AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Laura Derajinski (Traducteur)
ISBN : 2757820060
Éditeur : Points (25/11/2010)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 79 notes)
Résumé :
« Tout le monde était d'accord dans le coin : les nouveaux appartements étaient les meilleurs. Les Ewart, comme nombre de familles dans le quartier, profitaient de ces habitations lumineuses. Les voisins faisaient tous l'éloge du chauffage au sol qui permettait de maintenir l’appartement à température grâce à un seul bouton. Le père de Maria était récemment décédé de tuberculose dans son immeuble humide de Tollcross : tout ça n’était plus que de l’histoire ancienne.... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Cissie_blues
  18 août 2015
Lorsque j'ai consulté le résumé de Glu à la bibliothèque, j'ai immédiatement eu envie de l'emprunter. Il faut dire qu'une histoire d'amitié entre quatre jeunes habitants de la banlieue d'Edimbourg, qui traversent "30 ans de culture musicale et politique, du punk à la techno, de l'héroïne à l'ecstasy, d'explosion sociale et littéraire" avec le thatchérisme en toile de fond avait tout pour me plaire. J'ai immédiatement pensé à Jonathan Coe que j'aime beaucoup et à son « Bienvenue au Club ».
En fait, il s'est avéré que cet aperçu, sans être complètement mensonger, ne reflète tout de même pas l'essence de ce roman. Car l'essence se trouve tout simplement dans son titre : « Glu ». On apprend qu'il s'agit d'une matière visqueuse et collante obtenue à partir de substances animales cuites et utilisée comme adhésif. Mais en réalité, c'est surtout ce qui soude nos quatre héros.
Tout débute dans les années 70, au cours desquelles l'auteur nous donne un petit aperçu de l'enfance de ces jeunes hommes et surtout des épreuves que traversent leurs parents. Et après cette mise en situation qui nous fait rapidement comprendre que la vie ne va pas être rose pour eux, il nous plonge dans leur adolescence et dans les années 80 où l'on fait plus ample connaissance avec tour à tour Terry, Carl, Andrew et Billy. On découvre petit à petit leurs personnalités, et l'on apprend les qualités que chacun aura dans la vie pour se sortir de cette misère sociale assez glauque et angoissante et les défauts qui risquent de les freiner.
Je ne peux pas dire si j'ai vraiment adoré ce livre. Cependant, je l'ai lu assez rapidement, je n'arrivais pas à m'en décoller. Je n'étais pas franchement attachée à ces héros –dont j'ai souvent maudit la stupidité, mais je ne pouvais m'empêcher de m'inquiéter pour eux et de vouloir savoir comment ils allaient s'en sortir. Irvine Welsh en fait des personnages extrêmement réalistes, avec un langage bien à eux qui m'a fait regretter de ne pas avoir lu le livre en anglais (quoique la traduction soit très bonne).
Malgré les nombreuses qualités de ce roman, quelque chose m'a profondément gênée pendant cette lecture. Parce que l'on tente de nous faire croire que ce livre est celui d'une amitié qui perdure au fil des années, mais ce que j'ai ressenti était bien différent. Les quatre Ecossais dont on nous parle ne sont pas de réels amis qui s'entraident lorsque l'un d'eux ne va pas bien, qui se donnent des conseils ou s'inquiètent pour les autres. Ils restent ensemble parce que les choses sont comme ça depuis le début, et la glu est finalement plus la nostalgie que l'amitié, et ne les empêche pas de se faire des coups bas à la moindre occasion. J'ai également été assez effrayée par le néant qui meuble très souvent leurs vies et qui fait prendre conscience de la futilité de l'existence humaine en général.
Reste une certaine beauté dans ces caractères, une certaine poésie dans tout ce vide, qui a fini par générer chez moi une forme d'empathie pour des personnages que j'ai longtemps trouvés horripilants (du moins pour certains). Je pense que l'on peut donc dire que l'auteur a quelque part accompli sa mission.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Gwenaweb
  31 janvier 2016
La cohésion de groupe, c'est le sujet des histoires que je préfère. Avoir un idéal commun, une amitié solide et une loyauté qui animent quelques personnes est ce que je trouve le plus intéressant. Ce sont ces histoires qui me bouleversent le plus et qui me font décoller de mon univers perso pour aller rejoindre le groupe dont je lis l'histoire.
On suit le parcours de ces 4 enfants jusqu'à l'âge adulte et c'est terriblement réaliste. L'amitié les lie mais comme dans toute amitié ou famille, ils subissent trahison, déconvenue et éloignement. Il y a forcément un moment où on s'éloigne de la personne qu'on pensait être la plus importante.
