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EAN : 9782280391344
352 pages
Harlequin (02/05/2019)
3.99/5   53 notes
Résumé :
À force de jouer les tragédiens, il a tenté le destin. Déjà, s’appeler Georges quand on a la trentaine, c’est partir avec un sacré handicap. Mais aujourd’hui, c’est bien le dernier souci de ce père célibataire au bord de la crise de nerfs. Car tout fout le camp. D’abord, sa carrière : s’exhiber en slip kangourou pour une publicité n’est pas exactement ce qu’il avait en tête en embrassant le métier de comédien. Mais pour payer ses factures et conserver l’école de thé... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
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Mousquetaire11
  03 septembre 2022
Lorsque l'on est acteur, il y a des rôles qui sont plus durs que d'autres à jouer surtout lorsque l'on est un papa solo qui court après les castings et que l'on a un fils surdoué un tantinet exigeant.
Voici la vie menée par Georges, un jeune trentenaire qui se retrouve à jouer dans des pubs pour vendre des slips kangourous pour joindre les deux bouts.
Dès les premières pages le décor est planté! Et on découvre vite le quotidien de cet homme un peu dépassé malgré sa bonne volonté et auquel on s'attache très rapidement surtout quand on se rend compte qu'il collectionne les tuiles. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire cet ouvrage proposé dans le cadre de la masse critique spéciale kobo. On passe un très bon moment car on est vite transporté par la plume de Maxime Gillio. En terminant cet ouvrage je me suis fait la réflexion que c'était la première fois que je lisais un feel good écrit par un homme et dont le personnage principal est également un homme. Une première expérience réussi à renouveler dès que l'occasion se présentera.
Je tiens à remercier Babelio, kobo et l'auteur pour cette belle découverte qui m'a permis d'en apprendre plus sur la pièce de théâtre Phèdre et de lire un écrit prônant la bienveillance et le respect des différences.
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iz43
  10 septembre 2022
Une très belle surprise ! Je viens de passer un super moment de lecture qui m'a vraiment fait du bien.
D'abord j'ai adoré que pour une fois ce soit un homme le héros. Georges est un papa solo d'une trentaine d'années. Il a hérité d'une école de théâtre qu'il tente de faire survivre tant bien que mal. Il essaie aussi d'être recruté pour des rôles de comédien mais les grands rôles ne se bousculent pas au portillon et il se retrouve à jouer pour des pubs en petite tenue et slip rembourré (moment de franche rigolade et d'empathie). Georges c'est un personnage super attachant, vraiment humain, pas parfait mais adorable. Un papa vraiment aimant avec son fils très haut potentiel scolarisé à domicile et qui change de précepteurs plus vite que je n'ai le temps de vous le dire. A ces deux personnages haut en couleurs s'ajoutent des personnages secondaires (les quelques élèves de l'école, Mireille la prof de théâtre bénévole et son meilleur ami et Margot la dernière préceptrice) très réussis qui donnent beaucoup de vie à ce roman.
Roman qui aborde beaucoup de sujets mine de rien. Il arrive beaucoup de choses à Georges. Mais l'humour est bien présent dans ce roman attendrissant dont la petite annonce passée sur le bon coin pour trouver d'urgence une nouvelle préceptrice (celle là elle m'a fait pleurer de rire).
Un livre à découvrir de toute urgence !
Je remercie Babelio et Kobo pour leur confiance renouvelée.
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Srafina
  14 août 2022
Lille, une école d'art dramatique : Côté Cour. Un jeune directeur, Georges Goubert, comédien mais sans le sou comme beaucoup dans le métier. Un fils Henrik, surdoué mais asocial  ; toutes ses préceptrices l'ont fuit au bout de quelques heures.
Rajouter à cela Mireille, son enseignante préférée et bénévole, amie de ses parents décédés et 3 élèves Karim, Cindy et Jean-Christophe tous plus ou moins amochés par la vie.
A cela, Mireille, veut leur faire jouer Phèdre de Racine en public. Georges, n'en croit pas ses yeux, comment vont ils arriver à s'en sortir. C'est sans compter avec le destin.
