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ISBN : 2757866559
Éditeur : Points (01/06/2017)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 268 notes)
Résumé :
Fredrik Welin, médecin à la retraite, vit reclus sur son île de la Baltique. Une nuit, une lumière aveuglante le tire du sommeil. Au matin, la maison héritée de ses grands-parents n’est plus qu’une ruine fumante. Réfugié dans la vieille caravane de son jardin, il s’interroge: à soixante-dix ans, seul, dépossédé de tout, a-t-il encore une raison de vivre ? Mais c’est compter sans les révélations de sa fille Louise et sans l’apparition de Lisa Modin, journaliste de la... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (72) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  10 octobre 2017
Quelle terrible et jouissive expérience, que celle de lire un des derniers livres écrits par un de ses auteurs préférés ! Quand Henning Mankell s'est attaqué aux Bottes suédoises, savait-il qu'il souffrait d'un cancer implacable et incurable ? Dans tous les cas, il sentait le vieil âge approcher, et la mort qui l'accompagne. Ça se ressent dans cette suite au roman Les chaussures italiennes. On retrouve le médecin à la retraite Fredrik Welin, toujurs reclus sur son île de la Baltique. Très rapidement, on est plongé dans l'action : il se réveille alors que sa maison brûle. Perte totale. Que s'est-il passé ? Les indices abondent dans tous les sens. Ici, Mankell s'amuse avec le lecteur, laissant planer le doute que le vieil homme a lui-même mis le feu à sa demeure même si ce dernier s'en défend. Pareillement pour d'autres éléments de l'intrigue, comme la disparition de sa montre, le comportement étrange de sa fille Louise, les traces du passage d'un individu louche dans les parage mais, en même temps, les pertes de mémoire de Welin. Aussi, pendant un moment, connaissant l'intérêt de l'auteur pour l'Afrique, j'ai craint qu'il ne fasse intervenir un migrant…
Alors que j'écris cela, j'ai l'impression que je raconte l'intrigue d'un roman policier. C'est pourtant loin de ça, même si, à l'occasion, cette impression m'agassait également pendant ma lecture. le thème est bel et bien celui de la vieillesse. Qu'est-ce qui attend un homme de septante ans, quand il a tout perdu ? Quand ses amis le quittent l'un après l'autre ? Deux personnes de l'entourage de Welin meurent, un autre disparaît. Il est impossible de ne pas sympathiser avec lui, et pareillement pour l'auteur. C'est décidément quelque chose qui devait commencer à tracasser Henning Mankell. Et c'est présent partout. La maison détruite, l'île sur laquelle elle se trouvait est maintenant nue, comme cet archipel où il y avait un village autrefois, maintenant abandonné. Il n'en reste que des vestiges. Même le paysage (la mer parfois houleuse, le froid et l'hiver qui se pointent, tout me semble grisâtre) a un je-ne-sais-quoi de crépusculaire. Ouf !
Si la mort est importante, elle n'est pas tout. le roman aborde aussi vers d'autres thèmes comme la famille (surtout la relation père-fille mais l'arrivée d'un petit-enfant élargit la définition), l'héritage. Que lègue-t-on à la génération suivante ? Et peut-on retrouver l'amour à un âge avancé ? Après tant d'années de solitude ? du moins, ce sont des sujets qui m'ont marqué pendant ma lecture des Bottes suédoises. En fait, ce sont des thèmes qui résonnent facilement en moi, même si je suis encore loin de la septantaine. Ceci dit, ce roman n'a pas résonné autant que le précédent, il me semblait porté beaucoup plus sur les actions. En fait, j'aurais souhaité qu'on trouve rapidement une cause accidentelle, voire naturelle, à l'incendie pour mettre de côté cette partie de l'intrigue et être porté seulement par les questionnements existentiels (et la nostalgie) de Welin et les impressions laissées par le paysage. N'empêche, c'était tout de même un sublime et ultime moment de lecture qui continuera à m'habiter (me hanter ?) encore un bon moment.
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joedi
  16 février 2017
Après avoir quitté Fredrik Welin, le chirurgien orthopédiste du roman Les chaussures italiennes alors âgé de soixante-six ans, c'est avec curiosité que je le retrouve quatre années plus tard. On peut dire que nos retrouvailles sont chaudes, brûlantes, c'est la nuit, il se réveille dans l'incendie de sa maison. Ouf ! il a pu sortir indemne chaussé de deux bottes gauches, un imper endossé sur sa veste de pyjama et un pantalon. Tout le voisinage accourt, chacun à bord de son bateau, la chaîne de solidarité se matérialise pour essayer d'éteindre l'incendie mais ce sera peine perdue. Heureusement, il peut loger dans la caravane de Louise, sa fille aujourd'hui âgée de quarante ans, Louise dont il n'a plus de nouvelles. Il lui téléphone, le contact rétabli, elle le rejoindra sur l'île. Une enquête criminelle démarre dès le lendemain de l'incendie. J'ai retrouvé les mêmes personnages que dans Les chaussures italiennes et d'autres qui sont apparus au fil de l'histoire. Dans ce récit, Henning Mankell évoque la vieillesse, le désir de connaître encore l'amour, les relations père-fille et celles avec la société en général. Un excellent roman !
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domeva
  01 novembre 2016
Je suis attristée à l'idée que ce grand écrivain nous ait quitté beaucoup trop tôt.J'oserais dire ,qu'à mon sens,ce roman est parfait et qu'il pourrait sembler difficile qu'il ait pu en écrire un meilleur ensuite.
