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William Olivier Desmond (Traducteur)
ISBN : 207031670X
Éditeur : Gallimard (02/09/2004)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 95 notes)
Résumé :
Dans un coin perdu du Herefordshire s'étend le bois de Ryhope, vestige d'une ancienne forêt remontant à la dernière glaciation ; un bois tellement dense qu'il paraît impossible d'y pénétrer au-delà d'une certaine limite.
George Huxley, qui s'est établi avec sa famille à l'orée de Ryhope, est pour d'obscures raisons obsédé par cette forêt, par l'idée d'en explorer les profondeurs ; une obsession qui le conduit à négliger sa femme et ses enfants. Après sa mort,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Elamia
  06 février 2016
Cette excursion dans la forêt des Mythagos fut une expérience inédite et appréciable. Si je connaissais Robert Holdstock seulement de nom, j'avais en tête de commencer par lire un de ses one-shots le bois de Merlin. Mais récemment, un ami m'a conseillé La forêt des Mythagos comme une série incontournable. Ni une, ni deux, je me suis donc procuré ce premier tome et j'ai accroché d'emblée à l'histoire.
Effectivement, une fois rentré dans la forêt des Ryhope, il est difficile d'en sortir et de revenir à la réalité. J'ai beaucoup aimé l'aspect païen et légendaire qui se dégage de cette histoire. Pour faire court et vous situer un peu l'action sans trop vous en dévoiler, la forêt des Mythagos abrite les perceptions visuelles de figures historiques, mythiques et emblématiques. Ces entités finissent par prendre une consistance physique réelle, et interagissent avec les personnages principaux de l'histoire qui sont Steve et son frère Christian. Ces deux anglais se retrouvent au manoir familial dans le Herefordshire, dans une Angleterre d'après guerre. Leur père vient de mourir, et les deux frères reprennent en main le manoir qui est en piteux état. Comme leur père avant eux, c'est Christian l'aîné qui développe une fascination mystérieuse et presque effrayante pour la forêt.
Steve constate très vite que son frère est victime de l'emprise de la forêt mais plus précisément, qu'il est obnubilé par une des présences féminines qui occupe les lieux. Christian part dans la forêt pour tenter de retrouver cette fameuse Guiwenneth qui hante son esprit. Fille de légende, fille de la terre et de la forêt c'est un personnage attachant, qui va finalement apparaître à Steve, resté au manoir. Tous deux vont vivre une histoire belle et profonde, un amour pur, vrai et sincère les unit et va au delà de la compréhension verbale. Ils ne parlent pas le même langage, sont issus de deux époques différentes, et pourtant ces deux là semblent ne faire qu'un. Mais alors que pendant un certain temps l'auteur nous berce pour ainsi dire dans cette tendre illusion, les ombres de la forêt vont inéluctablement se rapprocher et troubler la quiétudes des deux amants. Commence alors une course poursuite effrénée, un tourbillon infernal entre Steve et les êtres légendaires qui peuplent la forêt des Rhyope.
Les personnages de ce récit sont plaisant à suivre, surtout Steve et Guiwenneth, sur qui l'on porte presque automatiquement, un regard bienveillant, et dont la séparation forcée m'a beaucoup chagrinée. Cette forêt, est une entité à part entière, presque un personnage principal, ou devrais-je dire le personnage central de ce roman. Plus qu'un lieu, elle influe sur la personnalité des deux frères et ses mystères vont complètement bouleverser leur vie.
J'ai donc beaucoup apprécié le côté mythes et légendes qui transparaît au travers de cette histoire. On sent nettement l'attachement des personnages à la terre, aux rites ancestraux qui rythmaient la vie de ces peuples antiques. Cet aspect païen, ainsi que les énergies terrestres et sylvestres dont il est question ici se marient à merveille avec le genre fantastique du roman. Onirisme, fantastique, histoire d'amour et aventure se côtoient dans ce récit inédit et dramatique.
En somme, une excellente découverte de l'auteur et de cette série qui l'a rendu célèbre.
