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EAN : 9782956092209
Éditeur : MELIN Stephane (29/06/2017)

Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes)
Résumé :
"La prophétie te réclame, tu ne peux t'y soustraire". Cette mystérieuse phrase va bouleverser la vie paisible du jeune Abel. Il devra quitter les siens pour parcourir des contrées inconnues, à la recherche de mystérieux compagnons qui le seconderont pour repousser la menace qui pèse sur sa Province et le reste du monde. Une lutte de chaque instant, un danger permanent, mais aussi l'amitié et l'amour, tant de choses que notre jeune héros va découvrir. Mais parviendro... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
UnKaPart
  22 septembre 2017
Melun, j'en avais causé à propos du bouquin de Nicolas Duplessier et de son été pourri. Aujourd'hui il sera question de fantasy et d'un homonyme (comme le café, sauf que ça s'écrit pas pareil), Stéphane Melin l'Enchanteur.

La couv' signée Miesis en jette, parce que Miesis (cherche pas la fin de la phrase, ce nom se suffit à lui-même). La présentation intérieure du bouquin a de la gueule avec ses glyphes qui ornementent les numéros de pages et les têtes de chapitre. Mise en page aérée et agréable, l'auteur n'a pas essayé de rogner comme un malade sur le papier en réduisant les marges à des dimensions rikiki et étouffantes.
De la belle ouvrage pour un bel ouvrage, ou quand l'auto-édition se hisse à une qualité supérieure au standard professionnel.
Ces dernières semaines, j'ai eu l'immense déplaisir de lire des festivals de coquilles (i.e. La Nuit des Cannibales et Dusk). Depuis, je bouquine branché à une perf' pour compenser les hémorragies oculaires et mes voisins m'appellent "le vampire". Avant ils me surnommaient Super-Relou, donc j'y gagne, mais quand même… Là encore, L'Appel fait mieux que les pros (enfin, des pros, hum, c'est pas l'impression que j'ai eue…) avec un texte propre. Mes yeux et ma patience te remercient, mec.
Comme quoi, un amateur ne verse pas forcément dans l'amateurisme et auto-édition ne rime pas toujours avec torchon. Je serais Melin, j'organiserais des séminaires pour expliquer aux “vrais” (sic/lol/mdr) éditeurs comment bien faire leur travail.

Le contenage se rapporte-t-il au plumage ? demandait La Fontaine dans sa fable "La poule de luxe et le maquereau". Là c'est plus compliqué : le roman est plus que correct… mais je n'ai pas accroché. L'Appel n'est plus de mon âge. Enfin, c'est pas tant une question d'âge (même si…) que de parcours en fantasy.
Le roman n'avait rien à me raconter que je n'aie déjà lu, vu ou vécu (par vécu, je parle de mon passé de rôliste ; en vrai, j'ai jamais tué de dragon ni lancé d'éclairs sur des hordes de gobelins).
Un jeunot sans histoire, genre de Bilbo Skywalker, s'hybride de Neo matrixien, parce qu'il est un des Elus. Tel un héros de World of Warcraft ou Noob, il va voir un gus auquel ne manque que le point d'exclamation au-dessus de la tête et reçoit le package complet : la prophétie, la quête, le groupe de raid à monter. Notre Harry-Bruce Willis Potter doit sauver le monde, rien de moins. Bastons, embûches, sacrifice de Boromir, amitié, amour, duels de magie élémentaire à la Magic The Gathering, sur fond d'affrontement manichéen contre un Chaos échappé de Warhammer (perso je préfère la vision moorcockienne d'un Chaos plus anarchiste que maléfique).
Bon, je caricature, mais dans les grandes lignes, c'est de l'heroic-fantasy tolkienienne ultra-classique. Pas que ce soit un défaut en soi… Encore qu'on puisse se demander s'il est pertinent d'explorer encore et encore des sentiers déjà cartographiés au millimètre depuis des décennies.
Tel Alexandre avec la poire gordienne, coupons en deux et tranchons à un demi-défaut. Parce que si on n'est pas soufflé par l'originalité du récit, icelui reste bien fichu dans sa catégorie.
L'Appel n'apportera rien aux briscards de la fantasy qui ont fait le tour des classiques et attendent autre chose du genre, à savoir qu'il s'affranchisse de ses propres codes, les casse et/ou les renouvelle (cf. Wastburg, Pratchett, La Compagnie Noire, Jaworski…). C'est mon cas. Ce roman m'aurait emballé dans mes jeunes années, sauf qu'après WoW, Tolkien, Howard, Leiber, Moorcock, Les Chroniques de la Lune Noire, Warhammer, AD&D et j'en oublie, aujourd'hui, il est incapable de me parler. Ses prédécesseurs m'ont déjà tout raconté : je sais que le coupable est l'archimage Moutarde avec la boule de feu dans la grotte du dragon.
Pour les mêmes raisons, L'Appel plaira à une autre catégorie d'amateurs de fantasy : les nostalgiques des récits old school et de l'ambiance SdA/AD&D. Bon moyen aussi de découvrir l'heroic-fantasy traditionnelle pour ceux qui ne savent pas trop par quoi commencer et ont la trouille de démarrer cash sur les “institutions” (Tolkien pour ne pas le citer).

