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Critiques sur Les bottes suédoises (66)
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joedi
16 février 2017
Après avoir quitté Fredrik Welin, le chirurgien orthopédiste du roman Les chaussures italiennes alors âgé de soixante-six ans, c'est avec curiosité que je le retrouve quatre années plus tard. On peut dire que nos retrouvailles sont chaudes, brûlantes, c'est la nuit, il se réveille dans l'incendie de sa maison. Ouf ! il a pu sortir indemne chaussé de deux bottes gauches, un imper endossé sur sa veste de pyjama et un pantalon. Tout le voisinage accourt, chacun à bord de son bateau, la chaîne de solidarité se matérialise pour essayer d'éteindre l'incendie mais ce sera peine perdue. Heureusement, il peut loger dans la caravane de Louise, sa fille aujourd'hui âgée de quarante ans, Louise dont il n'a plus de nouvelles. Il lui téléphone, le contact rétabli, elle le rejoindra sur l'île. Une enquête criminelle démarre dès le lendemain de l'incendie. J'ai retrouvé les mêmes personnages que dans Les chaussures italiennes et d'autres qui sont apparus au fil de l'histoire. Dans ce récit, Henning Mankell évoque la vieillesse, le désir de connaître encore l'amour, les relations père-fille et celles avec la société en général. Un excellent roman !
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domeva
01 novembre 2016
Je suis attristée à l'idée que ce grand écrivain nous ait quitté beaucoup trop tôt.J'oserais dire ,qu'à mon sens,ce roman est parfait et qu'il pourrait sembler difficile qu'il ait pu en écrire un meilleur ensuite.
En lisant cette histoire je me suis mise à imaginer que Fredrik Welin,le héros,c'est Mankell et que tout son ressenti d'homme vieillissant et sa peur de la mort,c'est celle de l'auteur.Pourtant on y sent une soif de vivre,de faire naître de nouvelles émotions,de réparer ce qu'il pense avoir mal fait autrefois,de prendre soin des autres à travers une lucidité à la fois effrayante et légère.
Cette dernière phrase"Mais l'obscurité ne me faisait plus peur" sonne comme un ultime testament pour les vivants.
Attention,chef-d'oeuvre!
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Bazart
07 février 2017


Fredrik Welin, vit seul sur une minuscule ile de la Baltique. Médecin à la retraite au lourd passé, une erreur médicale le hante depuis des années, il a très peu de contact avec les habitants du continent. Une nuit sa maison est détruite par un incendie d'origine douteuse. Fredrik Welin, 70 ans ne possède plus rien.

Pourquoi survivre à un l'incendie de votre vie se questionne-t-il ?. Mais Fredrik a encore un rôle à jouer auprès de Louise, sa fille, qui réapparait après des années de silence, auprès de Lisa, une journaliste venu enquêter sur les causes du sinistre, auprès de Jansson le facteur hypocondriaque. Il y aura trois décès, bruts, soudains, la mort à l'oeuvre devant Fredrik, comme une répétition à sa propre mort.

À son âge Fredrik à pourtant des choses à apprendre parce que les êtres sont rarement ce que l'on croit qu'ils sont et il nous faut toute une vie pour comprendre que la vérité est à jamais provisoire et changeante.

mankell_henningculla_montan



Crépusculaire et pourtant débordant de vie « Les bottes suédoises » est le dernier roman d'Henning Mankell décédé en octobre 2015. Un roman tendre sur le bilan d'une vie, sur l'amour que l'on donne ou que l'on a donnée, sur l'amour que l'on reçoit.

Un roman profond sur la mort, à croire qu'il n'y a que les suédois pour parler de cela, impossible de ne pas penser à « Sarabande » le dernier film de Bergman (beau-père de Mankell). Créateur du commissaire Wallander, on savait le romancier bourré de talent, avec ses deux derniers romans « Les chaussures italiennes » et « Les bottes suédoise » il atteint le niveau de la très grande littérature.

