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ISBN : 2940523401
Éditeur : Editions des Syrtes (01/04/2016)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Prêtre orthodoxe et premier aumônier de prison en Russie depuis la révolution, G. Kaleda témoigne de son engagement dans les prisons russes et dresse le portrait de détenus, de gardiens, de directeurs, en particulier Guennadi Nikolaevitch. Souvent, les condamnés à mort, avec qui il travaillait sans témoins, demandaient à être baptisés et reconsidéraient toute leur vie passée.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
krzysvanco
  22 juin 2016
Merci à Babelio et aux Éditions des Syrtes pour l'envoi de ce livre !
Je viens de rentrer d'un voyage en Russie et ai pu y admirer les églises orthodoxes et leurs belles iconostases. Me plonger dans cette lecture m'a permis de prolonger ces découvertes...
Le Père Gleb Kaleda fut le premier aumônier de prison en Russie depuis la révolution, de 1992 à sa mort en 1994. Ce livre recueille les notes tirées de cette expérience.
Les lire nous fait découvrir d'abord la personnalité de leur auteur : une personne dotée d'une foi profonde, d'une grande volonté - il réussit en effet à construire une église à l'intérieur de la prison, humble et à l'écoute des prisonniers, particulièrement à celle des détenus du couloir numéro 6, celui des condamnés à mort.
Il nous prévient de suite que ces notes ne font "que refléter l'expérience du travail dans l'une des prisons d'une seule ville d'un pays immense. Mais il faut bien commencer."
Première constatation : les prisons sont "des champs non encore cultivés où il faut labourer, semer et récolter." Et il voit le résultat de ses visites, nombre de détenus découvrent la foi et se font baptiser, prennent part à la construction de l'église, et manifestent leur repentir.
Ses réflexions portent sur
- la surpopulation dans les prisons dont il analyse les diverses causes,
- sur la différence entre un crime (enfreindre les lois humaines) et un péché (transgresser les commandements de Dieu). Il regrette que le concept même de péché disparaisse de plus en plus'
- sur les conditions du travail en prison : comment préserver le secret de la confession, quelle doit être l'âge du prêtre, l'apostolat des laïcs, la restauration des églises,...
Les notes abordent quantité de sujets.
Tout ne m'a pas plu ! Certains passages toutefois me heurtent quelque peu notamment lorsqu'il traite de la débauche en condamnant l'homosexualité ou lorsqu'il souhaite réserver dans les prisons une place privilégiée à l'orthodoxie au détriment d'autres religions. D'autre part, l'auteur cite quantité de noms, prêtres ou directeurs de prison qui ne nous disent rien, et la lecture de ces hommages ou remerciements est moins aisée.
L'image de cet homme bon, humble et à l'écoute des autres fussent-ils les rejets de notre société est révélée dans les autres parties de ce livre consacrées à divers témoignages de personnages publics et de détenus.
En résumé, j'ai apprécié tant la lecture que le personnage lui-même.
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bidule62
  25 juin 2016
J'ai reçu ce livre via "masse critique". Un grand merci à Babelio et aux Editions des Syrtes qui m'ont fait découvrir ce court témoignage que je n'aurais sans doute jamais lu sinon. En effet, ce n'est pas le genre de livres que je trouve dans ma librairie ou ma bibliothèque.
Et pourtant je serai passée à côté d'un témoignage intéressant.
Le livre se décompose en deux parties : celle qui rassemble les notes d'un prêtre orthodoxe, aumônier dans les prisons russes ; puis un ensemble de textes rédigés par ceux qui l'ont rencontré (prisonniers, directeur de prison...).
Les deux parties décrivent deux facettes d'un même personnage assez incroyable.
Le témoignage du prêtre, le père Gleb Kaleda, est empreint d'humilité, sans aucune mise en avant. Les critiques sont feutrées (critiques contre le système pénitentiaire, les intrusions tentés par les prosélytes protestants, le système judiciaire...), mais présentes.
Le fond du discours du père Gleb est l'importance pour l'église de se préoccuper des prisonniers et leur permettre ainsi de changer au contact de la religion (reconnaître ses fautes, reprendre une vie meilleure...). C'est la mission que ce prêtre s'est destinée. Vus les témoignages finaux, il a manifestement réussi. Mais jamais il ne se met en avant. Il publie un peu son testament pour expliquer comment aider ces prisonniers, ou plutôt "ses" prisonniers auxquels il s'est attaché.
Une critique seulement est plus forte que les autres : son refus de la peine de mort.
La seconde partie est tout aussi intéressante, parce qu'on découvre ce prêtre via différents témoignages.
