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ISBN : 2253194875
Éditeur : Le Livre de Poche (16/04/2014)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 245 notes)
Résumé :
Un quartier populaire d'une petite ville de l'État de New York, les années 1950.
Cinq lycéennes, pour survivre et se venger de toutes les humiliations qu'elles ont subies, concluent un pacte, à la vie, à la mort : elles seront le gang Foxfire. "Foxfire" désigne les jolies filles, mais également le feu follet. La haine, et surtout celle des hommes, va les entraîner dans une impitoyable équipée sauvage. Après un séjour en maison de correction, legs, leur chef a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
latina
  09 janvier 2017
« Nous n'étions plus des individus-filles mais un faisceau de flammes en marche »
J'y croyais, moi, à Foxfire !
J'y croyais tellement, à ces filles qui s'étaient rassemblées autour d'une cheffe surnommée « Legs » et qui s'étaient donné un nom de feu contre l'Ennemi : l'homme. Entendons-nous bien : l'homme brutal, qui ne pense qu'avec une certaine partie de son corps, qui n'en a cure de ces toutes jeunes filles ; l'homme exploiteur, aussi. L'homme rusé, l'homme pervers. C'est contre cet Ennemi-là que Foxfire s'insurge, défend les filles, les femmes, pauvres, seules, abandonnées ou obligées d'obéir, vierges ou non. Nous sommes en 1954, et la société américaine très puritaine n'est dominée que par les hommes, blancs évidemment.
« Legs » est une pure, la vraie soldate ivre de faire le bien, mais rebelle, complètement givrée. Cela ne m'a pas du tout étonnée de voir s'agglutiner autour d'elle d'abord 4 jeunes filles complètement différentes, puis au fil des mois encore d'autres. Maddy, la narratrice, est une inconditionnelle de Legs. Elle a tout noté dans son carnet, tous les faits et gestes de Foxfire, depuis sa création jusqu'à, malheureusement, son effacement. Et pourtant, j'y croyais, moi, à Foxfire.
Mais comme tout ce qui est à côté de la légalité, comme tout ce qui détruit, il ne faut pas s'attendre à ce que cela demeure éternellement. La société s'en mêle, le quotidien, aussi, et ses difficultés financières. Car ces filles sont pauvres, même – surtout – associées.
La folie guette, le drame aussi.
Et pourtant, j'y croyais...
Encore une fois, JC Oates m'a attrapée dans ses filets. Cette magicienne de la psychologie a mille entourloupes pour se glisser dans la peau d'héroïnes qui, vues du dehors, suscitent le mépris ou le rejet. Un gang de filles ! Des dévergondées, oui ! Des petites putes qui ne pensent qu'à foutre le bordel partout ! Tous ces gens bienpensants de l'Amérique profonde des années 50 les ont en horreur.
Mais moi je les ai aimées, je les ai comprises, je les ai crues. Même jusqu'à la fin, inéluctable.
Grâce à Joyce Carol Oates.
Une auteure incontournable.
Une oeuvre multiforme.
Un style vivant, piquant.
Une capacité à se couler dans une infinité de personnages.
Joyce Carol Oates, j'y crois !
« Quoique vous fassiez, que vous le fassiez seule ou non, à quelque moment que vous le fassiez, de quelque façon que vous le fassiez, pour quelque raison que vous le fassiez, quelque mystérieux que soit le but dans lequel vous le fassiez, n'oubliez jamais que sur l'autre plateau de la balance il y a toujours le néant, la mort, l'oubli. Que c'est vous contre l'oubli. »
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Gwen21
  04 avril 2016
Nom de code : FOXFIRE.
A quoi sert un nom de code ?
- A se donner une identité quand on n'en a pas ou quand on n'est pas sûr de la sienne.
- A unir les forces et les compétences pour être plus forts, ensemble.
- A partir en guerre.
FOXFIRE
Aussi incontrôlables que les flammes que leur nom de gang évoque, aussi explosives que des bâtons de dynamite, aussi paumées que des ados sans repères et aussi déterminées que des louves acculées au crime par la faim, telles sont « les soeurs en FOXFIRE » : Legs, Goldie, Rita, Maddy, Lana, VV, Marsha, Violet et quelques autres.
