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ISBN : 226617925X
Éditeur : Pocket (03/03/2011)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 235 notes)
Résumé :
Vous qui, sur les talons de Jean Teulé, entrez dans l'univers carcéral, abandonnez tout espoir et renoncez à la compassion. Vous allez affronter l'épouvante en riant aux éclats.
Au plus profond de la campagne française, une maison d'arrêt pour hommes et femmes ... C'est dans ce décor que Jean Teulé a situé son nouveau roman.
Cellule 108 du quartier des hommes, ils sont quatre: Jacky Coutances, maigrichon sournois qui a probablement tué trois de ses amo... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (52) Voir plus Ajouter une critique
garrytopper9
03 juin 2015
Deuxième roman de Jean Teulé que je découvre, et c'est à nouveau une très bonne surprise. Pendant toute la lecture, j'ai suivi les nombreux personnages, sans trop m'attacher à eux, on avait beau me les présenter d'une certaines manière, aucun ne trouvait grâce à mes yeux. Mais pourtant, à chaque fois qu'il leur arrivait quelque chose, je ne pouvait m'empêcher de penser « Oh le pauvre… »
Mais par contre, dans les 15-20 dernières pages, tout se met en place, tout se termine d'une façon que je n'avais vraiment pas vu venir. J'ai pris une grosse claque en lisant ce livre, car l'écriture de Jean Teulé ne nous épargne pas. Il est crut dans ses mots, mais ce n'est pas trop choquant, au contraire, cela apporte une certaine crédibilité à son histoire, on a vraiment l'impression qu'il raconte cela de l'intérieur, là où rien n'est tout beau ni tout rose.
Le livre est assez court mais j'ai envie de dire, tant mieux. Un récit plus long aurait été plus pompeux, plus pénible à lire et le final n'aurait sans doute pas eu le même effet. Pour le moment, cela me fait deux bonnes pioches avec « Le magasin des suicides ».
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LydiaB
08 janvier 2012
Encore une belle réussite du Sieur Teulé qui met ici en scène tout l'univers carcéral. Rien ne lui échappe, pas le moindre petit détail, et peu importe si le lecteur a le sentiment d'étouffer. Bien au contraire.

Comme à son habitude, c'est avec un franc parler et un style cru que Teulé va passer à la moulinette tous ceux qui gravitent dans ou autour de cet univers. Les prisonniers sont regardés à la loupe : du voleur au pédophile chez les hommes, différentes catégories de meurtrières chez les femmes. Les surveillants pénitentiaires ne sont pas exclus de l'histoire, du novice au vieux de la vieille (non exempt de faute d'ailleurs). Quant au directeur de la prison et sa femme, ce sont deux personnages qui haut en couleurs.

Tout y est : le parloir, les promenades, les douches et le danger de s'y faire abuser sexuellement, les différents manques (de sexe notamment), le courrier et les différentes correspondances...

Teulé ne censure rien et le lecteur profitera de tout : les peines, les souffrances, la folie s'installant insidieusement... Bref, l'horreur humaine concentrée.

A lire absolument !
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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emi13
22 mai 2013
Une maison d'arrêt Française, ou hommes et femmes se regardent en face à travers la cour. Cellule 108 quatre prisonniers s'y trouvent. Jacky qui a tué 3 de ses fiancées, Kaezmaret le colosse illettré, Popineau qu'on a fait passer chez le coiffeur, celui-ci lui a coupé un bout d'oreille pour prévenir les autres détenus que cet homme est un pédophile .Biche grand maigre qui lui ne supportait pas les cris de son bébé et l'a jeté dans la vide ordure de l'immeuble où il habite. du côté des femmes, cellule 209, se trouve 3 détenues : Lemonnier un monstre de femme, Desîle qui a tué son enfant et Rose qui proclame qu'elle n'a rien fait qu'elle est là par erreur. Cette prison a un directeur qui est drôlement amoureux de sa femme qui ne pouvant avoir d'enfants est tombée dans la folie, pour lui faire plaisir il porte la layette qu'elle tricote .Une vraie histoire des prisons françaises .Très beau livre de Jean Teulé.

