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ISBN : 2266238574
Éditeur : Pocket (07/05/2013)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 1820 notes)
Résumé :
Tu te croyais forte. Invincible. Installée sur ton piédestal, tu imaginais pouvoir régenter le monde.
Tu manipules ? Tu deviendras une proie.
Tu domines ? Tu deviendras une esclave.

Tu mènes une vie normale, banale, plutôt enviable. Tu as su t'imposer dans ce monde, y trouver ta place.
Et puis un jour...
Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi.
À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (478) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  14 juillet 2013
Plus je lis Giebel et plus je me demande quel peut être son comportement dans la vie de tous les jours .
Docteure es perversité , elle prouve une fois encore toute sa maîtrise en la matière .
Les Morsures de l'Ombre était oppressant et vicieux , scotchant son lecteur à son hamac tout en lui faisant tourner frénétiquement les pages de ses petits doigts potelés , un léger sourire retors aux lèvres , totalement conquis par la monstrueuse plume d'une auteure française devenue désormais incontournable . Juste une Ombre n'échappe pas à la règle !
Cloé Beauchamp a tout pour elle...ou presque . Belle , ambitieuse et s'apprêtant à prendre les commandes de l'agence de pub qui l'emploie , une fois «  le vieux «  à la retraite , non , vraiment , sa vie pourrait être plus minable . Seul méchant hic , une prédisposition à la connerie de niveau stratosphérique ! Ce serait une discipline olympique , le podium lui serait facilement assuré . Hautaine , rogue et arriviste , Cloé ne fraie pas avec n'importe qui et n'hésite jamais à fouler gaiement de sa cheville exterminatrice quiconque oserait se placer entre elle et son objectif , quel qu'il soit .
Tout se paye a-t-on coutume de dire . Elle va l'apprendre à ses dépends , intérêts compris .
Il suffira d'une ombre menaçante entraperçue ça et là pour que sa vie ne devienne alors un véritable calvaire contrairement à celle du lecteur totalement happé par ce juste retour de manivelle .
Thriller psychologique d'une rare intensité , Giebel tape fort , très fort!
Instaurant un permanent climat de parano et de suspicion , l'auteure nous balade au rythme des fausses révélations et des questionnements qui nous assaillent quant à la santé mentale de cette héroïne que l'on se plait à détester . Maline la Karine .
Des personnages présentant une réelle épaisseur mais pas follement attachants . Une odieuse hystéro névrotique , un flic border-line en la personne de Gomez , une ombre manipulatrice sadique que l'on ne souhaiterait pas à son pire ennemi . Un trio de personnalités complexes très loin d'être cependant monolithiques .
Giebel joue avec la folie et avec nos nerfs . Son imagination est sans limites . Toujours sur le fil du rasoir , ce récit fait systématiquement vaciller nos certitudes . Délire paranoïaque ou harcèlement avéré , le doute persistera jusqu'au bout dans un final étourdissant !
Juste Une Ombre : juste magnifique...
4,5/5
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Marple
  01 août 2013
Quelles mauvaises nuits je viens de passer ! La première, j'étais chez moi, seule : j'ai laissé la lumière du couloir allumée, je me suis réveillée en sursaut à 3h du matin à cause des 'bruits bizarres', pour faire le tour complet de l'appart avec un couteau avant de me rendormir, 1h après, toujours avec la lumière du couloir... Je ne vous dis pas comme j'étais fraîche le lendemain. du coup, j'ai fait autrement la deuxième nuit : j'ai été dormir chez Chéri, et là j'ai fait un bond et poussé un cri quand il est venu se coucher... Vous vous demandez si je suis devenue cinglée tendance paranoïaque ? Ben certainement un peu à la lecture de 'Juste une ombre' de Karine Giebel !
C'est dire si l'histoire de Cloé est prenante, angoissante et terrifiante... Cloé, c'est une jeune femme brillante et belle à qui tout réussit : carrière, hommes, amitié... Jusqu'à ce qu'un grain de sable vienne enrayer la belle mécanique de sa vie; ce grain de sable c'est presque rien, juste une ombre... Une ombre qui la suit partout, qui entre chez elle, lui laisse des messages et la rend folle de peur. A moins qu'elle soit folle tout court et qu'elle ait inventé cette ombre, comme le croient son entourage et la police... Sauf peut-être un policier presque aussi fou qu'elle, et encore plus cabossé, qui va accepter de l'aider.
Tous les ingrédients d'un excellent thriller psychologique sont réunis, et ça fonctionne parfaitement. Car Karine Giebel sait instiller juste ce qu'il faut de panique, brouiller les pistes, nous présenter tour à tour chacun comme l'ombre potentielle, tout ça en créant des personnages forts et attachants. Si j'en crois les critiques Babelio, tout le monde a détesté Cloé la carriériste autoritaire et insensible. Moi pas, car je vois surtout en elle une survivante et une battante ! En revanche, je me rallie au plébiscite Babelio en faveur d'Alexandre Gomez...
Bref, 'Juste une ombre' est juste une découverte... Je me réjouis de lire d'autres livres de Karine Giebel... j'appréhende, aussi... Mais de toute façon, d'abord, il faut que je dorme un peu !