Sur la forme, L'Appel s'oriente vers un style littéraire classique. On notera une recherche de vocabulaire qui change en bien des auteurs limités à être/avoir/aller/faire/mettre (et suscitent en moi une envie irrépressible de les battre avec leurs propres armes en leur disant d'aller se faire mettre). Pas de révolution ni de flamboyance stylistique au programme, mais une prose correcte qui assure le taf, avec une balance équilibrée action/description/dialogues.
Un défaut formel à signaler, récurrent dans la fantasy contemporaine, la majusculite aiguë. A croire que tous les auteurs sont d'anciens germanistes traumatisés au collège… Gens de plume, en vérité je vous le dis, il faut arrêter de coller des majuscules partout. A force d'en croiser tous les dix mots, l'effet de grandeur recherché disparaît derrière ce que j'appelle “les 3 P” (pompeux, pompier, pompant).
Le seul défaut d'écriture notable se situe dans les dialogues, truffés de verbes introducteurs et trop littéraires. Vu la moyenne d'âge des protagonistes et leur niveau d'éducation, d'où ils parlent comme Sévigné ? Même si on admet au plan diégétique que le passé simple soit un temps courant d'expression orale, faut pas oublier que le lecteur, lui, vit au XXIe siècle, pas dans le monde d'Abel (et la Bête). Quand un personnage ouvre la bouche, on dirait qu'il lit un bouquin : les propos manquent de naturel, de spontanéité, de justesse. Là-dessus, je renvoie à Concerto pour 4 mains de Colize, qui économise les verbes introducteurs grâce aux inserts narratifs et où les gens parlent comme des gens.
Pas les défauts les plus difficiles à corriger et pour un premier roman, L'Appel est très honorable. J'ai lu pire, vous avez pas idée, des trucs si mal écrits que tes dents tombent toutes seules pendant que ta tête tournicote en mode L'Exorciste. Là, pas de rendez-vous prévu chez le dentiste ni le kiné, donc ça va.

