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Sandra Kazourian (Traducteur)
ISBN : 2253118036
Éditeur : Le Livre de Poche (10/10/2007)

Note moyenne : 2.8/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Malgré le poids d'un lourd secret d'enfance, Martin et Rebecca sont retournés vivre dans leur village natal, à l'orée de la forêt de Brocéliande. Très vite, Rebecca a un fils, Daniel. Mais celui-ci est infirme, aveugle et sourd. Cependant, les sens de l'enfant semblent se développer peu à peu, tandis que ceux de sa mère s'amenuisent... Désespéré, Martin comprend alors que sa famille est la proie d'un sortilège qui prend sa source au cœur même de son enfance dans la ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
RosenDero
  22 septembre 2016
Bretagne contemporaine. Les enfants des villages proches de Brocéliande, la forêt des légendes Arthuriennes où Viviane aurait emprisonné Merlin il y a de cela plus de 2000 ans, peuvent voir les esprits des morts se déplacer sur le chemin qui traverse les bois ; ils ont pour coutume de danser à travers ces formes fantomatiques et en acquièrent des dons temporaires. Martin fait partie de ces enfants. Mais, un jour, après avoir dansé parmi les voyageurs, son jeune frère va être retrouvé mort, apparemment victime du loup.
Adulte, Martin et sa soeur Rebecca s'expatrient l'un à Amsterdam, l'autre en Australie ; la mort de leur mère va les ramener à Brocéliande, où l'on constate que la forêt montre des signes de changements…
———
Déroutant. Voilà le mot qui me vient au terme de cette lecture du Bois de Merlin.
Non pas que le roman soit mauvais, mais je ne le conseillerai pas non plus.
Je m'explique, je décris.
Le monde : du bien et du moins bien
Le roman se déroule dans ce qui semble être notre monde, à époque contemporaine, mais qui serait doté d'une certaine part de fantastique assez mal introduite et, du coup, très peu crédible dans ses débuts. Dans la première partie, par exemple, la narration s'appesantit sur "le chant", sorte de pouvoir ancestral mal défini et peu explicité, qui guide certains humains et leur accorde de capacités particulières. Il guérit, il ressuscite, il relie les hommes, il les guide, il nous perd. Rebecca connaît (?) maîtrise (?) véhicule (?) suit (?) le chant (je n'ai pas bien compris), et c'est ce chant qui l'aurait emmenée jusqu'en Australie, ce même chant qui l'aurait fait rester à Brocéliande après l'enterrement de sa mère.
Mis à part ce côté incompréhensible (ou trop peu accessible) du monde tel que décrit par l'auteur, on retrouve des facettes fantastiques plus traditionnelles ou, en tout cas, plus aisément compréhensibles : les enfants voient des fantômes, ils acquièrent des pouvoirs quand ils dansent en eux, certains adultes ont la capacité de voir l'invisible, des esprits peuvent parasiter puis vampiriser les corps des vivants, les mages et les sorcières ont une longévité conséquente et utilisent les humains pour leurs vengeances ou pour leur survie, la forêt possède une volonté propre, etc.
Les personnages : du bien et du moins bien
Les principaux personnages sont deux adultes, Martin et Rebecca, frère et soeur, qui vont avoir un enfant : Daniel. Non, pas d'inceste, même si l'auteur laisse planer un doute nauséabond, on apprend par la suite que Rebecca a été adoptée.
Martin est l'exemple du jeune homme droit dans ses bottes, bon, gentil, attentionné, père modèle, respectueux des traditions ; le gendre idéal. Au contraire, Rebecca fait l'effet d'une femme dérangée qui entend des voix, suit des fils invisibles, chante pour aspirer l'eau des poumons de son ex-fiancé mort noyé mais toujours vivant, bref, elle n'est pas bien nette. Alors, quand l'enfant qui nait se révèle être sourd et aveugle, on sent tout de suite qu'une chose étrange s'est passée dans le ventre de sa perturbée de mère.
Et c'est là que la seconde partie du récit, qui se focalise sur les premières années de Daniel et sur la vie de famille face aux difficultés de son état, est vraiment excellente. L'auteur arrive à instaurer un sentiment de tension, d'intrigue, d'horreur presque, qui vaut son pesant de cacahuètes. On sent que le petit n'est pas "normal", que quelque chose se trame, que des puissances supérieures sont à l'oeuvre ; surtout quand une vieille du village le suspecte d'être mort, que son corps ne soit que le véhicule utilisé par un "voyageur"...
Du bien et du moins bien.