En lisant cette histoire je me suis mise à imaginer que Fredrik Welin,le héros,c'est Mankell et que tout son ressenti d'homme vieillissant et sa peur de la mort,c'est celle de l'auteur.Pourtant on y sent une soif de vivre,de faire naître de nouvelles émotions,de réparer ce qu'il pense avoir mal fait autrefois,de prendre soin des autres à travers une lucidité à la fois effrayante et légère.
Cette dernière phrase"Mais l'obscurité ne me faisait plus peur" sonne comme un ultime testament pour les vivants.
Attention,chef-d'oeuvre!
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domisylzen
  17 octobre 2017
Mankell … Ah Mankell ! Quel pied cet auteur.
Comme une tablette de chocolat, un vacherin vanille fraise, une Leffe pression. Rien que d'y penser c'est déjà l'extase, les prémices d'un orgasme cérébral. le coeur monte d'un cran, l'esprit vacille, le corps devient fébrile : il n'y a plus qu'un seul objectif : dévorer ce livre.
Même l'intrigue : savoir qui a mis le feu chez Fredrik, médecin à la retraite, devient secondaire. Cette histoire fourmille de mille autres qui font toute la richesse de la narration de ce roman. Mankell écrirait sa liste de courses que je lui collerais un cinq étoiles des familles.
Je n'ai que deux rêves en matière de lecture :
1) Relire Azteca sur les marches de la pyramide du soleil à Teotihuacán.
2) Aller relire l'intégrale de Mankell en Suède, un p'tit peu aussi pour mater les aurores boréales, p'tét aussi les suédoises … chut chut pas si fort ma femme pourrait entendre.
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Bazart
  07 février 2017

Fredrik Welin, vit seul sur une minuscule ile de la Baltique. Médecin à la retraite au lourd passé, une erreur médicale le hante depuis des années, il a très peu de contact avec les habitants du continent. Une nuit sa maison est détruite par un incendie d'origine douteuse. Fredrik Welin, 70 ans ne possède plus rien.
Pourquoi survivre à un l'incendie de votre vie se questionne-t-il ?. Mais Fredrik a encore un rôle à jouer auprès de Louise, sa fille, qui réapparait après des années de silence, auprès de Lisa, une journaliste venu enquêter sur les causes du sinistre, auprès de Jansson le facteur hypocondriaque. Il y aura trois décès, bruts, soudains, la mort à l'oeuvre devant Fredrik, comme une répétition à sa propre mort.
À son âge Fredrik à pourtant des choses à apprendre parce que les êtres sont rarement ce que l'on croit qu'ils sont et il nous faut toute une vie pour comprendre que la vérité est à jamais provisoire et changeante.
mankell_henningculla_montan

Crépusculaire et pourtant débordant de vie « Les bottes suédoises » est le dernier roman d'Henning Mankell décédé en octobre 2015. Un roman tendre sur le bilan d'une vie, sur l'amour que l'on donne ou que l'on a donnée, sur l'amour que l'on reçoit.
Un roman profond sur la mort, à croire qu'il n'y a que les suédois pour parler de cela, impossible de ne pas penser à « Sarabande » le dernier film de Bergman (beau-père de Mankell). Créateur du commissaire Wallander, on savait le romancier bourré de talent, avec ses deux derniers romans « Les chaussures italiennes » et « Les bottes suédoise » il atteint le niveau de la très grande littérature.
Ses polars pouvaient se lire comme des essais philosophiques, ici, il nous livre un roman philosophique, qui se lit comme un polar.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Les critiques presse (5)
LaLibreBelgique   12 octobre 2016
Superbe.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress   10 octobre 2016
Mélancolique et vibrant d'amour.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro   16 septembre 2016
Le roman d'un homme inquiet.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeJournaldeQuebec   06 septembre 2016
Un récit bouleversant sur la brièveté de la vie, les relations parents-­enfants, la vieillesse et la mort qui a probablement permis à Henning ­Mankell d’exorciser une ­petite part d’angoisse et de peur.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaPresse   02 septembre 2016
Sans être le roman le plus réussi de Mankell, Les bottes suédoises renferme les grands thèmes de son oeuvre, marquée par un humanisme désenchanté et une foi prudente dans l'avenir.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations & extraits (141) Voir plus Ajouter une citation
Michel71Michel71   16 octobre 2017
...le gens ne sont pas vraiment ce que nous croyons. Ҫa vaut pour tout le monde .Ҫa vaut pour ceux qu'on croit connaître le mieux .Ҫa vaut pour moi .
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SachenkaSachenka   06 octobre 2017
Jansson est un hypocondriaque professionnel. Pratiquement son deuxième métier.
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SachenkaSachenka   04 octobre 2017
- Alors? Que se passe-t-il dans le monde?
- Tout. De nouveau. Ou encore. Toujours pareil, toujours différent.
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SachenkaSachenka   03 octobre 2017
- Le mieux, alors, c'est que tu écrives que je n'ai pas mis le feu à ma maison. Et que ceux qui répandent la rumeur devraient tous rôtir en enfer.
- C'es un sort peu banal pour un procureur.
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kuroinekokuroineko   08 septembre 2017
Autrefois je croyais qu'un médecin mourait différemment de ses patients. Un médecin connaît tous les processus qui conduisent le coeur et le cerveau à cesser de fonctionner. On pourrait donc croire qu'il est mieux armé que d'autres. En réalité, il n'en est rien. J'ai beau être médecin, la mort est aussi dure,  effrayante et impossible à anticiper pour moi que pour quiconque. Je ne sais pas si je vais mourir calmement ou au terme d'une résistance acharnée. Je ne sais absolument rien de ce qui m'attend.
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