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Marie-José Lamorlette (Autre)
ISBN : 2253034355
Éditeur : Le Livre de Poche (01/04/1984)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 80 notes)
Résumé :
1966. Tucsa, Oklahoma. Deux bandes rivales, les Socs – la jeunesse dorée de la ville – et les Greasers – sortes de blousons noirs aux cheveux gominés –, se livrent une guerre sans merci.

Ponyboy Curtis, quatorze ans, est un Greaser. Il traîne dans les rues avec ses copains qui, comme lui, sont des loubards. Mais le meurtre d’un Soc bouleverse brutalement sa vie insouciante, le mettant hors la loi. Au fil d’événements dramatiques, le jeune garçon va de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Donna22
  24 août 2013
J'ai découvert cette bande de jeunes rebelles généreusement gominés dans un magazine pour ados quand j'avais 12 ans. Je me suis empressée de voir l'adaptation de Francis Ford Coppola riche de cette belle brochette d'acteurs, de tomber raide dingue de Sodapop (qui a vite été détrôné par River Phoenix dans Stand By Me mais bon ...) et de placarder des posters du gang sur les murs de ma chambre. Si quelqu'un m'avait dit à ce moment qu'un livre existait, je l'aurais sans doute appris par coeur.
Je ne peux donc être objective dans ma critique (mais peut-on l'être vraiment?) car je la sais biaisée par ce parfum d'enfance qui a toujours tendance à enjoliver le passé.
On est en 1966 dans une petite ville de l'Oklahoma. Les Greasers, des Bad Boys gominés en marge de la société, et les 'Socs', les jeunes richards de la ville, se livrent une guerre de gangs dont ils ne se remettront pas. Au milieu de tout ça, Ponyboy, un Greaser orphelin de 14 ans qui vit avec ses 2 grands frères Darry et Sodapop, va faire l'apprentissage de la vie.
Si l'on tient compte de l'âge de Susan Eloise Hinton quand elle l'a écrit (16 ans), ce premier roman est une réussite, mais une réussite tristement inspirée par les injustices dont elle a été témoin au sein de son lycée.
C'est concis, dense et touchant. On s'attache malgré nous à ces voyous, des mecs bien au fond, à commencer par Ponyboy, rêveur allergique à la violence, et puis le petit Johnny, victime de ses géniteurs à qui la vie ne semble réserver que des malheurs.
Je pense que je vais me refaire le film une énième fois :-)
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Nanieblue
  17 mai 2012
▬ Dans une petite ville d'Oklahoma, dans les années 60, un jeune homme sort d'un cinéma et rentre chez lui à pied lorsqu'il se retrouve coincé dans une ruelle, 4 jeunes hommes à ses trousses.
Ponyboy Curtis, le narrateur, nous fait partager son histoire, à commencer par ce guet-apens dont il est la victime dans les premières pages du roman. Ponyboy est un Greaser, il habite l'est de la ville dans un quartier modeste. Ses agresseurs, se sont des Socs, les gosses de riches des quartiers Ouest.
▬ Entre Socs et Greasers, c'est la guerre! Deux bandes rivales qui s'affrontent depuis toujours. C'est devenu une tradition, c'est comme ça et puis c'est tout. Ponyboy a toujours connu ces bagarres entre Socs et Greasers. Il suit sa bande, en particulier ses grands frères, sans se poser de question mais il se sent mal à l'aise face à toute cette violence qui régit son quotidien.

▬ Ce roman s'articule autour de Ponyboy, qui loin d'être bête, n'a pourtant pas la jugeote nécessaire pour éviter certaines situations et certains ennuis. A 14 ans, le jeune homme est loin des “clichés” concernant les Greasers. C'est un jeune homme intelligent qui préfère plonger dans un livre que dans une bagarre. Même si sa bande potes l'entraine parfois dans de mauvais coups, il préfèrera s'éclipser avant que cela ne dégénère. Il n'est pas lâche pour autant et défendra toujours un Greaser, quoi qu'il arrive.