Ce personnage semble sorti d'un roman. Devenu prêtre en clandestinité, la religion étant interdite du temps de l'URSS. Sa vocation est évidente et est partagée auprès du plus grand nombre et auprès des plus malheureux.
J'ai trouvé cette partie très intéressante, voire émouvante. Elle contraste énormément avec la 1e partie, dans laquelle justement le père Gleb ne se met jamais en avant.
J'ai trouvé cette lecture intéressante. J'avoue avoir eu quelques difficultés avec la langue et la culture de la religion orthodoxe que je ne connaissais pas. Mais j'ai découvert une autre vision de la Russie que j'ai trouvée passionnante.
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lebaralivres1304
  18 juin 2016
Voici un livre bien différent de ce que j'ai l'habitude de lire.
Bien qu'assez compliqué, c'est un livre très intéressant et chargé d'émotions.
Je le trouve compliqué dans le sens où il faut déjà être habitués vocabulaire ecclésiastique pour entamer cette lecture, ce qui n'était pas mon cas.
Cependant, cela m'a permis de me familiariser avec ce vocabulaire.
Je pensais d'abord que ce livre était un recueil des confessions des détenus des prisons russes, mais c'est une toute autre histoire.
L'auteur a plutôt tenté de décrire la situation des détenus des prisons russes et leur rapport avec l'église, ainsi que l'importance du suivi en prison et sa sortie d'un détenu qui souhaite se repentir, être baptisé et communier.
Le père Gleb est ordonné prêtre à l'âge de 53 ans, dans le plus grand secret et célèbre chez lui, clandestinement, jusqu'à ce qu'en 1990 le patriarche Alexis II ne le charge de l'organisation de la catéchèse à destination des prisonniers
Il devient alors le premier aumônier de prison en Russie depuis la révolution et ce livre relate son expérience dans ce milieu
On peut y lire que dans ce milieu religio-carcéral, les endroits dédiés au culte sont en partie financés et érigés par les détenus.
On y décrit également la façon dont les prêtres et hommes de Dieu sont considérés dans les établissements pénitentiaires, ainsi que l'importance qu'ont les surveillants et directeurs aux yeux des détenus.
On se rend compte, en lisant ces pages, qu'une fois condamnés, les détenus se tournent vers Dieu et souhaitent se confesser et communier. le père Gleb explique également qu'après la sortie de prison, il est plus facile pour un délinquant de retomber dans ses travers que de poursuivre sa route sur le droit chemin et conserver la foi qui était la sienne en prison.
L'importance des catéchètes en prison est primordiale pour écouter ceux-ci et leur apporté l'attention dont ils ont besoin.
Les prêtres sont malheureusement trop rares et peu d'entre eux sont enclins à travailler dans les prisons.
Malgré sa difficulté, je suis contente d'avoir pu en apprendre un peu plus sur le sujet et remercie vivement BABELIO et les éditions de Syrtes de m'avoir fait partager ce témoignage.

Lien : https://lebaralivres.wordpre..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
krzysvancokrzysvanco   22 juin 2016
Le père Gleb parlait doucement. Quand il entrait dans la cellule des condamnés à mort, il parlait tellement bas que même moi, qui était dans le couloir, je n'entendais rien, et pourtant la cellule n'était pas grande; je ne tendais pas l'oreille, il est vrai. On était frappé par son calme, son assurance. Il savait qu'il avait raison, il disait ce qu'il pensait.

Souvenirs de Guennadi Nikolaevitch Orechkine, directeur de la prison des Boutyrki.
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krzysvancokrzysvanco   22 juin 2016
Dans ce corridor, il y a des cellules étroites où sont enfermés vingt condamnés à mort. J'ai été dans ces cellules et j'ai parlé avec les condamnés qui y étaient détenus. Quelques-uns ont été baptisés.
Avec quelle force le condamné à mort Grigori récitait par cœur le Symbole de la foi dans l'église de la prison.
En parlant avec un autre condamné à mort, je pensais : " Dima, au lieu d'être détenu ici, tu devrais être catéchèse dans le monde des gens libres," Je l'ai préparé au baptême.
Les juges condamnent un homme à être fusillé, et les bourreaux en fusillent un autre, c'est vrai qu'il porte effectivement le même nom.
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krzysvancokrzysvanco   22 juin 2016
Dans le couloir n°6, il n'y a pas de vaines conversations. Ici on vit de l'autre côté de la vie. Ici, dans le couloir n°6, on peut apprendre à redouter la mort.
Les moines trouveraient grand profit à travailler ici, dans le couloir n°6.
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