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BooksnPics
  22 mai 2013
Amis lecteurs, vous qui vous apprêtez à découvrir ce roman, préparez-vous à vivre la nuit la plus longue de votre vie. Car une fois entamé ce thriller ne vous quittera plus.
Le prologue nous plonge directement au coeur de l'intrigue. Pas question de nous « promener » à travers de longues digressions, de longues introductions. Karine Giebel nous plonge au coeur même du cauchemar. Imaginez-vous, sortant d'une soirée, rejoignant votre voiture à quelques rues de là quand soudain, dans une rue déserte, vous entendez quelqu'un marcher derrière vous…. Des pas qui résonnent, qui vous suivent. Instinctivement, vous accélérez, vous vous retournez et vous distinguez une ombre. Une ombre qui vous suit. Juste une ombre. Vous accélérez encore le pas, votre coeur bat de plus en plus fort. Mais l'ombre est toujours là et vous poursuivra sans cesse.
L'usage de la première personne en introduction de ce récit a l'effet d'une bombe. Il nous fait entrer dans la peau du personnage, nous ressentons son angoisse au plus profond de nous-même. Nous nous mettons à la place de la « victime ». Cela ne fait que renforcer notre plongée en eaux troubles.
Par de petites phrases courtes mais directes, par une rythmique du texte, l'auteur nous plonge dans l'enfer de cette rencontre.
Ensuite vient le temps de la construction de la trame, étape par étape, à la troisième personne, pour mieux nous familiariser avec la scène, les personnages. A première vue, ce thriller se construit sur un schéma classique : 2 personnages, 2 vies, 2 histoires bien distinctes. D'un côté, Cloé, une jeune femme ambitieuse et hautaine, est une victime de l'Ombre. de l'autre, Alexandre, commissaire de police déjanté est une victime de la vie, son épouse est gravement malade, il ne lui reste que peu de temps à vivre. Mais la comparaison s'arrête là.
Cloé est-elle folle ? Paranoïaque ? Est-elle manipulée ? Cette ombre existe-t-elle vraiment ou n'est-elle que la création de son subconscient, de son imagination ? Personne ne la croit, ne la soutient. Ses amis lui conseillent de consulter un psychiatre… Cloé se sent traquée et nous allons assister à sa chute, lente et vertigineuse. Mais qui de Cloé ou de son entourage détient la vérité ?
L'intrigue est bien construite, nous faisant douter de nos certitudes. Nous triturant l'esprit. Nous passons par différents stades dans notre approche des personnages. Ceux-ci nous font tour à tour ressentir de la pitié, de la tristesse, de la colère, de l'énervement à leur égard. Nous ressentons la profondeur de leurs sentiments.
Karine Giebel maîtrise parfaitement ses personnages et son sujet. Elle est le maître du jeu. Elle ne laisse rien au hasard.
Ne vous laissez surtout pas effrayer par ses 600 pages. Ce roman va vous happer à un point tel que vous ne pourrez plus le lâcher. Tel une drogue, vous allez y être accro et ce jusqu'à la dernière page. Car ne vous y fiez pas, l'auteur sait y faire et vous tiendra en haleine jusqu'à ce que le livre soit refermé.
Avec ce roman paru aux Editions Fleuve Noir (Mars 2012) et plus récemment chez Pocket (Mai 2013), Karine Giebel a été deux fois lauréate. Elle a remporté le Prix Marseillais du polar le 29 septembre 2012 ainsi que le Prix POLAR 2012 du Meilleur Roman Français au Festival de Cognac en Octobre.
Adepte de longue date des polars scandinaves, et anglo-saxons, je n'ai découvert que très récemment l'univers des polars francophones. Une lacune que je me devais de combler. Avec Karine Giebel, je ne me suis pas trompée et j'ai hâte de découvrir ses autres romans dont son dernier opus, Purgatoire des Innocents, qui vient de paraître chez Fleuve Noir (Mai 2013).
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Ptitgateau
  13 août 2016
Mais qui êtes-vous donc Madame Giebel, pour nous offrir des écrits aussi savamment pensés, et grâce à votre plume infernale, entraîner le lecteur dans les méandres d'un roman, le happer, l'aspirer, l'engloutir, annihiler chez lui toute volonté de sortir du livre, pour lui communiquer cette peur comme si lui-même devenait le héros à la place de Cloé ?
Les personnages nés de votre plume, particulièrement étudiés et façonnés de telle sorte que moi-même je me suis demandé si Cloé est parano, il semble bien que oui, elle qui est seule à voir des ombres et qui semble bien surmenée, que je me suis interrogée sur moi-même : suis-je aussi parano que Cloé ? Question sans réponse évidemment, mais je ne me suis pas senti uniquement parano, je me suis surprise à essayer de donner mentalement des conseils à cette femme modelée par un passé douloureux, parfois méprisante et impitoyable avec autrui, et j'ai versé dans la mélancolie en suivant l'évolution d'Alexandre Gomez, personnage extraordinaire : allure de racaille mais charmant (au moins dans mon imagination), voyou au grand coeur, humour décapant, sens de la répartie.
C'est simple Madame Giebel, je n'aurais pas dû me goinfrer de ce roman, j'aurais dû me rationner pour faire durer le plaisir, maintenant j'envie les lecteurs qui ne l'ont pas encore découvert, les veinards !!!!