Je continuerai bien sûr la série de la forêt des Mythagos avec Avilion qui conte les aventures des descendants de Steve et Guiwenneth. En espérant y retrouver l'âme si particulière de ce premier tome.
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Philemont
  22 janvier 2013
A l'ouest de l'Angleterre, dans le comté d'Herefordshire, il est une forêt primitive bien mystérieuse : la forêt des Ryhope. Si l'on peut en faire le tour en quelques heures, il est très difficile d'y pénétrer et, lorsque l'on y parvient, on peut s'y enfoncer pendant des années sans jamais en voir le bout. Il faut dire que cette forêt a la faculté de matérialiser les contes et légendes de l'inconscient collectif. Ceux qui réussissent à y entrer donnent ainsi vie à leurs rêves, et à leurs cauchemars, grâce à la représentation qu'ils se font des personnages et créatures qui les peuplent : les mythagos…
C'est dans cet univers original que Robert HOLDSTOCK a aujourd'hui écrit cinq romans que je propose de lire dans l'ordre d'édition :
1) La forêt des mythagos (Mythago Wood, 1984)
2) Lavondyss (Lavondyss, 1988)
3) La femmes des neiges (The Bone forest, 1991)
4) le Passe-broussaille (The Hollowing, 1992)
5) La Porte d'ivoire (Gate of ivory, 1998)
Cet ordre est celui proposé par Denoël dans sa collection Lunes d'Encre. Il diffère quelque peu dans sa reprise au format poche chez Gallimard, dans la collection Folio SF. Dans cette dernière, le court roman La femme des neiges est en effet inséré à la fin du quatrième et dernier tome, La Porte d'ivoire. Il faut dire que les cinq romans du cycle ne se suivent pas particulièrement, même si leurs intrigues sont transversales.
Trois des cinq romans sont consacrés à la famille Huxley, dont le père est le découvreur de la forêt des mythagos ; La femme des neiges lui est entièrement consacré. le premier tome a pour personnage principal Steven Huxley, le benjamin de la famille, le cinquième Christian Huxley, le fils aîné. Lavondyss est centré sur Tallis, la jeune soeur d'Harry Keeton qui a accompagné Steven Huxley dans sa découverte de la forêt des Ryhope. le Passe-broussaille a pour personnage central Richard Bradley dont le fils, ami de Tallis Keeton, est retrouvé sans vie à l'orée de la forêt des Ryhope.
Les cinq textes sont des drames. Dans chacun d'entre eux un personnage part à la recherche d'un proche qui n'est jamais ressortit de la forêt des Ryhope. Mais le drame n'est pas seulement le fait de celui qui s'est perdu, mais aussi le fait de celui qui cherche à le secourir. Car en entrant dans la forêt, il expérimente lui même la création des mythagos, et les difficultés que cela entraîne.
Cet univers verdoyant et sauvage est mis en valeur par une très belle écriture, à la fois travaillée et imagée. Les références aux contes et légendes, notamment celtiques et amérindiens, sont innombrables, de même que celles relatives à la mythologie grecque, en particulier dans le Passe-broussaille. Les personnages principaux, bien réels, sont parfaitement caractérisés, mais jamais caricaturaux. Chaque texte est en outre une redécouverte de la forêt des Ryhope, Robert HOLDSTOCK réussissant la prouesse de se renouveler à chaque écriture.
Il n'en demeure pas moins que La forêt des mythagos n'est pas un cycle facile d'accès. le lyrisme de l'auteur peut déjà rebuter plus d'un lecteur avide d'action pure. Les notions relatives au chamanisme, très nombreuses, notamment dans Lavondyss, demandent aussi un effort certain de concentration. Notons aussi que plus les personnages s'enfoncent dans la forêt des Ryhope, plus l'écriture se fait dense, la forêt semblant ainsi prendre le pas sur toute autre forme de réalité.
L'effort demandé n'est toutefois pas vain puisqu'il permet de découvrir un univers éminemment original. Celui-ci ne peut pas laisser indifférent, que ce soit positif ou négatif. Je crois également que chaque lecteur tournera l'ultime page en étant convaincu qu'une deuxième lecture au moins est nécessaire pour appréhender toute la richesse de l'oeuvre.
