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ISBN : 1091626006
Éditeur : Trinome (15/06/2012)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 7 notes)
Résumé :
« L’Agrément » raconte l’immersion peu ordinaire d’une inspectrice du travail au sein d’une association d’insertion professionnelle aidant les personnes en grande difficulté psychologique. L’inspectrice doit rencontrer trois salariés et leur délivrer un agrément censé sceller leur intégration dans le monde professionnel. Le ressort dramatique de l’histoire réside dans le fait que l’inspectrice est elle-même porteuse de désespoir et qu’elle voit ces rencontres peu an... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Gwordia
  07 août 2012
Un grand merci à Trinôme Editions et à Laure Mezarigue pour m'avoir offert l'occasion de découvrir ce livre.
A la lecture de la jaquette, l'on pourrait penser qu'il s'agit d'un récit à la frontière du traité sur les pathologies psychiatriques et que, de fait, la trame romanesque sera un soupçon ancrée dans le pathos. Ou, un peu à la manière de la bande dessinée La fille invisible de Villeneuve & Rocheleau, qu'il s'agira d'un journal au quotidien d'une personne malade soit un compte-rendu intéressant mais pas follement réjouissant.
L'Agrément m'a vite détrompée. Certes, l'on y croise une bipolaire, une cacophasique, une agoraphobe, une dysmorphophobique et un pyromane. Mais nul essai sur les troubles du comportement à l'horizon. Il s'agit d'un vrai roman aux personnages "tout simplement" atypiques. Non seulement l'histoire est originale et à la mérite de tenir en haleine, mais de surcroît, bien loin de miner le moral avec des histoires pathétiques, elle est bigrement drôle. Et quand je dis drôle, je tiens à souligner qu'il y avait bien longtemps qu'un livre ne m'avait pas à ce point chatouillé les zygomatiques. Une vraie dose de bien-être !
Pour ajouter au mérite de Laure Mezarigue, il est inconcevable de ne pas mentionner la richesse de sa plume qui rend plus que largement hommage à la beauté de notre chère langue française. Ajoutons à cela des références musicales pointues qui enchanteront les lecteurs mélomanes - composante qui me rappelle Fugue d'Anne Delaflotte Mehdevi.
L'Agrément est donc une oeuvre talentueuse, profondément humaine et surtout vecteur d'un formidable message de tolérance et d'espoir. Lecture plus que prescrite, délivrée sans ordonnance !
Lien : http://gwordia.hautetfort.co..
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Alicej
  31 octobre 2012
Je me sens vraiment partagée à propos de ce court roman. En effet, la lecture en est plaisante et même amusante parce que la "maladie mentale" n'est pas abordée de manière pathétique ou dramatique: Lydia est inspectrice du travail et atteinte de bi-polarité. Après une "crise" plus ravageuse que les autres, elle reprend le travail et doit accorder un agrément à des malades atteints aussi de troubles mentaux.
Évidemment il y a un effet de miroir pour Lydia qui va aussi ajuster son comportement en fonction de ce qu'elle-même ressent, avec la souffrance qui revient en boomerang.
Les personnages auraient pu être attachants mais finalement ce roman laisse peu de place à la psychologie. Tous ceux qui passent dans le roman auraient mérité d'y rester plus longtemps, aussi bien l'héroïne que le pyromane ou le directeur de l'association. Ce sont des personnages intéressants mais dont le portrait semble juste esquissé. Or, la psychiatrie n'aurait-elle pas besoin de psychologie pour être abordée?
D'autre part, j'ai trouvé l'écriture très rigide, les phrases manquent de souplesse, leurs articulations un peu "grossières" et les mots savants posés pour un effet didactique qui m'a semblé assez déplaisant. La quatrième de couverture en est l'illustration initiale: d'emblée si un roman a pour but non pas de me distraire mais d'avoir "pour ambition de", cela me déplaît.