C'est d'ailleurs cette loyauté envers sa bande qui va changer le cours de sa vie. le jeune homme va se retrouver mêler à une affaire de meurtre – coupable ou non, je vous laisse le soin de le découvrir – et devra quitter la ville en compagnie de son meilleur ami. Cette cavale va être l'occasion pour les jeunes hommes de voir de nouveaux horizons, d'apprendre à se connaitre l'un autre, mais aussi d'apprendre à se connaitre soi-même. Ils vont grandir et faire preuve d'un courage que jamais personne n'aurait pu soupçonner, surtout avec leur étiquette de Greasers.
▬ Les Greasers, qui sont-il? Ponyboy, le personnage principal de cette histoire, est le benjamin des Curtis. Orphelin de père et de mère, il vit sous la tutelle de son grand frère Darry. Ce dernier se montre très dur envers ses frères, surtout envers Pony. C'est un jeune homme de 20 ans qui a du faire face très vite à énormément de responsabilité et malgré ses airs de gros dur, on découvre un jeune homme terrifié à l'idée de perdre un de ses frères. C'est un personnage vraiment très touchant. le deuxième frère Curtis, Sodapop est un “enivré de la vie” comme le dis si bien son petit frère. Compréhensif, rieur, il n'est pas le dernier pour mettre de l'ambiance dans la famille Curtis, tout en jouant un gardant un côté très maternel vis-à-vis de Ponyboy.
Les Greasers sont une grande famille, et qu'importe s'ils n'ont aucun lien de parenté, l'important pour eux, ce sont les potes! Parmi eux, il y a Johnny, le meilleur ami de Pony. L'adolescent de 16 ans est le petit chouchou de la bande. Il fut la victime d'une bande de Socs qui lui tombèrent dessus et le laissèrent salement blessé sur un terrain vague. Il en garde des traces physiques, comme la cicatrice qu'il a sur le visage, mais aussi des traces psychologiques. C'est un personnage très touchant mais aussi très mystérieux, qui se révèlera au fil de l'histoire.
D'autres Greasers apportent une touche d'humour à ce roman comme Grain de Sel ou encore Steve. Mais il y a un Greaser qui fiche la trouille: Dally. Il est plus enrager que la plupart de ses copains. Après plusieurs séjours en prison, Dally est totalement incontrôlable, toujours en train de défier les lois, la police et surtout les Socs.
En parlant de Socs, Pony nous en parle également dans son récit et pas spécialement en de mauvais termes, à commencer par la charmante Cherry, qui se révèlera bien moins superficielle que la plupart des filles qu'il connait.
Susan Eloise Hinton est née à Tulsa, en 1950 et elle a écrit ce livre à 16 ans, révoltée par les injustices sociales dont elle est le témoin au lycée. Et je dois dire que tout s'explique alors!
Il y a par moments, des phrases qui ne colle pas, des sentiments un peu trop exacerbés pour certains personnages et des petits mots doux qui sonne faux dans la bouche d'un Greaser trop fière pour pleurer devant ses copains.
On peut comprendre alors cette étrange naïveté qui plane par moment. Mais il y a aussi des moments très fort, qui prennent encore plus de sens, sachant que la jeune fille qui écrivait ses lignes en avait été témoin.
Malgré quelques descriptions parfois longuettes, j'ai trouvé ce roman vraiment bien écrit. Les pages se sont tournées sans que je ne m'en rende compte!
▬ Ce livre est un petit bijou de sincérité et d'émotions mais quelques détails m'ont un peu moins plu, comme certaines descriptions physiques un peu trop détaillées et parfois inutiles. Et quelques petits passages un peu trop mielleux pour ce genre d'univers.
Mais malgré ces tous petits détails, qui ne m'ont pas déranger plus que ça, j'ai trouvé ce roman très émouvant et et d'autant plus poignant qu'il fait référence à une réalité dont a été témoin l'auteure.
C'est l'histoire d'une fratrie, et d'un jeune homme homme qui tente de trouver sa place dans ce monde. C'est l'apprentissage de la vie, de la survie, du respect et du deuil. C'est un témoignage sur la jeunesse américaine qui se scinde à cause de leurs origines sociales. C'est une guerre de gang dont un jeune homme voudrais se sortir. Ce sont des personnages sont émouvants, agaçants, compréhensifs ou totalement égoïstes.