Un petit roman qui soulève bien des sujets de société, l'intégration des hauts potentiels intellectuels, la corruption dans l'immobilier, la thérapie par l'art dramatique. Et aussi comment joindre les deux bouts quand on ne sait jouer que la comédie.
L'auteur nous livre cette histoire avec un style plein d'humour et un langage familier qui nous emporte dans les tribulations de Georges. Amusant, tendre, l'affection de ce père pour son fils surdoué est touchante. Et les personnages secondaires donnent de la vie et de l'épaisseur à cette histoire.
Cerise sur le gâteau l'auteur donne envie à son lecteur de découvrir cette tragédie classique de Racine à travers les répétitions de notre petit groupe de comédiens amateurs.
On sent à travers leurs commentaires, leurs sensibilités réciproques à fleur de peau.
Les déboires de Georges sont vraiment, vraiment nombreux, je dirais même que c'est un peu trop. A chaque tuile qui lui tombe dessus, je me disais : encore !!!! mais bon c'est le propre de la fiction, l'auteur nous invente son petit monde à lui.
Un livre facile à lire, on s'attache aux héros et à leurs mésaventures. Un bon point à Mireille surnommée Tortue Géniale qui apporte toute son énergie à faire sortir le meilleur de ses élèves.
Merci à masse critique Kobo et Babelio pour la découverte de cet auteur qui d'après mes recherches serait plutôt un auteur de polar. Donc première immersion dans le domaine du roman.
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UnKaPart
  02 mai 2019
Premier roman signé Max Deloy, je me suis donc livré à quelques recherches sur cet auteur, histoire de mieux le connaître.
Jeune écrivain inconnu ? À voir. le bonhomme ne fait pas son âge, mais il est en réalité très très vieux. Quant à son oeuvre, tout le monde en a entendu parler à défaut de l'avoir lue. Car c'est à lui que Napoléon Ier confia jadis la rédaction du Code civil, ouvrage qui rassemble un max de lois.
Deloy prit des tripes pendant la restauration et le chemin de l'exil sous la Restauration. On le vit arpenter la terre de Flandre, de Dunkerque à Anvers, en passant par Hallennes-lez-Haubourdin, Coxyde ou encore Saint-Folquin. Un périple tout à pinces, en hommage aux preux chevaliers Yvain et Gauvain, surnommés “les petits pédestres” dans les chroniques d'Astier de Lyon (1274-1312). Impressionné par la démarche caractéristique du père Max, le général prussien von Etick obligea ses troupes à défiler de la même façon. À cause d'une maîtrise approximative du français, von Etick transcrivit l'expression en “pas de l'oie”, ce qui ne rime à rien ni aryen, puisqu'on n'a jamais vu d'oies avec des casques à pointe.
Lassé de courir les routes, le randonneur décida de poser ses valises. Son choix de résidence se porta sur San Antonio, où il fonça dare-dare. L'ennui aidant, il finit par succomber au démon du jeu, Deloy. Pour éponger ses dettes, il se lança dans la fabrication de buvards, expérience infructueuse qui le conduisit à enchaîner les petits boulots : gardien du cimetière des morts qui chantent, cureur de nez, guichetier de péage sur l'A16, équarrisseur aux abattoirs dans la dune, réducteur de fractures, sosie de Freddie Mercury.
Mais sinon, tout va bien ! est (plus ou moins) son premier roman (tout comme cette biographie est "plus ou moins" imaginaire et plutôt plus que moins).

Pour Georges, le héros du bouquin, tout ne va pas aussi bien que le titre l'annonce. Sa carrière d'acteur se résume à cachetonner pour trois fifrelins dans des pubs de douzième zone. L'école de théâtre qu'il dirige menace de mettre la clé sous la porte, parce que la tune commence à manquer sévère. Sa vie sentimentale est un fiasco, entre une ex-femme qui l'a lourdé et… et… et rien d'autre, vu que sa vie sociale est un désert. Son gamin, atypique et scolarisé à la maison, épuise tous les profs particuliers, qui finissent par rendre leur tablier. What else? demanderait un autre George.

