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ISBN : 9791091590068
Éditeur : La valette (01/05/2015)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Le trafic de coke tisse des liens sanglants. Les zones interdites du Venezuela chaviste, les rumeurs anonymes de San Luca, les déchéances meurtrières de Montréal et les réserves amérindiennes contestataires du Québec libéral se mêlent dans la deuxième enquête de Jean Royer, Sergent détective au service de police de la ville de Montréal.

Échappant aux dérives criminelles du milieu de la construction, il se lance à la poursuite d’un mandataire sadique ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Amaranth
  05 septembre 2015
Autant le dire tout de suite : je n'ai pas été très emballée par ce roman, pour diverses raisons.
Tout d'abord, au niveau des personnages, j'ai eu beaucoup de mal à m'attacher à Royer. le flic bourru, désabusé, toujours proche de l'explosion de violence, ayant du mal à se remettre en question et à construire autre chose dans sa vie que la sempiternelle traque des criminels, on a déjà vu. Et si je dois être tout à fait honnête, ce n'est pas tant cet aspect de vu et revu qui me dérange, car une certaine réalité doit quand même être dépeinte dans ce tableau (on ne ressort pas du contact quasi-permanent avec la violence et l'horreur indemne) mais plutôt qu'à vrai dire, je n'ai jamais accroché avec ce type de personnage. Que ce soit les « héros » de Christophe Grangé, ou Sharko de Franck Thilliez, ou bien d'autres, je les trouve assez peu attachants. Alors, si la psychologie du personnage n'est qu'effleurée (on connaît, après tout), ça n'en devient que plus lassant. Quant aux retours en arrière, aux explications du passé, je les aie trouvées un peu bancales, et pas toujours bien insérées dans l'histoire principale. Mais peut-être qu'en ayant lu le premier tome, les points évoqués sont ressentis différemment. Toutefois, si l'histoire personnelle de Royer, de sa femme, de même que les autres personnages, pas assez développés à mon goût, trop interchangeables dans leurs personnalités, ne m'ont pas particulièrement intéressée, le sang des forêts a tout de même le mérite de ne pas tomber dans certaines facilités, et évite la guimauve (j'ai apprécié que Royer ne se découvre pas soudain une fibre paternelle).
Si l'on met de côté la recherche identitaire de Royer (qui fait appel à certains clichés qui m'ont fait tiquer : ), deux histoires sont développées en parallèle. La principale, celle sur le milieu de la drogue, est intéressante sur certains points mais ne m'a pas tenue en haleine. Les éléments sont mal dosés : on a une fin explosive, qui condense toute l'action du livre en 20 pages, alors que le reste est assez mou (Royer suit un enchaînement de meurtres tous semblables, pour lesquels on connaît le coupable, et qui ne débordent pas du milieu de la drogue. Peu d'éléments nouveaux en ressortent. Certains détails qui auraient pu apporter plus de matière sont peu exploités, comme les taupes dans la police). de plus, si le développement de l'enfance du tueur, dans les bidonvilles de Caracas, est probablement l'aspect le plus intéressant du livre, il est toutefois trop présenté comme un exposé. J'aurais préféré qu'il soit divisé en de petites touches subtiles tout au long du livre plutôt que livré d'un bloc, tel une analyse sociale indigeste.
L'autre histoire, en parallèle, est celle d'un violeur-tueur en série d'enfants, qui provoque une répulsion quasi-immédiate, et retient l'attention. L'idée d'étendre cette intrigue sur les trois livres de la trilogie est surprenante, mais pourquoi pas. Sauf qu'une fois encore, j'aurais aimé pouvoir appréhender un peu mieux la psychologie du personnage. Durant tout le roman, j'ai eu l'impression de rester à l'extérieur, simple spectatrice d'actions, réactions, sans parvenir à m'impliquer dans celles-ci.