Et le petit plus, qui en fait pour moi un coup de coeur, c'est la fin, qui m'a totalement prise au dépourvue. Je ne regrette absolument pas d'avoir enfin découvert l'histoire des Greasers et j'ai hâte de voir le film maintenant ^^
Lien : http://nanieblue.free.fr/QNL..
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Elphie
  07 novembre 2012
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec ce livre. Je savais juste d'après les commentaires de Dieu que Ponyboy était un type bien. Et puis dès les premières pages j'ai été "prise" par l'histoire de ce jeune Greaser pas comme les autres. Car oui, Ponyboy a beau être un Greaser, il est surtout un rêveur, un lecteur, un type intelligent qui veut autre chose qu'une vie de voyou...
L'histoire est racontée par Ponyboy, et se retrouve alors emplie de toute la naïveté d'un jeune greaser de 14 ans qui certes n'a pas eu la vie facile, mais qui ne connait pas tout non plus de la vie. On suit le fil de ses pensées, et tout cela n'en rend la lecture que plus touchante. On ne dirait pas en lisant le résumé, mais Les Outsiders est un livre bien émouvant. J'avoue avoir eu les yeux humides un bon nombre de fois pendant la lecture - et il ne fait que 219 pages !
Les Outsiders est une histoire sur les répercussions des "guerres" entre gangs, mais en même temps ça va beaucoup plus loin que ça. Ca parle de différences au sein d'un groupe (tous les Greaser n'ont pas les mêmes idées, les mêmes motivations), de relations fraternels (Ponyboy vit avec ses deux frères Sodapop et Darry), d'amitié (entre eux, c'est à la vie, à la mort!), et il illustre bien le dicton disant que la vraie famille c'est celle que l'on choisi...
Un autre point qui m'a plu dans le roman, c'est que l'histoire a beau se passer dans les années 60, le thème est toujours d'actualité... La "guerre" des gangs fait toujours des victimes de nos jours... Et ce qui est plus étonnant encore ce sont les circonstances dans lesquelles il a été écrit : Susan Eloise Hinton a écrit ce roman alors qu'elle était à peine âgée de 16 ans. Elle était révoltée par les injustices sociales ayant lieu dans son lycée et a alors décidé d'écrire son livre. C'était sa façon à elle de montrer le vrai côté des "outsiders"...
En résumé, un beau roman, avec des personnages auxquels on s'attache énormément malgré leur réputation de voyou (et d'ailleurs on se rend vite compte que les voyous, ne sont pas toujours ceux qu'on croit...)
Lien : http://sweet-madness.hautetf..
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kathel
  01 mars 2017
Dans ce roman imaginé par une jeune fille de seize ans en 1967, l'auteure se met dans la peau, dans la tête, dans les mots d'un jeune de quatorze ans de Tulsa, en Oklahoma. Ponyboy Curtis vit avec ses deux frères dans un quartier déshérité, appartient au clan des « Greasers » qui s'opposent régulièrement aux « Socs », les petits bourgeois en voitures décapotables et polos bien repassés. Leur culture commune est la bagarre, les codes de la rue, le cinéma en plein air, l'alcool et les cigarettes. La mort d'un de ces jeunes va bouleverser la vie de Ponyboy, et l'obliger à prendre la fuite.
Mais ce « West side story » de l'Oklahoma va bien au-delà du portrait, très réussi au demeurant, d'une génération cabossée. Car la jeune auteure, finement, ne caricature pas les garçons et les filles des deux clans rivaux. D'un côté comme de l'autre, certains diffèrent un peu des autres, essayent de s'en sortir, de voir plus loin que leurs petites guerres, de prendre conscience que tout cela finira mal. Ce roman est aussi celui du rôle de la littérature qui sauve, de la solidarité, de l'amour, de la mort, de la rédemption peut-être…
Je ne sais plus trop pourquoi j'ai choisi ce roman, puisque le choix d'un narrateur adolescent, je trouve toujours cela un peu risqué. Bien souvent, je ne reste pas intéressée très longtemps, ça semble un peu fabriqué. Cette fois, j'y ai trouvé un accent de véracité, et malgré le vieil exemplaire tout jaune et délabré que j'avais sous la main, j'ai dévoré le roman ! Quelques phrases sonnent de manière un peu naïve, parfois, mais cela reste assez marginal pour ne pas s'y arrêter. Je me suis dit qu'on devrait en faire un film, de cette formidable histoire, mais il existe déjà !
