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Arnaud Mousnier-Lompré (Traducteur)
EAN : 9782290002964
378 pages
Éditeur : J'ai Lu (09/10/2007)

Note moyenne : 4.31/5 (sur 1081 notes)
Résumé :
Alors que les navires emportent au loin le prince Devoir et la Narcheska Elliania désormais libres de se marier, un homme seul se dresse sur les rivages de l'île d'Aslevjal. Fitz Chevalerie, s'il a fini par se résoudre à la mort du fou, ne peut supporter de laisser la dépouille de son ami ensevelie sous les décombres du château de glace. Il se lance alors dans l'exploration désespérée des ruines souillées à tout jamais par les maléfices de la femme pâle. Son périple... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (58) Voir plus Ajouter une critique
Yendare
  22 mai 2020
Voilà j'ai fini le dernier tome de ce second cycle de l'assassin royal qui vient clôturer cette saga. C'est la deuxième fois que je tente d'écrire un avis sur cette lecture ne sachant que trop y dire. Quand j'ai commencé le premier tome de cette saga il y a deux ans je n'avais pas encore compris dans quoi je m'embarquais, une série de 13 tomes composés de deux cycles entrecoupés chronologiquement d'une autre saga de 9 tomes que sont les aventuriers de la mer, oui j'étais loin de me douter qu'après ce premier tome j'en lirai par la suite avec toujours grand plaisir 21 autres derrières.
C'est beaucoup de pages tout cela, beaucoup de temps aussi passé plonger dans le monde que propose ici Robin Hobb auteure qu'il y a 2 ans je ne connaissais pas, l'auteure prend son temps pour poser les jalons d'intrigues complexe, son monde et ses nombreux personnages que l'auteure arrive à rendre profondément humain et de ce fait attachant en prenant le temps, plusieurs tomes parfois de développer leur psychologie et relation. Je pense ici bien entendu notamment à Fitz, quel parcours tout de même elle a fait vivre à ce très attachant héros dont je retiendrai notamment sa rencontre aussi fabuleuse qu'émouvante avec son compagnon Oeil-de-nuit. Tant de personnage mériterait ici quelques lignes telles que le Fou, l'un des personnages les plus énigmatiques et intriguant que j'ai rencontré depuis que je lis, Burrich qui aura tenu sa parole à Chevalerie jusqu'à la fin et fait bien plus encore pour Fitz, Umbre ce vieux retors manipulateur, Ketriken, Vérité, Devoir, Lourd, oui l'auteure est très doué pour créer des personnages aussi passionnants qu'attachants qui ne cessent d'évoluer et suivre leur aventure fut un véritable plaisir.
Puis que dire de ces intrigues, certes parfois longues à se mettre en place comme ce fut le cas j'ai trouvé pour ce second cycle mais ce qui rend leur envole alors d'autant plus impressionnant que passionnant grâce à la préparation méticuleuse de celles -ci par l'auteure qui fait que j'en suis ressortie à chaque fois bluffé à l'image du tome précédent ou apparaît tout le brio de Robin Hobb.
Bien sur clôturer une série de 13 tomes tels que celle-ci ne peut se faire en quelques lignes et l'auteure fidèle à elle-même prend donc son temps et clôture sa saga en un peu moins de 400 pages avec ce dernier tome tout en y réservant au lecteur encore quelques bonnes surprises et émotions.
L'assassin royal sera une saga que je relirai sans aucun doute. C'est une saga phénomènale emportant son lecteur dans un monde construit avec soin et passionnant, des intrigues complexes où se mêlent action et émotion mais c'est surtout une saga de fantasy portée par des personnages travaillés avec grand soin que l'on quitte à chaque fois avec regret.
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steppe
  11 octobre 2010
J'ai lu 2 fois l'Assassin Royal et alors que je viens de relire cette note de lecture, je me rends compte à quel point, malgré sa longueur, elle est incomplète.... Cette oeuvre m'a profondément marquée de par sa richesse, sa profondeur et le talent de plume de Robin Hobb...
Alors, par où commencer ? Peut-être en disant que pour moi, c'est l'un des cycles majeurs de la Fantasy actuelle. Et même s'il ne fait pas l'unanimité, chacun s'accorde à lui reconnaître la grande qualité de son écriture.
L'auteur manie les mots avec un réel talent pour nous conter l'histoire des Six Duchés et les aventures de Fitz le bâtard, nous offrant même quelques beaux moments de poésie....
