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ISBN : 2757866559
Éditeur : Points (01/06/2017)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 401 notes)
Résumé :
Fredrik Welin, médecin à la retraite, vit reclus sur son île de la Baltique. Une nuit, une lumière aveuglante le tire du sommeil. Au matin, la maison héritée de ses grands-parents n’est plus qu’une ruine fumante. Réfugié dans la vieille caravane de son jardin, il s’interroge: à soixante-dix ans, seul, dépossédé de tout, a-t-il encore une raison de vivre ? Mais c’est compter sans les révélations de sa fille Louise et sans l’apparition de Lisa Modin, journaliste de la... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (102) Voir plus Ajouter une critique
joedi
  16 février 2017
Après avoir quitté Fredrik Welin, le chirurgien orthopédiste du roman Les chaussures italiennes alors âgé de soixante-six ans, c'est avec curiosité que je le retrouve quatre années plus tard. On peut dire que nos retrouvailles sont chaudes, brûlantes, c'est la nuit, il se réveille dans l'incendie de sa maison. Ouf ! il a pu sortir indemne chaussé de deux bottes gauches, un imper endossé sur sa veste de pyjama et un pantalon. Tout le voisinage accourt, chacun à bord de son bateau, la chaîne de solidarité se matérialise pour essayer d'éteindre l'incendie mais ce sera peine perdue. Heureusement, il peut loger dans la caravane de Louise, sa fille aujourd'hui âgée de quarante ans, Louise dont il n'a plus de nouvelles. Il lui téléphone, le contact rétabli, elle le rejoindra sur l'île. Une enquête criminelle démarre dès le lendemain de l'incendie. J'ai retrouvé les mêmes personnages que dans Les chaussures italiennes et d'autres qui sont apparus au fil de l'histoire. Dans ce récit, Henning Mankell évoque la vieillesse, le désir de connaître encore l'amour, les relations père-fille et celles avec la société en général. Un excellent roman !
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Sachenka
  10 octobre 2017
Quelle terrible et jouissive expérience, que celle de lire un des derniers livres écrits par un de ses auteurs préférés ! Quand Henning Mankell s'est attaqué aux Bottes suédoises, savait-il qu'il souffrait d'un cancer implacable et incurable ? Dans tous les cas, il sentait le vieil âge approcher, et la mort qui l'accompagne. Ça se ressent dans cette suite au roman Les chaussures italiennes. On retrouve le médecin à la retraite Fredrik Welin, toujurs reclus sur son île de la Baltique. Très rapidement, on est plongé dans l'action : il se réveille alors que sa maison brûle. Perte totale. Que s'est-il passé ? Les indices abondent dans tous les sens. Ici, Mankell s'amuse avec le lecteur, laissant planer le doute que le vieil homme a lui-même mis le feu à sa demeure même si ce dernier s'en défend. Pareillement pour d'autres éléments de l'intrigue, comme la disparition de sa montre, le comportement étrange de sa fille Louise, les traces du passage d'un individu louche dans les parage mais, en même temps, les pertes de mémoire de Welin. Aussi, pendant un moment, connaissant l'intérêt de l'auteur pour l'Afrique, j'ai craint qu'il ne fasse intervenir un migrant…
Alors que j'écris cela, j'ai l'impression que je raconte l'intrigue d'un roman policier. C'est pourtant loin de ça, même si, à l'occasion, cette impression m'agassait également pendant ma lecture. le thème est bel et bien celui de la vieillesse. Qu'est-ce qui attend un homme de septante ans, quand il a tout perdu ? Quand ses amis le quittent l'un après l'autre ? Deux personnes de l'entourage de Welin meurent, un autre disparaît. Il est impossible de ne pas sympathiser avec lui, et pareillement pour l'auteur. C'est décidément quelque chose qui devait commencer à tracasser Henning Mankell. Et c'est présent partout. La maison détruite, l'île sur laquelle elle se trouvait est maintenant nue, comme cet archipel où il y avait un village autrefois, maintenant abandonné. Il n'en reste que des vestiges. Même le paysage (la mer parfois houleuse, le froid et l'hiver qui se pointent, tout me semble grisâtre) a un je-ne-sais-quoi de crépusculaire. Ouf !
Si la mort est importante, elle n'est pas tout. le roman aborde aussi vers d'autres thèmes comme la famille (surtout la relation père-fille mais l'arrivée d'un petit-enfant élargit la définition), l'héritage. Que lègue-t-on à la génération suivante ? Et peut-on retrouver l'amour à un âge avancé ? Après tant d'années de solitude ? du moins, ce sont des sujets qui m'ont marqué pendant ma lecture des Bottes suédoises. En fait, ce sont des thèmes qui résonnent facilement en moi, même si je suis encore loin de la septantaine. Ceci dit, ce roman n'a pas résonné autant que le précédent, il me semblait porté beaucoup plus sur les actions. En fait, j'aurais souhaité qu'on trouve rapidement une cause accidentelle, voire naturelle, à l'incendie pour mettre de côté cette partie de l'intrigue et être porté seulement par les questionnements existentiels (et la nostalgie) de Welin et les impressions laissées par le paysage. N'empêche, c'était tout de même un sublime et ultime moment de lecture qui continuera à m'habiter (me hanter ?) encore un bon moment.
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domeva
  01 novembre 2016
Je suis attristée à l'idée que ce grand écrivain nous ait quitté beaucoup trop tôt.J'oserais dire ,qu'à mon sens,ce roman est parfait et qu'il pourrait sembler difficile qu'il ait pu en écrire un meilleur ensuite.