Années 50, Hammond, Etat de New-York, cité ouvrière où s'opposent patrons et syndicats, capitalistes et communistes, riches et pauvres, Blancs et Noirs, citoyens intégrés et délinquants rejetés. Dans ce contexte ségrégationniste, raciste et misogyne, évolue une poignée d'adolescentes brimées, jouets impuissants des hommes, des filles sans passé et sans avenir, des filles sans destin, aux parents alcooliques (sont-ce seulement leurs parents ?) et aux ailes atrophiées.
Des vies bâties sur d'inébranlables rapports de forces.
Des filles qui un beau jour décident qu'elles aussi ont droit à un destin, qu'elles aussi peuvent être fortes, qu'elles aussi peuvent vivre libres. RÉVOLTE. Contre un système, contre la donne aléatoire de la vie, mais surtout contre les hommes, ceux-là mêmes qui osent poser leurs grosses mains sur leurs cuisses juvéniles, ceux-là mêmes qui les font chanter, les menacent, les harcèlent et abusent d'elles.
Menées par la charismatique Legs, les filles du gang FOXFIRE, devenues soeurs de sang, en ont définitivement terminé avec cette société où elles n'ont pas leur place, elles tombent rapidement dans la violence et la délinquance. VENGEANCE ! VENGEANCE ! Elles ne demandaient pourtant pas grand-chose : respect et considération, et le droit de rire, d'être elles-mêmes, le droit de vivre libres dans un pays qui a fait de la LIBERTÉ sa devise la plus orgueilleuse et la plus mensongère.
Après bien des difficultés à entrer dans la narration au style déstructuré (qui parle ? à qui ? qui est qui ?) - disons pendant les 150 premières pages - j'ai finalement été happée par l'aventure FOXFIRE, par cette lutte pour la (sur)vie de ces filles-victimes qui se transforment en filles-bourreaux par la magie d'un instinct de conservation et de cohésion d'une force incroyable ; unies jusqu'à l'irréparable, jusqu'à l'ultime utopie qui vire au drame. J'ai aussi aimé retrouver la plume de l'auteur, découverte avec délices dans « Blonde ». Les chroniques de FOXFIRE font sans doute partie de ces romans qui marquent davantage le lecteur après la lecture que pendant.

Challenge MULTI-DÉFIS 2016
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mariech
  10 janvier 2013
Foxfire c'est le nom d'un gang de filles un peu perdues dans l'Amérique profonde des années 50 , c'est aussi actuellement , un film de Laurent Cantet .
Maddy ,Legs , Rita ... vont faire partie du premier gang de filles , avant elles , il n'y avait que des gangs de garçons , où bien sûr , il y avait des filles , mais qui étaient subalternes .
Foxfire va commencer par de venger des hommes qui abusent d'elle , puis la violence va augmenter jusqu'à ce fameux jour où elles ' empruntent ' une voiture.
Legs , la chef de bande va faire quelques mois dans une maison de redressement pour filles , à son retour dans sa petite ville , ses amies fêtent son retour et découvrent horrifiées que Legs a des amies ' négresses ' , eh oui , nous sommes dans l' Amérique des années 50 ;
Mais Legs s'est-t-elle réellement amendée ? En tout cas , son cas semble être une réussite parfaite de réinsertion . Legs ( Margaret ) va réaliser son rêve , être autonome , elle va acheter une grande ferme délabrée où elle et les ' Foxfire ' vont pouvoir vivre .Mais c'est sans compter sur la réalité , car Legs ne mesure pas bien la réalité justement , elle ne se rend pas compte que la ferme de leurs rêves est aussi un gouffre financier sans fonds . Alors , l'argent , elle va en trouver , n'est-ce pas , ne vous ne faites pas , Legs va vous protéger .
Et l'argent arrive , parfois en grande quantité , par des moyens de plus en plus violents jusqu'à cette idée monstrueuse qui va hanter Legs , jusqu'à ce jour qui,est le début de la fin des Foxfire .
Legs ne contrôle rien et surtout pas la violence .
