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ISBN : 2266252437
Éditeur : Pocket (02/04/2015)

Note moyenne : 4.34/5 (sur 150 notes)
Résumé :
Ce ne sont encore que des enfants : Patrocle est aussi chétif et maladroit qu'Achille est solaire, puissant, promis par sa déesse de mère à la gloire des immortels. En grandissant côte à côte, l'amitié surgit entre ces deux êtres si dissemblables. Indéfectible.
Quand, à l'appel du roi Agamemnon, les deux jeunes princes se joignent au siège de Troie, la sagesse de l'un et la colère de l'autre pourraient bien faire dévier le cours de la guerre... Au risque de f... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
TheWind
  23 décembre 2016
Voilà un beau roman relatant les aventures d'Achille et de son compagnon Patrocle.
Si l'on connaît surtout Achille, fils de la divinité Thétis et du roi Pelée comme guerrier glorieux de la guerre de Troie, on n'en sait guère sur son ami Patrocle.
Dans ce roman, c'est Patrocle qui mène la narration et c'est à travers son ressenti qu'on suit ses aventures liées à celle du fabuleux héros de la mythologie grecque : leur enfance à la cour du roi Pelée, leur adolescence auprès de Chiron, le Centaure, qui les initia aux arts de la guerre mais également à la musique et à la médecine, leur exil sur l'île de Scyros et puis bien sûr leur participation à la guerre de Troie auprès d'Agamemnon et d'Ulysse.
Le récit est flamboyant et même si l'on connaît l'inéluctable fin, il n'en reste pas moins haletant.
Madeline Miller s'inspire fortement du récit de l'Iliade d'Homère, s'attachant à en restituer les moments clés de la vie d'Achille et de Patrocle. Je n'ai pas lu L'Iliade et serai bien en peine de faire une quelconque comparaison. Toujours est-il que ce récit n'apparaît pas comme un terne copié-collé et qu'il restitue merveilleusement bien la dimension héroïque des légendes grecques. Mais il va au-delà encore. L'auteure fait de ce Chant d'Achille un véritable chant d'amour, une ode tragique et sentimentale.

C'est un roman intéressant car il tranche sans hésitation avec l'image que le public lambda se fait du demi-dieu au talon vulnérable. D'ailleurs, ici, comme chez Homère, la célèbre légende de l'invulnérabilité d'Achille n'est pas évoquée. Achille a certes une allure divine mais il n'en reste pas moins mortel.
Loin de l'image virile véhiculée par celle de Brad Pitt dans le film Troie, Achille apparaît plutôt comme un prince à la beauté androgyne et radieuse. Vaillant et agile combattant, fort et pugnace, ardent et fier, il aime aussi à se prélasser au soleil et à jouer de la lyre. Et c'est bien sûr tout l'attachement qu'il porte à Patrocle qui fait de lui un être sensible, terriblement faillible et assoiffé de vengeance...

Laissez-vous porter par le Chant d'Achille, hymne émouvant au rythme impétueux et farouche, à la mélodie lyrique et généreuse, aux accents colériques et impitoyables.
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Arakasi
  30 avril 2018
Muse ! Conte-moi la fureur d'Achille qui ravagea les rangs troyens et tua le puissant Hector ! Conte-moi sa terrible gloire, son orgueil insensé et le sang qu'il versa pour venger les siens ! Voici ce que les générations futures ont retenu d'Achille, prince de Myrmidons : la rage, la haine, la fierté, la violence… Et si une histoire plus douce pouvait être racontée ? Pas celle d'un guerrier sanguinaire - enfin, pas seulement - mais celle d'un bel adolescent, sensible et rieur. Avant de venir tuer et mourir au pied des murailles de Troie, cet adolescent a vécu, il a souri, plaisanté, bu, mangé, joué de la musique, aimé surtout. Ce n'est donc pas une épopée guerrière que nous conte Madeline Miller, mais l'histoire d'une passion amoureuse entre deux jeunes gens : Achille et Patrocle, le demi-dieu solaire et son compagnon timide et renfermé. La renommée du premier a fait glisser l'autre dans l'obscurité. N'est-il pas juste alors de lui redonner un peu de lumière en le faisant témoin et conteur de la vie de son héroïque amant ?