Là, tu dois être en train de te dire que tu as lu ce bouquin mille fois. L'énième tranche de vie d'un contemporain lambda, avec un quotidien pas terrible, destiné à aller de mal en pis comme Io après sa rencontre avec Zeus, avant de se dénouer comme par miracle lors d'un happy-end où tout il est bien qu'il finit bien (en bon fransé dan le text).
D'un côté, c'est pas faux. le bouquin est publié chez HarperCollins dans la collection &H, avec ce que cela implique au niveau de certains attendus et passages obligés.
D'un autre côté, Mais sinon, tout va bien ! est bourré de choix d'écriture, ceux-là mêmes qui manquent à bien des titres insipides. Déjà, l'histoire fait l'impasse sur les parigoteries germanopratines en se déroulant à Wazemmes, un quartier de Lille, plutôt que dans la capitale. Et au lieu du sempiternel bobo qui cherche le sens de la vie dans du marc de café à 7€ la tasse, le roman met en scène un père célibataire avec des problèmes d'emploi, de famille, d'argent, qui parleront au plus grand nombre.

Au cas où tu penserais que suivre au fil des pages un type normal avec des problèmes normaux sent l'aller simple vers l'ennui, laisse-moi te dire que tu te mets le doigt tellement loin dans l'oeil que ça ne va pas arranger tes hémorroïdes.
Deloy a choisi la voie de la différence à travers un casting pas piqué des hannetons. Une vieille, une obèse, un gamin surdoué, une punkette-autiste-psychopathe, un épicier arabe, une lesbienne et j'en passe. Bref, le club des laissés-pour-compte qui ne collent pas au profil, trop handicapés, pas assez français, hors des canons de beauté, etc. Tous ceux qui à un moment ou un autre atterrissent dans une phrase qui commence par “ces gens-là”, prononcée en baissant la voix des fois qu'“ils” entendent. Mais sinon, tout va bien au pays de l'égalité et de la fraternité…
Galerie de personnages comme n'en voit pas assez souvent, chacun rendu avec justesse et profondeur. Plus que les aventures de Georges dans la jungle de la vie quotidienne, ce roman raconte la différence. Et il le fait bien, à travers un mélange d'émotion, d'humour et surtout d'humanité qui fait honneur à ces fameux “gens-là”.

Fort de son club de bras cassés, Georges doit monter Phèdre. En italique, parce qu'on n'est pas dans du Dorcel : on parle de la pièce de Racine, pas du personnage. Si tu ne l'as pas lue ou vue sur scène, pas d'inquiétude, tu trouveras les infos nécessaires dans le bouquin, qui se trouve être le meilleur travail de vulgarisation que j'aie pu lire. Comme quoi un roman de divertissement peut aussi tirer son lectorat vers le haut et pas juste se contenter de raconter du vide en laissant les neurones inoccupés (c'est le boulot des animateurs télé, ça).
Planquer de la littérature classique sous une lecture de plage, c'est vicieux, j'aime bien l'idée. Et ça marche, parce que Deloy se montre pédagogue. Les personnages issus du théâtre expliquent la pièce comme des profs… tandis que les acteurs amateurs, avec leur bagage scolaire plus ou moins étoffé et leurs facultés plus ou moins affûtées, te la racontent comme un pote le ferait. C'est parlant, loin de la conception élitiste traditionnelle de la littérature classique et tout le monde s'y retrouve.

Alors après faut pas s'attendre à des masses de suspense quant au dénouement. Un défi impossible, les personnes les moins qualifiées sur le papier pour en venir à bout, on sait comment ça se termine dans la fiction. C'est le genre qui veut ça.
