialogues on aussi aborde les difficiles relations entre les hommes et les femmes, l'amour et la haine, le bien et le mal, la guerre et la paix, la vie et la mort, mais aussi les affres de l'ambition et les ravages de l'insatisfaction. L'auteur va même plus loin encore car à travers le thème du clonage il aborde des réflexions métaphysiques : d'où venons nous ? qui sommes nous ? où allons nous ? qu'y a-t-il après la mort ?
Je ne suis pas un fanboy aveugle, certains points sont encore perfectibles :
- dans sa volonté de montrer l'absurdité de l'existence, on a quelques répétitions qui désamorcent un peu le souffle épique
- le choix du roman indépendant nous offre un dénouement un peu rapide après une excellente mise en place
- quelques incohérences, aka les mystères lostiens, si on veut approfondir l'univers drenaï.
- des sentiments de déjà vu, mais difficile de savoir si c'est délibéré ou non.
- quelques naïvetés qui montrent que l'auteur anglais avait un coeur d'or.
- quelques punchlines faciles dans la droite lignée de celles des années 80
- la plus grande bataille du roman est traité hors-champ.
- et des trucs laissés en suspens, comme les liens entre Ulric et Skilgannon ou la Guerre des Jumeaux, ne verront pas leur résolution…
Certains pourraient rager en expliquant que rien ne tient debout, puisque la voyante Unie aurait du empêcher l'avènement de l'Éternelle au lieu de parier sur la possible résurrection de Skilgannon pour l'arrêter. Moi je crois que tout tient debout et qu'Ustarte avait des ambitions autrement plus élevées... Et si la finalité c'est que les amants maudits se rejoignent, se réconcilient et trouvent leur rédemption pour tenir la promesse qu'ils s'étaient fait adolescents : créer un monde meilleur pour tous et pour toujours !

Car pour ne rien gâcher la fin reste ouverte. Ultime rédemption, nouveau départ, éternel recommencement ou nouvelle ère de malheurs pour Drenaï ? Chacun apportera sa réponse en fonction de son tempérament et de sa vision de la vie.
Plus qu'un chouette roman de SFFF, une ode à la liberté, à l'égalité et à la fraternité, mais aussi un plaidoyer pour la solidarité et la tolérance.
Les histoires de l'auteur britannique donnent envie d'être meilleur et de rendre le monde meilleur. Ils font du bien, n'en déplaisent à ceux qui n'y voient qu'un auteur bourrin pour lecteurs bourrins…
Lien : http://david-gemmell.frbb.ne..
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basileusa
  19 avril 2019
Un vrai régal , comme toujours avec un roman de Gemmell, surtout quand ça fait longtemps !
Je ne vais pas résumer parce que d'autres l'ont déjà fait , mais juste ajouter ma voix aux critiques enthousiastes !
Bon seul bémol mais je vais rattraper ça, je n'ai pas lu à priori dans l'ordre car je ne connaissais pas les aventures de Skilgannon . C'est pas très grave , je vais être contente de découvrir Loup blanc après aussi mais j'ai loupé forcément pas mal de références (que je comprendrais plus tard du coup) . Pour autant j'ai apprécié revoir Druss et toutes les autres références aux personnages croisés au fil des tomes .
Quand à l'histoire : passionnante, pleine d'émotions diverses, pas manichéenne du tout ! Je retrouve avec plaisir cette plume qui m'emmène vers des aventures dont je ne suis jamais sûre de connaitre la fin ! Je retrouve aussi des situations déjà vue mais qu'importe, quand ça nous transporte ! Bref on pourrait parler longuement de chaque personnage et de leurs décisions , des grands thèmes chers à l'auteur (fraternité, justice,...)que l'on retrouve une fois de plus dans ce roman mais le plus simple c'est de le lire et de savourer ….
Challenge Mauvais genre
Challenge pavés 2019
Multi-défis 2019
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Tatooa
  10 janvier 2015
Et voilà, le cycle de Drenaï est fini.
En beauté !
Et j'ai beau me dire que tous les romans de cette saga étaient construits de la même façon, qu'ils parlaient tous de la même chose, il n'y a rien à faire : je les ai quasiment tous trouvés EXCELLENTS !
C'est un très gros coup de coeur, pour l'ensemble de cette saga, comme pour "la compagnie noire" !
Il y a même des similitudes entre les deux, depuis qu'on a croisés Jianna, qui n'est pas sans rappeler "La Dame", à la fois terrifiante et pathétique.
Avec Gemmell, alors qu'on croit au départ que tout est "noir ou blanc", en fait rien ne l'est, tout est en nuances de gris, les personnages qu'on voudrait détester sont finalement pas si détestables, ceux qui sont "bons" ne le sont pas tant que ça non plus, à part Druss, peut-être, qui reste égal à lui-même tout au long de tous les romans.