Autant le dire tout de suite, j'ai toujours éprouvé de l'indifférence, voire même de l'antipathie, pour le personnage d'Achille. Oh, je ne nie pas qu'il suscite chez moi un certain intérêt purement intellectuel - l'obligation de choisir entre une vie courte et héroïque et une vie longue et banale, son comportement de rock-star avant l'heure, etc. - mais l'humain lui, le personnage, m'ennuie profondément. Je me suis toujours dit que ce type-là devait manquer cruellement de conversation, clairement pas le genre de gars avec qui j'aimerais partager une outre de vin après avoir taillé des troyens en pièces. Mais je suis curieuse et cette version romancée de sa vie par Madeline Miller avait reçu tant de bonnes critiques que je me suis laissée tenter.
Verdict ? Ben, c'est bien écrit, sensible, pudique, lyrique, pathétique mais pas trop, avec des petits pointes dramatiques et tragiques du plus bel effet, mais… Mais Achille m'emmerde toujours. Si la grosse brute furibonde - “Le bouillant Achille, le bouillant Achille !” - me fatiguait, l'adolescent amoureux me donne de furieuses envies de tabassages à coups de marteau. Il est beau, il est brillant, il est doux, il est tendre, il a de jolis talons, il est le meilleur guerrier du monde grec sans avoir jamais mis un seul foutu pied sur le champ de bataille… Mais achevez-le, bon sang, achevez-le ! Niveau personnages secondaires, on rencontre quelques profils plus intéressants, mais ils ne sont que sommairement esquissés et je regrette notamment que le portrait d'Agamemnon soit dressé complètement à charge, comme c'est malheureusement le cas dans la plupart des versions modernisées de la guerre de Troie que j'ai pu lire ces derniers temps. Au passage, il est amusant de constater que, même dans un roman dédié à Achille, je finis toujours par guetter impatiemment les apparitions d'Ulysse. Que voulez-vous, on ne se refait pas.
Pas un mauvais roman en soit et globalement agréable à lire, donc, mais mes penchants personnels sont tels que j'ai peiné à éprouver la moindre émotion devant les malheurs d'Achille et de Patrocle. Tant pis.
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nicopompus
  11 juin 2012
De la Guerre de Troie et de cette période, je ne voyais que le sang versé sur le sable chaud de la plaine d'Ilion, la barbarie des Grecs au pied des hauts remparts de la citadelle de Priam, les compétitions absurdes et viriles de ces Hellènes, surchargés de testostérones, à peine entrés dans l'Histoire. Je ne voyais que la froideur de la geste, les ruses d'un Odysseus (qui se perdrait ensuite une décennie dans la mer des Monstres), les ficelles que tiraient des Dieux avides de sang héroïque et de querelles. de Troie, il n'y avait que ce chant millénaire, composé par un Aveugle, le plus grand de tous. Ariston Acheion de la littérature. Homère.
De ce vieillard barbu (il ne saurait être imaginé autrement), ma préférence est toujours allée à son second ouvrage : l'Odyssée, ou l'errance du rusé Ulysse. L'Iliade reste à mes yeux le chant de valeurs obsolètes. Cette gloire, psalmodiée tant et tant de fois dans ces vers archaïques, n'a jamais éveillé en moi un semblant d'intérêt, les prémisses d'une flamme. Je n'ai jamais eu l'âme guerrière, il faut croire.