Quel genre au fait ? Bonne question. D'aucuns diront (à tort) littérature contemporaine, sauf que c'est un critère chronologique hors sujet avec le genre. Certains parleront (à tort) de feel-good. À moins d'être le dernier des sadiques, y a quand même pas de quoi se réjouir de la situation de Georges et des tuiles qui lui pleuvent sur la tête chapitre après chapitre. D'autres le rangeront (à tort) en romance mais, vu la place mineure qu'elle occupe dans ce livre, on n'a pas dû lire le même ou ils confondent avec un autre. Enfin, à ceux qui le caseront (à tort) dans la blanche, je réponds que cette catégorie aussi fourre-tout qu'une soirée échangiste n'est qu'un classement par défaut de ce qu'on n'arrive pas à mettre ailleurs, donc pas un genre défini en soi. Au final, ça sent bon le complot ourdi par les prêtres du temple de Dendérah : avec eux, c'est toujours Hathor.
Après cet aparté (comme au théâtre, c'est dire si je suis raccord avec le sujet), j'en reviens à ce que je blablatais à propos de la fin. Deloy a eu le bon goût de garder le sens de la mesure. Il a évité le final à l'américaine, avec brouettes de Molière, fauteuils à l'Académie et places réservées au Panthéon pour la troupe d'amateurs. C'est la force de ce bouquin de savoir rester juste. Les passages obligés de cette littérature, oui, les clichés et facilités, non. Et sans excès délirant par-dessus le marché (de Wazemmes).
Les scènes chargées d'émotion ne versent pas dans le sentimentalisme à deux ronds, le pathos outrancier, le tire-larmes racoleur. Les pages regorgent de traits d'humour, des phrases qu'on a sorties dans des situations analogues, entre rire jaune, dédramatisation et parfois cynisme de grand blasé du coup dur. Moyen de défense classique : en chaque clown sommeille un écorché (sauf Grippe-Sou qui est un cas à part).
Deloy sait y faire sans trop en faire. La bonne formule au bon moment, la petite goutte au coin de l'oeil quand il faut plutôt que des torrents de larmes à chaque phrase, la phrase marrante qui fait mouche plutôt qu'un festival ininterrompu de feintes moyennes. En un mot, du relief.
Un relief qui doit autant à la construction de l'ensemble et au sens du timing qu'à la forme. Ça se lit bien, parce que c'est bien écrit. D'autres auteurs dans la même veine m'ont consterné, soit par leur tournure scolaire niveau CE2, soit à l'inverse par un académisme pétri de naphtaline, de Proust et de somnifère (le cocktail fatal…). La plume Deloy, c'est frais, aéré, décontracté. Et comme la décontraction n'a rien de spontané en écriture, je te laisse imaginer comment il a dû bosser et suer pour ciseler chaque phrase.

Avant d'attaquer Mais sinon, tout va bien !, j'avais un peu peur de m'engager dans une lecture pas trop pour moi. Sûr qu'on est loin de mes dragons, robots de l'espace et crimes en série habituels avec ce roman ancré dans un quotidien à dix mille milliards d'années-lumière du mien. La distance n'a pas empêché un rapprochement à travers certains personnages (Margot et Henrik, les deux surdoués avec zéro sens social) et certaines scènes (le râteau de Georges, c'est du vécu). Je ne regrette jamais une sortie hors de ma zone de confort de lecteur quand l'auteur assure le job avec intelligence. C'est le cas ici.
Tout va bien, ça baigne dans l'huile, pour reprendre un mot prononcé le 14 février 1779 par James Cook, expert en friture.
Lien : https://unkapart.fr/mais-sin..
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Clem_YCR
  18 mai 2019
Mais sinon, tout va bien… C'était une lecture incontournable. Parce que j'aime beaucoup l'écriture de Maxime Gillio qui publie ici sous un pseudonyme (oui bon je n'ai lu que "Thérapie" qui est un duo et "Ma fille" mais c'est un bon échantillon) et aussi parce qu'il sortait au moment de notre WE entre filles, que Nadge est une fan inconditionnelle de l'auteur (elle a presque tout lu, elle) et qu'on l'a donc lu à trois, embarquant, sans le savoir, nos exemplaires dans l'une de ses villes préférées au monde.