Sachez, Madame Giebel, que ce roman sera tout en haut de mon top 10 à la fin de l'année, à moins que l'occasion me soit fournie de me jeter sur un autre de vos romans qui m'absorberait de la même façon.
Lien : http://1001ptitgateau.blogsp..
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Colette
  24 juillet 2017
Encore un coup de coeur! Merci madame Giebel de m'avoir fait jubiler une nouvelle fois au sein de votre esprit machiavélique. Je ne vais pas le cacher, j'adore ça!
Alors que certains romans accaparent toute notre attention au bout de plusieurs pages, celui-ci a envahi mon esprit dès la première ligne. J'ai été très vite plongée dans une ambiance oppressante, où rôde une ombre qui semble vouloir du mal à Cloé, notre héroïne.
Elle est la seule à voir une silhouette sombre qui la suit partout.
Seule à ressentir sa présence.
Seule, face à cette ombre, qui peu à peu va ruiner sa vie.
Seule, face à son entourage qui la voit progressivement basculer dans la folie.
On cherche à savoir qui lui veut autant de mal et pourquoi elle est la cible d'un psychopathe. Mais surtout est-ce que cette ombre existe réellement?
Au départ, je n'avais aucun attachement pour le personnage principal. Cloé est une femme arrogante, qui aime briller, quitte à écraser son voisin. Mais peu à peu on découvre d'autres facettes de sa personnalité. On décèle un lourd passé plein de culpabilités.
Face à cette ombre qui la harcèle, on la voit devenir plus fragile, vulnérable, impuissante et moins crédible aux yeux de tous. Tout au long de la lecture on se demande jusqu'où ira sa déchéance. On se prend alors d'affection pour elle, en priant pour qu'elle s'en sorte.
J'ai adoré le personnage du commandant Gomez. Son histoire personnelle est très touchante. Son caractère bien trempé apporte une touche supplémentaire à l'histoire.
Pour entrecouper certains chapitres, on a parfois un texte où l'ombre s'adresse à Cloé. Ces passages font froid dans le dos.
Giebel sait jouer avec les nerfs de ses lecteurs. Elle nous fait soupçonner tous les personnages à tour de rôle. Est-ce de la manipulation ou de la pure folie mêlée à de la paranoïa?
Avant les cent dernières pages, j'avais en partie deviné ce qui se tramait derrière tout cela, mais j'étais très loin d'imaginer le dénouement final.
J'ai pris un plaisir immense à lire ce roman. Jusqu'à la dernière page Giebel a su me tenir en haleine.
Une bonne lecture addictive, comme j'en rêve à chaque fois que j'ouvre un bouquin!
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critiques presse (1)
Actualitte   11 mai 2012
L'intrigue et le rythme de ce nouveau roman semblent pensés pour nous tenir en alerte, pour nous laisser constamment dans l'attente du pire. Très angoissant, c'est un thriller réussi, qui plairait certainement aux amateurs de Scream.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (248) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   12 août 2013
Ce mec est une énigme et le restera sûrement jusqu'à sa mort. Qui risque fort de ne pas se produire au fond d'un lit, dans une affreuse et paisible petite maison de retraite.
Bien trop mystérieux pour qu'on le connaisse vraiment.
Bien trop odieux pour qu'on l'apprécie réellement.
Bien trop intelligent pour qu'on le haïsse entièrement.
Bien trop courageux pour qu'on ne l'admire pas secrètement.
Bien trop féroce pour qu'on ose l'affronter directement.