En lisant cette histoire je me suis mise à imaginer que Fredrik Welin,le héros,c'est Mankell et que tout son ressenti d'homme vieillissant et sa peur de la mort,c'est celle de l'auteur.Pourtant on y sent une soif de vivre,de faire naître de nouvelles émotions,de réparer ce qu'il pense avoir mal fait autrefois,de prendre soin des autres à travers une lucidité à la fois effrayante et légère.
Cette dernière phrase"Mais l'obscurité ne me faisait plus peur" sonne comme un ultime testament pour les vivants.
Attention,chef-d'oeuvre!
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domisylzen
  17 octobre 2017
Mankell … Ah Mankell ! Quel pied cet auteur.
Comme une tablette de chocolat, un vacherin vanille fraise, une Leffe pression. Rien que d'y penser c'est déjà l'extase, les prémices d'un orgasme cérébral. le coeur monte d'un cran, l'esprit vacille, le corps devient fébrile : il n'y a plus qu'un seul objectif : dévorer ce livre.
Même l'intrigue : savoir qui a mis le feu chez Fredrik, médecin à la retraite, devient secondaire. Cette histoire fourmille de mille autres qui font toute la richesse de la narration de ce roman. Mankell écrirait sa liste de courses que je lui collerais un cinq étoiles des familles.
Je n'ai que deux rêves en matière de lecture :
1) Relire Azteca sur les marches de la pyramide du soleil à Teotihuacán.
2) Aller relire l'intégrale de Mankell en Suède, un p'tit peu aussi pour mater les aurores boréales, p'tét aussi les suédoises … chut chut pas si fort ma femme pourrait entendre.
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TheWind
  01 avril 2018
Les bottes suédoises ça ressemble aux chaussures italiennes.
Avec un héros que je juge toujours aussi pathétique, des paysages glacés qui donnent envie d'y aller, une réflexion sur le temps qui s'écoule sans qu'on puisse jamais vraiment le rattraper, sur la solitude et la vieillesse, sur les secrets de famille...
Avec un zeste de suspense en plus, un soupçon de mystère qui lui donne une vague allure de polar.
Avec une pincée d'amitié qui frôle l'histoire d'amour, une petite graine d'espoir qui redonne un peu le sourire.
D'où une demi-étoile en plus octroyée à cette suite !
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critiques presse (5)
LaLibreBelgique   12 octobre 2016
Superbe.
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Lexpress   10 octobre 2016
Mélancolique et vibrant d'amour.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro   16 septembre 2016
Le roman d'un homme inquiet.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeJournaldeQuebec   06 septembre 2016
Un récit bouleversant sur la brièveté de la vie, les relations parents-­enfants, la vieillesse et la mort qui a probablement permis à Henning ­Mankell d’exorciser une ­petite part d’angoisse et de peur.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaPresse   02 septembre 2016
Sans être le roman le plus réussi de Mankell, Les bottes suédoises renferme les grands thèmes de son oeuvre, marquée par un humanisme désenchanté et une foi prudente dans l'avenir.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (163) Voir plus Ajouter une citation
TheWindTheWind   01 avril 2018
Au début, quand j'étais petit, je me disais que mon père était un homme étonnant, qui avait toujours raison et qui ne commettait jamais d'erreur. J'ai compris plus tard qu'il se défaussait sur les autres de la responsabilité de ses actes, et que c'était pour cela qu'une tristesse abyssale le submergeait parfois ; tristesse et incompréhension devant cette vie bancale qu'il menait, cette vie qui semblait avoir été mystérieusement déviée de son cours.
Ma mère était l'exact opposé. Elle endossait d'emblée la culpabilité de tout ce qui n'allait pas. Si je rapportais de mauvaises notes, c'était sa faute parce qu'elle n'avait pas su me laisser en paix quand j'avais besoin d'apprendre mes leçons. Si je saignais du nez après une bagarre dans la cour de l'immeuble, c'était sa faute parce qu'elle ne m'avait pas suffisamment mis en garde contre ces garçons-là.
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kuroinekokuroineko   08 septembre 2017
Autrefois je croyais qu'un médecin mourait différemment de ses patients. Un médecin connaît tous les processus qui conduisent le coeur et le cerveau à cesser de fonctionner. On pourrait donc croire qu'il est mieux armé que d'autres. En réalité, il n'en est rien. J'ai beau être médecin, la mort est aussi dure,  effrayante et impossible à anticiper pour moi que pour quiconque. Je ne sais pas si je vais mourir calmement ou au terme d'une résistance acharnée. Je ne sais absolument rien de ce qui m'attend.
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RoggyRoggy   16 décembre 2016
J’ai lu des tas de trucs sur le cœur. Il commence à battre longtemps avant la naissance. Je suis sûr qu’il y a des gens qui croient qu’il se met en route seulement quand on coupe le cordon.
Il commence à battre au vingt-huitième jour. Et une fois qu’il a commencé, il ne s’arrête plus jusqu’au jour où il s’arrête vraiment. Le pouls et la tension descendent à zéro, et voilà, c’est fini. Si ton cœur était un oiseau, et si chaque battement était un battement d’ailes, tu aurais le temps de faire quelques allers et retours entre la Terre et la Lune avant que ton cœur ne décide qu’il est temps de se reposer.
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BazartBazart   07 février 2017
"On a parlé de la météo de l’automne. Si on avait été au printemps, on aurait parlé de la météo du printemps. C’est incroyable le nombre d’heures que j’ai pu passer dans ma vie à parler météo avec les uns et les autres. »
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joedijoedi   14 février 2017
C'était un instant hors du temps. J'ai toujours perçu le temps comme un fardeau qui s'alourdissait avec les années, à croire que les minutes pouvaient se mesurer en grammes et les semaines en kilos.
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