Lien : https://lettresexpres.wordpr..
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Atari93
  01 juin 2016
Cette histoire prend le lecteur sur un voyage phénoménal par les choix de vie d'un jeune membre de gang. Nous savons que la période est mise au milieu des années 60 à cause de ce que les gens portent et l'argot qu'ils utilisent. le livre suit les difficultés de notre jeune protagoniste de seize ans, Ponyboy. Ponyboy est votre moyen inadapté de lycée qui se trouve au milieu de deux gangs rivales, les Greasers et les Socs. Ponyboy est un Greaser, mais il n'adapte pas le moule. Il aime les choses que les autres membres du gang ont aucun intérêt pour, comme la lecture et regarder des films. Pour Ponyboy ce gang n'est pas seulement un gang, mais c'est sa famille. Seul le temps nous dira où les choix de Ponyboy le mèneront.
Je n'aime d'habitude pas les livres de lecture, mais "Outsiders", par le S.E. Hinton, est une des rares exceptions. le livre fait un excellent travail à capturer les émotions des personnages et laisse le public en admiration. Je trouve que ce livre soit captivant et perspicace. À mon avis, je trouve que le conte soit puissant. Les personnages ont chacun une personnalité unique qui vous fait sentir un lien avec eux. La manière dont l'histoire est racontée du point de vue de Ponyboy, crée une expérience divertissante.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
NanieblueNanieblue   17 mai 2012
Dans quel genre de monde vivons-nous pour que la seule chose dont je puisse être fière soit de passer pour un voyou, et d’avoir les cheveux longs? Je ne tiens pas à être un voyou, mais même si je ne vole pas, si je n’agresse personne et si je ne me cuite pas, je suis marqué. Je suis un minable, un vaurien. Pourquoi devrais-je être fière de ça? Pourquoi devrais-je même faire semblant d’en être fière?
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NanieblueNanieblue   17 mai 2012
Soda et moi essayons d’éviter les ennuis; et quand nous ne pouvons pas, nous faisons gaffe à ne as être pris. Ce que je veux dire, c’est que la plupart des Greasers font ce genre de trucs, tout comme ils portent les cheveux longs, des jeans et des T-shirts, des blousons de cuir, des tennis ou des boots, ou comme ils laissent dépasser un pan de chemise. Je ne dis pas que les Greasers sont mieux que les Socs, ou vice versa. C’est comme ça, c’est tout
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kathelkathel   01 mars 2017
J’adorais la campagne. Je rêvais d’être en dehors des villes, loin de l’agitation. Mon seul souhait était d’être allongé sur le dos, sous un arbre, et de lire un bouquin ou de faire un dessin, sans craindre d’être attaqué, ni d’être obligé de porter un couteau […]
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LilyKLilyK   27 juillet 2016
Un matin, je me suis éveillé plus tôt que d'habitude. Johnny et moi, on dormait blottis l'un contre l'autre pour se tenir chaud - Dally avait raison en disant qu'il ne ferait pas chaud là où on allait. Prenant soin de ne pas déranger Johnny, je suis sorti m'asseoir sur les marches et j'ai fumé une cigarette. Le jour se levait. Le fond de la vallée était empli de brume; parfois, quelques flocons s'en échappaient et s'élevaient, petits nuages vagabonds. Le ciel était plus clair à l'est et l'horizon n'était qu'une mince ligne dorée. Il y eu un instant de silence, comme si tout retenait sa respiration, et puis le soleil s'est levé. C'était merveilleux.

" Mince! déclara soudain Johnny à côté de moi, me faisant sursauter. C'était chouette.
- Ouais."
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ScoutCurtisScoutCurtis   06 juillet 2016
Ce poème, ce type qui l'avait écrit, il voulait dire que quand on est gosse on est en or, comme les premières feuilles. Quand on est gosse, tout est neuf, comme l'aube. C'est juste quand on s'habitue aux choses que le jour remplace l'aurore. Comme ta façon de regarder les couchers de soleil, Pony : ça c'est de l'or. Reste comme tu es, c'est la meilleure façon d'être.
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