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Alain Névant (Traducteur)
EAN : 9782914370714
364 pages
Bragelonne (25/02/2004)
4.1/5   125 notes
Résumé :
Grâce à des cristaux magiques, les Avatars étaient devenus immortels et s’étaient proclamés rois d’un empire gigantesque. Mais suite à un séisme d’une ampleur phénoménale, un raz de marée a recouvert la majorité de leur territoire. Ce fut alors le début d’une ère de glaciation, et la fin des cristaux.
Aujourd’hui, l’empire se meurt et les Avatars avec lui. Devant ce déclin, les peuples qu’ils avaient jadis asservis se soulèvent les uns après les autres.
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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«Il se demandait si le navire ressentait un sentiment de honte à la perte de son prestige et de sa puissance. Tu es un romantique se dit-il.»

J'ai lu «Dark Moon», une histoire qui m'a conquise. Ensuite, je choisis le livre «L'écho du grand chant», c'est mon deuxième de cet auteur, c'est une lecture, qui m'enchante. Je ne suis pas déçue car David Gemmell possède une écriture qui lui est propre, qui fait de lui un grand écrivain. On ne peut l'expliquer, ça se ressent, ça se vit. Le roman «L'écho du grand chant» est publié en 1997, sous le titre de «Echoes of the Great Song». Il fait partie de la catégorie fantasy. Il est également classé dans les romans indépendants, comme ceux-ci. Je les cite:

- Renegat (1989)

- L'étoile du matin (1992)

- Dark Moon (1996).

Sur Wikipedia, il existe une liste de cet auteur, il explique les catégories, ça te donne une idée de ses livres et comment les lire. Je dis un ''merci spécial'' pour ''Alfaric'' de nous avoir mis toutes ses informations sur le web. :)

Je mets le lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/David_Gemmell

«À la guerre, les soldats cherchent l'inspiration chez leurs chefs. Ce sont comme des puits auxquels ils viennent s'abreuver.»

Intense, Saisissant, Irrésistible

C'est un très bon pavé, il se lit très bien quand on commence à être à l'aise au fil de l'histoire. Il faut être très attentif car au début, il faut du temps pour te situer à travers les différents peuples ainsi qu'avec les rangs des personnages. Au gré des chapitres, les endroits changent beaucoup et et tu dois rester concentrer car il y ajoute beaucoup d'éléments, des légendes et des théories. Lorsque tu deviens familier, tu te laisses transporter par un univers à la fois féerique et maléfique.

Ce qui capte tout de suite mon attention, c'est le climat qui est tendu dans chaque clan. On ressent immédiatement que l'environnement est glacial et fragile. On pressent que les bagarres sont à prévoir et que l'avenir est incertain. Lorsque tu découvres les personnages, c'est une des grandes forces de l'auteur, tu ne peux plus lâcher le livre car tu veux savoir ce qui va arriver à chacun d'entre eux. C'est un engagement à chaque instant, c'est une lutte constante entre le bien et le mal, c'est un devoir aussi face à ton peuple.

Qu'est-ce que c'est aussi «L'écho du grand chant ? » Sous sa plume rythmée et vivifiante, l'auteur David Gemmell nous fait rêver, nous fait chanter et nous fait voyager. Une des forces de l'auteur se réside aussi dans ses personnages. Il sait créer également des personnages hors du commun. Ils ont chacun leurs personnalités et leurs missions. Chacun se démarque et on s'attache à eux. Je suis aussi émue que certains peuvent vivent leurs histoires d'amour et d'autres non. L'auteur nous fait vivre des émotions intenses à travers ses personnages.

Au niveau de l'écriture, on retrouve évidemment de la qualité. On sent que c'est un travail minutieux, qu'il se documente à cause de ses sujets dans le livre. Je remarque aussi que le récit est un peu complexe par moments, peut-être à cause de ses thèmes. Je constate alors qu'il détient beaucoup de longueurs c'est normal, c'est un bon pavé mais ça n'enlève rien à l'histoire.

À mes yeux, c'est une très belle lecture où on retrouve tout ce qu'on aime dans un livre. On délecte les odeurs, on attrape les saveurs, on détecte les ondes. On entend des murmures, on vibre au son. On y circule tantôt sur les navires et tantôt sur les chevaux.