Ses polars pouvaient se lire comme des essais philosophiques, ici, il nous livre un roman philosophique, qui se lit comme un polar.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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PiertyM
01 juin 2017
J'ai aimé le livre! J'ai sympathisé avec le héros! Je me suis délectée de l'écriture par excellence de Henning Mankell! Je ne saurais dire si c'est un polar philosophique, en tout cas, ce n'est pas qu'un polar qui nous fait courir derrière des criminels, il nous parle aussi de la vie. Il interroge la vie, son sens, sa finition à travers le regard d'un septuagénaire, l'homme dont la vie n'a été constituée que de vicissitudes. A la dernière courbe de sa vie, Fredrik Welin est victime d'un incendie nocturne, toute sa maison part en fumée. Mais, il finit par accepter une fois de plus cette épreuve avec beaucoup sobriété et sérénité, se fondant sur l'intrépidité de sa fille Louise et de la présence lénifiante de la journaliste Lisa, il va s'armer de force pour essayer de donner à nouveau un sens à sa vie, quand bien même, il est terrassé, de temps en temps, par l'idée de la mort...
Une merveille à lire absolument!
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nath45
30 août 2016
Je fais partie des lectrices qui sont contentes de retrouver Fredrik, le chirurgien en retraite que nous avions rencontré dans "les chaussures italiennes". Toujours aussi bougon mais tendre, nous retrouvons aussi son île, sa maison et la caravane de sa fille . Une nouvelle aventure, une nouvelle intrigue qui cette fois ne sera pas le retour d'Harriet, mais ...
C'est aussi un Fredrik qui s'interroge sur la vieillesse, l'amitié, la famille qui revisite sa vie. Un homme qui est tourmenté par la mort mais toujours animé par le désir de l'amour. Un vieil homme attachant que nous quittons à l'automne de sa vie.
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Josephine2
16 septembre 2017
Fedrik Welin se réveille en sursaut un beau matin. Il est entouré de flammes. Sa maison brûle, il n'en restera rien.

Il a 70 ans, il ne lui reste plus que des cendres, la boucle d'une de ses bottes, et la caravane de sa fille. Il va vivre là en attendant de reconstruire sa maison.

Fedrick Welin se pose beaucoup de questions. Comment tout recommencer quand on a 70 ans ? Cela en vaut-il la peine ?

Il rencontrera, à l'occasion de la destruction de sa maison, une journaliste. Arrivera-t-il à la séduire ? Elle bien plus jeune que lui, mais il se dit que s'il ne tente pas sa chance, là maintenant, il n'en n'aura pas d'autre.

Il prévient sa fille du drame qui est arrivé. Elle débarque sur l'île parce qu'elle s'inquiète pour lui. Leurs relations ne seront pas des plus simples. Sa fille repartit à Paris, il devra s'y rendre, car elle s'est mise dans un drôle de pétrin et elle aura besoin de lui pour la sortir de cette ornière. Petit à petit, ils vont arriver à se parler.

Je pense qu'à l'écriture de ce roman, Henning MANKELL sent qu'il ne lui reste plus beaucoup de temps à vivre. Il se livre à ses lecteurs. Il les prend à témoin.

Maintenant, j'avoue que j'ai eu bien du mal à faire part de mon ressenti. Je l'ai lu il y a déjà plusieurs jours. J'ai le même sentiment que Nadouch, sur Babelio : « Indéniablement, des longueurs nuisent à l'ensemble. En fait, on ne peut s'empêcher de penser sans cesse au précédent, vrai phénomène à sa sortie, et cet opus souffre de la comparaison….
…Elle m'a rappelé l'immense plaisir que j'avais pris à la lecture des Chaussures italiennes, et je suis triste d'avoir perdu et cette magie et monsieur Mankell... »

Parfaitement d'accord avec elle.
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pyrouette
14 juillet 2017
Sur son île de la Baltique la maison de Fredrik brûle. Il a le temps de sortir, pas très habillé avec deux bottes dépareillées et deux pieds gauches. En quelques minutes cet homme de soixante-dix ans a tout perdu. Son voisin le plus proche va le dépanner de vêtements, Fredrik pourra se loger dans la caravane de sa fille qui est sur l'île.

Qui prévenir, à qui demander de l'aide et Fredrik a t-il vraiment besoin d'aide ? Pas facile tout ça. Il va prévenir sa fille qu'il ne connaît pas très bien, va faire des courses sur le continent et puis fait le tour de son île. C'est l'automne de sa vie et sur son île.

Les autorités le soupçonnent d'avoir mis le feu délibérément, sa fille fantasque mais rêche va le brusquer dans sa vie d'ermite, son voisin est un peu trop présent, des gens meurent sur le continent et Fredrik s'embarque dans une drôle d'histoire avec une journaliste de trente ans sa cadette.

C'est une histoire tendre et drôle, une acceptation des autres avec leurs différences et leurs failles, sans se poser de question, naturellement. La peur de la mort est présente mais légère, juste un ressenti.

Et ce réveillon du nouvel an à trois dans une caravane avec plats du traiteur et vaisselle fine est un délice à lire, à vivre. le luxe dans l'essentiel, c'est peut être ça la vie.

