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Critiques sur Juste une ombre (522)
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Crossroads
  14 juillet 2013
Plus je lis Giebel et plus je me demande quel peut être son comportement dans la vie de tous les jours .
Docteure es perversité , elle prouve une fois encore toute sa maîtrise en la matière .
Les Morsures de l'Ombre était oppressant et vicieux , scotchant son lecteur à son hamac tout en lui faisant tourner frénétiquement les pages de ses petits doigts potelés , un léger sourire retors aux lèvres , totalement conquis par la monstrueuse plume d'une auteure française devenue désormais incontournable . Juste une Ombre n'échappe pas à la règle !

Cloé Beauchamp a tout pour elle...ou presque . Belle , ambitieuse et s'apprêtant à prendre les commandes de l'agence de pub qui l'emploie , une fois «  le vieux «  à la retraite , non , vraiment , sa vie pourrait être plus minable . Seul méchant hic , une prédisposition à la connerie de niveau stratosphérique ! Ce serait une discipline olympique , le podium lui serait facilement assuré . Hautaine , rogue et arriviste , Cloé ne fraie pas avec n'importe qui et n'hésite jamais à fouler gaiement de sa cheville exterminatrice quiconque oserait se placer entre elle et son objectif , quel qu'il soit .
Tout se paye a-t-on coutume de dire . Elle va l'apprendre à ses dépends , intérêts compris .
Il suffira d'une ombre menaçante entraperçue ça et là pour que sa vie ne devienne alors un véritable calvaire contrairement à celle du lecteur totalement happé par ce juste retour de manivelle .

Thriller psychologique d'une rare intensité , Giebel tape fort , très fort!
Instaurant un permanent climat de parano et de suspicion , l'auteure nous balade au rythme des fausses révélations et des questionnements qui nous assaillent quant à la santé mentale de cette héroïne que l'on se plait à détester . Maline la Karine .
Des personnages présentant une réelle épaisseur mais pas follement attachants . Une odieuse hystéro névrotique , un flic border-line en la personne de Gomez , une ombre manipulatrice sadique que l'on ne souhaiterait pas à son pire ennemi . Un trio de personnalités complexes très loin d'être cependant monolithiques .
Giebel joue avec la folie et avec nos nerfs . Son imagination est sans limites . Toujours sur le fil du rasoir , ce récit fait systématiquement vaciller nos certitudes . Délire paranoïaque ou harcèlement avéré , le doute persistera jusqu'au bout dans un final étourdissant !

Juste Une Ombre : juste magnifique...
4,5/5
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Marple
  01 août 2013
Quelles mauvaises nuits je viens de passer ! La première, j'étais chez moi, seule : j'ai laissé la lumière du couloir allumée, je me suis réveillée en sursaut à 3h du matin à cause des 'bruits bizarres', pour faire le tour complet de l'appart avec un couteau avant de me rendormir, 1h après, toujours avec la lumière du couloir... Je ne vous dis pas comme j'étais fraîche le lendemain. du coup, j'ai fait autrement la deuxième nuit : j'ai été dormir chez Chéri, et là j'ai fait un bond et poussé un cri quand il est venu se coucher... Vous vous demandez si je suis devenue cinglée tendance paranoïaque ? Ben certainement un peu à la lecture de 'Juste une ombre' de Karine Giebel !

C'est dire si l'histoire de Cloé est prenante, angoissante et terrifiante... Cloé, c'est une jeune femme brillante et belle à qui tout réussit : carrière, hommes, amitié... Jusqu'à ce qu'un grain de sable vienne enrayer la belle mécanique de sa vie; ce grain de sable c'est presque rien, juste une ombre... Une ombre qui la suit partout, qui entre chez elle, lui laisse des messages et la rend folle de peur. A moins qu'elle soit folle tout court et qu'elle ait inventé cette ombre, comme le croient son entourage et la police... Sauf peut-être un policier presque aussi fou qu'elle, et encore plus cabossé, qui va accepter de l'aider.