Ce qui est drôle avec ce roman, c'est qu'il y a eu plein de petits signes au fil de la lecture : Georges est le prénom de mon grand-père, que j'aurai pu porter si j'avais été un garçon, l'un des personnages principaux s'appelle comme moi et Georges menace de s'exiler dans le Cantal (dans une bergerie pour être précise), le département de Nadge !
Bref, j'ai rencontré Georges et j'ai été séduite. J'ai adoré même !
Les deux gros points forts du récit de Max Deloy, selon moi, sont l'écriture et l'humour. En effet, l'auteur emploie un vocabulaire très riche et varié qui rend la lecture vraiment plaisante et nous permet d'avoir une vision très imagée des scènes décrites. de plus, chose assez rare lors d'une lecture, j'ai beaucoup beaucoup ri; toute seule devant mon livre ou avec les copines lorsque nous en étions à peu près au même passage.
La plume de Max est acide, grinçante et en même temps légère, pour nous conter les aventures de ce trentenaire (tiens il a pile poil mon âge en plus ^^) qui a dû croiser un chat noir en même temps qu'il passait sous une échelle, c'est pas possible autrement. En clair, Georges (moi je ne trouve pas que ça fasse vieux hein et puis il y a George Weasley tout de même) accumule les déconvenues… et pourtant, c'est un homme adorable, un peu trop bonne poire certainement et, si ça le bouffe parfois de ne pas savoir s'imposer, il a le coeur sur la main. On s'attache instantanément à cet homme qui élève seul son fils surdoué et tente de remplir leur gamelle avec des petits boulots de figuration, car il n'a pas encore trouvé le rôle qui fera de lui le prochain Vincent Cassel (et pas sûr qu'il le trouve un jour). Georges c'est le voisin gentil, que tout le monde voudrait avoir mais dont ses propres voisins font peu cas ; il a un sens de la moralité très élevé et celui-ci risque de lui causer quelques tracas. Finalement, c'est lorsque l'on se soucie d'inconnus que l'on risque de s'attirer les foudres des plus égoïstes. Pourtant, dans son malheur, qu'il subit parfois avec un peu trop de résignation, George a une grande chance : celle d'être entouré de personnes exceptionnelles (même si pour certaines on ne le voit pas au premier regard).
Max Deloy nous a pondu des personnages extras qui sont réunis autour de Georges depuis plus ou moins longtemps mais qui forment un cocon familial des plus atypique. Certes il y a des divergences de point de vue, les mots fusent et les égos se froissent mais ils sont toujours là les uns pour les autres, aussi cabossés soient-il.
Il y a Henrik, le fils surdoué dont la mère est absente ; du haut de ses 12 ans il exprime son amour à son père comme il peut. Sa peur de la société le pousse à rester la plupart du temps enfermé dans l'appartement et sa capacité à décourager ses préceptrices est grande !
Il y a Juan, l'ami d'enfance et agent, dont les méthodes sont parfois douteuses mais qui est là pour Georges autant que l'inverse est vrai. Parrain d'Henrik, il entretient une relation très forte avec le garçon. Il soutient son ami sans jamais chercher à l'influencer, le confortant dans ses décisions. Une belle amitié vraiment.
Il y a Mireille (surnommée Tortue Géniale), l'ancienne actrice, qui a connu les parents décédés de Georges et est toujours restée à ses côtés. Pas facile la Mireille, pas très affectueuse non plus mais un talent immense et elle veille sur Georges et le secoue quand c'est nécessaire.
Il y a Margot, LA préceptrice qui déchire tout. Légèrement surdouée sur les bords elle aussi, elle parle sans filtre et, si elle se confie peu sur elle, c'est une fine observatrice qui fait mouche à tous les coups et a une volonté d'acier.
Et il y a les élèves de côté cour, l'école de théâtre de notre trentenaire. Pas de grands acteurs, pas forcément pris au sérieux par leur prof, mais des hommes et femmes d'origines différentes, avec des complexes, des passés pas toujours faciles, qui se font du bien les uns aux autres.