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LiliGalipette
04 août 2011
« Ni les détenus ni les surveillants choisissent d'aller en prison. » (p. 9) Jean, le narrateur, a interrogé deux gardiens de prison, Benoît Beaupré et Agnès Leduc. À travers leur récit, on rencontre les détenus et le personnel de la maison d'arrêt. Cyril Cambusat est un jeune gardien trop sensible. Denis van der Beek, le directeur, porte de la layette sur l'insistance de sa femme. Pierre-Marie Popineau est un détenu nouvellement écroué et il paiera pour son crime, plusieurs fois. Jacky Coutances a tué trois femmes, peut-être, et il est amoureux Elsa, détenue dans le quartier des femmes. Sergueï Kaczmarek correspond avec une femme inconnue. Sébastien Biche, infanticide, ne résistera pas longtemps à la prison. Corinne Lemonnier n'est que violence et agressivité. Rosa Allain perd pied loin du soleil. Nadège Desîles s'accroche à un barreau.
Le texte se présente comme un roman, c'est inscrit sur la première de couverture. Et c'est mieux ainsi. On peut s'extraire de la noirceur poisseuse qui coule au détour de chaque page si c'est un roman. On peut respirer un peu mieux puisque l'on n'a pas vraiment mis les pieds dans la prison et qu'on ne s'est frotté qu'à des personnages de fiction. « La prison tape sur le système. Elle est stressante, inquiétante et destructurante, ne facilite donc en rien l'émergence de la vie. » (p.112) À lire le texte de Jean Teulé, on étouffe, on se cogne aux murs, on cherche l'échappée vers l'extérieur. Comme les prisonniers, on se construit des rêves et on compte les jours/pages qui nous séparent de la sortie. On suspend son souffle dans cette parenthèse grillagée, à regarder le temps s'écouler, dehors…
« La détention, c'est tout un arrangement. » (p. 42) Jean Teulé nous plonge dans un système qui, s'il inquiète, fonctionne parfaitement. Comprendre les règles est essentiel pour survivre et traverser les couloirs. Chacun a une place à tenir et malheur à celui qui s'en écarte ! Il ne faut pas trop croire en l'humanité entre les murs de la maison de détention. On pense d'abord à soi, on ne pense qu'à soi.
J'ai retrouvé dans ce texte le sordide, le truculent et le sensible qui m'avaient émue chez Darling. Ici encore, on côtoie une certaine frange de la société, celle que l'on trouve dans les quotidiens régionaux, celle qui vit les terribles petites misères des pauvres gens. La crudité du langage n'est pas un artifice et elle découvre bien peu les crimes et les folies des personnages. Ce texte se lit vite, mais il colle aux mains. Malaise garanti…
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livrevie
28 juillet 2014
En temps normal, l'univers carcéral ne m'attire pas du tout. Cela va même plus loin, il m'effraie. Beaucoup trop de noirceur, de violence contenue ou non pour ma sensibilité à fleur de peau. Mais on parle de J. Teulé, qui m'a fait aimer une "sériale killeuse" bretonne dans Fleur de Tonnerre. J'ai donc plongé les yeux fermés.
Et une fois de plus, je ne suis pas déçue. Il a une empreinte très reconnaissable dans l'écriture, qui peut paraître lassante, ou peut donner la sensation qu'il ne se renouvelle pas. Mais moi, j'adhère complètement à cette plume au lyrisme moderne, agressive, cynique et qui porte un regard acerbe sur ce qui nous entoure.
Ce récit est, comme d'habitude, inspiré de faits, de délits et de personnes réels. Si leur passé est lourd, leur présent l'est aussi, tout comme la vision de ce qu'ils vivent au quotidien dans ce huis-clos palpable et oppressant. Mais l'univers carcéral est impitoyable pour tout le monde, même pour les fonctionnaires qui y travaillent, ni anges, ni démons, juste des hommes, comme les prisonniers.
Et je dois l'avouer, j'ai souri, à plus d'une reprise, -alors que le lieu où je me trouvais ne s'y prêtait pas du tout-, devant l'absurde de certaines situations. Mais comme le dit si bien l'un des protagonistes du roman, "Tu sais, [...] les êtres qu'on nous amène ici, on pourrait directement les conduire à la bibliothèque, ce sont tous des romans. Et s'ils ne le sont pas encore, ils le deviendront ici."
Ma gorge s'est également serrée, aussi bien pour les prisonniers, que pour les gardiens ou même le directeur, -qui aime tellement sa femme qu'il cède à tous ses caprices, allant même jusqu'à nourrir son déséquilibre psychologique-, tous unis finalement dans une même tentative de survie. Cette folie qui guette les prisonniers quand les portes se referment, ne laisse pas indemne le personnel, qui a lui aussi son histoire, sa place finalement dans un roman.
Des témoignages de ce même personnel intègrent et jalonnent le récit, fond de vérité qui sort des tripes et qui m'a émue jusqu'à la moelle.
Et une fois de plus, j'ai eu de la tendresse pour ces hommes et ces femmes du présent, au passé parfois détestable, à la folie profonde, et qui tentent de respirer, tout simplement…
Lien : http://lelivrevie.blogspot.f..
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Citations & extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
LydiaBLydiaB08 janvier 2012
Le nouveau cocellulaire de la cent huit, assis sur le lit de droite, aurait dû être surpris par ce qu'il entendait, mais Pierre-Marie Popineau semblait indifférent à tout, même à sa lèvre tuméfiée, même à ses côtes fêlées...
Kaczmarek, beau grand mec blond et athlétique allongé sur le dos, doigts croisés sous la nuque, tourna la tête vers Popineau - soixante-deux ans :
- Bon, qu'on t'affranchisse tout de suite, vieux. Lui, à la fenêtre, il a sans doute coulé trois femmes dans le béton. Moi, j'ai rendu une fille hémiplégique et tué son mec à coups de poing la veille de leur mariage. Et toi ?
Apprenant les délits commis par ses jeunes cocellulaires, Popineau, effaré, a regardé vers la porte pour s'enfuir. Comme elle était close et sans serrure, il a tourné la tête vers la fenêtre. C'est alors que Kaczmarek découvrit le pansement à l'oreille gauche de Pierre-Marie :
- Ah, d'accord, c'est ça... Alors toi, ici, vieux, tu vas pas t'amuser...
Popineau s'en était aperçu. Arrivé il y a moins d'une heure, il s'était déjà fait trancher l'oreille, battre dans la cour et jeter par-dessus la rambarde des coursives.