L'un des principaux reproches faits à l'Assassin Royal, c'est sa lenteur, son manque de rythme et d'action... Ça n'est pas entièrement faux... Pourtant, ça ne m'a à aucun moment gênée. Oui, l'auteur prend son temps pour planter le décor. Elle freine le rythme, ralentit, se pose pour mieux observer ses personnages et poser les jalons d'une aventure qui va s'étendre sur 13 volumes ...
Elle s'attarde mais ça le vaut bien et c'est ce qui nous aide à mieux saisir les personnages, à nous y attacher et pour certains à nous identifier à eux. Elle parvient ainsi à établir entre le lecteur et son univers une belle intimité nous le rendant aussi familier qu'un souvenir d'enfance.
C'est aussi avec ces lenteurs que l'on arrive à cerner un peu mieux le Fou, personnage énigmatique et ambigu comme peu de héros peuvent l'être... Grâce à cela que l'on arrive à appréhender ce que sont l'Art et le Vif ( magies.....) Ou la complexités des relations entre les différents protagonistes.
La psychologie des personnages est ici très fouillée nous permettant une forte empathie avec eux. de plus le récit à la 1ère personne permet une immersion totale dans l'univers et les aventures de Fitz. C'est pour moi un des points forts de l'oeuvre.
Je comprends que certains aient été rebutés par le temps que met l'histoire à prendre son envol ( oui mais quel envol!!!), pour ma part, j'ai été envoûtée dès les premières lignes par le ton grave et nostalgique si bien rendu par la plume de R. Hobb... Et oui, l'aventure est bien au rendez-vous même s'il s'agit beaucoup d'intrigues royales dans la 1ère partie du cycle.. Mais les passages avec Vérité et les dragons dans la carrière,la force de son désespoir qui nous déchire et nous laisse pantelants, si désarmés dans notre désir de l'aider, et notre impuissance à le faire (nous devenons à ce moment là si semblables à Fitz...)....
On reproche aussi à Fitz son indécision ou son manque d'engagement dans l'histoire... Oui, mais il prend de l'épaisseur au fil des tomes et, même si on doit lui forcer quelque peu la main, c'est ce qui me l'a rendu si attachant.... Ce désarroi qui l'accompagne et lui colle à la peau.... Et puis, qui a dit que pour être intéressant, un personnage devait forcément présenter tous les archétypes du super héros, vaillance, courage, force de caractère?
L'un des points forts du cycle , c'est la façon dont Robin Hobb lie certains de ses personnages avec un animal (le Vif) et les moments d'intimité entre Fitz et le loup ("Oeil de nuit") ont été pour moi parmi les plus forts et les plus émouvants... Alors non, ce n'est pas la première fois qu'un auteur utilise les animaux et les unit ainsi à ses héros. Mais R. Hobb le fait avec une telle profondeur, tant d'inventivité et de cohérence... Tant de compassion aussi et tant de tendresse..... Car elle aime ses personnages et cet amour transparaît à chaque page, chaque ligne, chaque détail agissant comme le ciment de cette aventure.
Si je ne devais utiliser qu'un mot pour définir ce qu'a été pour moi l'Assassin Royal, ce serait l'émotion. Puissante, presque terrassante par moments.....
Il y aurait encore tant à dire, sur les descriptions par exemple (Aslevjal et ses grottes de glace parmi les plus réussies), ou d'autres personnages .... Pour moi, l'essentiel est là :
Oeil-de-Nuit a été mon compagnon de Vif,
Umbre Tombétoile mon maître,
Le Fou mon ami
et Vérité mon roi.
Burrich a été mon père.....
Et pour finir cette "petite note de lecture" (bravo à ceux qui l'on lue en entier...), quelques morceaux choisis :
"Ma plume hésite, puis échappe à ma main noueuse, laissant une bavure d'encre sur le papier de Geairepu. Encore une feuille de ce fin matériau gâchée, dans une entreprise que je soupçonne fort d'être vaine. Je me demande si je puis écrire cette histoire ou si, à chaque page transparaîtra un peu de cette amertume que je croyais éteinte depuis longtemps. Je m'imagine guéri de tout dépit mais, quand je pose ma plume sur le papier, les blessures d'enfance saignent au rythme de l'écoulement de l'encre née de la mer, et je finis par voir une plaie rouge vif sous chaque caractère soigneusement moulé." (1ères phrases du cycle.)
