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ISBN : 226617925X
Éditeur : Pocket (03/03/2011)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 280 notes)
Résumé :
Vous qui, sur les talons de Jean Teulé, entrez dans l'univers carcéral, abandonnez tout espoir et renoncez à la compassion. Vous allez affronter l'épouvante en riant aux éclats.
Au plus profond de la campagne française, une maison d'arrêt pour hommes et femmes ... C'est dans ce décor que Jean Teulé a situé son nouveau roman.
Cellule 108 du quartier des hommes, ils sont quatre: Jacky Coutances, maigrichon sournois qui a probablement tué trois de ses amo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (58) Voir plus Ajouter une critique
garrytopper9
  03 juin 2015
Deuxième roman de Jean Teulé que je découvre, et c'est à nouveau une très bonne surprise. Pendant toute la lecture, j'ai suivi les nombreux personnages, sans trop m'attacher à eux, on avait beau me les présenter d'une certaines manière, aucun ne trouvait grâce à mes yeux. Mais pourtant, à chaque fois qu'il leur arrivait quelque chose, je ne pouvait m'empêcher de penser « Oh le pauvre… »
Mais par contre, dans les 15-20 dernières pages, tout se met en place, tout se termine d'une façon que je n'avais vraiment pas vu venir. J'ai pris une grosse claque en lisant ce livre, car l'écriture de Jean Teulé ne nous épargne pas. Il est crut dans ses mots, mais ce n'est pas trop choquant, au contraire, cela apporte une certaine crédibilité à son histoire, on a vraiment l'impression qu'il raconte cela de l'intérieur, là où rien n'est tout beau ni tout rose.
Le livre est assez court mais j'ai envie de dire, tant mieux. Un récit plus long aurait été plus pompeux, plus pénible à lire et le final n'aurait sans doute pas eu le même effet. Pour le moment, cela me fait deux bonnes pioches avec « Le magasin des suicides ».
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MissSherlock
  03 mars 2019
Dans Longues peines, Jean Teulé se penche sur l'univers carcéral. On suit une poignée de personnages (détenus et surveillants) dans un roman court et percutant.
Comme à son habitude, Teulé ne nous épargne rien et nous rentre dedans. La prison, ça n'est pas Disneyland, il n'y a aucune raison de prendre des gants.
Je sais que son style ne plaît pas à tout le monde mais moi j'ai aimé son franc-parler et la crudité de certaines scènes.
Le seul reproche que je formulerai tient à la fin du livre que j'ai trouvé très abrupte. Tant que j'ai tourné la page car je pensais que le roman n'était pas terminé.
Mais ce n'est qu'un petit bémol, j'ai beaucoup aimé ces Longues peines.
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Giraud_mm
  04 août 2019
La vie quotidienne dans une prison de province : une cellule de quatre hommes ; une autre de trois femmes ; des gardiens et gardiennes ; un directeur amoureux, mais tyrannisé par une épouse en mal d'enfant. Tous les ingrédients sont réunis pour un roman plein d'humour, d'ironie et de dérision, qui porte néanmoins une réflexion pertinente sur l'univers du monde carcéral et la justice, leur rôle, leurs rites et l'équité (ou son absence).
Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu du Jean Teulé, et ce roman, publié en 2001, a passé quelques années en attente de lecture sur un rayon de bibliothèque.Je ne regrette pas d'avoir profité du calme de fin juillet pour l'avoir lu.
D'aucuns jugeront sans doute que l'histoire est abracadabrantesque, et ils n'auront pas totalement tort. Mais qu'importe, elle est juste prétexte à nous faire partager le quotidien, largement caricaturé, des clients des prisons, y séjournant pour de longues peines, et de ceux qui les accompagnent, du côté de la liberté. le problème des caricatures, c'est quelles ne font qu'exacerber des traits de vérité ; et c'est encore une fois vrai ! Derrière le ton léger, on sent que l'auteur s'est bien documenté. Il nous entraîne alors dans un conte non dénué de philosophie, façon Alphonse Allais.
Pour autant que je m'en souvienne, l'écriture est bien celle de Jean Teulé, pouvant être tantôt ronde, tantôt hachée, sachant retenir notre attention avec des chapitres plutôt courts et une alternance de points de vues (celui des cellules, des gardiens, du directeur).
Au final, une véritable interpellation du quidam ignorant de l'univers carcéral ; mais une interpellation savoureuse.

Lien : http://michelgiraud.fr/2019/..
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LydiaB
  08 janvier 2012
Encore une belle réussite du Sieur Teulé qui met ici en scène tout l'univers carcéral. Rien ne lui échappe, pas le moindre petit détail, et peu importe si le lecteur a le sentiment d'étouffer. Bien au contraire.

Comme à son habitude, c'est avec un franc parler et un style cru que Teulé va passer à la moulinette tous ceux qui gravitent dans ou autour de cet univers. Les prisonniers sont regardés à la loupe : du voleur au pédophile chez les hommes, différentes catégories de meurtrières chez les femmes. Les surveillants pénitentiaires ne sont pas exclus de l'histoire, du novice au vieux de la vieille (non exempt de faute d'ailleurs). Quant au directeur de la prison et sa femme, ce sont deux personnages qui haut en couleurs.

Tout y est : le parloir, les promenades, les douches et le danger de s'y faire abuser sexuellement, les différents manques (de sexe notamment), le courrier et les différentes correspondances...