C'est grâce à ce petit monde que notre Georges va grandir et surmonter ce qui l'attend, même s'il a tendance à repousser toute main secourable dans un premier temps (c'est qu'il est fier et qu'il veut se débrouiller tout seul le bougre, gare à celui qui s'intéresse un peu à lui). L'espèce d'auto-apitoiement dont il fait preuve (enfin c'est vrai qu'il encaisse le pauvre) m'a un peu agacée je l'avoue ; il reste focalisé sur ses propres problèmes sans voir qu'autour de lui on le soutiendrait si il en donnait l'occasion (fierté masculine ?).
Bref.
Pour être complet sur le bilan, il ne faut pas oublier les personnes mal intentionnées, les secrets qui vont voir le jour et la tendance de Georges à être attiré par les mauvaises femmes.
Peut-être est-ce un préjugé, mais en voyant l'éditeur, je m'attendais à de la romance. Et bien elle n'est pas si présente que ça. Certes, Georges cherche l'amour, mais ce n'est qu'un sujet accessoire du roman de Max Deloy, tout ne tourne pas autour de cette recherche ; et justement, la romance n'est peut-être pas là où on l'attend. Par contre, je vous garantis que c'est bien un roman d'amour ! Il y en a à revendre dans ce livre : amis, famille… Tout ce qu'il faut pour s'en sortir, c'est être entouré des bonnes personnes !

Il se trouve que j'ai été tellement prise par ma lecture que je n'ai pas pensé à relever de citation. Mais je vais tout de même vous citer un passage, le premier, il me semble, à m'avoir fait franchement rire :

Père célibataire et complétement dépassé recherche précepteur / préceptrice pour faire l'école à domicile à son fils surdoué de 12 ans. Aucun niveau d'études requis, ce petit génie se chargera de vous faire sentir dès la première heure à quel point vous être médiocre.
Profil souhaité : masochiste, aimant se faire humilier par un prépubère. Tarif : progressif, le paiement sera automatiquement revalorisé si vous tenez plus de cinq heures sans l'étrangler ou démissionner.
Lien : https://sawisa.wixsite.com/y..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
iz43iz43   23 août 2022
La fin de la nuit, c' est le meilleur moment, celui auquel s 'accrochent encore des lambeaux de possible, que le petit jour se chargera d'effacer.
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Clem_YCRClem_YCR   18 mai 2019
Père célibataire et complétement dépassé recherche précepteur / préceptrice pour faire l'école à domicile à son fils surdoué de 12 ans. Aucun niveau d'études requis, ce petit génie se chargera de vous faire sentir dès la première heure à quel point vous être médiocre.
Profil souhaité : masochiste, aimant se faire humilier par un prépubère. Tarif : progressif, le paiement sera automatiquement revalorisé si vous tenez plus de cinq heures sans l'étrangler ou démissionner.
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rkhettaouirkhettaoui   27 mai 2019
Et faut mettre tes fichiers à jour, ça fait vingt ans qu’on sait que Dvořák n’a pas composé cinq symphonies, mais neuf. Y a que les ignares qui continuent à appeler la cinquième « Symphonie du Nouveau Monde », alors qu’en fait il s’agit de la neuvième.
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rkhettaouirkhettaoui   27 mai 2019
En temps normal, j’aime cette agitation. Ces sacs-poubelles, ces voitures aux vitres baissées sur des caissons de basse assourdissants. Ça me parle, ça me rassure. Ce sont mes repères, mes barricades. Je sais que, lorsque j’arriverai chez moi, que j’aurai refermé la porte du studio, le calme que j’y trouverai sera comme un petit miracle, une oasis de sérénité au milieu des rumeurs de la ville. J’ai besoin du désordre pour davantage apprécier la quiétude.
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UnKaPartUnKaPart   26 avril 2019
À trente-deux ans, Jean Dujardin donnait la réplique à Mathilde Seigner, Vincent Cassel à Cate Blanchett. Moi, je m’apprête à enfiler un slip kangourou pour un shooting La Redoute.
Chacun a le succès qu’il mérite.
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