Tous les ingrédients d'un excellent thriller psychologique sont réunis, et ça fonctionne parfaitement. Car Karine Giebel sait instiller juste ce qu'il faut de panique, brouiller les pistes, nous présenter tour à tour chacun comme l'ombre potentielle, tout ça en créant des personnages forts et attachants. Si j'en crois les critiques Babelio, tout le monde a détesté Cloé la carriériste autoritaire et insensible. Moi pas, car je vois surtout en elle une survivante et une battante ! En revanche, je me rallie au plébiscite Babelio en faveur d'Alexandre Gomez...

Bref, 'Juste une ombre' est juste une découverte... Je me réjouis de lire d'autres livres de Karine Giebel... j'appréhende, aussi... Mais de toute façon, d'abord, il faut que je dorme un peu !
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Ptitgateau
  13 août 2016
Mais qui êtes-vous donc Madame Giebel, pour nous offrir des écrits aussi savamment pensés, et grâce à votre plume infernale, entraîner le lecteur dans les méandres d'un roman, le happer, l'aspirer, l'engloutir, annihiler chez lui toute volonté de sortir du livre, pour lui communiquer cette peur comme si lui-même devenait le héros à la place de Cloé ?

Les personnages nés de votre plume, particulièrement étudiés et façonnés de telle sorte que moi-même je me suis demandé si Cloé est parano, il semble bien que oui, elle qui est seule à voir des ombres et qui semble bien surmenée, que je me suis interrogée sur moi-même : suis-je aussi parano que Cloé ? Question sans réponse évidemment, mais je ne me suis pas senti uniquement parano, je me suis surprise à essayer de donner mentalement des conseils à cette femme modelée par un passé douloureux, parfois méprisante et impitoyable avec autrui, et j'ai versé dans la mélancolie en suivant l'évolution d'Alexandre Gomez, personnage extraordinaire : allure de racaille mais charmant (au moins dans mon imagination), voyou au grand coeur, humour décapant, sens de la répartie.

C'est simple Madame Giebel, je n'aurais pas dû me goinfrer de ce roman, j'aurais dû me rationner pour faire durer le plaisir, maintenant j'envie les lecteurs qui ne l'ont pas encore découvert, les veinards !!!!


