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EAN : 9782360134472
252 pages
Éditeur : Riveneuve éditions (15/06/2017)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 4 notes)
Résumé :
(LIVRE RÉSERVÉ À UN PUBLIC AVERTI)

Eté 2014. Un soir de juillet, David Hury discute avec son meilleur ami, quelque part du côté de Sarlat. Dans la discussion, ce dernier balance cette boutade, que David gardera comme accroche au livre: "Le jour où Belmondo mourra, je serai plus triste que le jour où mon propre père mourra. Pas toi?"

Eté 2014 toujours. David Hury repart à Beyrouth où il réside. Un matin d'août, en bord de mer, il ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Missnefer13500
  01 octobre 2017
Bon il semble que je sois la première à chroniquer ce livre ce n'est pas plus mal
Je remercie Babelio, Masse Critique, Les éditions Riveneuve et l'auteur David Hury pour m'avoir permis de faire cette belle découverte
Un roman que je ne saurais classer dans une catégorie définie, tellement le concept est original et novateur !
Je suis sous le charme, encore maintenant alors que j'ai terminé cette lecture depuis 2 jours
l'esthétisme séduit, format carré, papier glacé, photographies magnifiques en noir et blanc en regard des es textes et j'ai été intriguée, me demandant si l'auteur dans son projet était parti de photos existantes et construit son idée autour ou le contraire
Quoiqu'il en soit ce pari osé est une réussite. Une autre question m' a turlupiné un temps, écrit autobiographique ?
En fin de lecture je dirais que pas vraiment, plutôt un mélange entre réalité et fiction:
David Hury nous entraine sur les pentes douces de son imagination, nous fait découvrir son talent d'écrivain et de photographe, d'artiste. Plume fluide, poétique et addictive, regard du photographe scotchant, bluffant, brillant.
Une fois la première page tournée, le lecteur ne peut plus s'arrêter.
Au fil de l'eau l'auteur nous transporte dans des réalités parallèles, nous invite au voyage et sur les traces de son personnage principal nous arpentons les rues de la Capitale, du petit lait pour moi qui aime cette ville
Il nous entraine dans la quête du protagoniste principal, qui n'est pas que celle de Joana mais bien plus intérieure, nous fait partager ses émotions, sa passion pour une ville qu'il abandonne pour vivre en d'autres cieux qui lui correspondent davantage , à ce moment de sa vie, et bien d'autres choses que je vous laisse découvrir par vous même, parce que ce livre ne se raconte pas. Il se lit, se regarde,se savoure, c'est une œuvre d'art
A travers cette intrigue nous découvrirons une histoire d'amour qui défie le temps et l'espace, les scènes érotiques sont magnifiquement décrites avec beaucoup de poésie et de sensualité à mon sens
l'auteur nous interpelle sur des sujets sensibles, nous entraine sur un jeu de pistes, sur des pensées personnelles en regard de sa propre expérience et chemin faisant on se rapproche de la fin de cette sublime aventure, aventure au sens large du terme.