( À propos du commandant Alexandre Gomez )
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NadaelNadael   26 juin 2012
Cloé s'arrête un instant devant la fenêtre et son regard s'enfonce dans le jardin, baigné par la pâle lueur du lampadaire de la ruelle qui le borde. Vent naissant, ciel clair brodé d'étoiles.
Mais soudain, elle a le souffle coupé net. Une ombre, fugace, vient de passer devant la maison.
Pas une ombre, non.
L'ombre.
Immense, vêtu de noir, une capuche sur la tête, l'homme s'est arrêté près du muret. Ne faisant qu'un avec l'obscurité, il fixe la fenêtre.
Il fixe Cloé.
Elle hurle, une force invisible l'aspire en arrière. Dos au mur, ses mains plaquées sur la bouche, les yeux exorbités, elle écoute son coeur agoniser.
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canelcanel   08 mai 2013
C'est ça, être vivant. C'est ça, exister.
Exister, c'est manquer à quelqu'un.
Exister, c'est être la douleur d'un autre.
(p. 180-181)
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ZirkawiccaZirkawicca   13 avril 2016
Tandis que Cloé marche vers son bureau, les employés, qu'on préfère nommer collaborateurs, la saluent respectueusement. Se prosternent devant la future impératrice, serviles, dociles. Sourires empruntés, regards soumis.

Cloé adore ça, s'en délecte chaque jour un peu plus. C'est incroyable comme on prend rapidement goût au pouvoir.

Quand elle sera la patronne, Cloé passera un coup de balai. Si ses calculs sont bons, ce sera pour le printemps, saison idéale pour le grand nettoyage. Certains prendront alors leurs affaires pour aller pointer au chômage.

Plus de boulot? On t'exile au Pôle Emploi, à l'autre bout de la société. Pour une longue et harassante traversée du désert de glace, sans chiens ni traîneau. Mais avec quantité de manchots.

En passant la porte de son bureau, elle sourit, songeant à la liste, brève mais délicieuse, de celles et ceux qui feront leur valise pour ces terres désolées.
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le_Bisonle_Bison   23 décembre 2015
Pas de plaisir sans douleur. Une règle qu’il te faudra accepter.
Tu dois souffrir. Pour moi.
Parce que je l’ai décidé, parce que je t’ai choisie. Simplement pour ça.
Je veux que tu aies mal, à en crever. Que tu implores la mort d’abréger ce supplice. De venir te libérer, te sauver de moi.
Sauf que le mort, ce sera moi.
Je t’arracherai les ailes, mon ange. Alors tu ramperas devant moi.
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