Sachez, Madame Giebel, que ce roman sera tout en haut de mon top 10 à la fin de l'année, à moins que l'occasion me soit fournie de me jeter sur un autre de vos romans qui m'absorberait de la même façon.
Lien : http://1001ptitgateau.blogsp..
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BooksnPics
  22 mai 2013
Amis lecteurs, vous qui vous apprêtez à découvrir ce roman, préparez-vous à vivre la nuit la plus longue de votre vie. Car une fois entamé ce thriller ne vous quittera plus.
Le prologue nous plonge directement au coeur de l'intrigue. Pas question de nous « promener » à travers de longues digressions, de longues introductions. Karine Giebel nous plonge au coeur même du cauchemar. Imaginez-vous, sortant d'une soirée, rejoignant votre voiture à quelques rues de là quand soudain, dans une rue déserte, vous entendez quelqu'un marcher derrière vous…. Des pas qui résonnent, qui vous suivent. Instinctivement, vous accélérez, vous vous retournez et vous distinguez une ombre. Une ombre qui vous suit. Juste une ombre. Vous accélérez encore le pas, votre coeur bat de plus en plus fort. Mais l'ombre est toujours là et vous poursuivra sans cesse.
L'usage de la première personne en introduction de ce récit a l'effet d'une bombe. Il nous fait entrer dans la peau du personnage, nous ressentons son angoisse au plus profond de nous-même. Nous nous mettons à la place de la « victime ». Cela ne fait que renforcer notre plongée en eaux troubles.
Par de petites phrases courtes mais directes, par une rythmique du texte, l'auteur nous plonge dans l'enfer de cette rencontre.
Ensuite vient le temps de la construction de la trame, étape par étape, à la troisième personne, pour mieux nous familiariser avec la scène, les personnages. A première vue, ce thriller se construit sur un schéma classique : 2 personnages, 2 vies, 2 histoires bien distinctes. D'un côté, Cloé, une jeune femme ambitieuse et hautaine, est une victime de l'Ombre. de l'autre, Alexandre, commissaire de police déjanté est une victime de la vie, son épouse est gravement malade, il ne lui reste que peu de temps à vivre. Mais la comparaison s'arrête là.
Cloé est-elle folle ? Paranoïaque ? Est-elle manipulée ? Cette ombre existe-t-elle vraiment ou n'est-elle que la création de son subconscient, de son imagination ? Personne ne la croit, ne la soutient. Ses amis lui conseillent de consulter un psychiatre… Cloé se sent traquée et nous allons assister à sa chute, lente et vertigineuse. Mais qui de Cloé ou de son entourage détient la vérité ?
L'intrigue est bien construite, nous faisant douter de nos certitudes. Nous triturant l'esprit. Nous passons par différents stades dans notre approche des personnages. Ceux-ci nous font tour à tour ressentir de la pitié, de la tristesse, de la colère, de l'énervement à leur égard. Nous ressentons la profondeur de leurs sentiments.
Karine Giebel maîtrise parfaitement ses personnages et son sujet. Elle est le maître du jeu. Elle ne laisse rien au hasard.
Ne vous laissez surtout pas effrayer par ses 600 pages. Ce roman va vous happer à un point tel que vous ne pourrez plus le lâcher. Tel une drogue, vous allez y être accro et ce jusqu'à la dernière page. Car ne vous y fiez pas, l'auteur sait y faire et vous tiendra en haleine jusqu'à ce que le livre soit refermé.
Avec ce roman paru aux Editions Fleuve Noir (Mars 2012) et plus récemment chez Pocket (Mai 2013), Karine Giebel a été deux fois lauréate. Elle a remporté le Prix Marseillais du polar le 29 septembre 2012 ainsi que le Prix POLAR 2012 du Meilleur Roman Français au Festival de Cognac en Octobre.
Adepte de longue date des polars scandinaves, et anglo-saxons, je n'ai découvert que très récemment l'univers des polars francophones. Une lacune que je me devais de combler. Avec Karine Giebel, je ne me suis pas trompée et j'ai hâte de découvrir ses autres romans dont son dernier opus, Purgatoire des Innocents, qui vient de paraître chez Fleuve Noir (Mai 2013).
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Yggdrasila
  24 juillet 2017
Encore un coup de coeur ! Merci madame Giebel de m'avoir fait jubiler une nouvelle fois au sein de votre esprit machiavélique. Je ne vais pas le cacher, j'adore ça !

Alors que certains romans accaparent toute notre attention au bout de plusieurs pages, celui-ci a envahi mon esprit dès la première ligne. J'ai été très vite plongée dans une ambiance oppressante, où rôde une ombre qui semble vouloir du mal à Cloé, notre héroïne.
Elle est la seule à voir une silhouette sombre qui la suit partout.
Seule à ressentir sa présence.
Seule, face à cette ombre, qui peu à peu va ruiner sa vie.
Seule, face à son entourage qui la voit progressivement basculer dans la folie.
On cherche à savoir qui lui veut autant de mal et pourquoi elle est la cible d'un psychopathe. Mais surtout est-ce que cette ombre existe réellement ?

