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La villa aux étoffes tome 2 sur 6

Corinna Gepner (Traducteur)
EAN : 9782264078148
696 pages
10-18 (04/11/2021)
4.08/5   870 notes
Résumé :
Augsbourg 1916. La villa aux étoffes est devenue un hôpital où les femmes de la famille aident les blessés.

Marie est à présent mariée à Paul Melzer et gère l'usine de tissus. Mais lorsque ce dernier est fait prisonnier de guerre, l'avenir devient plus qu'incertain. L'élégant Ernst von Klippstein fait son apparition pour venir en aide à la jeune femme qui tient entre ses mains le destin des Melzer. De nouveaux drames attendent la famille en cette péri... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (155) Voir plus Ajouter une critique
4,08

sur 870 notes
A peine fini le tome 1 que j'ai directement embrayé sur le suivant.

Ce deuxième opus se passe pendant la première guerre mondiale, sous l'oeil allemand évidemment.
J'apprécie ce type de roman, parce qu'il me fait a chaque fois me rendre compte que lors des guerres on oublie souvent que la partie "ennemie" subit exactement les mêmes choses que notre patrie. Que le patriotisme prend le dessus, et que les séquelles de la guerre sont les mêmes pour tous.

Mais a côté de cette guerre les femmes restées à la villa doivent continuer à faire tourner l'usine et a vivre.
La mise en opposition des différentes classes de la société, des opinions, mais également l'opposition générationnelle fait que ce roman est vraiment captivant.

Une très belle découverte que cette saga.
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Ce deuxième tome se passe durant la première guerre mondiale. La famille Melzer ne va pas être épargnée et les hommes de la famille sont appelés au front.

Nous suivons donc, comme dans le premier tome, le quotidien de la famille Melzer et de leurs domestiques, non épargnés par cette première guerre mondiale. L'entreprise familiale va devoir faire fasse à la crise, liée au manque de matières premières pour la fabrique de tissus. Notre héroïne Marie va alors s'impliquer dans cette fabrique, pour palier à l'absence de son mari Paul, voyant son beau père ne pas prendre au sérieux les idées laissées par son fils avant son départ au front.

Anne Jacobs a su une nouvelle fois m'entraîner dans cette famille, traversant cette période difficile, tout en montrant bien que toutes les familles, quelque soit leur rang social, ont du faire fasse à cette guerre. Anne Jacobs va mettre en avant le rôle jouait par les femmes, se retrouvant seules. Les filles de la Villa vont se retrouver, à gérer l'entreprise familiale ou même encore s'occuper des blessés ramenés du front. Elles vont se serrer les coudes pour tenir bon, pendant ses années de guerre. Nous allons découvrir une nouvelle Elizabeth, femme assez effacée et résignée dans le tome 1, qui va se révéler dans ce second tome.

Je trouve que l'autrice met en avant bons nombres de personnages, ce qui enrichi grandement l'histoire.
Nous espérons jusqu'au bout un dénouement heureux pour chacun d'entre eux, et la fin nous donne envie de poursuivre cette lecture avec le tome 3.
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Traduit de l'allemand par Corinna Gepner

Du romanesque, du romantique, de la romance...

A la villa aux étoffes, il n'y a plus beaucoup d'hommes. La guerre, cette ogresse, les a dévorés. Les femmes s'organisent et tentent de survivre malgré l'absence, ce grand vide, cette béance qui tranchent après une vie jusque là si agréable.
Les seuls hommes présents à la villa, transformée partiellement en hôpital, sont des blessés, des malades ou des vieillards réclamant attention et soins qu'ils reçoivent évidemment des professionnels comme des volontaires.
Les nouvelles du front sont très attendues, mais très épisodiques, confortant ce sentiment de manque.
Tout le monde souffre, physiquement, moralement.
La manufacture a été contrainte, pour survivre et au grand dam du patriarche Johann Melzer, de fabriquer du tissu...en papier.
Sur le front, la vie est très difficile, insupportable, inhumaine. Et pourtant, l'honneur, le sens du devoir et le respect dû à Sa Majesté l'Empereur Guillaume II les obligent à tenir le coup dans la crasse, le froid, l'humidité.
Anne Jacobs nous narre lestement les heurs et malheurs du clan Melzer, domestiques compris.
Et j'en redemande.
La suite au prochain numéro.
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Marie est entrée dans la famille Melzer au bras de Paul le fils ainé . Kitty et Lisa se sont aussi mariées.
Nous sommes en 1914 , la guerre est déclarée , les hommes réquisitionnés , les femmes font tourner la ou les machines. Paul a été appelé, l'usine va de plus en plus mal . Peu à peu Marie arrive à convaincre le patriarche de faire des étoffes de papier... Révolution pour Johann accepter les suggestions de Marie, une femme ... on aura tout vu...
La vie devient difficile, la nourriture vient à manquer, les femmes à l'usine crient famine et les soldats ne rentrent pas!