Un coup de coeur pour ce livre interactif, et oui il reste à découvrir le chapitre manquant, même si son absence ne fait pas défaut à l'histoire
Outre la recherche du chapitre, une petite promenade sur le site s'impose afin de découvrir la vidéo de la bande annonce, les photos ( dont l'éditeur m'en a offert 3 versions carte postale ) la playlist pour cela ICI (suivre le lien sur mon blog
Un coup de coeur donc même si je soulignerais qu 'étant une lectrice "noctambule" donc qui lit confortablement installée dans son lit, j'ai rencontré quelques difficultés à cause du format pas trop pratique, mais je suis adaptée, fascinée par ce roman ne ressemblant à nul autre.Un auteur et un photographe à découvrir absolument
PS Ce roman est annoncé sur Babelio comme s'adressant à un public averti, je reste assez dubitative vu le contenu érotique particulièrement pas choquant à mon sens, mais en effet les scènes sont il faut le reconnaitre très explicites. Un livre dont je ne me séparerais pas, un de ces livres dont on espère un jour rencontrer l'auteur pour une dédicace
Une chose est sur c'est que Masse Critique parvient toujours à me surprendre puisque à partir de plusieurs choix je me trouve à chroniquer des livres auxquels je n'aurais pas pensé au prime abord et qui s'avèrent être des petits bijoux litteraires
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dlcb26
  10 octobre 2017
¤ Un livre que je guettais, car mes contacts beyrouthins m'avaient relayé les messages pour sa campagne de levée de fonds sur un site de financement participatif (NB : je n'ai pas participé : je ne suis donc pas juge et partie). J'attendais donc avec impatience cette publication, attirée par le sujet (le Moyen-Orient –le Liban- étant cher à mon coeur) et par le format original (50% texte, 50% photos) qui allait me faire sortir de ma « zone de confort » (en espérant ne pas tomber dans le « roman-photo » des magazines des années 1980-1990). J'ai donc été ravie de le recevoir lors de la Masse critique de septembre 2017 (un grand MERCi à Babelio et à l'éditeur Riveneuve)
¤ l'histoire : un récit assez fiévreux, des mots choisis qui traduisent un sentiment d'urgence et un manque qui nous entrainent dans une quête à un rythme assez fou, peut-être fatiguant parfois ? A chercher sa dulcinée évaporée au petit matin, à se voir et se raconter écrire, le narrateur aux pensées assez « perchées » m'a parfois perdue aussi … A un moment je me suis dit « beaucoup de blabla pour pas grand'chose, l'intrigue est finalement assez creuse ». Mais c'était peut-être le but de l'auteur : brouiller les lignes entre le réel, le délire, l'imaginaire, transmettre ses sentiments entiers et forts au lecteur. Et il y a le chapitre manquant …. C'est finalement le dernier chapitre qui m'a réconciliée avec l'histoire, en y ajoutant la petite touche « fleur bleu » qui adoucissait cette course effrénée et donnait un sens à cette folle obsession. Alors que le récit fait la part belle à Paris, j'y ai retrouvé l'Orient dans l'image des amants éternels.
¤ les photos : j'ai bien aimé les photos pour illustrer le récit ; en noir et blanc, avec un certain regard. Elles apportent vraiment un plus à l'histoire
¤ le sexe : mis en avant lors de la campagne de levée de fonds, avec le risque de tomber dans le vulgaire gratuit ou le mummy porn… Finalement : des scènes pas si nombreuses, mais bien présentes, avec détails et vocabulaire crus. le sexe était une composante importante de la relation entre le narrateur et la femme perdue, et le narrateur tente de pallier son manque avec ses souvenirs… on apprécie ou pas….
¤ Suivant la mode actuelle, l'auteur propose une playlist pour accompagner la lecture. Cette proposition d'immersion ne m'a pas convenue : les titres proposés sont trop « bruyants » pour moi pour accompagner une lecture en général le soir avant de dormir. Entre le "bruit" des pensées du narrateur et la bande son très "sonore", j'ai saturé ! J'ai donc préféré me concentrer sur la lecture et me créer mes propres images mentales (sons inclus). J'aurais conclu sur l'un de ces clips de la pop du Moyen-Orient qui racontent ces amours malheureuses et impossibles.
FINALEMENT ? Je salue l'originalité de la proposition (format carré, photos/récit, papier glacé, bande son, etc) qui font du roman une oeuvre artistique totale et qui ne ressemble à rien de ce que j'ai déjà lu. Je le relirai probablement en vacances, la tête moins pleine des soucis du quotidien, pour le découvrir peut-être autrement. J'ai apprécié d'être déstabilisée, mais l'impression finale est plutôt mitigée.
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Walkyrie29
  24 octobre 2017
« Pentes douces » ou vertige photographique. Un roman original, 50% photographies, 50% texte, une histoire racontée avec des mots et des images. Un objet livre délicat, soigné et de qualité, un objet parfois difficile à prendre en main et à manipuler dans le cadre d'une lecture conventionnelle, format carré, lourd, objet aussi littéraire que visuellement artistique. Roman, objet, tout est qu'il mérite d'être découvert. Qu'en est-il précisément du contenu ?
Un roman donc une intrigue racontée par un narrateur, auteur également, vivant au Liban, mais sur le point de quitter le pays pour retourner à une vie parisienne, qui parallèlement à ses tribulations avec une sublime femme fantôme et fuyante, cherche à écrire un roman, agrémenté de photographies avec tout un concept, une forme propre d'autobiographie ? L'histoire du livre dans le livre ?