Le premier roman, La forêt des mythagos, a obtenu le British Science Fiction Award en 1985 et le World Fantasy Award en 1984. Il est aussi pour moi le meilleur des cinq.
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Bruno19
  07 septembre 2015
L'oeuvre de Holdstock dont c'est ici le premier volume est classée dans les classiques de la fantasy. Pourtant ce premier tome ne doit pas être complétement considéré comme un récit de fantasy au sens généralement admis car le lecteur serait alors déçu.
Pourquoi? Et bien parce qu'il s'agit plus ici d'un récit à la Lovecraft: un homme nous raconte qu'il revient chez lui pour trouver un père décédé après une vie de folie et un frère obsédé (possédé?) par la sombre et mystérieuse forêt qui borde la propriété familiale. Une forêt primitive dans laquelle l'espace temps semble différent et dont peuvent sortir d'étranges créatures.
Petit à petit, Steve va voir son frère christian sombrer dans la même folie qui avait envahie son père puis lui même va devoir s'aventurer dans la forêt obsédé par la recherche d'une de ses créatures (et pourchassé par d'autres)
Alors oui ce livre est bien un livre de fantasy en ce qu'il aborde des mythes (des mythagos même) mais ce premier tome est avant tout une explication des phénomènes théorisés par le père du narrateur et une première expérience de ceux ci par Steve au sein de la redoutable forêt.
De bonnes idées, un concept original et riche de promesse pour une utilisation limitée encore, plus proche du roman de terreur que de la fantasy. Toutefois il s'agit d'une première partie posant les bases d'un univers et la suite peut potentiellement se révéler intéressante dans une autre orientation
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Nehilis
  05 décembre 2017
Ce roman suit Steven Huxley qui revient vivre dans la maison familiale après la guerre, où il rejoint son frère, Christian. Tous deux ont un passif compliqué avec leur père décédé il y a peu. Ce dernier était fasciné par l'étude de la forêt entourant la maison. Il a négligé sa femme et ses enfants, pour percer les mystères de ce lieu fantastique. Lors de son retour, Steven trouve Christian rongé par la même passion et dans un état inquiétant. Peu à peu, il va découvrir que la forêt cache bien des secrets à l'attrait vénéneux. Elle crée les personnages légendaires, les mythagos, issu de l'imaginaire des personnes qui sont en contact avec elle.
Le style de cette histoire est intéressant et profond, presque poétique par moment. le rythme de l'histoire est par contre un peu lent par moment. le récit se divise en gros en trois parties assez distinctes et les problèmes de lenteurs sont surtout présents dans la première partie. La suite accélère et nous mène dans une succession d'évènements entraînants: action, découvertes et réflexions. le dernier tiers est même particulièrement fascinant!
Le récit est raconté du point de vue de Steven, qui va découvrir en même temps que le lecteur les mystères de la forêt. J'ai eu l'impression qu'il est le seul personnage « réel ». C'est le seul à ne jamais disparaître, alors que tous les autres sont de passage. Ce contraste avec les autres protagonistes, même son frère, est accentué par le monde mythique et ésotérique qui les entoure. Il nous fait douter et oublier la frontière entre Histoire et légende, être humains et mythagos, rêve et réalité!
Mon personnage préféré dans ce roman va peut-être vous paraître étonnant, mais c'est la forêt des Ryhope elle-même. Elle a une volonté propre, évolue et influence l'esprit (et la santé mentale) de tous les hommes qui entrent en contact avec elle. Elle partage sa magie, mais peut tout reprendre en un instant. Effrayante et fascinante, elle exerce un attrait irrésistible.
Je dois également souligner les connaissances pointues de l'auteur sur les légendes britanniques et nordiques. C'est agréable de découvrir ce monde mythique un peu oublié, avec une notion évolutive intéressante: les mythagos évoluent avec les gens qui croient en eux, changent d'apparence et de personnalité selon la personne qui les a imaginé. Cela fait réfléchir sur les représentations et l'évolution des croyances au fil du temps, ce qui est important par les temps qui courent où certains veulent remettre au goût du jour des valeurs pseudo « traditionnelles ».