"Le fou pencha légèrement la tête en nous regardant d'un oeil interrogateur. Je perçus comme un contact de sa part, l'infime tranchant de la conscience partagée. Je faillis en oublier la jument. Par pur réflexe, je touchai les empreintes argentées qu'il m'avait laissées bien des années plus tôt sur un poignet et qui avaient pris depuis une teinte gris pâle. Il sourit de nouveau et leva une main gantée, l'index tendu comme s'il voulait renouveler les marques. "Tout le temps où nous ne nous sommes pas vus, dit-il d'une voix au timbre aussi riche que la couleur de sa peau, tu es resté avec moi, aussi proche que le bout de mes doigts, même lorsque des océans nous séparaient, même lorsque les années s'accumulaient entre nous. Ta présence était comme la vibration d'une corde pincée à la limite de mon ouïe ou comme un parfum porté par la brise. Ne l'as-tu pas ressenti?" Je pris une profonde inspiration avant de répondre, craignant de le blesser par mes paroles. "Non, dis-je à mi-voix. Je le regrette ; trop souvent j'ai eu l'impression d'être seul au monde, en dehors de la présence d'Oeil-de-Nuit. Trop souvent je me suis installé au bord de la falaise et j'ai tendu mon Art pour communiquer avec quelqu'un, n'importe qui, n'importe où." le fou secoua tristement la tête. " Si j'avais vraiment possédé l'Art, tu aurais su que j'étais là, au bout de tes doigts, mais incapable de répondre." "

"Petit frère, ne me traite pas comme si j'étais déjà mort ou agonisant. Si c'est ainsi que tu me vois, j'aime mieux être mort pour de bon. Tu voles le maintenant de ma vie quand tu crains que je disparaisse demain. Ta peur a des griffes glacées qui m'enserrent et me dépouillent du plaisir que je tire de la chaleur du jour." (Oeil de nuit à Fitz)
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NathalC
  06 février 2020
Ce tome est lumineux, plein d'espoirs et de promesses.
Chacun semble trouver sa place, peu à peu. Seul manque à l'appel, le fou (mon personnage préféré).
Au fur et à mesure de ma lecture de l'assassin royal, j'ai senti que l'auteur s'allège, s'envole et nous fait vibrer pour ces personnages fanstatico-médiévaux.
Ce tome semble être un fin, avant que Robin Hobb écrive la suite... Vite, vite, je suis curieuse !!
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Galounette
  23 août 2013
Et voilà, c'en est fini...
Hier soir, j'ai tourné la dernière page des aventures de FitzChevalerie, et je sais qu'il me faudra du temps avant que son entourage et lui cessent de me manquer.
Je crois que jamais une oeuvre ne m'avait bouleversée à ce point, au point d'y songer même quand je ne lisais pas, et d'en venir à faire ma propre introspection sur les sentiments et les choix de la vie.
Non habituée à la sensiblerie, c'est pourtant les larmes aux yeux que je songe au poème du Fou, et aux remarques pleines de sagesse d'Oeil de Nuit.
Néanmoins, le dénouement, même si je le comprends, me laisse un goût amer car il n'était pas celui que j'espérais.
Le personnage de Molly ne me semble pas empreint de profondeur comme les autres proches de Fitz, et je crois que j'aurais aimé terminer sur la profondeur.
Mais Fitz, après tant d'épreuves, avait certainement besoin d'un peu de légèreté.
J'ai trouvé les magies de l'Art et du Vif très intéressantes, dans le sens où elles semblent être une réalisation de ce que nous avons tous pu ressentir parfois : une conscience aiguë des personnes qui nous entourent, l'attachement sans bornes à un animal, la sensation de communiquer avec une personne sans utiliser de mots
J'ai également aimé les intrigues, mais je trouve que finalement elles étaient au second plan, le coeur même de l'oeuvre étant les sentiments, et leur magie.
Merci Robin Hobb pour cet admirable travail, et surtout pour les personnages et les sentiments décrits avec tant de profondeur.
Fitz, Oeil de Nuit et le Fou me manqueront, sans aucun doute.
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eTemporel
  30 avril 2010
Désespérée d'être arrivée au bout de cette magnifique saga... Je n'avais pas pleuré sur un bouquin depuis la mort d'Eddie dans le dernier tome de la Tour Sombre, de Stephen King, et me voilà à sangloter sur la séparation de Fitz et du Fou. Sentimentale, moi ? Pensez-vous ! C'est juste que cette relation tissée entre eux depuis 13 tomes a été tellement bien écrite, tellement bien décrite, tellement fouillée, qu'elle en est devenue presque réelle. Eclipsant à mes yeux totalement Molly, Ortie, Umbre, Devoir et tous les autres personnages.