En dernier lieu, le style m'a laissée dubitative. Certains passages sont beaux, d'une poésie rude, mais noyés dans une avalanche de termes, de vocabulaire, qui alourdissent l'ensemble. Certaines phrases sont exagérément longues (allant jusqu'à quasiment une page), obligeant à relire celles-ci plusieurs fois pour en saisir le sens (puisqu'à la fin de la phrase, j'avais déjà oublié le début). D'autres sont complexifiées inutilement par un vocabulaire recherché, rendant le sens de la phrase très flou, sans aucun pouvoir pictural (comment se représenter quelque chose qui n'a plus aucun sens?). Donc un style naviguant entre réussites et échecs, cherchant souvent à en faire trop, avec un enthousiasme si débordant que le but recherché en est quelque peu ruiné.
Pour l'exemple, voilà un passage, parsemé de belles images, accumulées de telle manière qu'elles en deviennent lourdes et fastidieuses à lire :
« Les barrios représentaient ses gènes : ces quartiers populaires construits par les habitants habitués à la mort, cette ambiance de siège constant insufflant une dynamique embrassant toutes les turbulences inimaginables, ces abris en tôles aux dimensions fractales, sortes d'arbres métallurgiques indistincts offrant une vue d'ensemble trouble, ces zones d'ombres brumeuses naissant au gré des improvisations architecturales chaotiques ; l'emmêlement continu des corps sulfureux, le désir d'une violence claire, impériale et décisive permettant de transformer un malandro en figure ultime du chaos, paré à mener une insurrection apte à ouvrir les frontières d'un abîme impensable, légitimé par un Etat pétrolier habitué à réprimer la pauvreté plutôt qu'à la guérir en refusant à tout jamais de la légitimer, en excluant l'idée même de la soulager en la partageant. »
Très rares sont les auteurs parvenant à écrire des phrases extrêmement longues qui restent belles, compréhensibles et captivantes. Malheureusement, Jean-François Leblanc demeure peut-être un poil trop inexpérimenté pour réussir cet exercice de style, malgré de bonnes idées. Car si j'ai beaucoup critiqué, dans le sens négatif du terme, c'est surtout dû à une certaine frustration, car ce roman présente du potentiel, dans certaines images, dans l'ambiance, dans le mélange culturel entre les forêts du Canada, les bidonvilles de Caracas, les réserves indiennes, etc. et il aurait fallu de peu pour que je puisse l'apprécier. D'ailleurs, je ne doute pas que ceux qui auront pu s'attacher à Royer, aux différents personnages, ainsi qu'être transportés par ces voyages et ce style (car certains aimeront, mon avis n'est que purement subjectif), trouveront des qualités indéniables à ce roman, et l'apprécieront.
Je remercie de toute façon Babelio et les Editions La Valette pour la découverte de ce livre et de cet auteur, car il est toujours intéressant d'élargir ses horizons.
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marinedlb
  16 septembre 2015
Tout d'abord avant de vous confier mon avis je remercie babelio et les éditions la Valette pour m'avoir permis de découvrir cet auteur qui m'était inconnu.
Alors nous voilà plongé dans un roman policier avec un enquêteur charismatique , bourru, sans cœur qui ne vis que pour ses enquêtes abandonnant sa famille sans peine !!
Une enquête tournant autour d'un vrai méchant nommé Ramone qui tue dans une horreur effroyable.
En contrebas du roman une autre enquête encore bien plus horrible celle d'un tueur d'enfant.
Dire que je n'ai pas aimé serait trop fort, oui j'ai passé un bon moment j'aime toutes ces enquêtes policières mais il m'a manqué quelque chose pour totalement accrocher avec RoYer heureusement que son chien et son nouveau coéquipier amènent une pointe d'humanité au récit.
Quant à l'auteur et son écriture il donne un vrai rythme tout au long de l'enquête alors même si parfois l'enquête nous semble presque banale ou déjà vué, le rythme de l'écriture ne nous permet pas de lâcher le livre bien au contraire.
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NolwennRousseau
  19 septembre 2015
Premièrement merci à Babelio et aux éditions La Valette pour m'avoir envoyé ce livre !
Alors il faut le dire je ne savais pas du tout à quoi m'attendre avec ce livre, mais on peut dire que j'ai été surprise.