Au départ, je n'avais aucun attachement pour le personnage principal. Cloé est une femme arrogante, qui aime briller, quitte à écraser son voisin. Mais peu à peu on découvre d'autres facettes de sa personnalité. On décèle un lourd passé plein de culpabilités.
Face à cette ombre qui la harcèle, on la voit devenir plus fragile, vulnérable, impuissante et moins crédible aux yeux de tous. Tout au long de la lecture on se demande jusqu'où ira sa déchéance. On se prend alors d'affection pour elle, en priant pour qu'elle s'en sorte.
J'ai adoré le personnage du commandant Gomez. Son histoire personnelle est très touchante. Son caractère bien trempé apporte une touche supplémentaire à l'histoire.
Pour entrecouper certains chapitres, on a parfois un texte où l'ombre s'adresse à Cloé. Ces passages font froid dans le dos.
Giebel sait jouer avec les nerfs de ses lecteurs. Elle nous fait soupçonner tous les personnages à tour de rôle. Est-ce de la manipulation ou de la pure folie mêlée à de la paranoïa ?
Avant les cent dernières pages, j'avais en partie deviné ce qui se tramait derrière tout cela, mais j'étais très loin d'imaginer le dénouement final.

J'ai pris un plaisir immense à lire ce roman. Jusqu'à la dernière page Giebel a su me tenir en haleine.
Une bonne lecture addictive, comme j'en rêve à chaque fois que j'ouvre un bouquin !
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caro64
  07 septembre 2013
Envie d'un polar qui tranche avec l'éternelle traque de serial killers par des flics névrosés ? Lisez Juste une ombre de la Française Karine Giebel , un thriller époustouflant, remarquable de maîtrise. L'auteur confirme son talent inné pour happer le lecteur dès la première page !

Cloé Beauchamp est une trentenaire à qui tout réussi. Cadre dans une boite de publicité, elle est pressentie pour en prendre la direction. Belle, ambitieuse, arrogante, elle s'est organisée une vie parfaite jusqu'au jour où, en sortant d'une soirée, elle s'aperçoit qu'elle est suivie par un homme au visage dissimulé sous une capuche. A partir de là, les incidents étranges se multiplient, l'ombre rôde, toute proche. On lui veut du mal, mais qui, et pourquoi ? Et si tout ceci n'était que le produit de son imagination ? La police ne la croit pas, son entourage veut l'envoyer consulter un psychiatre, ses collègues commencent à la regarder d'un drôle d'oeil, son amant la plaque sans explication. La peur devient alors son unique compagne… Mais Cloé est une battante, elle ne se laissera pas faire. Et puis elle peut compter sur Alexandre, un flic fracassé qui tente de survivre à la douleur de voir sa femme mourir à petit feu. On l'a mis à pied, alors il enquête comme on danse au dessus d'un gouffre en attendant de s'y précipiter. Alors, va -t-il résoudre le mystère de l'Ombre ? Chloé va-t-elle retrouver sa vie ?

Mené tambour battant, Juste une ombre est un polar terrifiant d'efficacité où l'on sent la tension monter au fil des pages, le doute s'installer. On ne sait plus au bout d'un moment qui il faut croire, quelle est la part de paranoïa présente chez l'héroïne, quelle est la vérité. Les personnages principaux sont soigneusement travaillés , d'une grande complexité. Un thriller psychologique de haute voltige enrobé dans une fine écriture rapide, nerveuse et incisive. Giebel sait maintenir un suspense jusqu'à la dernière ligne et nous sert en final un retournement horrifiant. Terreur, étonnement et nuit blanche en prime. Amis du noir, ne boudez pas votre plaisir ! du grand Giebel !

Juste une ombre a remporté le Prix Marseillais du polar 2012 ainsi que le Prix POLAR 2012 du Meilleur Roman Français au Festival de Cognac. Des prix bien mérités !
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garrytopper9
  19 février 2014
Premier livre de Karine Giebel que je lis et j'ai été plutôt surpris par l'évolution du récit.
Au départ, ça démarre assez lentement, l'auteure prend bien le temps de nous poser les personnages, même les secondaires.

On plonge donc dans la vie de Chloé, une pure carriériste, imbuvable avec toutes les personnes qu'elle connait. On a donc beaucoup de mal à la plaindre lorsqu'une ombre se met à la suivre et à la harceler.