Evidemment, je connaissais Achille, je connaissais Agamemnon, Ajax, Ménélas et les autres. Je pouvais rêver à ce qui liait le meilleur des Grecs, le plus grand héros de tous les temps, à ce mystérieux Patrocle, celui qui était littéralement « la gloire du père ». Patrocle, que l'on dit être l'ami intime d'Achille. Philtatos. Celui qui est le plus aimé ? Fallait-il donc comprendre qu'il partageait sa couche ? Ou parlait-on de cette amitié virile qui unit les guerriers (semblable à celle qui lie les rugbymen lors de la troisième mi-temps) ? Evidemment, dès après Homère, aux yeux d'Eschylle et des autres, et les gender studies passant par là pour ce qui est de notre siècle, il ne faisait (presque) pas de doute que ces deux figures, semblables au Soleil et à la Lune (la seconde étant rendue visible par les éclats du premier), s'étaient aimées, et non d'un amour chaste.
Dans l'Iliade, un autre personnage piquait ma curiosité : Briséis. La femme qui était la source de la colère d'Achille. Troy (le film) avait fait d'elle l'amante de Brad Pitt. Dans notre monde contemporain, plus sensible à l'exaltation de la raison d'amour, il était plus compréhensible qu'un homme boude et refuse d'aller au combat parce qu'on lui avait « piqué » sa maîtresse, la femme dont il était fou amoureux, plutôt que parce qu'on lui avait enlevé son honneur en le spoliant de ses butins de guerre (butins parmi lesquels se trouvait Briséis, une simple femelle – une de plus, pour ainsi dire).
Cette bouderie fut, quoiqu'il en soit, à l'origine de la mort de Patrocle… Et là, le texte dit que notre guerrier devint fou de douleur et le vengea en tuant Hector. Fin de Patrocle. Fin d'Hector. Vengeance de Pâris et fin d'Achille. Rideau.
*

Madeline Miller, qui signe ici son premier roman (non traduit en français pour le moment), publié il y a quelques mois à peine au Royaume-Uni, raconte, sous ce titre qui fait la part belle à Achille, l'histoire d'amour entre Patrocle et le fils de Pélée. le narrateur est ce héros de l'ombre, qui n'a rien des qualités physiques de son amant. Patrocle n'est pas le fils d'une déesse. Achille l'est et la néréide Thétis, mère jalouse, quelque peu possessive, veut qu'il devienne un dieu – comme, à la génération précédente, l'était devenu Héraclès.
Leur amour naît et se développe dès l'enfance, alors que Patrocle a été envoyé à la cour de Pélée, après le meurtre qu'il a commis par accident (Madeline Miller préfère ici la version du Pseudo-Apollodore aux informations que fournit l'aveugle Homère). le lecteur suit, captivé par un style agréable et poétique, les héros chez le Centaure Chiron, puis chez Lycomède sur l'île de Skyros, et puis enfin à Troie, où le destin tragique s'accomplit après presque une décennie passée au pied d'Ilion. Achille, que guette vers la fin un hubris dévastateur, n'a d'yeux que pour Patrocle et ce dernier sert la gloire de son amant jusqu'à son dernier souffle.

Dans ce roman, il n'y a pas d'eau de rose, pas de violence romantique (les cris, les soupirs, les « je t'aime, moi non plus », et les larmes). Madeline Miller expose tout en finesse et pudeur l'amour puissant mais simple qui unit les deux êtres, sous le regard froid et haineux d'une Thétis qui abhorre les hommes et ce mortel qui détourne son fils de la voie qu'elle lui a préparée.
Le lecteur suit avec émotion la destinée des deux amants dont il connaît la fin tragique. Il devient le témoin privilégié des choix qui ont fait d'une simple guerre, de la vengeance d'un mari cocufié, la Légende.
« Parce que c'était lui, parce que c'était moi. » pourraient être les derniers mots de Patrocle et d'Achille, qui incarnent bien mieux la beauté de cette formule que l'amitié frelatée qui liait Montaigne à La Boétie.
Madeline Miller, qui a longuement enseigné le latin et le grec aux jeunes américains, donne une vision humaine – et humaniste – du plus grand héros de la Grèce et dépeint dans un monde au réalisme magique un amour exclusif qu'aucun dieu n'avait su prévoir.