L'histoire : du bien et du moins bien
Derrière Martin, Rebecca et Daniel, on se rend bien compte que l'auteur a voulu donner sa vision de l'histoire de Merlin et Viviane. Et c'est là que commence la vraie désillusion car, à mes yeux, après avoir suivi un récit rythmé, tendu, après avoir espéré avec Martin et s'être fait un sang d'encre pour lui, l'auteur nous plonge dans une troisième partie soporifique, accessible seulement aux initiés ou aux connaisseurs des détails de la légende, où Merlin raconte ses histoires sans queue ni tête, son appétit sexuel pour les jeunes vierges dotées de pouvoir magique, ses tribulations auprès de chefs de guerre celtes, ses métamorphoses en piaf, le supplice du pal (malheureusement inversé), jusqu'à son démembrement et son emprisonnement. J'avoue volontiers avoir lu entre les lignes tellement cela n'apportait rien à l'histoire principale, tellement cela arrivait tard, trop tard pour être appréciable, trop tard pour avoir un quelconque intérêt.
Bilan : du bien et du moins bien
Malgré les dernières pages où l'auteur explique la genèse de son roman, je ne suis pas certain d'avoir bien compris son objectif. Ou, plutôt, je me demande bien pourquoi il a employé cette trame.
Robert Paul Holdstock avait pour souhait de rédiger sa vision de la relation qui unirait Merlin et Viviane (c'est chose faite, mais à quel prix), il voulait mentionner et faire revivre des traditions perdues ou en voie d'extinction (c'est chose réussie), il espérait montrer la fragilité de toutes les croyances païennes face au christianisme, tout en offrant au lecteur un autre monde possible, façonné par des éléments magico-religieux, totémiques, païens, qui n'auraient pas été supplantés par le monothéisme (c'est plus ou moins clair même si le postulat est bancale).
J'ai beaucoup apprécié les références au paganisme, aux croyances inconnues (de moi) et aux traditions perdues ou en voie de disparition. J'ai aimé l'idée que les enfants puissent voir des choses invisibles des adultes ; que les anciens puissent avoir une sagesse leur permettant de voir l'indicible et d'ôter les masques des manipulateurs ; que les hommes aient en eux un "os du temps" qui se brise chez nous tous mais qui reste intact chez les être d'exception et les empêche de vieillir.
J'ai apprécié l'ambiance et les rebondissements dans l'histoire du couple et de leur enfant.
J'ai détesté Rebecca et ses pouvoirs cantiques (elle l'a bien cherché !) ainsi que la partie 3 bien trop déconnectée du récit.
Bref, on retiendra du Bois de Merlin que les mages de l'ancien temps peuvent se jouer des mortels, mais il me restera surtout un sentiment amer, une petite pointe de jalousie née du sentiment que seuls des initiés semblent pouvoir apprécier ce roman dans sa totalité.
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meygisan
  03 janvier 2018
Je fus d'abord sceptique à la lecture des premiers chapitres de ce livre, me demandant sans cesse : "Mais bon sang qu'est ce que l'auteur nous raconte, je ne comprend rien!?"
Puis au fil des pages, des chapitres, des parties ( le livre est découpé en quatre parties bien distinctes), la trame se met délicatement en place et ce n'est que lors du chapitre consacré à Merlin que l'histoire dans sa globalité s'est enfin mise en place dans mon esprit. Mais peut on réellement parer d'histoire? Robert Holdstock revisite le mythe de Merlin d'une manière très personnelle et très intime, et nous plonge dans un univers qui se veut à la fois réel et onirique. La frontière n'est jamais bien définie même si l'histoire s'ancre dans le quotidien des personnages, un couple qui se cherche, qui se haït, qui s'aime... Je me suis aperçu que je n'ai pratiquement aucun souvenirs des deux premières parties, que je me laissai porter par les mots plus que par ce qu'ils racontaient. La prise de conscience a eu lieu lors de cette troisième partie où l'auteur s'efforce de donner des explications rationelles par la bouche de Merlin. Il développe ainsi tout un pan du personnage, à sa manière, et pose ainsi la question de la quête de pouvoir. Jusqu'où sommes nous capable d'aller pour obtenir ce que l'on souhaite? Il illustre des réponses possibles par le personnage de Viviane, qui rime avec extrêmes, puis avec Martin, le personnage central, confronté à la perte et au deuil. Mais ce n'est pas tant la question de la mort qui interpèle l'auteur mais bien celle du pouvoir.
Il s'agit là de ma première expérience avec Robert Holdstock et je ne parviens à me décider si je poursuis ma découverte de son oeuvre, tant celui ci m'a laissé dans l'expectative. Sans doute me faudra t'il d'autres lectures pour m'imprégner de l'écriture de Robert Holdstock afin d'en apprécier toute la poésie et la finesse....
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Coral
  03 mai 2012
Oui, mais... Voilà ce qui me reste de cette lecture.
L'histoire est en elle même assez simple, l'on retrouve le thème de la quête d'un endroit mystérieux et emplis de magie. Mais aussi ceux de l'amour, de la haine et du combat éternel qui se joue entre Merlin et Viviane - source de la quête et des problèmes liés à la forêt de Brocéliande.
Le tout ramener en France dans une époque proche de nous - mélange des époques et légendes si chers au coeur de l'auteur Robert Holdstock. Les lecteurs à l'imagination débordante pourront ce nourrir des magnifiques descriptions de la forêt et de sa magie.