Mêler la narration, le romanesque à une visée tout à fait pédagogique est maladroit, d'après moi : car soit on crée de vrais personnages, soit on crée une vraie démonstration mais le risque est de laisser le lecteur déçu, ce qui est mon cas.
Lien : http://monblogmonmiroir.over..
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MarianneDesroziers
  27 juillet 2012
"L'agrément" de Laure Mezarigue, c'est une double découverte pour moi.
En effet, il s'agit du premier roman (et du deuxième livre puisqu'elle avait publié un recueil de nouvelles en 2010) d'une jeune femme de 35 ans que je ne connaissais pas.
Ensuite, c'est la première publication des éditions Trinôme, une nouvelle maison d'édition créée à Bordeaux il y a peu (là aussi, je ne connaissais pas le fondateur de cette maison, Clément Chatain).
J'ai donc lu ce roman sans a priori, sans attente spécifique, prête à me laisser happer par l'histoire et l'écriture mais aussi en envisageant l'éventualité de ne pas aimer ce roman.
J'ai lu ce court roman (140 pages) en une fois et avec un réel plaisir. On y découvre une écrivain à l'humour assez mordant et dotée d'une belle sensibilité.
http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.fr/2012/07/lagrement-de-laure-mezarigue-trinome.html
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StupidGRIN
  13 novembre 2012
L'Agrément est un roman qui tourne autour d'Entr'aide, une association qui s'occupe de l'insertion professionnelle de personnes peu adapté au monde du travail dû à des raisons psychologiques. Je dois avouer que vu la faible épaisseur du roman, j'avais quelques a priori négatifs (le thème sera t-il vraiment traité ? Aura t-on droit à une histoire complète?).
Il ne faut pas voir ce roman comme celui qui te bouleversera, mais plutôt comme un roman qui te permet de mieux comprendre (du moins superficiellement) certaines maladies (bipolarité, agoraphobie, etc…).
Lydia Sarroyan est une inspectrice du travail qui doit inspecter trois personnes atteintes de divers maladies, pour voir s'ils sont capable de travailler. L'ironie est qu'elle même est atteinte de bipolarité, maladie qui lui a faillit faire perdre son propre boulot (cette mission étant la mission ultime, avant de se faire renvoyer en cas d'échec). A chaque nouvelle rencontre, Lydia plonge de plus en plus dans ses propres (et douloureux) souvenirs.
J'ai trouvé l'écriture très poétique, malgré le peu de page et l'humour présent (je pense à la cacophasique par exemple), le traitement de toutes ces maladies ne m'ont pas paru trop larmoyants, ou superficielle. J'ai au contraire trouvé que la narration très bonne, on a pu saisir le malaise de chacun des inspectés (j'ai beaucoup aimée l'agoraphobe, et la dysmorphophobique). Quel dommage que ces maladies n'ont été abordés que trop rapidement.
Le livre permet de sensibiliser les personnes à ces maladies, et surtout de nous apporter un message d'espoir. L'histoire se terminant sur une bonne note, elle nous permet de nous imaginer que malgré les handicaps, avec de la volonté et l'envie de se battre, il est possible de dépasser et de réaliser des actions que personne ne nous aurait cru capable de faire (surtout pas nous-même!).
Merci à Babelio pour le partenariat !
Lien : http://mademoiselleartemis.c..
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Alicej
  31 octobre 2012
Je me sens vraiment partagée à propos de ce court roman. En effet, la lecture en est plaisante et même amusante parce que la "maladie mentale" n'est pas abordée de manière pathétique ou dramatique: Lydia est inspectrice du travail et atteinte de bi-polarité. Après une "crise" plus ravageuse que les autres, elle reprend le travail et doit accorder un agrément à des malades atteints aussi de troubles mentaux.
Évidemment il y a un effet de miroir pour Lydia qui va aussi ajuster son comportement en fonction de ce qu'elle-même ressent, avec la souffrance qui revient en boomerang.
