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EAN : 9782266252430
480 pages
Éditeur : Pocket (02/04/2015)
4.43/5   589 notes
Résumé :
Ce ne sont encore que des enfants : Patrocle est aussi chétif et maladroit qu'Achille est solaire, puissant, promis par sa déesse de mère à la gloire des immortels. En grandissant côte à côte, l'amitié surgit entre ces deux êtres si dissemblables. Indéfectible.
Quand, à l'appel du roi Agamemnon, les deux jeunes princes se joignent au siège de Troie, la sagesse de l'un et la colère de l'autre pourraient bien faire dévier le cours de la guerre... Au risque de f... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (142) Voir plus Ajouter une critique
4,43

sur 589 notes

Cannetille
  25 février 2020
Achille et Patrocle ont grandi ensemble. L'un, athlétique, doté d'un physique avantageux et très sûr de lui, est prince et demi-dieu par sa mère. L'autre, gringalet et réservé, est en exil et sans avenir. L'amitié, et bien plus encore, vont les lier de manière indéfectible jusqu'au bout de leurs destinées. Appelés par Agamemnon à combattre à ses côtés lors de l'interminable guerre de Troie, les deux jeunes gens vont y jouer un rôle décisif.

Ce récit aux allures très actuelles m'a très agréablement replongée dans mes souvenirs de l'Iliade et de la mythologie grecque. L'on y découvre des héros particulièrement humains et finalement bien vulnérables, dans leurs colères, leurs doutes et leurs destins de mortels, assez loin d'ailleurs des habituels raccourcis qui flottent dans notre mémoire collective. Il n'est ainsi absolument pas fait mention ici du fameux talon d'Achille...

La plume est alerte et fluide, la lecture facile et plaisante. Elle est l'occasion d'un débat sur le choix entre le bonheur paisible d'une longue et casanière vie de famille et le glorieux éclat d'une existence brève mais héroïque, tandis qu'elle dépeint très naturellement la relation homosexuelle des deux principaux personnages, appelés à se sacrifier pour le salut de la Grèce antique.