On se retrouve dans la crasse Ecosse, dans les bas-fonds d'une région ambiguë, avec un échantillon de la jeunesse droguée. Cocktail magique d'Irvine Welsh. On croise d'ailleurs les héros de Trainspotting, ce qui nous permet de connaître la suite de leur histoire (dans les grandes lignes).
Je me suis beaucoup attachée aux héros (certains font partie de la fiction que je me fais dans ma tête pour les moments d'ennuis) et j'ai versé ma larme à la fin. Chienne de vie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
MarcDessart1976
  03 novembre 2017
Billy. Carl. Gally. Terry. Quatre jeunes issus des quartiers populaires d'Edimbourg. Quatre jeunes dont Irvine Welsh invite le lecteur à suivre les vies déjantées pendant un peu plus de trois décennies, des années '70 au début des années 2000. Des vies rythmées par la misère, le rejet de l'autorité, le hooliganisme et surtout par l'alcool et la drogue.
Pour être honnête, malgré les recommandations, je n'ai pas réellement accroché à cette histoire d'amitié qui n'en est pas vraiment une, puisque ce sont surtout leurs vices qui unissent Billy, Carl, Gally et Terry plutôt qu'une véritable solidarité.
Les hauts et les bas qu'ils traversent m'ont parfois ému, souvent agacé. Ils m'ont ému en raison de l'injustice de leur sort, eux qui ont eu le malheur de naître du mauvais côté à la mauvaise époque, victimes toutes désignées, notamment, des politiques ultra-libérales de Margaret Thatcher. Ils m'ont agacé à cause de leur bêtise sans limite et de leur obstination à s'enfoncer toujours plus dans les problèmes plutôt que de les affronter en face.
Avec pour résultat que je ne suis parvenu à me prendre d'une réelle sympathie pour aucun des quatre « héros ». Pas plus pour Billy ou Carl, qui réussiront malgré tout à tirer leur épingle du jeu, grâce à sa carrière de boxeur pour le premier et à ses talents de DJ pour le second, que pour Gally la poisse ou Terry l'obsédé sexuel, qui, eux, finiront tous deux par sombrer.
Glu se lit pourtant assez facilement. le style est direct, les réparties sont percutantes et les bons mots ne sont pas rares, mais il manque à l'ensemble quelque chose pour le rendre vraiment accrocheur. Peut-être parce que le roman se cherche un peu entre une peinture sociale à mon goût trop légèrement esquissée et une histoire certes déjantées, mais qui ne l'est pas assez pour faire oublier le reste…
En tranchant nettement avec les 500 premières, les 100 dernières pages surprennent. En bien. le récit gagne en intensité lorsque les rescapés, réunis autour du père mourant de Carl, sont contraints de conclure que la vie, malgré leurs fortunes diverses, n'en a épargné aucun d'entre eux. le style ne change pas, mais l'ambiance se modifie imperceptiblement et les pages se chargent du dépit des rescapés, de leur amertume face à l'inexorable meule de la vie, qui finit par broyer tous les hommes, quoi qu'ils aient – ou n'aient pas – accomplis…

Lien : https://livrelecteur.wordpre..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
funkytoon
  28 juillet 2011
C'est bon mais c'est long - ceci n'est pas toujours contradictoire mais c'est le cas ici. On suit la vie de 4 potes d'enfance qui grandissent de décennie en décennie dans une Ecosse touchée par les récesions, le chômage, la drogue, l'alcool, la violence...
c'est un peu long à démarrer, le décor et les (nombreux) personnage prennent leur temps à se mettre en place, mais il faut reconnaître que l'addiction croît au fil des pages ! les dernières scènes sont assez fortes, j'étais je dois l'avouer scotché.
Allez, 100 pages de moins = 1 étoile de plus !
Commenter  J’apprécie          30
lcath
  27 avril 2015
C'est la longue ( très longue ) histoire de quatre copains , des bancs de l'école dans les années 1970 à aujourd'hui. On les voit grandir , espérer , mener leur vie d'adultes . de bagarres en pochtronnades , de filles en filles ils vieillissent sans vraiment changer . La vie les heurte , travail , prison , sida , divorce , ecstasy ..... et une fois arrivé à Munich pour la fête de la bière j'ai refermé le livre sans terminer . 400 pages sur 700 .... c'est sans doute dommage de ne pas terminer mais j'ai craqué sur les scènes de dégueulis , les plans dragues et baises minables, et le vide des personnages . Je n'ai pas succombé au charme de ses petits banlieusards d'Edimbourg , mal dégrossis, qui se débrouillent certes , mais le sens de leur vie m'échappe ....