Par chance, on suit également Gomez, un flic aigri par la vie, qui veille sur sa femme en phase terminale.

Les 200 premières pages sont longues, très longues, il ne se passe pas grand chose. L'ombre n'est pas très dangereuse (hormis déplacer quelques objets, elle ne fait pas grand chose) Chloé se comporta toujours aussi mal avec les gens et Gomez sombre de plus en plus dans la déprime.

Je vous passe les détails qui vont conduire nos deux personnages principaux à se rencontrer, car je ne veux pas vous raconter les détails. Mais à partir de leur rencontre le livre va devenir bien plus intéressant, les personnages secondaires vont peu à peu s'effacer et une enquête va se construire assez habilement.

Il faut donc laisser à ce livre de 600 pages un bon tiers pour que cela démarre vraiment. Mais cela vaut le coup. L'histoire est habilement ficelée et les situations s'enchainent dans un rythme effréné.
On regarde donc nos deux malheureux sombrer avec un grand plaisir sadique.

Le final est époustouflant, pour une fois un auteur va au bout de ses idées et ne ménage pas ses personnages (ni ses lecteurs). Elle parvient à creuser et développer des personnages avec un style très accrocheur. Même au début du livre, que j'ai trouvé un peu lent, on est tout de même accroché par les multiples histoires et on a envie de voir comment cela va se développer.

Au final, j'ai été agréablement surpris par une auteure que je ne connaissais pas, même si j'ai eu un peu de mal à rentrer dedans. Ce livre se bonifie au fil des pages et mérite vraiment que l'on s'y plonge, même si on a beaucoup de mal à apprécier la petite garce de Chloé.

Je pense me laisser tenter par un autre de ses livres, afin de voir si, avec un personnage plus sympathique, on pourrait accrocher tout de suite au récit.
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Ladybirdy
  18 octobre 2018
Cloé a tout pour elle, la beauté, un boulot de rêve, le mec idéal, il lui manque peut-être un peu de sympathie, un regard un peu plus tourné vers les autres que vers son nombril. le décor est planté. On cerne Cloé et quand cette ombre apparaît, le lecteur est mis à mal.
L'ombre est-elle le fruit de son imagination ?
Un symbole mystique d'une culpabilité refoulée ?
Une espèce de métaphore noire nombriliste ?
Ou bien y a t-il quelqu'un de dangereux derrière cette ombre ?
Avec ce thriller (et mon premier Giebel, je ne peux donc comparer), j'ai tourné les pages avec entrain et addiction. Je suis rentrée dans la folie et la persécution de Cloé, me suis attachée au flic Gomez. La persécution monte crescendo avec un travail méticuleux sur les conséquences du trauma exercé sur Cloé.
Ce n'est pas non plus un coup de coeur, je n'ai pas frémi, et j'ai plutôt regretté ce manque de dissection de l'ombre. J'aurai préféré un peu plus de travail fouillé sur l'atmosphère qui manque d'asphixie, de brouillard ténébreux, la psychologie de Cloé n'est pas non plus suffisamment mise à nu à mon sens. Sinon, ça reste un thriller efficace qui se lit vite et qui tient le lecteur en haleine.
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scarlett12
  17 février 2018

Palpitant, hallucinant, bouleversant, trépidant ....ce thriller est un des meilleurs que j'ai jamais lu. J'en ai d'ailleurs absorbé les quelques 600 pages en 2 jours ... impossible à lâcher !

Le style en lui-même est captivant, remarquable pour un thriller : de petites phrases courtes percutantes, 2 personnages principaux dont on suit les événements qui traversent leurs vies, alternant leurs voix chapîtres après chapîtres. Deux personnages à priori antipathiques mais des cabossés de la vie dont les routes vont très vite se croiser et s'entremêler.