Anne Jacobs brosse avec talent le tableau d'une famille
d'industriesl engluée dans les difficultés économiques, l'absence des hommes, la" gent féminine " qui pointe le bout de son nez. Nous suivons les Melzer , parents enfants et collatéraux mais aussi le devenir des domestiques de la maison. A la fin de la guerre la société allemande bouge , la révolution d'octobre fait tâche d'huile jusqu'à la proclamation en 1919 de la République de Weimar.

Lecture addictive !

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J'ai pris beaucoup de plaisir à retrouver la famille Melzer, leurs domestiques et entourage dans ce second tome bien plus sombre que le précédent, mais toujours passionnant ! En effet, les différents personnages, qu'ils soient bourgeois, domestiques, femmes ou hommes, sont tous confrontés à la Première Guerre mondiale et ses terribles conséquences sur la population (soldats comme civils).

Alors que La Villa aux étoffes se concluait sur une note joyeuse, Marie, Paul, Kitty, Elizabeth, Alicia, Johann, Humbert, Hanna, Augusta, Else, Mmes Brunenmayer, Schmalzer, Jordan doivent cette fois-ci s'adapter à la situation de guerre, aux pénuries, au manque de main d'oeuvre ou tout simplement à l'absence d'un proche…

J'ai été particulièrement séduite par l'alternance de points de vue, nous offrant un aperçu de la vie de chacun des personnages principaux, ce qui m'a permis de m'attacher à davantage de protagonistes que dans le tome précédent (focalisé sur le parcours de Marie), mention spéciale à Elizabeth qui a été la révélation de cette histoire ! Alors que je la trouvais superficielle et égoïste dans le tome 1, son évolution vers une femme indépendante, tolérante, moderne, libre et forte m'a impressionnée ! A l'inverse, je me suis moins identifiée à Kitty et Marie, même si elles sont toutes deux toujours intéressantes ! du côté des autres héros, si Paul m'a encore une fois beaucoup plu, j'ai également suivi le parcours d'Humbert avec intérêt. L'apparition de nouveaux personnages, comme Tilly Brauër, Sebastian Winkler ou le Docteur Moebius a également contribué à enrichir le récit.

Ainsi, Anne Jacobs a su parfaitement retranscrire l'ambiance oppressante de la Première Guerre mondiale, du côté allemand cette fois-ci, tout en nous proposant une chronique familiale riche, diversifiée, dynamique, au rythme des saisons et du conflit mondial ! J'ai maintenant hâte de me plonger dans le troisième tome des aventures des habitants de la Villa aux étoffes !

A lire !
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
Humbert passa devant des soldats crasseux, des dépôts de munitions, des caisses de nourriture, des camarades endormis, des hommes à moitié nus qui inspectaient leur uniforme à la recherche de poux. La terre tremblait à chaque impact d'obus, des tirs de fusils claquaient. La mort était omniprésente, marchant à leurs côtés telle une ombre.
Le plus étrange, toutefois, fut que Humbert ne perdit pas connaissance.
P 208 Charleston
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Le soir, tu es assis avec un camarade, vous parlez de vos foyers, il te montre des photos. Le lendemain, il gît mort dans l'herbe, le crâne déchiqueté par les balles. Jamais encore je n'ai vu une communauté si soudée, une camaraderie si étroite car, tous, nous affrontons la mort chaque jour, à chaque heure. Nous partageons l'abri et les vivres, nous partageons le tabac et le vin, nous partageons aussi l'angoisse de la mort et l'espoir irraisonné de se sortir sans dommage de toute cette horreur.
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La guerre l'avait brutalement arrachée à son imaginaire romantique pour la projeter dans la réalité. Son père avait souvent évoqué la probabilité d'un conflit, mais personne n'avait vraiment voulu y croire jusqu'au moment où les faits lui avaient donné raison. Terrible et exaltant était le combat des soldats allemands contre un ennemi qui les avait attaqué par surprise - ai si avait dit l'empereur.
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Heureux qui peut se réclamer d'un bonheur passé. [...] C'est un trésor que personne ne lui ôtera.

(p. 23 - Éd. Charleston)
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Je te demande instamment de te montrer prudent, de ne pas chercher le danger et de ne jamais faire preuve d'inconscience. Il est terriblement triste que cette guerre apporte aux hommes tant de malheur et de destruction, qu'ils soient français, serbes, russes ou allemands.
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