C'est une histoire très bien écrite, avec une fin remarquable, j'en ai eu les larmes aux yeux. L'intrigue est bien ficelée, le suspense est au rendez-vous et c'est une rencontre inoubliable entre chaque personnage. J'ai eu un coup de coeur pour l'héroïne Sofrina, comment ne pas être sous son charme ? On souhaite aussi fort comme eux, que la paix, la fraternité et l'amour l'emportent sur le mal sur terre. Est-ce que c'est possible ?

Pour en savoir plus, allez voir les critiques de l'expert ''d'Alfaric'', ainsi que les spécialistes ''Tatooa'' et les autres critiques. Un coup de coeur, tout comme ‘'Dark Moon'', je vous recommande les deux. Je remercie aussi Pied2chien, de m'avoir suggérer ce livre.

Ma note : 4.5/5

Vous pouvez aller aussi sur Wikipedia, il explique très bien les rangs des personnages, ça peut vous donner une bonne aperçue.

Tient le lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27%C3%89cho_du_grand_chant

Siabelle

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Gemmell Go, épisode 12 ^^

Comment dire? J'ai adoré ce bouquin… encore. Lire un Gemmell c'est devenu pour moi une « zone de confort ». Je m'installe et j'avale les pages, c'est un vrai plaisir.

L'écho du grand chant nous emmène dans un tout autre univers que les autres livres que j'ai déjà lu. Il y a d'un côté les Avatars (les cheveux bleus) et de l'autre les Vagars. Les Avatars se prennent pour des dieux - ils sont éternels et tout puissants – mais ce ne sont que des tyrans esclavagistes qui vampirisent les Vagars. Dans le style « goa'ulds » version Gemmell (pour ceux/celles qui ne connaissent pas les goa'ulds, c'est une race fictive d'E.T. parasites de la série Stargate).

On fait ainsi connaissance des personnages principaux et de leurs relations. Ils sont tous bien campés et bien qu'au début j'ai eu un peu de mal avec Viruk, j'ai fini par l'apprécier malgré moi. le Quêteur Ro aussi… il m'était antipathique et puis j'ai fini par changer d'avis au fil de ma lecture. Comme quoi, parfois il ne faut pas se fier à sa première impression.

A la suite d'une catastrophe naturelle, la suprématie des Avatars est menacée par une révolte des Vagars. La menace des Almecs va les obliger à s'unir pour survivre. La quatrième page de couverture parle de cinq héros mais pour ma part j'estime qu'il y avait plus de cinq héros dans cette histoire.

Pour la fin

C'est un livre que je me vois bien relire plusieurs fois, comme pour ces films que l'on ne se lasse pas de regarder. Il restera comme un de mes livres préférés de David Gemmell. Bref, un excellent moment de lecture.

Challenge pavés 2017 - Edition spéciale contre l'illetrisme

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Une civilisation ancienne, un peuple se faisant reconnaître comme des dieux, se retrouve un beau jour balayée par une terrible catastrophe. Ce peuple tire ses pouvoirs de cristaux qui emmagasinent l'énergie leur permettant de régénérer leur corps et cela au détriment des hommes. de vrais vampires. En contrepartie ils apportent aux peuples dominés l'agriculture, la civilisation comme ils disent. Bien sûr tout dépend de quel côté on se trouve.

Ce cataclysme va rebattre les cartes. Ce peuple dominant, les Avatars est déclinant. Il en reste à peine 500. Les Vagars ainsi que d'autres peuples se révoltent les uns après les autres. C'est sans compter avec un danger encore plus grand, les armées sanguinaires de la Reine de Cristal, peuple similaire aux Avatars qui veut prendre le pouvoir au nom de leur Reine.

Quand tout est perdu, il faut se rassembler. Les seigneurs, les esclaves vont s'unir pour les combattre.

Un défi lancé par Nadou, m'a permis de découvrir ce one-shot de David Gemmel. J'ai beaucoup aimé l'intrigue, les interactions entre les héros, l'émergence d'une conscience chez les Avatars de ce qu'ils furent. Quand l'orgueil et l'honneur donne la force d'aller au bout de leurs forces et de leur volonté.