Un aspect m'a vraiment fait tiquer: la romance. La rivalité masculine sur fond de possession m'a hérissé le poil! Bien que la légende fondatrice de Guiwenneth remonte au Moyen-Age, est-ce vraiment nécessaire? Cette façon de réclamer une femme comme sa propriété, mythagos ou non, me déplaît vraiment. Heureusement que Steven modère cet aspect dans certaines de ses déclarations tout comme Christian à la fin. Je pense que le but est de montrer que cette vision des femmes est dépassée et archaïque, mais pendant quelques chapitres, j'ai eu de gros doutes. J'ai trouvé que l'auteur était maladroit là-dessus.
Deuxième point un peu désagréable: le personnage de Guiwenneth. Elle incarne un cliché que je n'aime pas: la femme naïve qui découvre tout grâce au héros. C'est une guerrière, mais elle ne sait rien de la vie moderne, des bains, des soupes,… Elle apprend grâce à Steven et du coup, bien qu'il soit assez banal, dans ses yeux, il est génial. C'est un brave garçon, mais face à une guerrière mythique, que peut-il lui apporter? J'ai cru que j'allais m'énerver quand elle semble devenir le pire schéma narratif que je connaisse: la demoiselle en détresse. Heureusement, elle se révèle plus que ça et existe en dehors des hommes. Elle peut se sauver toute seule.
Dernier petit élément qui m'a déplu, j'ai trouvé la fin facile. L'auteur fait monter la sauce pendant des pages et des pages, pour un final vraiment en berne. Je me suis dit « tout ça pour ça? ».
Ma chronique peut vous semblez dure, pourtant j'ai aimé cette lecture. Elle m'a fait ressentir beaucoup d'émotions contradictoires et quelques déceptions. Cependant, je trouve l'idée des mythagos vraiment géniale et la réflexion que j'ai eue grâce à ce livre est intéressante. Je pense lire au moins le second tome du cycle des mythagos pour trancher un peu plus mon avis après avoir découvert les bases de cet univers.
Je suis désolée, je suis un peu confuse, je pars dans tout les sens avec cette chronique! Je ne sais pas si je vous ait donné envie de lire cet ouvrage, mais, malgré un avis mitigé, je trouve que l'univers est à découvrir!
Lien : https://lirelafolie.wordpres..
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Guthrif
  15 avril 2013
Cela faisait longtemps que je cherchais - désespérément - un bouquin de fantasy bien écrit et sans cliché. Je l'ai trouvé récemment, grâce aux conseils d'un ami, avec le cycle des Mythagos de Robert Holdstock (même si on est plus proche de l'onirique que de la fantasy). Cycle, car l'histoire s'étend sur quatre livres, réunis en deux tomes pour certaines éditions. le thème central est celui du pouvoir de l'imagination qui, en l'occurrence, peut donner vie aux "archétypes" (appelés ici "mythagos") de l'inconscient collectif, s'exprimant généralement dans les mythologies, mais devenant ici réalité au sein de la mystérieuse forêt de Ryhope. Très jungien donc. le texte est superbement écrit, on est parfois plus proche de la poésie que du roman, dans un style très "british", volontairement lent et reposant - ici nulle action à outrance, et même quand elle est présente elle se fait finalement discrète. C'est d'ailleurs ce que certains lecteurs reprochent à ce récit - trop lent, pas assez d'action, d'hémoglobine gratuite, etc - et il est vrai que 75% de la narration se concentre sur la description de la forêt, qui est le personnage principal du récit en réalité, vivant et changeant - ce qui peut-être déroutant au premier abord. Mais c'est délicieux, et on en redemande ! Et d'ailleurs on le relit forcément, car le texte est tellement riche et intelligent (certaines réflexions sont déroutantes !) que si on le lit une deuxième ou troisième fois, on ne le verra pas du même oeil. Bref, à découvrir d'urgence !