Ici on les retrouve quasiment tous, les héros légendaires de Gemmell, ça fait "réunion au sommet", toujours dans des quêtes et des batailles désespérées. C'est toujours aussi bien écrit, on tombe de batailles en surprises sans le moindre temps mort, c'est haletant ! Et je dois admettre que mes préférés, dans ce tome-ci, c'est Stavut le "non-guerrier" et sa meute ! Je les ai adorés, ils sont le symbole même du "gris" dont je parle plus haut, des seconds rôles absolument énormes, aussi attachants que les premiers couteaux !
On retrouve également les objets et "échos" de "l'écho du grand chant" qui m'avait tant marquée, ainsi qu'une références aux pierres "cristaux" de Jon Shannow... A l'instar de Moorcock, Gemmell a créé un univers étendu et extensible, foisonnant mais cohérent, c'est juste que du bonheur.
C'est plein de grands sentiments, de luttes contre "le mal" et "les méchants",  de questionnements sur le bien et le mal, la vie, la mort, l'après-mort,  d'humour, c'est à la fois profond et très "page-turner", et je suis irrémédiablement fan de D. Gemmell, je pense qu'un jour ou l'autre j'aurai TOUS ses bouquins dans ma bibliothèque.
Je suis ravie d'avoir découvert cet auteur cette année, merci à mon ami babelio Alfaric, pour m'avoir orientée vers lui, et pour ses critiques qui m'apprennent toujours un tas de choses (ou me les rappellent).
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Phooka
  06 septembre 2010
Ce dernier tome de la saga de Drenaï ne marque pas par son originalité. Ni le fil de l'histoire, ni les héros sont nouveaux! On y retrouve toujours trahison/amitiés/guerre et grandes batailles. Rien de nouveau pour du Gemmell. Et puis surtout on y retrouve des héros déjà connus (et ressucités pour l'occasion): Skilgannon, Druss et Jiana!
Du réchauffé me direz vous?
Oui, c'est vrai!
Oui mais...
Du réchauffé de Gemmell,ça vaut largement un "plat tout neuf" par un autre auteur!
Oui l'histoire est connue, mais quel régal!
Oui on retrouve des héros hyper connus eux aussi, mais quel plaisir!
Skilgannon le damné, un peu perdu car ressuscité 1000 ans après sa mort, toujours aussi habile avec ses épées de la nuit et du jour et confronté à un de ces descendants tout aussi habile que lui et possédant lui aussi deux épées.
Et puis Druss, mon chouchou. C'est Druss, ressuscité lui aussi, mais ce n'est pas lui, c'est presque lui mais pas tout à fait, mais parfois c'est lui pour de vrai! Ne cherchez pas à comprendre, il faut lire la roman!
Mais surtout, et comme toujours avec Gemmell, des "seconds rôles" à couper le souffle!
Decado fait un méchant vraiment effrayant, un double de Skilgannon, mais dont on se demande jusqu'au bout s'il est vraiment du mauvais coté de la barrière...
Stavut, le marchand que rien ne prédestinait à la guerre et qui va se retrouver à la tête d'une troupe bien étrange! Il va devenir Chemise de sang, un vrai héros gemmellien!
Mais aussi Shakul, sans doute un de mes préférés, un jiamad, un mélange d'homme et de bête, qui aime le sang, qui aime tuer, mais que Gemmell rend si attachant qu'on verse des larmes sur son destin! le génie de Gemmell, comme toujours: nous faire aimer des personnages complètement hors norme!
Les personnages féminins ne sont pas en reste avec une Jianna terrifiante à souhait et son double Askari, une héroïne pure et sincère.
Chaque personnage-ou presque-est confronté d'une façon ou d'une autre à son image. Comme si ils se regardaient dans un miroir déformant et voyait un autre eux-même. ce qu'ils auraient peut être pu devenir.
Mais avec Gemmell on ne se pose pas tant de question!
Place aux poursuites, aux batailles, à la guerre et je vous promets que vous ne vous ennuierez pas un seul instant!
Son écriture est toujours aussi percutante. Impossible de reposer le roman. Les évènements s'enchaînent, les personnages se croisent, se perdent et le lecteur est irrémédiablement entrainé vers la grande bataille finale!
Alors oui ce n'est pas le meilleur Drenaï, je le reconnais, mais ça reste un excellent roman qui plaira à tous les fans bien sûr..mais aussi aux autres!
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Skarn-sha
  06 novembre 2011
Ce dernier opus de la saga Drenaï ne se démarque pas beaucoup de ses prédécesseurs, et en particulier de Loup Blanc.
En effet, seule l'époque diffère: ni l'univers moyenâgeux (après pourtant 1000 années d'écoulés depuis le reste de la saga), ni les thèmes si cher à Gemmell, ni les protagonistes principaux ne changent.
L'auteur puise de puissants héros comme Skilgannon, Décado, Jiana et surtout Druss, directement dans leurs tombes.
Certains clameront un manque d'imagination ou tout du moins une certaine flemme de l'auteur, qui ressort de vieux héros du placard pour assurer un succès au livre.