Les personnages auraient pu être attachants mais finalement ce roman laisse peu de place à la psychologie. Tous ceux qui passent dans le roman auraient mérité d'y rester plus longtemps, aussi bien l'héroïne que le pyromane ou le directeur de l'association. Ce sont des personnages intéressants mais dont le portrait semble juste esquissé. Or, la psychiatrie n'aurait-elle pas besoin de psychologie pour être abordée?
D'autre part, j'ai trouvé l'écriture très rigide, les phrases manquent de souplesse, leurs articulations un peu "grossières" et les mots savants posés pour un effet didactique qui m'a semblé assez déplaisant. La quatrième de couverture en est l'illustration initiale: d'emblée si un roman a pour but non pas de me distraire mais d'avoir "pour ambition de", cela me déplaît.
Mêler la narration, le romanesque à une visée tout à fait pédagogique est maladroit, d'après moi : car soit on crée de vrais personnages, soit on crée une vraie démonstration mais le risque est de laisser le lecteur déçu, ce qui est mon cas.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
GwordiaGwordia   07 août 2012
Enfin, il y eut ce fameux jour où l'union de leurs deux solitudes s'était brisée net. D'un seul coup. Avec la séparation, elle avait inexorablement glissé vers la plus sombre des clartés, celle qui vous fait aimer l'autre malgré son absence. Une fois seule et revenue à la vie, elle avait pris pour habitude d'écouter du Chopin. Leur compositeur. La musique la ramenait constamment à leur histoire. Dès leur première rencontre, elle s'était sentie chez elle, en territoire connu, sentant sourdre en elle des résonances intimes qu'elle n'avait perçues avec personne d'autre jusqu'alors. Sa voix, son odeur, le velouté de sa peau : tout en lui résonnait de modulations raffinées, dont l'écho continuait à la hanter même depuis que l'un de l'autre, ils s'étaient éloignés. C'est pourquoi la séparation avait sonné le glas de sa relation à elle-même. Le vide implacable de son quotidien désabusé ne réverbérait désormais que ses propres doutes. Quelque chose d'indicible s'était brisé en elle, et elle observait impuissante cette lente dérive de ses pensées sans parvenir à rassembler les miettes de sa douleur afin d'en faire un tout cohérent pour tenter de guérir définitivement. Elle jeta un regard autour d'elle. Son appartement était à l'image de son propre abandon. La poussière recouvrait les meubles d'une fine pellicule de tristesse qu'elle ne parvenait plus à faire partir pour permettre à sa vie de retrouver son lustre d'antan.
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GwordiaGwordia   07 août 2012
Il oeuvrait avec succès devant un parterre de quidams électroniques toujours à l'affût de ses posts laudatifs ou assassins. C'était un ténor dans son domaine : en cent quarante caractères, il savait faire le buzz comme personne. Il avait écrit plus de trente mille twitts, faisait partie des twittos les plus influents, avait le hashtag facile et dégainait le retweet plus vite qu'une dépêche AFP atterrissant sur la timeline.
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GwordiaGwordia   07 août 2012
Selon Lydia, le vie scindait les êtres en deux castes bien distinctes : ceux qui savent garder la tête froide, même si tout s'écroule autour d'eux, et ceux qui sombrent dans l'accablement à la moindre ride d'inquiétude venant froisser la surface de leur vie sans histoire. Pour Lydia, le contrôle de soi était l'ultime rempart capable d'empêcher votre boucan intime de vous submerger.
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GwordiaGwordia   07 août 2012
En guise de regard, elle arborait deux émeraudes qui perlaient au milieu d'une nuée de taches de rousseur, telles deux trouvailles nitescentes jaillissant dans le tamis trivial de sa vie. Elle était rousse et en avait conçu une honte prodigieuse durant toute son adolescence. Pour elle, les roux représentaient le dernier maillon sur l'échelle capillaire du ridicule, juste avant les chauves. Mais avec le temps, elle avait compris que cela lui conférait une aura particulière lui faisant quitter le monde de l'insignifiance pour celui de la singularité.
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