Alors que le lecteur referme The Song of Achilles, il surprend sur sa joue une larme. Une seule larme qui trace son sillon d'émotion sur une peau laissée jusqu'alors indifférente par la geste d'Achille. Son regard se trouble et à ses oreilles il entend le fantôme des vagues échouant sur la plage troyenne. Il ferme les yeux et peut voir un grand mausolée sur lequel il lit le nom d'« Achille » et en dessous celui de « Patrocle ». Il soupire. Déjà, en son sein, le manque et le vide sont revenus : le lecteur est à nouveau laissé à sa solitude.

Lien : http://lesplumesasthmatiques..
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lokipg
  17 janvier 2019
« Chante, déesse, la colère d'Achille, le fils de Pélée. » [Iliade, Chant I]
Mais avant cela, conte moi, Madeline Miller, l'histoire de Patrocle, fils de Ménoetios, et sa rencontre avec le blond héros de l'Iliade.
Plus que la guerre de Troie, c'est la vie d'Achille qui nous est racontée, vu par les yeux de Patrocle. Ainsi, même pour quelqu'un qui aurait lu l'Iliade, il y a pas mal à découvrir dans ces pages.
Si dans l'ensemble, l'histoire est fidèle aux récits des auteurs grecs, (l'enrôlement d'Achille, l'épisode d'Aulis...) l'autrice prend quelques libertés avec Patrocle. Sous sa plume, le compagnon d'Achille est un piètre guerrier. Il ne prend les armes que rarement et s'abrite derrière Achille les rares fois où il met les pieds sur un champs de bataille. À Troie, il sera surtout un guérisseur, assistant Machaon et Podalyre. C'est étonnant – Homère le décrivait comme un combattant redoutable – mais cela en fait un personnage intéressant.
L'histoire est vraiment centrée sur la relation entre Patrocle et Achille et, de ce fait, les autres personnages sont moins développés. Seuls Agamemnon et Ulysse ont droit à quelques scènes marquantes, les autres héros grecs ne font que de la figuration. Au contraire, Briséis voit son rôle developpé, et Chiron le centaure et, surtout, Thétys, déesse et mère d'Achille, deviennent des acteurs importants.
Les deux derniers personnages cité me permettent d'enchainer sur un aspect que j'ai vraiment apprécié : l'intégration du merveilleux dans le récit. Les dieux et les créatures mythologiques existent. Leurs rencontres avec les humains ne sont pas anodines, mais elles restent naturelles. J'ai adoré toutes les scènes avec Chiron et Thétys.
La plume de Madeline Miller est très belle. Elle est parvenu à s'approprier le mythe et a en donner une version personnelle et convaincante. La quatrième de couverture m'apprend qu'il s'agit de son premier roman. Cela donne envie de lire les suivants.
Lien : http://lenainloki2.canalblog..
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Lune
  15 juillet 2014
Le "chant d'Achille" de Madeline Miller vient jusqu'à nous, rendant la langue d'Homère accessible, nous offrant une introduction à l'Iliade et titillant notre envie de lire ou de relire le texte source.
Dix ans de travail d'écriture et de recherches produisent ce récit extrêmement documenté qui donne vie à des personnages prenant corps et âme avec une sensibilité qui touche.
Les moindres détails restituent l'époque : aliments, vêtements, médecine, enseignement, vie de tous les jours, vie des palais, lieux, mers, guerres.
De la place des femmes jusqu'au code d'honneur du monde guerrier grec en passant par les prises de guerre et c'est toute la société antique qui se dévoile.
Les sentiments intenses entre Patrocle et Achille sont narrés magnifiquement avec une sensualité puissante, émouvante et subtile.
De leur jeunesse et de leur formation jusqu'à l'âge adulte et la fin de leurs courtes vies, leurs destins s'écoulent heureux, douloureux, sages, violents, fiers, souvent manipulés par des dieux et des demi-dieux qui interfèrent.