L'Appel pas de Cthulhu, une belle gueule, quelques défauts de jeunesse mais une bonne tenue d'ensemble. Un bouquin pas pour moi, les goûts, les couleurs et cætera tralala, mais d'autres y trouveront leur compte. Je le recommanderais plutôt à un jeune public (tranche Bilbo le Hobbit, Harry Potter), soit néophyte en médiéval-fantastique, soit amateur d'heroic-fantasy classique. Je conseille aussi aux candidats à l'auto-édition de jeter un oeil à l'objet-livre pour voir à quoi ils doivent tendre.
Melin doit encore couper le cordon avec ses maîtres et ses influences, voler de ses propres ailes (…) (…) (…) (672 métaphores redondantes plus tard) se montrer plus aventureux, mais il y a du potentiel dans ce bonhomme.
Lien : https://unkapart.fr/l-appel-..
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luciebernard98
  15 février 2020
Je partage avec vous mon avis sur le livre « L'appel des éléments » écrit par Stéphane Melin. Malgré moi, j'ai mis énormément de temps à lire cet ouvrage, à cause d'un horaire chargé. J'ai néanmoins passé de sympathiques moments aux côtés de personnages à la simplicité attachante.

Au début de l'ouvrage, je suis restée un peu sceptique. En effet, les personnages se retrouvent face à une situation qui en aurait dû en ébranler plus d'un, mais pas eux. Leur vie se retrouve chamboulée. Pourtant, ils se font tous confiance et les relations se tissent avec une facilité déconcertante. Une certaine familiarité s'opère de suite entre les différents protagonistes et laisse le lecteur perplexe. Dans un monde où le Mal prospère, comment peut-on savoir d'emblée à qui accorder sa confiance ? Les personnes ne se posent pas de question et foncent vers le danger.

Toutefois, cette sensation se dissipe bien vite pour que le lecteur profite pleinement de l'histoire. La situation des personnages se corse et l'auteur n'a pas peur de faire couler le sang pour en mettre plein les yeux de ses lecteurs. Les pertes sont nombreuses et le danger règne en maître, faisant perdurer l'action et le mystère. le scénario est donc bien construit et les aventures s'enchaînent de sorte à ne pas laisser de répits au témoin silencieux. Impossible de s'ennuyer en lisant cet ouvrage ! Stéphane Melin n'a pas froid aux yeux et n'hésite pas à ôter la vie à ses héros pour marquer les esprits. J'ai été agréablement surprise par cet univers qui se déroule dans des temps anciens. le fonctionnement de ce monde est bien expliqué et ne contient aucune fausse note. Il est donc aisé pour le lecteur d'entrer dans cet univers qui lui ouvre les bras.

Ensuite, je tiens à parler des personnages. Leur psychologie est simple. Ils sont faciles à cerner et le lecteur peut faire leur connaissance sans prise de tête. Leur dévouement pour faire le Bien, leur droiture et leur bonté font d'eux des héros attachants. A travers ces derniers, l'auteur montre la vraie valeur de l'amitié et fait passer énormément de messages qui prennent aux tripes. Dans ces pages, Abel et ses amis prouvent qu'ensemble, on peut tout surmonter et affronter. Une véritable leçon de courage et de justice. Pour ma part, j'ai préféré le personnage d'Aona. La jeune femme est dotée d'un caractère tempétueux et n'a pas sa langue dans sa poche. Ses répliques apportent du dynamisme en plus à l'histoire.

Enfin, je vais mettre la plume de l'auteur en avant. Il s'agit du premier ouvrage de Stéphane Melin, mais une plume douce et entraînante se fait ressentir. Les mots sont doux, le vocabulaire est simple et accessible à tout le monde. A certains moments, des expressions plus anciennes se démarquent sans pour autant jurer avec le reste du texte. L'histoire est écrite avec une certaine harmonie.

Je ne peux bien entendu pas terminer ma chronique sans parler de la fin du livre. Une scène très théâtrale qui met du baume au coeur et promet encore une bonne dose de sensibilité. J'ai hâte de découvrir la suite de cette aventure !

En résumé, il s'agit d'un roman de fantasy que je conseille aux amateurs de magie et d'aventure ! Une couverture à couper le souffle, pour un roman entraînant !
Lien : http://rectoversooo.weebly.c..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
UnKaPartUnKaPart   21 septembre 2017
Je pense que nous aurons nos réponses un jour. Nos noms, notre quête, le fait que tout le monde connaisse les détails de notre combat sauf nous.
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