Portraits toute en nuances de ce gang de filles paumées , sans amour , au parcours de vie difficile , alcoolisme parental , violence , abus sexuels , chez ces filles en manque de repère , à l'âge où l'amitié dure toute la vie . le récit est fait par ' Maddy ' qui avait quitté le gang avant le dénouement tragique , Maddy jeune fille influençable , qui est en admiration devant Legs . Pour toutes ces filles faire partie d'un gang , c'était faire partie d'une famille , d'une communauté , recevoir un peu d'amour .
Ce qu'elles font font frémir car évidemment les meneuses n'ont aucune empathie , elles sont emportées par une violence qui va grandir de plus en plus , elles n'ont aucun sens de la réalité , elles vivent dans l'instant présent sans pouvoir imaginer le futur , certaines sont d'authentiques psychopathes , d'autres des suiveuses . J'ai beaucoup aimé ce livre que j'ai dévoré , un road -movie cruel dont je me souviendrai longtemps , mais l'auteur réussit le tour de force de nous rendre ces jeunes filles humaines , même chez Legs ,il y a du bon .
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indira95
  29 juin 2016
Forte de ma 1e expérience en univers Oatsien (cf les Chutes), j'ai donc poursuivi sur cette lancée avec le célèbre Confessions d'un gang de filles (ou Foxfire qui a par ailleurs été adapté en film). Et je suis au regret de vous annoncer que celui-ci m'a quand même sacrément moins emballée, ce qui est d'autant plus dommage que le sujet traité avait tout pour me captiver.
Imaginez un bled paumé de la côte Est des Etats-Unis, à moitié sinistré, dans les années 50. Imaginez une bande d'adolescentes qui, ayant décidé de ne plus se faire dicter leur conduite par les hommes qu'elles méprisent, se regroupent en association de malfaitrices, à la fois vengeresses et féministes. Menée par un leader charismatique sous les traits de Legs, figure anticapitaliste, féministe, anticléricale, fougueuse et intransigeante garçon manqué lâchée dans la nature depuis longtemps, cette bande de filles baptisées Foxfire, soumet la gente masculine concupiscente et répugnante à son joug impitoyable. Personne ne passera entre les mailles de leurs filets. le récit de la vie de ce gang de filles nous est raconté à travers les notes et confessions de Maddy, la chroniqueuse, la plus débrouillarde et intelligente de la bande, qui voue un véritable culte à Legs qu'elle craint et admire. 2 années de vie à un rythme effréné pour ces jeunes filles si différentes, liées par le sceau de l'amitié à la vie à la mort et qui finiront leur course tragiquement.
Après un début prometteur qui m'a fait dévorer les 50 premières pages à la vitesse de la lumière, le rythme s'essouffle et finit sur un dernier sursaut d'intérêt les 50 dernières pages, à l'approche du drame. Je suis clairement passée à côté de ce roman, je ne vois pas d'autres explications. Je n'ai pas ressenti l'exaltation du groupe, n'ai pas été émue du sort de ces Foxfire malmenées par la vie. L'empathie a quasi frisé le néant et le personnage de Legs, bien que très fouillé et complexe, m'a laissée de marbre. le processus narratif, celui d'un récit conté par l'intermédiaire des notes et souvenirs de Maddy, a rajouté une distance quasi clinique qui combinée à la dureté du thème, laissera un sentiment d'inachevé, de désincarnation. Question de point de vue bien sûr et la majorité des lecteurs ont vu en ce roman un chef d'oeuvre. C'est pourquoi je vous conseille d'en entamer la lecture car il présente les qualités littéraires des plus grands. le feeling n'entre pas en ligne de compte au final. Et il mérite quand même le coup d'oeil.
Lien : http://www.livreetcompagnie...