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critiques presse (1)
SciFiUniverse   13 avril 2012
Robert Holdstock s'inspire des mythes, se sert de références littéraires pour bâtir son histoire. Normal quand l'intrigue se base sur ce concept […]. Ce qui dort dans la forêt donne la chair de poule et l'effet rendu est assez spectaculaire.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
PazouPazou   18 novembre 2014
Dès l’instant où je fus dans cette pièce à l’odeur de moisi, je me sentis complètement subjugué et profondément affecté par sa fraîcheur et l’atmosphère morne, hantée qui imprégnait tout, murs, tapis et fenêtres. Elle dégageait une légère odeur de cuir ainsi que de poussière, mais il me semblait aussi distinguer le parfum de la cire, comme si Christian avait fait un petit effort pour conserver propre cette pièce étouffante. Elle n’était pas très encombrée et ne ressemblait pas à la bibliothèque que mon père aurait peut-être aimé qu’elle fût. On y trouvait des ouvrages de botanique et de zoologie, d’histoire et d’archéologie, mais il ne s’agissait nullement d’éditions rares : simplement des éditions bon marché qu’il avait pu trouver à l’époque. Les livres de poche étaient bien plus nombreux que les ouvrages reliés ; la ravissante reliure de son livre de notes et le bureau au vernis profond, avec leur air d’élégance victorienne, détonnaient en réalité dans cet ensemble minable.
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PazouPazou   18 novembre 2014
Une fois dans la clairière, il hésita et me regarda. Je ne devinai pas le moindre sourire sous le masque de boue et de feuilles sèches. Ses yeux brillaient, plissés et réduits à une fente. Il avait les cheveux gras et hérissés ; il était presque nu, simplement vêtu d’un cache-sexe et d’une veste de peau en haillons qui ne devait guère lui tenir chaud. Il tenait à la main trois javelots à la pointe vicieusement effilée. Disparue, la maigreur squelettique de l’été ; il avait des muscles puissants et durs, la poitrine développée, les membres pleins de force. Il s’était transformé en guerrier.
« Il faut absolument que tu quittes les bois, Steve. Et pour l’amour de Dieu, n’y reviens pas ! »
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PazouPazou   18 novembre 2014
Je le suivis vers l’intérieur, cherchant le meilleur chemin au milieu du fouillis des fougères et des orties, goûtant la profondeur du silence. Les arbres étaient petits, à hauteur de la bordure, mais au bout d’une centaine de mètres s’élevaient déjà des fûts plus âgés : de grands troncs de chênes tourmentés, creux à moitié morts, qui montaient du sol en se tordant et semblaient presque ahaner sous le poids de leurs branches. Le terrain montait légèrement, et l’enchevêtrement du sous-bois se trouvait ici et là interrompu par des blocs de calcaire gris recouverts de lichens. Nous passâmes une crête ; de l’autre côté, la descente était raide, et de subtils changements affectaient la forêt. Elle semblait y être plus sombre, plus vivante, et je remarquai qu’un chant plus plaintif et sporadique y remplaçait les piaulements plus aigus des oiseaux de septembre, en lisière.
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laulauttelaulautte   26 septembre 2014
"Il peut donc y avoir des mythagos aussi récents que cela", dis-je calmement, plutôt étonné. Il m'était néanmoins facile d'imaginer comment les horreurs des tranchées des Flandres avaient pu provoquer la formation d'une incarnation d'espoir chez toute une génération angoissée, un personnage en lequel on pouvait avoir confiance, que l'on pourrait suivre, et qui redonnerait du coeur au ventre aux soldats perdus et terrifiés.
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bluelynxsbluelynxs   25 janvier 2015
Je suis de bois et de pierre, pas de chair et de sang.
[...] Elle savait donc. Elle savait qu'elle n'était pas humaine. Et néanmoins, elle se comportait en tout point comme un être humain. Peut-être avait-elle parlé métaphoriquement, en se référant à sa vie dans les bois, tout comme j'aurais pu dire : je ne suis que poussière et cendres.
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