Pourtant malgré l'originalité et un style d'écriture prenant, ce récit singulièrement court ne m'a laissait qu'un fort goût d'inachevé. Sensation d'autant regrettable que certaines idées sont vraiment bonnes.
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Avalon
  12 avril 2008
Je n'ai qu'un mot à dire, Waouh ! Ce livre est vraiment merveilleux. Il nous plonge dès les premières pages dans un univers de légende que l'on ne peut quitter avant les dernières pages. Robert Holdstock mélange brillament la vie quotidienne et la légende de Merlin dans un style agréable à lire. Je conseille vraiment ce livre !
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sld09
  27 juin 2017
Je n'ai pas été convaincue par ce récit obscur où les personnages mythiques de Merlin et Viviane apparaissent comme cruels et indifférents aux humains. J'ai aussi eu l'impression que des idées étaient émises, mais pas exploitées ensuite. Difficile alors d'accorder du crédit au monde que nous présente l'auteur.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
RosenDeroRosenDero   14 septembre 2016
-J'ai tellement peur, Martin ! J'ai passé trois ans à espérer jour après jour que la vie s'allume dans cet enfant. Mais je n'avais jamais envisagé qu'il puisse puiser cette étincelle en moi ! Bien sûr, je la lui ai offerte de tout mon cœur ; mais maintenant que cela se produit, je suis terrifiée !

- Il n'est pas en train d'aspirer ta vie, Beck. Tous les enfants copient leurs parents ; c'est en immitant qu'ils apprennent !

Il regarda le petit garçon, si paisible, et pensa : oui, enfin, tous les enfants normaux. Comment Daniel pouvait-il absorber l'expérience de ses parents alors qu'il était si profondément coupé des expériences sensorielles normales ?
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RosenDeroRosenDero   20 septembre 2016
Vous avez oublié comment on s'amuse avec des jouets. Un jouet n'a pas de vie, mais vous lui en donnez… Vous lui faites faire des choses qu'il ne ferait jamais tout seul.
-Nos vies ne sont pas des jouets ! s'exclama le prêtre.
Merlin riait.
-Bien sûr que si ! Et comme les jouets, vous pouvez choisir de les poser dans un coin et de les regarder, ou bien de les tordre, de les tourmenter, de leur donner une illusion de vie. Mais une chose est sûre, mon père, peu importe le soin avec lequel vous les traitez : tous les jouets finissent par s'user. Alors, faites les danser tant que vous le pouvez. C'est la seule chose à faire, avec des jouets.
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RosenDeroRosenDero   19 septembre 2016
À l'endroit où le chemin serpente entre les lacs et les forêts bleues du nord se trouve un lieu peuplé de cygnes gris, de loups au pelage fauve et de rennes. C'est ici que j'ai rencontré Viviane pour la toute première fois. Les insectes de ces forêts étaient une véritable épreuve pour les voyageurs. Les lacs étaient si froids que dans chacun d'eux l'on pouvait voir une centaine de corps humains flotter entre deux eaux, morts et pourtant vivants, comme suspendus dans leur processus vital par les eaux glaciales.
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RosenDeroRosenDero   17 septembre 2016
— Elle va où maman ?
— Mais au diable ce que fait maman ! Tu as entendu ce que je t'ai dit ? Je n'ai pas fermé l’œil de la nuit, alors maintenant, sois un gentil petit garçon attentionné, tais-toi et attends tes œufs !
— Deux œufs. Et du pain grillé et des tomates frites. Et du bacon.
— Mais qu'est-ce que tu es, toi, anglais ? Ce sont les Anglais qui mangent ce genre de choses.
Il se souvint alors qu'un petit garçon anglais avait rejoint l'école locale depuis quelques semaines, et qu'il fascinait Daniel.
— Non, c'est très mauvais pour la santé. Tu devras te satisfaire de ce que je te donnerai.
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ExtraitsdeMotsExtraitsdeMots   13 mars 2018
L'hiver était alors parfaitement installé
Et le tapis de neige semblait prêt à durer.
Au plus profond des bois, une pile de rochers gris
Trembla et s'anima, semblant reprendre vie
Sous d'étranges grondements qui du sol s'élevaient,
Car au coeur de la terre, emmitouflé, douillet,
L'esprit un peu brumeux de ce si long sommeil
De l'Ancien Pourvoyeur s'annonçait le réveil.

Le chien noir aboyait, quelque part dans les bois,
Et des enfants inquiets s'élevèrent les voix :
Qui avait été sage, et qui serait puni ?
Qui aurait des cadeaux, et qui perdrait la vie ?
En ces heures nocturnes, terribles et redoutées
Combien d'entre eux auraient, bientôt, le cou tranché
Si l'offrande voulue de volailles et poissons
Déplaisait à l'oeil vif de cet homme en haillons ?
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