Très bon roman qui m'a fait penser un peu à l'Atlantide en tant que terre mythique dévastée par un cataclysme. Un regard sur le rapport qui s'établit entre peuples dominés et peuples dominant. La révolte qui gronde, la prise de conscience que les rapports de force ont une limite dans le temps. Les bons, les méchants sont de tout bord dans chaque peuple.

Des héros attachant entre Talaban, le quêteur Ro, Vitruk, Touchepierre, Sofarita, Rael etc. … il y en a tant.

Des personnages arrogants qui au fil de la narration nous deviennent sympathiques pour terminer en héros. le tout dans la nuance.

Merci Nadou pour ce choix j'ai passé un excellent moment de lecture.

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Je ne sais pas pourquoi je ne lis pas plus souvent du Gemmell ! Je me suis régalée avec ce roman !

L'écho du Grand Chant, c'est le récit d'une civilisation puissante mais sur le déclin depuis un bouleversement climatique, un peuple qui doit prendre conscience de ses nouvelles faiblesses et erreurs passées.

Les Avatars sont puissants. Maitrisant l'utilisation de cristaux magiques, ils sont capables de créer des armes destructrices et de devenir immortels, pouvant même s'octroyer le titre de dieux. Ils dominent les autres peuples qui sont, soit des petits ennemis gardant leurs distances, soit des esclaves.

Mais un cataclysme va changer la donne, privant progressivement les Avatars de leur pouvoir. Il n'en faut pas plus pour donner l'espoir aux autres peuples de renverser les tyrans, imposant à ces derniers stratégies et complots pour garder le contrôle. Mais quand un nouvel ennemi plus terrible menace, de nouveaux choix s'imposent…

5 étoiles car franchement que du positif à dire.

Un rythme sans temps mort, on a envie de découvrir la suite. le dosage est bien équilibré entre la description et l'action.

Gemmell nous offre des scènes de batailles incroyables (mémorable la dernière chevauchée des Avatars) et incroyablement bien décrites.

Et puis les personnages sont approfondis et bien travaillés, on en suit plusieurs des différentes communautés ce qui nous permet d'avoir tous les points de vue.

J'ai beaucoup apprécié les avatars je dois dire, entre le romantisme et la droiture de Talaban, la complexité de Viruk (un jardinier doublé d'un assassin hors-pair doté d'un certain humour, j'adore !), l'obstination et l'évolution de Ro, l'intégrité et la diplomatie de Rael. Cet attrait, au-delà de leur charisme bien développé par l'auteur, s'explique aussi du fait que ce sont les personnages qui doivent le plus évoluer dans ce récit, changer leur vision des choses et d'eux-mêmes.

Mention spéciale également pour le sauvage Touchepierre qui forme un duo épatant avec Talaban.

Il y a également de beaux personnages féminins, mais étonnamment, je ne me suis pas attachée à elles plus que ça. Peut-être l'évolution de Sofarita un peu rapide pour moi, mais c'est un détail.

Merci à Siabelle pour la recommandation de ce livre.

Il faudra que j'en lise d'autres des bouquins de Gemmell. :)

Challenge Trio d'auteurs SFFF : David Gemmell - Serge Brussolo - A.E. van Vogt

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J'ai lu tous les Gemmell. Je les ai tous adorés : celui-ci ne fait pas exception à la règle !

Ici que de chemin parcouru depuis "Légende", "Waylander" et Jon Shannow : on se rapproche ici très fortement du haut du panier de la bibliographie de DG... ne manque plus qu'une amélioration du rythme, qu'un travail sur l'atmosphère et un approfondissement psychologique des personnages que va apporter Stella. Skilgannon le Damné, Rigante et Troie s'approchent à grands pas !

La formule utilisée est assez proche de "Dark Moon" : les 2 romans sont structurés autour des points de vue de personnages de sexes et de statuts sociaux différents qui vont devoir faire cause commune contre un ennemi redoutable et censément invincible (les 5 cités remplacent les 4 duchés, les Almecs remplacent les Daroths). Mais là où "Dark Moon" est un revival howardien high fantasy, "L'Echo du Grand Chant" un revival moorcockien science-fantasy : c'est une oeuvre atypique reprenant les thèmes post-apo du cycle "Jon Shannow". Et à la limite cela pourrait être une relecture intelligente du beau film "Les Rois du Soleil" de J. Lee Thompson (des refugiés mésoaméricaines devaient choisir entre asservir les tribus amérindiennes ou s'allier avec contre les frères de races impérialistes et militaristes).