Les paysages toujours grandioses, la mer, la tempête, le froid, la pluie, la neige et l'île et cette vie qui continue malgré tout. Sublime !
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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Roggy
13 décembre 2016
Henning Mankell emploie toujours beaucoup de finesse dans la composition de ses personnages et dans le regard qu'il porte aux conflits et aux questions existentielles qui les accompagnent.
Il y a chez lui de la tendresse et une lucidité qui forcent le respect.
Son humour pince-sans-rire à la suédoise insuffle aux personnages une dimension profondément humaine. Il aborde la difficulté de se comprendre et qui finit parfois par nous condamner à une prison de malentendus avec les êtres que nous aimons le plus.

Son récit toujours habillé d'un style impeccable est fort et mélancolique. La maîtrise de la narration ne prend jamais le pas sur le destin des personnages.
Il y a un petit quelque chose de Jim Harrison et ses Les légendes d'automne dans l'évocation de l'arrière-saison, celle de la maturité, des questionnements et des regrets. Cette dernière tranche de vie éveille la conscience du temps qui passe et la peur de l'imminence de la mort, mais elle représente également une dernière chance de goûter à des plaisirs essentiels de la vie.

On accepte avec sérénité de troquer le glamour des chaussures italiennes contre le confort rassurant des bottes suédoises.
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kuroineko
09 septembre 2017
Les bottes suédoises débutent trois ans après la fin des Chaussures italiennes. Henning Mankell renoue avec son narrateur Fredrik Welin, plus âgé et plus morose encore avec le temps qui passe.
On le retrouve à un moment où il manque périr dans l'incendie de sa maison, toujours ermite sur son île de l'archipel suédois.

Cette suite du premier opus m'a autant emportée. J'ai savouré le même style net et ciselé de l'auteur. le ton, tout comme celui du premier, n'est guère joyeux et propice aux éclats de rire. Fredrik se confronte de plus en plus souvent avec ses réflexions sur la fin de vie et la mort. On sent ses interrogations et ses angoisses, le médecin n'étant au final pas avantagé de connaître par le menu les divers processus de la maladie ou des accidents cardio-vasculaires. le texte nous renvoie forcément à nos propres réflexions sur le sujet, quelque soit l'âge auquel on lit l'ouvrage. Aussi vaut-il sans doute mieux ne pas s'y aventurer dans une période de déprime. Même s'il faut reconnaître des points lumineux qui émaillent le récit (et je ne parle pas de l'incendie, là).
En effet, on sent chez Fredrik une envie toujours plus prégnante de briser sa solitude et de vivre encore certaines choses avant d'en arriver au grand passage. C'est une lapalissade que de dire qu'il faut vivre tant qu'on est vivant. Et pourtant...

Outre ses questionnements existentiels, Henning Mankell ponctue sa narration d'éléments sociétaux et écologiques : la pollution de la mer Baltique et son eutrophisation à plus ou moins long terme, la question - sensible et polémique - des réfugiés étrangers accueillis en Suède et qui suscitent méfiance voire racisme de la part de certains Suédois.  Ce thème était déjà abordé dans le premier tome des enquêtes de Wallander, Meurtriers sans visage. Thème qui se décline actuellement à l'échelle européenne avec la grave crise des migrants.

Henning Mankell fut un auteur remarquable tant en littérature noire que blanche. le fond comme la forme sont très soignés et reflètent, sans fioritures, des émotions à fleur de peau. Et toujours beaucoup d'introspection et d'interrogations. de quoi méditer encore longuement une fois la dernière page tournée.
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Nadouch
27 janvier 2017
J'aurais tant aimé aimer ce livre ! Il y a des fois, comme ça, où on retarde une lecture parce qu'on en attend beaucoup et, confusément, on sent une peur d'être déçue, et on sent bien qu'on a raison.
Ici c'est un peu le cas : dans cette "suite" du merveilleux Les chaussures italiennes, le grand Mankell, qui nous a quittés en 2015, nous ramène dans l'archipel froid où vit Fredrik, le narrateur. Toujours aussi bougon, toujours bien entouré (galerie de personnages savoureuse !), toujours adepte des bains glacés au petit matin, notre vieillissant Fredrik est aussi toujours aussi râleur, solitaire, hypocondriaque, autocentré... en un mot : chiant ! Mais c'est pour ça qu'on l'aime ! En plus, sa maison vient d'être incendiée...

Ce mystère donne à ce roman des relents d'enquête, mais n'en fait pas pour autant un polar. Indéniablement, des longueurs nuisent à l'ensemble. En fait, on ne peut s'empêcher de penser sans cesse au précédent, vrai phénomène à sa sortie, et cet opus souffre de la comparaison. En fait, je mets 3 étoiles (et non 2) par nostalgie, car c'est ce que j'ai ressenti à la lecture : elle m'a rappelé l'immense plaisir que j'avais pris à la lecture des Chaussures italiennes, et je suis triste d'avoir perdu et cette magie et monsieur Mankell...
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