- Pourquoi, Benoît ?
- C'était un pédophile.
- Comment les détenus de la cour l'ont-ils su ?
- Son oreille... Quand plutôt que de conduire un nouvel incarcéré vers sa cellule, Bailhache l'amenait directement avec son paquetage chez le coiffeur, celui-ci n'avait pas besoin d'explications, il savait ce que ça voulait dire, ce qu'il devait faire. Il le marquait à l'oreille comme une bête destinée à l'abattoir. Et alors là, pour lui, la corrida pouvait commencer. Ça le dénonçait auprès des autres.
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joedijoedi05 mai 2013
Sinon, dans le reste de la prison, c'était normal.
Là où l'on ne sait plus ce que l'on est, dans cette oubliette, séparé des hommes par son crime, on est tellement coupé du monde qu'on se coupe soi-même. On se coupe peu à peu et on est dans un monastère. Le matin, le drap s'étale sur le lit et l'air glisse contre le mur. Le silence prend à la gorge et s'y noue. Boire ou manger, tu ne le fais pas trop vite, tu as tout le temps. Et des détails que tu n'aurais pas remarqués dehors, ici, deviennent des bonheurs insensés.
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joedijoedi04 mai 2013
La direction générale supervise onze prisons : Bordeaux, Pau, Bayonne, Niort, Neuvic ..., donc il y a un psychologue pour tous les surveillants de ces onze prisons et qui est basé à Bordeaux. Alors, si vous n'allez pas bien et l'interpellez, il faut vous y prendre longtemps à l'avance parce que le psy est débordé. Il faut prendre un rendez-vous au mois de janvier pour avril. D'ici là, soit on est guéri, soit on est mort de chagrin.
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livrevielivrevie28 juillet 2014
Tu sais, [...] les êtres qu'on nous amène ici, on pourrait directement les conduire à la bibliothèque, ce sont tous des romans. Et s'ils ne le sont pas encore, ils le deviendront ici.
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athena1athena109 mars 2011
- Qu'est-ce qui te plaît encore dans ce métier ?
- La retraite ! Au bout de vingt-cinq ans, tu peux partir ...
- Vingt-cinq ans, c'est le temps d'une perpétuité, ça, Benoît.
- Oui... D'ailleurs, parfois des détenus nous le disent : "Ce qui me fait marrer, surveillant, c'est que, vous aussi, vous allez passer votre jeunesse en prison."
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Vidéo de Jean Teulé
Connaissez-vous bien l'écrivain Jean Teulé ? Nous avons collecté quelques anecdotes à son sujet.
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