Autant la partie consacrée à leur adolescence a le goût du miel, autant celle où la guerre de Troie se profile puis éclate a le goût du sang.
Agamemnon, Ajax, Ménélas, Hélène, Andromaque... tant de noms familiers qui prennent vie.
Cette forme moderne de vulgarisation (que les puristes ne m'en veulent pas...) apporte une renaissance à ces héros mythiques.
En refermant le livre, on sait qu'ils ne nous quitteront pas tout à fait...
Roman ayant reçu l'Orange Prize 2012 en Angleterre.
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critiques presse (1)
Telerama   16 juillet 2014
Chez Madeline Miller règne une grâce singulière et ténue, entre frénésie politique et intimité de l'amour. Elle ne porte jamais le drapeau de la cause gay à travers ses deux héros, elle fait juste de leur histoire une élégie racinienne.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
OlivOliv   04 avril 2015
Il rouvrit les yeux.
— Trouve-moi un héros qui ait été heureux.
Je réfléchis. Héraclès était devenu fou avant de tuer sa famille ; Thésée avait perdu son épouse et son père ; les enfants de Jason et sa nouvelle femme avaient été assassinés par la précédente ; et si Bellérophon avait tué la Chimère, il était resté estropié après être tombé du dos de Pégase.
— Tu vois, tu ne peux pas.
Il s'était rassis, penché en avant.
— C'est vrai.
— Je sais. On ne te laisse jamais être à la fois célèbre et heureux, constata-t-il en arquant un sourcil.
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SAO_76155SAO_76155   07 juin 2017
Chiron nous avait appris un jour que les nations étaient la plus stupide et la plus mortelle des inventions. "Aucun homme ne vaut plus qu'un autre, d'où qu'il vienne", avait-il expliqué. "Et si c'est ton ami ?", lui avait demandé Achille en faisant les pieds au mur dans la grotte rose. "Ou ton frère ? Faut-il tout de même le traiter en étranger ?"
"Les philosophes se disputent au sujet de cette question", avait repris Chiron. "Peut-être vaut-il plus pour toi. Mais cet étranger est aussi l'ami ou le frère de quelqu'un. Quelle vie doit primer ?" Nous étions restés silencieux. Nous avions quatorze ans, et ces problèmes nous dépassaient. À vingt-huit, ils nous dépassent toujours.
{...} À présent, je sais ce que je répondrais à Chiron. Je lui dirais qu'il n'y a pas de réponse. Qui que tu choisisses, tu as tort.
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OlivOliv   08 avril 2015
Pour leur premier combat, ils voulaient entendre la voix de leur maître. Achille se leva, et je le contemplai pendant qu'il se dirigeait vers eux d'un pas vif : les boucles de bronze de sa tunique renvoyaient des éclairs de feu, et le pourpre sombre de sa cape ensoleillait ses cheveux d'un éclat doré. Il ressemblait tant à un héros que j'avais du mal à me souvenir que la veille au soir encore, nous nous étions craché des noyaux d'olives à la figure au-dessus de l'assiette de fromages que Phénix nous avait préparée, et que nous avions hurlé de joie quand il avait réussi à m'en envoyer un, encore humide de pulpe, dans le creux de l'oreille.
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PalmyrePalmyre   04 décembre 2015
Chiron nous avait appris un jour que les nations étaient la plus stupide et la plus mortelle des inventions. "Aucun homme ne vaut plus qu'un autre, d'où qu'il vienne."
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Julia336Julia336   29 mars 2016
Je le reconnaîtrais rien qu'au toucher, ou à son odeur, je le reconnaîtrais si j'étais aveugle, aux seuls bruits de sa respiration et de ses pas martelant le sol. Je le reconnaîtrais dans la mort, à la fin du monde.
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Videos de Madeline Miller (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Madeline Miller
L?écriture si moderne de Madeline Miller révèle des dieux de l?Olympe plus capricieux les uns que les autres ? http://bit.ly/2Y66Syt
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