Il n'y a pas rien dans ce livre, sinon je ne serais pas aller si loin mais peut être est ce un peu trop long pour si peu d'évènements dans la vie des héros
Lien : http://theetlivres.eklablog...
Commenter  J’apprécie          22
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
ClarissaDallowayClarissaDalloway   16 avril 2010
erry dévisagea Billy. - Tu sais quoi, Billy ? Tu dis plus « terrible ». Avant tu le disais tout le temps ; Billy médita la question une seconde, puis fit non de la tête. - Je me souviens pas que je disais ça. Je disais souvent »grave ». Je le dis encore. Terry se tourna vers Carl en quête d’un soutien.Carl haussa les épaules. - Je me rappelle pas qu’il disait « terrible ». Billy disait parfois « mortel », ça je m’en souviens. - Peut-être que je pensais à « mortel », fit Terry. Ils traversèrent le parc, trois hommes, trois centenaires. L’un d’eux était bien en chair, l’autre musclé et athlétique, le dernier maigre et vêtu d’habits qu’on aurait pu juger trop jeunes pour lui. Ils ne se disaient pas grand-chose, mais ils donnaient l’impression d’être soudés.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
GwenawebGwenaweb   31 janvier 2016
Carl pensait à l'illusion de l'amour, qui s'évapore avec notre jeunesse mourante. Si vous n'y prenez pas garde, la laideur du pragmatisme et des responsabilités finit par vous amocher, comme les vagues océanes érodent les rochers. Quand on les voit sur l'écran de télé, ils nous disent Faites ceci, faire cela, ou bien, Achetez ceci, achetez ça, et nous, on reste à la maison, perdus, fatigués, terrorisés : c'est à ce moment qu'on sait qu'ils ont gagné. L'idéal est mort, ce n'est plus qu'une question de vendre davantage et de contrôler ceux qui ne peuvent pas se permettre de consommer. Plus d'utopies, plus de héros. Ce n'est pas une époque passionnante, comme ils essaient sans cesse de nous le faire croire. C'est une époque chiante, exaspérante, futile.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
ClarissaDallowayClarissaDalloway   16 avril 2010
C’est juste des garçons débiles qui se la jouent devant leurs potes. Ils pensent pas à mal. On les a diabolisés dans l’esprit des gens, pour éviter qu’on regarde de trop près ce que fait le gouvernement depuis des années. Le véritable hooliganisme. Le hooliganisme des services de santé, le hooliganisme de l’éducation.
Commenter  J’apprécie          70
blandine5674blandine5674   16 mai 2014
- Pourquoi t'as fait ça, Andy ? Pourquoi ? Ca devait pas être si terrible que ça. On aurait pu arranger les choses, mon pote. Nous, les copains. Mais pourquoi ?, Petit Gally ? Pourquoi ?
C'était nos derniers instants intimes entre potes. Après ça, on s'est évités. Comme si on avait appris trop jeunes la douleur de la perte, et qu'on voulait s'éloigner des autres avant qu'ils ne ses détachent de nous. Même si on vivait près les uns des autres, Billy, Terry, moi et Gally, j'imagine, on est devenus les quatre points cardinaux après cette nuit-là.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
GwenawebGwenaweb   10 janvier 2016
On ne sait jamais, jamais comment se comporter au mieux. Ca serait génial, la baise, si c'était comme dans les films : pas de tension, de bêtises, de gêne, d'odeurs bizarres, de trucs gluants, on se conduit normalement, on saurait exactement ce qu'on veut, mais j'imagine qu'il faut faire au mieux avec ce qu'on a.
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Irvine Welsh (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Irvine Welsh
Découvrez en images le nouveau roman d'Irvine Welsh, "La vie sexuelle des s?urs siamoises" paru Au Diable Vauvert.
http://audiable.com/boutique/cat_litterature-etrangere/la-vie-sexuelle-des-soeurs-siamoises/
autres livres classés : ecosseVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Coupe du monde de rugby : une bd à gagner !

Quel célèbre écrivain a écrit un livre intitulé Rugby Blues ?

Patrick Modiano
Denis Tillinac
Mathias Enard
Philippe Djian

10 questions
830 lecteurs ont répondu
Thèmes : rugby , sport , Coupe du mondeCréer un quiz sur ce livre