Le roman est de loin le plus moorcockien des romans gemmellien :

- "Elric", pour la civilisation ancienne mais très avancée dominant de jeunes royaumes beaucoup moins avancés

- "Hawkmoon", pour l'empire dystopique qui conquiert le monde dans le sang (Huon et Alméia même combat ?)

- "Erekosë" pour le côté science-fantasy et plein de trucs qu'il faudrait lister (les combats navals, la quête polaire)

Le roman est aussi un festival Roman Emmerich : DG n'a jamais caché sa sympathie pour le cinéma populaire

- "Stargate" (les individus d'une civilisation supra-avancée qui se font passer pour dieux grâce à leur technologie)

- "Le Lendemain du Jour d'Après" (changements climatiques et mouvements de populations qui en découlent)

- "10 000 B. C." (affrontement entre survivants d'une civilisation avancée et les tribus barbares asservies)

- "2012" (catastrophes planétaires avec tremblements de terre, tsunamis, volcans & cie)

Et puis on sent un parfum d'uchronie (merci à MM !) :

Armée du secret de la poudre noire, une civilisation amérindienne part à la conquête de l'Ancien Monde... (Si on ajoute mondes parallèles et PES, on tombe sur Luxley, la très intéressante BD de Valérie Mangin)

Et puis on sent un parfum stone / bronze / iron / punk (merci MM !) :

le prologue mélange l'anime "Les Mystérieuses Cités d'Or" et le film catastrophe "2012". L'Empire des Avatars n'est pas si éloigné que cela de l'Atlantide du cycle "Jon Shannow". Et que dire des navires dorés almecs et des navires argentés avatars avançant à l'énergie vapeur...

La mise en place est très efficace : on sent le crépuscule d'une civilisation à l'agonie et d'un monde détruit. La quête polaire de Ro et Talaban réussit là où "Le Navire des glaces" de Moorcock laissait de marbre. Les thèmes du racisme et de la ségrégation, déjà mis en avant dans d'autres romans, sont bien développés : les Avatars c'est le Richistan vide de sens qui n'existe qu'en écrasant ceux qu'il juge inférieurs (c'est-à-dire tout le monde sauf eux), les Vagars c'est l'Occident complice et victime de ses élites qui a troqué son avenir contre des promesses de paix et de sécurité, les barbares c'est le Tiers-Monde plongé dans la pauvreté et qui essaie de s'en sortir en copiant le modèle occidental, les Almecs c'est l'autre qui fait peur (Russie, Chine, Moyen-Orient : faites votre choix parmi les bad guys du moment). Certains dialogues reprennent les arguments des partisans du colonialisme qu'on aurait aimé ne jamais entendre. Et le cristal-puisage est un nouvel avatar du vampirisme qui développé par l'auteur révèle clairement sa culture politique : les élites narcissiques se servent du système pour vampiriser les forces vives des masses populaires.

Ne vous inquiétez pas, on retrouve tous les leitmotivs gemmelliens traditionnels :

- les petits zooms humanistes qui par petites touches construisent une galerie de personnages tridimensionnels ?

Le who's who est une fois de plus particulièrement fourni, il suffit d'y jeter un coup d'oeil !

- depuis "Légende", DG a toujours évoqué le chamanisme : cela n'a jamais été aussi explicite qu'ici

- depuis "Légende", DG a toujours évoqué les PES : cela n'a jamais été aussi explicité qu'ici

- la magie des cristaux, bénéfique ou maléfique, est très proche de celle des Sipstrassi (la Reine de Cristal est clairement une reprise, en mieux évidemment, de la Pierre de sang vivante)

- les personnages romantiques et les histoires d'amours douces-amères ou tragiques ? Rael / Mirani, Touche-la-Pierre / Suryet, l'histoire de Boru, l'histoire de Pendar...

- les batailles entre le bien et mal et entre la noblesse et la vilenie qui se déroulent dans chaque individu ? Les sanglants Almecs sont un reflet des Avatars, la cruel Reine des Morts est un reflet de la Femme Étoile.

Ces reflets inversés font réfléchir à son identité et à ses valeurs comme l'opposition entre les anciens et les nouveaux Chevaliers de la Gabala dans "Renégats" et entre Macédoine et Dark Macédoine dans "Le Prince Noir".