Je ne connaissais pas du tout cet auteur, j'ai adoré découvrir sa façon d'écrire.
Tout d'abord nous suivons l'histoire et la vie de Jean Royer, sergent détective à Montréal.
J'ai été partagé au niveau de ce personnage, qu'on ne peut pas vraiment qualifié de gentil, il est plutôt déterminé, impulsif et privilégie sa carrière avant tout, mais dans l'ensemble j'ai quand même apprécié ce personnage.
Nous suivons ce policier qui traque sans relâche Ramone, un criminel qui lui glisse entre les mains depuis longtemps.
En dehors ce l'histoire policière nous suivons aussi sa vie familiale qui est tout sauf ordinaire, ce livre ne manque pas de rebondissements. On ne s'ennuie vraiment pas en lisant le livre, et on a vraiment l'impression de se retrouver plonger à l'intérieur du roman, alors pour moi ce livre est vraiment top.
Je le conseille donc à toutes personnes aimant le policier, je n'en dis pas plus pour ne pas trop en dévoiler sur l'histoire mais j'espère que si vous le lisez à votre tour, cette lecture vous plaira.

Lien : http://leschroniquesdeno.sky..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
EuclideEuclide   06 septembre 2015
Ce polar croise trois trames: une description absolument extraordinaire de précision de ce qui se passe dans la tête d'un pervers que Royer traque, l'idée que les zones de non droit (bidonvilles de Caracas, réserves d'amérindiens) servent de bases opérationnelles à la mafia pour organiser le trafic de drogue, ce qui est vrai, que seul un flic borderline est assez fou pour s'attaquer frontalement à ces deux monstres ( la mafia et la perversion sexuelle).
En plus, LEBLANC, montre comment est constitué l'esprit du Québec : un mélange de christianisme dégoulinant et une volonté de non dit qui justifient les pires violences.
Je peux comprendre que cela choque Amaranth,car c'est choquant, le texte est choquant. Pourquoi ne pas le dire? En revanche sa critique n'est pas très honnête, elle tourne autour du pot pour tenter de décrédibiliser une oeuvre franchement nouvelle, originale, puissante. Pour une fois qu'un polar associe lyrisme, action, jazz et poésie.Moi je dis; Chapeau LEBLANC, vous portez bien votre illustre nom. Oui j'ai été choqué , mais au fond de cette fiction tout est vrai
( presque vrai). Comme le dit tout de même Amaranth (on dirait que ça lui échappe à la fin), il ouvre de nouveaux horizons
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AmaranthAmaranth   03 septembre 2015
Le froid s'installait en raison de la pluie ; comme si l'hiver refusait de mourir une dernière fois en tentant de tuer le printemps.
Devant la bâche, il contempla les gouttelettes de pluie qui embrassaient le plastique industriel ; il n'avait jamais souhaité se retrouver devant pareille reprise de l'horreur.
Mais aujourd'hui, il était prêt ; sa vie restait vouée à traversée cette infamie.
Il se retourna vers Khoury.
- N'entre pas.
- Pourquoi ?
Le pluie dominait l'endroit ; elle n'était pas tendre.
- Tu veux des enfants ?
- Quoi ?
Royer regardait Khoury dans les yeux.
- J'ai dit : tu veux des enfants ?
- Je ne sais pas… J'imagine…
- Alors n'entre pas.
Et Royer leva la bâche et s'engouffra dans l'enfer.
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AmaranthAmaranth   28 août 2015
Arrivé du ciel tel une comète infernale, le mégot achevait ses triples vrilles pour mieux assassiner, au sol, quelques insectes encore résolus à manger toute la chair animale disponible. L'homme regardait la cigarette s'éteindre au contact de sa pisse.
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L'auteur Jean-François Leblanc a mis la main sur le Prix Léopold 2013 en France, avec son tout premier roman, La sentence de juillet. Pour écrire ce premier polar, l'auteur s'est laissé inspiré par le conflit étudiant, la corruption et le tristement célèbre Luka Rocco Magnotta.
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