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Tounet
  06 juillet 2014
Foxfire, c'est un gang de filles des quartiers ouvriers dans les années cinquante dans l'Etat de New-York.Cinq filles en perte de repères, aux familles décomposées, qui vont se réunir, s'entraider et malheureusement...déraper. Les personnages sont certes un peu typés mais néanmoins très attachants:il y a Leggs, bien sûr: le leader du groupe, dure et perdue, orpheline de mère, élevée par un père alcoolique qu'elle "encombre"; il y a Maddy-Monkey, la narratrice et l'intello du groupe dont le père est mort à la guerre et dont la mère est très perturbée psychologiquement; il y a Rita, Red:la jolie pulpeuse un peu naïve; et enfin Goldie "Boum-Boum", le garde du corps. Au départ, les filles jouent les "Robin des Bois", aidant les veuves dans la misère, les filles-mères et les femmes battues, libérant les animaux exploités...Mais les filles dérapent et glissent dans la délinquence, l'entôlage, le chantage...jusqu'au drame final.
C'est toute une face de l'Amérique des années cinquante, un véritable portrait de société que nous dresse l'auteur avec ses préjugés sexistes et racistes selon lesquels, si vous n'êtes pas un homme blanc protestant et aisé, vous n'êtes qu'un sous-citoyen. Les filles peuvent être envoyées en maison de correction sur la simple accusation d'avoir des "moeurs légères", les garçons non bien sûr. Les noirs sont exclus de la société, y compris par les marginaux...
Bref, un roman, chers lecteurs, qui alliera à la fois le plaisir de l'action et de la réflexion sur l'image de la femme et les façons parfois insidieuses dont ces idées sexistes des années cinquante persistent encore et toujours quoiqu'on en dise.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
JessoyaJessoya   31 mai 2012
Elle pense qu'une fois - ça remonte maintenant assez loin - le père Theriault, ce prêtre défroqué, ce clochard alcoolique, assis sur son banc de parc avec ses petites jambes dont les pieds touchaient à peine le sol, a dit à une Legs Sadovsky penchée vers lui, à la fois inquiète et avide d'entendre, que nul individu ne peut remédier à l'injustice; que la terre que nous foulons est faite des os finement broyés de ceux qui, non contents de souffrir, souffrent en silence, d'une souffrance à la fois humaine et animale à laquelle nous ne supportons pas de penser alors que nous le devrions. Legs a murmuré "Mais que pouvons nous faire?" sans que le vieil homme ait paru l'entendre, occupé qu'il était à discourir sur la société, le capitalisme et sur cette malédiction consistant à voir des êtres humains se tenir mutuellement pour de la marchandise; le plus tragique étant que les hommes et les femmes non seulement s'utilisent les uns les autres comme ils le feraient avec des objets, mais qu'ils se présentent, se vendent eux-mêmes comme des objets.
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Gwen21Gwen21   03 avril 2016
En certaines occasions, assez rares mais inévitables, les Wirtz de Seneca Street et les Wirtz de Fairfax Avenue se rencontraient dans le voisinage, par exemple à la messe, à St Anthony. Maddy et sa mère n'allaient pas très souvent à l'église, mais cela leur arrivait (par superstition, croyait Maddy) ; Wimpy Wirtz et sa femme - une vraie tête de bouledogue - marmonnaient "hello" en les fixant sans sourire, comme si sourire leur eût coûté de l'argent, et la mère de Maddy marmonnait froidement en retour quelque chose d'inaudible avant de se détourner avec raideur.
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Gwen21Gwen21   03 avril 2016
Pour chaque fait transcrit dans ces CONFESSIONS, j'en ai omis une douzaine, une centaine, mon Dieu, peut-être un millier d'autres.
Car écrire des mémoires, c'est comme s'arracher les tripes, lentement, centimètre par centimètre. Je l'ignorais quand j'ai commencé, mais maintenant je le sais.
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Gwen21Gwen21   05 avril 2016
Avec la personne qu'on aime le plus, on partage le monde. Quand cette personne n'est plus là, le monde demeure mais ce n'est pas la même chose, une certaine distance s'instaure entre lui et vous.
En fait, ce n'est plus le même monde. Il a si peu de prise sur vous que vous pourriez vous en éloigner, dériver jusqu'à la lune, par exemple.
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Gwen21Gwen21   08 avril 2016
B. J. Rucke, docteur en philosophie. Face de pudding, petits yeux rapprochés, touffes de poils dans les narines et les oreilles. Ses cheveux, d'un brun terne et grisonnant, sont clairsemés par endroits. Sa respiration est audible, comme s'il avait de l'asthme.
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