- la dualité damnation / rédemption ? La dernière chevauchée des immortels est une rédemption collective. Et cela marche très bien car ce coup-ci DG ne se renie pas avec un happy end : les morts tragiques sont légion. Et que dire du supracool personnage de Viruk, le guerrier psychopathe féru de botanique et de jardinage ? anti-héros badass, super-vilain flamboyant, illuminé dangereux, fou furieux ou tout cela à la fois...

Sinon, les bémols habituels également :

- les méchants ne sont pas top : passé la Reine des Morts et son acolyte Cas-Coatl, on tombe dans le déjà-vu

- le personnage de Sofarita est un gigantesque deux ex machina qui permet au roman d'avancer

- le triangle amoureux entre elle et ses 2 soupirants avatars aurait pu être bien mieux développé

- pas mal d'événements font précipités dans le dernier 1/4 du roman (sans que cela soit frustrant pour autant)

- pas mal de personnages qui évoluent trop rapidement (Ro, Talaban, Mejana... trop nbx pour tous les citer)

- pas mal de personnage qui sont survolés (Methras, Pendar, Ammon... trop nbx pour tous les citer)

- des hiatus dans la narration : le POV d'Anu assez discontinu casse le rythme de la tragédie, les POV discontinus des résistants vagars ou des révoltés barbares ne sont pas assez prégnants...

… et il manque carrément un chapitre pour expliquer les règlements de comptes entre Pajistes !

- le changement d'attitude des Avatars au sujet des Almecs puis des Vagars est trop rapide

- la magie musicale n'est pas très facile à cerner, notamment cette fameuse Danse du Temps et cette histoire de magie pour faire léviter les blocs de pierre... allusion à "La Caste des Métabarons" (1992) ?

En fait le roman aurait gagné avec une structuration en POV opposant Avatars supérieurs et Vagars inférieurs. Mais n'en demandons pas trop, le roman date de 1997 et est antérieur au TdF qui va populariser ce procédé.

Les derniers mots du roman appellent clairement une suite : un nouveau combat attend Virkokka et Storro ! Mais quel est le mystérieux adversaire évoqué : l'Empire sorcier de Kuan Hador ? L'Atlantide de Pendarric ? DG a emporté avec lui la réponse à cette question...

Pour la version complète de la chronique, suivez le lien ci-dessous...


Lien : http://david-gemmell.frbb.ne..
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation

- La réponse n'est-elle pas évidente ? À quoi cela servirait-il d'avoir deux reines de cristal ? Souhaites-tu que je t'aide ?

- Vous êtes maléfiques, fit Sofarita. Je le sais. On ne peut faire confiance au mal.

- Des mots bien bêtes qu'il vaut mieux laisser aux esprits simples, Sofarita. Est-ce que le soleil est maléfique ? Ou la mer ? Les deux tuent, les deux donnent la vie. Cela ne les rend pas mauvais pour autant. Tout ce que je fais, je le fais pour autoconservation. Toutes les créatures de chair et de sang le comprennent. Je tue pour vivre. Chaque bouchée de viande que tu manges provient d'animaux qui auraient préféré de ne pas mourir pour toi. Es-tu maléfique, Sofarita ?

- Je ne fais pas enterrer d'enfants vivants pour me nourrir, je ne fais pas non plus arracher le coeur de prisonniers.

- Ah alors, c'est d'échelle que nous parlons. Un agneau, c'est de la nourriture, dix agneaux un festin, un millier de la gloutonnerie. Qu'est-ce qui fait le mal ? La mort d'un million d'agneaux ? Et quelle différence y-a-t-il entre un homme et un agneau ? Tout meurt un jour ou l'autre. La plupart des hommes meurent inutilement. En me nourrissant, je leur donne un but. Car en échange de leur vie, j'offre à mon peuple la prospérité, je les mets à l'abri du besoin ou de la maladie. Mes fidèles conseillers obtiennent également la vie éternelle. Eux pourraient dire que j'agis dans l'intérêt général.

Mais parlons plutôt de ton intérêt personnel. Je peux t'ôter tes pouvoirs, les absorber. Je ne risque rien. Et tu redeviendrais une paysanne à la peau douce, Sofarita.