Personnellement, je retrouve la patte de Gemmell, ainsi que des personnages que j'ai adoré dans les précédents opus (particulièrement Druss) et cela me convient fortement.
Certes, Druss n'est pas vraiment présent dans le livre (Je n'en dirais pas plus pour ne pas spoiler), mais cela ne rend ses apparitions que plus magistrales.
Toutefois, Gemmell ne se contente pas de nous ressortir les héros du passé.
D'autres personnages font également leur apparitions : Stavus, le simple marchand amoureux de la belle Askari, chasseresse et clone de Jiana, Shakul, le jiamad (ou Uni) et j'en passe.
Au programme, de l'action pure et dure, des tragédies (A-t-on jamais vu un héros gemmellien être véritablement heureux ?), des amitiés se forgeant et d'autres mises à rude épreuve, de l'amour (tragique évidement), du courage germant là où l'on ne l'attend pas, des grandes scènes de bataille et évidement, un siège final.
Pas une seconde de répit pour les yeux du lecteur. le style de Gemmell est toujours aussi efficace et puissant et, par rapport à ses premiers livres, on peut voir la nette progression de Gemmell dans la construction du récit et dans les personnalités de ses héros.
Ici, l'histoire est plus dense et moins linéaire, les personnages plus approfondis, ce qui ne les rend que plus attachant (quel que soit leurs camps d'ailleurs !).
Je sais très bien que, en ce qui concerne Gemmell, j'ai perdu toute objectivité depuis longtemps mais j'ai adoré la lecture de ce roman que j'ai presque lu d'une traite.
Lien : http://lombredeskarnsha.blog..
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Citations et extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
TatooaTatooa   09 janvier 2015
- Une chose que j'ai apprise dans ma vie est qu'il ne faudrait jamais regretter l'amour. A de nombreux points de vue, c'est lui qui nous définit. Pour ça, j'ai eu de la chance, j'ai été aimé, et j'ai aimé. Finalement c'est la seule chose qui compte. Les rêves des hommes tombent toujours en poussière. (Skilgannon à Askari)
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AlfaricAlfaric   11 février 2014
Les armés drenaïes avaient été pratiquement démantelées par un gouvernement qui pensait que c’était le meilleur moyen d’éviter les guerres. C’était une théorie raisonnable. En diminuant la force de l’armée, on indiquait clairement aux contrées voisines qu’on n’avait pas l’intention de les envahir. Le problème de cette théorie était qu’elle exigeait que les contrées en questions soient tout aussi raisonnables. Et, malgré ses talents et son immense courage, Ulric n’était pas un homme raisonnable.
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TatooaTatooa   10 janvier 2015
Skilgannon avait promis aux Cavaliers de la Légende qu'il les aiderait à changer le monde. C'était un mensonge. Le monde ne serait pas changé par l'épée. En théorie Cethelin avait raison. Le plus grand changement aurait lieu quand tous les hommes refuseraient de prendre l'épée, quand la guerre ne serait plus considérée comme glorieuse, mais comme obscène.
Mais ça n'arriverait jamais.
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AlfaricAlfaric   01 mars 2014
A la bibliothèque, il continua ses recherches dans les plus anciennes archives. Les récits de sa vie n’avaient pas sa mémoire comme il l’aurait cru. Apparemment, il avait combattu des dragons, posséder un cheval ailé qui volait au-dessus des montagnes. On lui avait aussi donné un manteau qui le rendait invisible à ses ennemis. Encore plus étrange, il était censé être né dans six pays à la fois, de quatre pères différents et de trois mères distinctes. Il avait été blond, brun, barbu et imberbe. Il avait été grand, petit, très musclé, et pourtant mince et souple.
Les récits s’accordaient sur peu de points. Il avait possédé deux épées qui partageaient un seul fourreau. On les appelait les Épées de la Nuit et du Jour. Il était mort au combat pour sauver une nation. Il avait été général, et sa femme était morte. Il avait également été amoureux d’une déesse, mystérieuse et énigmatique. Tous les récits mentionnaient ce fait, mais aucun n’était d’accord sur le nom de la déesse. Pour certains elle était la déesse de la Mort, pour d’autres, celle de l’Amour, de la Sagesse ou de la Guerre.
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AlfaricAlfaric   08 février 2014
La culpabilité vient toujours avec le deuil. C’est une partie naturelle du processus. Quelqu’un qu’on aime meurt, et on se demande aussitôt si on a fait tout ce qu’il fallait pour l’empêcher. Et même s’il n’y avait rien à faire, la culpabilité demeure. Avons-nous assez aimé le disparu ? Lui avons-nous consacré assez de temps ? Nous nous souvenons des disputes, des larmes, de malentendus. Et chacun d’eux revient nous poignarder au cœur. Vous n’êtes pas seul dans le chagrin. Chaque homme ou chaque femme assez âgée pour avoir connu quelqu’un qui est mort éprouve la même chose.
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Gemmell l'homme qui a changé le point de vue que l'on peut avoir de la Fantasy ;)
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