L'histoire mêle réalisme et onirisme, réalité et fiction, l'auteur y a certainement apporté beaucoup de lui – même dans ce héros, fan de Belmondo, éperdu d'amour pour une femme qui l'a quitté sans un au revoir, un matin à l'île de Ré, séjour qui aurait du être heureux et significatif, pourtant, elle a fuit, ne lassant aucune trace. Les jours passent, les nouvelles ne viennent pas, Joanna a disparu et ne semble pas vouloir être retrouvée. Ainsi commence les recherches du narrateur, dans le passé de celle qu'il aime, libanaise aux boucles brunes, ses origines familiales, son histoire, en quête d'indice ; est-elle vivante ? Une ombre insaisissable, « une femme en cavale, un homme à ses trousses ».
« Nous étions comme deux enfants qui jouions à des jeux d'adultes. Pour elle, j'oubliais l'heure du dîner, j'oubliais de me laver les mains avant de passer à table, j'oubliais de dire s'il vous plaît et merci. Je prenais. J'arrachais. Je me régalais, je m'en mettais partout et je m'en foutais. Nous n'attendions que ça l'un et l'autre. Elle était aussi avide que moi. Nous étions des ogres.«
Globalement à travers cette histoire, on suite la quête d'un homme sur deux points, retrouver la femme de sa vie, cet amour perdu, et écrire, finaliser et diffuser son roman. Beaucoup d'échanges avec des personnages secondaires, énormément d'introspection personnelle, une action qui balade le lectorat à travers le Liban et plus particulièrement à Beyrouth, mais aussi en France entre Paris et la Normandie, avec de petites escales à Dubaï et à Kiev. L'ensemble est alimenté de scènes de sexe à la fois douces, sensuelles, érotiques, très détaillées parfois épris de crudité. On salue la variété, le choix de mots osés, même si elles n'enfièvrent pas forcément le lecteur, elles restent essentiellement visuelles.
« – Je repensais à un film que j'aime bien, avec Depardieu, dis-je en me penchant au-dessus d'elle et en posant la main gauche sur son jean, juste là, au niveau de ce pli merveilleux où sa cuisse et sa fesse s'épousaient. Je vais te faire l'amour, mon amour.
– Baise-moi plutôt.«
Les photographies, des clichés en noir et blanc, un bon choix, plus expressif, plus énigmatique que la couleur, beaucoup de profondeur dans ses images, peut-être l'oeil du photographe qui transperce, qui capte ce que le commun des mortels ne voit pas ou plus, des photographies de qualité, où la clarté côtoie le trouble, le contraste le flou. Elles sont variées et parfaitement bien placées, toujours dans l'idée de faire appel à un fragment du texte.
A l'image de la playlist proposée en couverture par l'auteur, le roman joue beaucoup avec le contraste et la dualité, tant sur l'histoire qui joue entre réalité et imagination que sur son rythme et les photographies. Ainsi, si l'on peut être happé par certains points de l'histoire, pour d'autres, il y a aussi des longueurs.
En bref, un roman – photo de qualité, qui malgré quelque défauts liés essentiellement à des pertes de vitesse, joue beaucoup sur les contrastes, un aspect qui le rend plutôt intéressant. Les photographies sont belles et variées, l'objet soigné et la sensualité règne au coeur de ses pages où un auteur amoureux cherche vainement une femme libre. Et la fin ne gâche rien, bien au contraire. Une chouette expérience !
Je remercie Babelio et son partenaire les éditions Riveneuve pour l'envoi de ce très bel ouvrage.
Lien : https://songesdunewalkyrie.w..
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Video de David Hury (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de David Hury
David Hury nous parle de son nouveau livre "Pentes douces", paru aux éditions Riveneuve le 15 juin 2017.


Suivez l'actualité de "Pentes douces" et des éditions Riveneuve sur les réseaux : - https://www.pentesdouces.fr/ - https://www.davidhury.com/ - http://www.riveneuve-editions.com/

La bande-son : "You're Starting Too Fast" Johnny Pate https://www.youtube.com/watch?v=843Ej...
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