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Mais dis-moi, Talaban, sur quelle science notre civilisation est-elle fondée ?

- Les mathématiques, avait répondu l'officier.

- Tout à fait. Alors voici une devinette : quelle est la racine carrée de 4789 625 ?

Avant que Talaban n'ait pu penser à une méthode susceptible de fournir une réponse, le demeuré avait répondu pour lui. Il n'avait même pas levé la tête et rien n'avait changé dans son expression.

- Deux mille deux cent huit virgule neuf huit sept trois deux quatre cinq quatre cinq.

- Revenons aux mathématiques. J'ai étudié cette science pendant près de huit cents ans. Grâce à elle, j'ai aidé les Avatars à atteindre leur grandeur, que cela soit par l'architecture, les voyages ou le commerce.

- Personne ne remet cela en cause, Quêteur. J'ai moi-même utilisé votre carte aux étoiles dans mes voyages. La question n'est pas là.

- C'est la seule question. Nous avons un millier d'année d'histoire derrière nous, Talaban. Mais qu'y a-t-il devant nous ? Une catastrophe nous attend. À travers mes recherches, je suis arrivé à la conclusion que la terre traverse une série de cataclysmes réguliers. À chaque fois, que la terre roule sur elle-même, elle tombe, si tu préfères.

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Bien que Virkokka fût dangereux, et détesté de tous, il conservait le monde en vie. Ses plus grands ennemis étaient les Géants du Froid. Chaque année, ils attaquaient les terres arables, les recouvrant de glace et de neige. Les mortels frissonnaient, et les moissons mourraient. Alors, ils imploraient Virkokka de venir les sauver. Et chaque année il venait à leur secours, comme il le fait aujourd'hui, l'épée de feu à la main, ainsi que la lance solaire, afin de chasser les Géants du Froid. Et de ses mains tombaient les nouvelles graines de tous les arbres et de toutes les fleurs. Le mais poussaient sous ses pas, et l'herbe là ou il reposait sa tête. Et bien que tous les mortels le détestassent, les autres eux murmuraient son nom, l'herbe le soupirait et les fleurs ne se parfumaient que pour lui.

Tiré du Chant du Soir des Anajos

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Parapolis a été engloutie, les gens balayés. Ceux qui ont survécu, comme le Quêteur Ro ou moi-même, sont retournés à Parapolis. Mais les étoiles avaient changé, la terre s'était inclinée et un froid mordant recouvrait tout. Tous les arbres étaient morts - gelés en une seule nuit. En un jour, les cités invincibles des Avatars avaient péri.

Chaque jour qui passe, notre pays est enterré un peu plus sous la glace. Un mathématicien a calculé que chaque jour, quatre-vingt-dix mille tonnes de glace viennent se déposer sur notre vieil empire.

- Toi vouloir une grande vérité ? demanda Touchepierre. Avatars mettre en colère le Grand Dieu. Lui frapper vous.

Talaban haussa les épaules.

- Je ne crois pas aux dieux. À moins que je n'en sois pas un moi-même, bien sûr, ajouta-t-il avec un sourire. Mais je parlais du Quêteur Ro. il est plus vieux que moi. Pendant trois cent cinquante ans, il a vécu au milieu de merveilles. Jamais de maladies. Jamais de morts. C'est pour cela qu'il ne peut pas s'en passer. C'est peut-être pour cela que nous non plus.

- Pas de mort, pas de vie, déclara Touchepierrre. En avoir besoin.

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C'est la septième équipe à tenter de Communier en quatre ans. Talaban avait dirigé trois des expéditions précédentes. Elles avaient toutes échoué et il ne se faisait pas d'illusion quant à la réussite de celle-ci. L'opinion générale voulait que Communier soit devenu impossible. Le Quêteur Ro n'était pas d'accord, il avait d'ailleurs ouvertement traité ses collègues de ''défaitistes pathétiques''. Ses ennemis, et ils étaient nombreux, avaient en partie financé cette expédition.

Le but était clair : humilier le Quêteur Ro. Mais cela n'avait pas l'air de perturber le petit homme. Talaban se détourna de la glace pour contempler la plaine ari-de, à la recherche du moindre signe de mouvements. Des nomades habitaient toujours à l'est des montagnes. C'était un peuple sauvage et féroce.

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