On m'a demandé il n'y a pas si longtemps comment je verrais une suite à cet opus. "Je n'ai jamais été raisonnable..." Ce sont, je crois, les derniers mots du Fou à Fitz, et j'ai envie de m'y accrocher comme à une lueur d'espoir. Il serait si peu raisonnable de revenir vers Fitz, de chambouler sa sérénité enfin retrouvée auprès de Molly et d'Ortie, et pourtant... Si suite il devait y avoir, j'aimerais que le Fou me foute tout ça en l'air ! Dans cette école où il est retourné, il aurait pu avoir une vision, et se rendre compte que son travail avec son Catalyseur n'est pas terminé. Et alors, il reviendrait en Cerf, même si ce n'est pas raisonnable, et retrouverait son Bien-Aimé pour de nouvelles aventures !
Raisonnable, moi ? Jamais !
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Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
alix73700alix73700   20 juillet 2012
En cette ultime danse où se joue le hasard,
Plus jamais ne serai ton cavalier de bal
C'en est un autre qui, sous mon triste regard,
Te fera parcourir en tournoyant la salle

En cette ultime danse où se joue le hasard,
Quand il me faudra dire à ta vie adieu,
Je voudrais que pour toi elle ait tous les égards,
Que tu saches un jour t'envoler dans les cieux.

En cette ultime danse où se joue le hasard,
Quand je serai certain de te perdre à jamais
Te laisserai aller, regrettant ton départ,
Souhaitant que devant toi s'enfuient les vents mauvais.

En cette ultime danse où se joue le hasard,
Nous verrons nos esprits l'un à l'autre avoués.
Nous nous séparerons, endeuillés et hagards,
Quand le noeud qui nous lie se sera dénoué.
+ Lire la suite
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mathilde08mathilde08   14 octobre 2012
C'est seulement quand je pris la sculpture au creux de ma main qu'elle s'éveilla et me révéla les souvenirs dont le fou l'avait imprégnée ; elle renfermait trois petits moments tout simples. Si mes doigts se posaient à la fois sur le loup et sur moi, je nous voyais, OEil-de-Nuit et moi, en train de dormir, pelotonnés l'un contre l'autre, dans mon lit au fond de ma chaumine ; OEil-de-Nuit sommeillait, étalé devant l'âtre du fou dans les Montagnes, lorsque je touchais leurs images respectives. La dernière configuration me laissa d'abord désorienté ; les doigts sur le fou et moi-même, je cillai devant l'image qui se présenta et l'observai un moment avant de comprendre qu'il s'agissait d'un souvenir de mon ami : c'était ainsi qu'il me voyait quand il appuyait son front contre le mien et plongeait ces yeux dans les miens. Je reposai la pierre sur la table, et le portrait du fou me regarda avec un sourire moqueur ; je lui rendis son sourire et, d'un mouvement spontané, touchai son front de l'index. Alors j'entendis sa voix presque comme s'il se trouvait avec moi dans la pièce : "Je n'ai jamais été raisonnable." Je secouai la tête. Pour son dernier message, il fallait qu'il me laisse une de ses devinettes !
+ Lire la suite
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NathalCNathalC   28 janvier 2020
Non. Un loup ne perd pas son temps à essayer de se venger ; or, il s'agit précisément de ça : d'une vengeance, purement et simplement. Quand les gens ont l'air le plus méchant, ce n'est pas leur côté animal que tu vois, mais la sauvagerie dont seuls les humains sont capables ; quand je me montre fidèle à ma famille, là, tu vois le loup.
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SolarineSolarine   21 novembre 2011
"Quand je partirai d'ici, te reverrai-je un jour ?"
_ probablement pas. ce ne serait pas raisonnable.

[...]
Alors j'entendis sa voix presque comme s'il se trouvait avec moi dans la pièce : "je n'ai jamais été raisonnable."
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NathalCNathalC   01 février 2020
Il faut peut-être conserver en soi toutes ses peines et ses chagrins pour avoir la conviction de pouvoir survivre aux coups que porte la vie ; peut-être, si l'on ne sait pas donner sa place à la souffrance dans son existence, se transforme-t-on en lâche.
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