Teulé ne censure rien et le lecteur profitera de tout : les peines, les souffrances, la folie s'installant insidieusement... Bref, l'horreur humaine concentrée.

A lire absolument !
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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emi13
  22 mai 2013
Une maison d'arrêt Française, ou hommes et femmes se regardent en face à travers la cour. Cellule 108 quatre prisonniers s'y trouvent. Jacky qui a tué 3 de ses fiancées, Kaezmaret le colosse illettré, Popineau qu'on a fait passer chez le coiffeur, celui-ci lui a coupé un bout d'oreille pour prévenir les autres détenus que cet homme est un pédophile .Biche grand maigre qui lui ne supportait pas les cris de son bébé et l'a jeté dans la vide ordure de l'immeuble où il habite. du côté des femmes, cellule 209, se trouve 3 détenues : Lemonnier un monstre de femme, Desîle qui a tué son enfant et Rose qui proclame qu'elle n'a rien fait qu'elle est là par erreur. Cette prison a un directeur qui est drôlement amoureux de sa femme qui ne pouvant avoir d'enfants est tombée dans la folie, pour lui faire plaisir il porte la layette qu'elle tricote .Une vraie histoire des prisons françaises .Très beau livre de Jean Teulé.

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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
LydiaBLydiaB   08 janvier 2012
Le nouveau cocellulaire de la cent huit, assis sur le lit de droite, aurait dû être surpris par ce qu'il entendait, mais Pierre-Marie Popineau semblait indifférent à tout, même à sa lèvre tuméfiée, même à ses côtes fêlées...
Kaczmarek, beau grand mec blond et athlétique allongé sur le dos, doigts croisés sous la nuque, tourna la tête vers Popineau - soixante-deux ans :
- Bon, qu'on t'affranchisse tout de suite, vieux. Lui, à la fenêtre, il a sans doute coulé trois femmes dans le béton. Moi, j'ai rendu une fille hémiplégique et tué son mec à coups de poing la veille de leur mariage. Et toi ?
Apprenant les délits commis par ses jeunes cocellulaires, Popineau, effaré, a regardé vers la porte pour s'enfuir. Comme elle était close et sans serrure, il a tourné la tête vers la fenêtre. C'est alors que Kaczmarek découvrit le pansement à l'oreille gauche de Pierre-Marie :
- Ah, d'accord, c'est ça... Alors toi, ici, vieux, tu vas pas t'amuser...
Popineau s'en était aperçu. Arrivé il y a moins d'une heure, il s'était déjà fait trancher l'oreille, battre dans la cour et jeter par-dessus la rambarde des coursives.


- Pourquoi, Benoît ?
- C'était un pédophile.
- Comment les détenus de la cour l'ont-ils su ?
- Son oreille... Quand plutôt que de conduire un nouvel incarcéré vers sa cellule, Bailhache l'amenait directement avec son paquetage chez le coiffeur, celui-ci n'avait pas besoin d'explications, il savait ce que ça voulait dire, ce qu'il devait faire. Il le marquait à l'oreille comme une bête destinée à l'abattoir. Et alors là, pour lui, la corrida pouvait commencer. Ça le dénonçait auprès des autres.
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joedijoedi   05 mai 2013
Sinon, dans le reste de la prison, c'était normal.
Là où l'on ne sait plus ce que l'on est, dans cette oubliette, séparé des hommes par son crime, on est tellement coupé du monde qu'on se coupe soi-même. On se coupe peu à peu et on est dans un monastère. Le matin, le drap s'étale sur le lit et l'air glisse contre le mur. Le silence prend à la gorge et s'y noue. Boire ou manger, tu ne le fais pas trop vite, tu as tout le temps. Et des détails que tu n'aurais pas remarqués dehors, ici, deviennent des bonheurs insensés.
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joedijoedi   04 mai 2013
La direction générale supervise onze prisons : Bordeaux, Pau, Bayonne, Niort, Neuvic ..., donc il y a un psychologue pour tous les surveillants de ces onze prisons et qui est basé à Bordeaux. Alors, si vous n'allez pas bien et l'interpellez, il faut vous y prendre longtemps à l'avance parce que le psy est débordé. Il faut prendre un rendez-vous au mois de janvier pour avril. D'ici là, soit on est guéri, soit on est mort de chagrin.
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livrevielivrevie   28 juillet 2014
Tu sais, [...] les êtres qu'on nous amène ici, on pourrait directement les conduire à la bibliothèque, ce sont tous des romans. Et s'ils ne le sont pas encore, ils le deviendront ici.
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athena1athena1   09 mars 2011
- Qu'est-ce qui te plaît encore dans ce métier ?
- La retraite ! Au bout de vingt-cinq ans, tu peux partir ...
- Vingt-cinq ans, c'est le temps d'une perpétuité, ça, Benoît.
- Oui... D'ailleurs, parfois des détenus nous le disent : "Ce qui me fait marrer, surveillant, c'est que, vous aussi, vous allez passer votre jeunesse en prison."
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Videos de Jean Teulé (98) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Teulé
À l'occasion du festival international 2019 du livre et du film "Etonnants Voyageurs" de Saint-Malo, rencontre avec Jean Teulé autour de son ouvrage "Gare à Lou !" aux éditions Julliard.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2305670/jean-teule-gare-a-lou
Notes de Musique : Youtube Audio Library.
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