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ISBN : 2283026083
Éditeur : Buchet-Chastel (22/08/2012)

Note moyenne : 3.43/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Une maison orange accrochée à une falaise de cal¬caire, au milieu d’une garrigue qui peine à se maintenir face aux assauts du vent salé, constitue le meilleur amer qu’un marin puisse espérer.

C’est aussi un excellent poste pour observer les faits et gestes de ceux qui fréquentent cette calanque proche de Marseille. Faits et gestes consignés par le narrateur dans un journal de bord un brin fantasmatique.
À moins qu’il ne s’agisse d’un prétexte... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
nathalia1307
  23 août 2012
Destination les Calanques de Marseille. La calanque d'Enriou où, "L'amer Orange", une maison orange surplombe la calanque, servant de point de repère pour la navigation le mouillage des bateaux y est facilité car la calanque forme un abri naturelle, protégée du Mistral et des vents d'Autan.
C'est dans ce lieu, où le narrateur, professeur de lettres modernes, a vécu une histoire passionnée avec Carole, une danseuse, qu'il décide de revenir près de 20 ans plus tard. Il emménage dans L'amer orange, afin d'écrire un roman autobiographique, car notre professeur ambitionne de devenir écrivain.
Loin de jouer au Robinson, il s'isole avec un minimum de confort et un maximum de technologie, comprendre un portable et une connexion internet 3G. Alors qu'il peine à écrire, il se met à observer les bateaux qui accostent de manière épisodique en contrebas dans la calanque, deux attirent sont attention un riva, époque Dolce Vita, une embarcation rafistolée qui a fait son temps, et a déjà connu de longues heures de navigation. Puis un yacht clinquant, tape à l'oeil le Salamander. Il se met à tenir le journal de la Calanque ou il note au jour le jour les allées et venues des bateaux et de leur équipage.
Au départ peu familiarisé à jouer les voyeurs et de zieuter ses "voisins" de Calanque, à leur insu avec sa longue vue, il se prend au jeu et se met à inventer leur vie. C'est ainsi que le couple naviguant sur la Dolce Vita devient Marius et Jeannette et ce yacht clinquant de 114 m celui de nouveaux riches russes: Roman Abramovitch et sa très jeune amie Dasha Zhukova, ainsi livré à sa fantaisie il se met à guetter la belle russe et les jeunes femmes de l'équipage. L'une d'entre elle, la très belle et sportive Julia devient alors un alter égo de Carole, dont il est venu chercher le souvenir.
C'est un petit roman de quelques pages, un roman de fin d'été. Les premières pages inquiètent, une auto fiction? le spleen d'un professeur de lettres? rien de neuf sous le soleil. Puis finalement, lorsque l'ambiance marseillaise s'installe, la fiction prend le dessus et je me suis laissé guider.
Si Teodoro emprunte à Robert Guédiguian son Marius et sa Jeannette, c'est bien sur pour créer l'ambiance du vieux port et ce clin d'oeil au cinéma de ce réalisateur est assez pertinent. Ce couple d'amoureux retraité semble renaître, exit les luttes syndicales des années 70, Marius, capitaine de son riva sans trahir ses convictions communistes, passe le cap de la lutte des classes et avec sa Jeannette, petit mousse toujours fidèle part à la rencontre de ces nouveaux riches russes millionnaires. Leur rocambolesque équipée fait sourire.
La passion du narrateur pour Julia, skipper sur le bateau des russes, est distillée tout au long du roman. L'histoire d'amour reste floue et s'en dégage une sincérité, qui n'apparait furtivement qu'à la fin du roman, trop tard peut être! Sans voler la vedette à Marius et Jeannette, vivant une deuxième jeunesse.
Si parfois, l'intrigue peut surprendre, j'ai eu l'impression de vivre un petit délire, le ton est à l'humour et le récit est assez fluide et s'enchaine parfaitement. L'auteur sait également transmettre son goût pour la mer et la navigation. Une histoire drôle en forme d'escale sur la Méditerranée aux alentours de la cité phocéenne, à lire "tranquille" sans états d'âmes.

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seriephile
  02 juillet 2013
L'amer orange est l'histoire d'un écrivain en mal d'inspiration qui s'installe le temps d'un été dans une maison orange qui surplombe une calanque près de Marseille. Cet amer fut le lieu d'un amour ancien avec Carole, et c'est dans ses murs que l'auteur veut se ressourcer, prendre un nouveau départ. Pour les non-connaisseurs du milieu marin comme moi, un amer est un objet, bâtiment fixe et visible situé sur une côte et servant de point de repère pour la navigation (définition que l'on retrouve dans les première pages du livre). de son poste, l'écrivain nous décrit ainsi ses journées, partage avec le lecteur ses doutes et ses craintes sur l'avancement de son livre, mais nous donne aussi son point de vue sur les événements qui se déroulent sous ses yeux, dans la calanque. On ne sait d'ailleurs s'ils sont réels ou fantasmés, sortant peut-être tout droit de l'imagination de l'écrivain. le style de ce livre est simple, l'écriture est fluide, cependant, je n'ai pas été transportée par les propos de l'écrivain. L'auteur, dans les premières pages, mentionne le fait que les professeurs qui tentent de devenir écrivains sont souvent repérés par les maisons d'éditions car leur style d'écriture les trahi. C'est exactement ce qui m'a d'emblée étonnée lors de ma lecture. le style est bon et les phrases plus que correctes, mais l'ensemble du livre ne m'a pas touché. le sens de ces phrases mises bout à bout n'est pas parvenu jusque chez moi, je n'ai pas réellement eu l'impression de partager la vie de cet homme, je n'ai pas réussi à sentir le soleil méditerranéen, ni à imaginer cette maison orange isolé en pleine garrigue. La fin fut même pour moi un grand moment de solitude car j'ai remis en cause toute ma lecture, me disant que j'avais du passer à côté de quelque chose...la pudeur de l'écrivain sur ses sentiments profonds est peut-être à l'origine de certains manques, certains non-dits à propos de Carole qui sont eux-mêmes à l'origine du fait que je n'ai pas compris, je pense, où voulait en venir Teodoro Gilabert...
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
nathalia1307nathalia1307   23 août 2012
Je profitais de périodes de calme pour me replonger dans l'écriture de mon roman. La structure se dessinait et j'avancais lentement. J'écrivais comme d'autre font du foorting, par une nécessité physique, pour combler un vide de je ne sais quoi, sans chercher à comprendre. J'étais venu dans l'amer orange pour cela et cette certitude me suffisait
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diparidipari   22 février 2015
Mais pas au point de déchirer rageusement sa carte de la CGT. La classe ouvrière a aussi le droit de prendre plaisir à singer la bourgeoisie, en attendant le Grand Soir, sans pour autant renier ses idéaux. Et puis Marius, pour rassurer toute l'équipe, avait promis de poser un autocollant de la Fête de l'Huma sur le pare-brise du Dolce Vita II, au risque de passer pour un apparatchick local.
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CsylCsyl   09 juin 2017
Soon, le mot était gorgé d'espoir et de promesses, mais son interprétation restait incertaine. Dix minutes, une heure, plus encore?
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diparidipari   22 février 2015
J'aimais avant tout l'idée de pouvoir mentir impunément, à moi-même et au lecteur. Jouir de mes mensonges, chaque jour plus aboutis, suffisait à mon bonheur simple et régressif.
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