Elle, c'est Cloé, trentenaire belle, séduisante, carriériste affairée qui se voit déjà PDG de la Société de publicité pour laquelle elle travaille mais hautaine, capricieuse, dédaigneuse des autres, prête à tout pour arriver à ses fins que ce soit en matière de carrière ou de séduction. Personnage peu sympathique mais chez laquelle l'auteure nous fait vite deviner qu'il y a eu une faille importante dans sa vie qui l'a désormais rendue dure et égoïste.

D'emblée, Karine Giebel nous plonge dans l'atmosphère terrifiante de sa vie. Une ombre vêtue de noir, encapuchonnée et le visage à demi masqué se met à la suivre où que Cloé aille, pénètre chez elle, coupe le courant, remplit son frigo, etc ... le changement des serrures ne modifie rien, l'ombre la poursuit toujours dehors ou chez elle et se fait de jour en jour plus menaçante ... Cloé contacte la police qui ne veut pas la croire car elle n'a aucune trace attestant ses dires et on la prend de plus en plus pour une folle, elle-même se posant de temps à autre la question et ne sachant ce qu'elle redoute le plus : la présence réelle de cette ombre attachée à elle ou sa propre crainte de basculer dans la folie.

Un seul policier, le commandant Alexandre Gomez va finir par la croire grâce à un recoupement avec une affaire similaire qui s'est déroulée il y a quelques années. Lui non plus n'est pas d'abord sympathique : corrosif, cynique, violent "aux yeux de fou", il évoque davantage un loubard qu'un policier. Probablement borderline, il vit un drame dans sa vie privée, sa femme qu'il adore, est atteinte d'une maladie incurable et en fin de vie.

Ces deux cabossés de la vie vont se rencontrer et il va très vite chercher à la protéger de cette menace qu'il estime réelle. Les prises de bec ne manqueront pas car tous deux ont un caractère fort emporté. Cependant, ils s'apprivoiseront au fil du temps.

Un chef d'oeuvre de suspense qui ne laisse aucun répit au lecteur. de la première à la dernière ligne, le lecteur est englouti dans cette histoire à faire se dresser les cheveux sur la tête, le tout servi par une écriture sans faille.

A recommander sans faute pour les amateurs de thrillers psychologiques ébouriffants.
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cannibalector
  29 octobre 2015
PEUR: " sentiment d'angoisse éprouvé en présence ou à la pensée d'un danger, réel ou supposé. Larousse 2015

Chloé, traumatisé dans son enfance, a depuis longtemps, remplacé les mots souffrance par arrogance, remords par ambition, culpabilité par domination, tendresse par mépris.
A 37 ans, belle, riche et bientôt patronne de sa boite, chérie par un bel amant, rien ne semble lui résister.... en apparence.

Le mot sentiment avait disparu de son existence, elle va le reconnaitre de la pire manière qui soit: une ombre va s'immiscer dans sa vie, peur qui s'installe dans ses tripes, peur qu'elle éprouve, bien réel mais sans preuves.Les flics, son amant, son amie, ses collègues ricanent, l'écartent et croient la voir sombrer dans une folie paranoiaque.
Petit à petit, la reine adulée perd son royaume.
Seul un flic à la dérive va tenter de l'aider.

J'ai eu la chance et la joie de pouvoir discuter avec Karine Giebel lors du festival " polars du sud" qui a lieu en octobre à Toulouse.
Nous avons beaucoup parlé de ce livre et elle s'est vraiment basé sur la définition du mot peur pour batir son histoire..
Elle nous interroge sur les peurs d'autrui que nousjugeons le plus souvent trés séverement alors que nous sommes trés indulgent envers nos propres peurs.
Les peurs solitaires sont difficilement dicibles, explicables, partageables.
Qui, dans notre vie a suffisamment confiance en nous pour nous faire confiance devant l'incroyable, l'incompréhensible, l'irrationnel?qui est prèt, pour nous à défier toute logique?

Un excellent thriller trés noir!

Mais ce n'est que mon humble avis

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