Aussi agréable qu'il soit, ce texte ne m'a toutefois pas fait vibrer. Entre les caprices d'un Achille présomptueux blessé dans son orgueil, la soumission d'un Patrocle posé en éternelle victime, et l'aveuglement d'un Agamemnon responsable de toutes les mauvaises décisions, je n'ai pas ressenti de réelle sympathie pour ces héros, à vrai dire bien plus souvent agaçants qu'à leur tour. Sans aucun doute louable comme ouvrage de vulgarisation et de découverte, ce livre n'a pas réussi à renouveler mon enthousiasme d'antan pour l'épopée d'Ulysse dans l'Iliade et l'Odyssée.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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iz43
  28 août 2020
Le chant d Achille est un roman puissant et romantique que je n ai pas pu lâcher. J ai été subjuguée par le récit porté par la voix de Patrocle. Quel choix judicieux !
Patrocle jeune prince gringalet peu doué pour se battre et dont le père ne lui porte aucune estime , tue par accident et pour se défendre un autre jeune homme. Sans même écouter ses explications, Patrocle se voit exilé et confié au roi Pelée. Patrocle se refugie dans le mutisme. Il ne sera jamais comme le fils de Pelée : le beau Achille convoité par les autres garçons. Pourtant contre toute attente, c est Patrocle qu Achille choisit pour compagnon. Achille va parvenir à fendre l armure de Patrocle et à panser ses blessures. Une belle amitié va naitre, une fidélité à toute épreuve. Amitié vite remplacée par un amour intense entre les deux garçons. Patrocle va magnifier Achille, le rendre humain alors qu aux yeux des autres il n est qu un demi dieu, un héros et un prince. On imagine à travers les yeux de Patrocle, Achille jongler avec les figues, jouer avec les noyaux d olive... Patrocle va aimer Achille malgré les difficultés ( dont la mère d Achille la néréide Thetis) , le suivre sur la montagne avec Chiron mais aussi dans tous ses combats. Pour protéger Achille de son propre orgueil, Patrocle prendra tous les risques... Mais ce n est pas un amour à sens unique. J ai aimé découvrir Achille éperdument amoureux.
J ai vraiment été emue aux larmes par cette histoire d amour entre ces deux garçons. Touchée aussi par ce destin inexorable: Achille est voué à mourir en héros. J ai adoré découvrir le personnage de Patrocle si souvent dans l ombre.
Une écriture fluide qui m a replongée avec délice dans la guerre de Troie.
Gros coup de coeur.
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Levant
  26 décembre 2020
Brad Pitt savait-il, en acceptant le rôle, qu'Achille était allé jusqu'à s'exiler sur l'île de Scyros et se travestir en fille dans un groupe de danseuses pour échapper à la guerre. Voilà qui aurait pu quelque peu ternir l'image du héros guerrier et ôter des scrupules à l'acteur vedette, lequel se reprochait d'avoir accepté un rôle trop racoleur.
Il est un euphémisme de dire que l'adaptation de la guerre de Troie par Wolfgang Petersen est très libre. Dans son film, entre autres écart avec l'Iliade, la guerre de Troie est l'affaire de deux semaines et passe sous silence les atermoiements du héros de Troie plus enclin à jouir de ses amours que de gloire militaire. Si l'on en croit en tout cas la version que nous livre Madeline Miller dans le chant d'Achille.
Dans la controverse qui s'est faite jour au fil des siècles à propos de l'amitié qui unissait Achille et Patrocle, Madeline Miller a faite sienne la version de l'éminent historien Bernard Sergent, président de la Société de Mythologie française, abondant à une relation homosexuelle. Et pour couper court à l'autre aspect de la controverse quant au statut de l'un par rapport à l'autre, Eraste (le plus âgé, pour ne pas dire vieux) Eromène (le plus jeune), Bernard Sergent a trouvé dans ses recherches approfondies suffisamment d'éléments pour faire de leur idylle une passion entre jeunes amoureux de même âge. L'homosexualité jouissant en cette époque aux dires des spécialistes de la plus grande tolérance. Époque donc bénie des dieux à leur égard et à leur regard. Sauf que ce dernier était assombri, ou éclairé selon l'intention qui préside, par une autre valeur de l'époque, aujourd'hui disparue : l'honneur. Valeur qui, lorsqu'elle est bafouée, aux délices de l'amour commande de lui préférer la guerre .
Histoire d'amour entre deux jeunes garçons donc, mais contrariée par l'honneur souverain – ils ont dix-sept ans lorsqu'Agamemnon les entraîne dans cette folle épopée pour reprendre Hélène aux Troyens – que nous suggère la version de Madeline Miller dans ce bel ouvrage. Version que l'on prend au sérieux. Elle a mis dix ans pour écrire ce roman qu'on qualifiera d'historique puisque fondé sur des textes dont les premiers nous viennent de l'antiquité grecque. Sachant qu'ils étaient déjà loin d'être contemporains des faits générateurs de la légende qu'ils colportaient. C'est comme ça que la légende se fait histoire pour qui n'y prend garde, se nourrissant à l'envi d'imaginaire épique, celui-là même qui de bouche à oreille au fil du temps sculpte un héros de marbre dans un bloc de calcaire à peine dégrossi. Après tout "La vérité, c'est ce que croient les hommes", déclare Ulysse à ses deux jeunes qui voudraient dissimuler leurs sentiments réciproques. Mais on n'est pas prince ou demi-dieu pour vivre dans le mépris de ce que commande l'honneur, sauf à sombrer dans l'opprobre et perdre son statut.
Patrocle est le narrateur de cette épopée. On ne s'étonnera pas, connaissant le sort qui lui est réservé sous les murs de Troie, de le savoir à la fin de l'ouvrage s'adresser à nous n'étant plus alors "constitué que d'air et de pensées." Plus que tout autre il est celui qui endure et subit cette guerre pour rester fidèle et loyal envers son amant devenu son maître. Ne dit-il pas de lui-même être considéré par les autres "seulement comme l'animal de compagnie d'Achille". Il est celui dont les sentiments sont à la fois les plus humbles et les plus purs. Lorsque figé dans sa fierté offensée Achille refusera de combattre aux côtés d'Agamemnon, Patrocle se substituera à celui-ci pour sauver sa réputation. Se sachant haï par Thétis, la déesse mère d'Achille, il ne peut espérer aucun secours des dieux. Sa fidélité à la grandeur de son amant le perdra. Mais "aucune loi n'oblige les dieux à être justes".
A prendre le parti de l'amour sincère entre deux jeunes hommes, Madeline Mille n'en trahit pas pour autant ce qui est communément admis du sort de Troie et de ses héros des deux camps. On n'en dira pas autant du film de Wolfgang Petersen. Autant que puissent être l'univers des dieux et les fantasmagories de la légende, l'amour reste une valeur qui ne varie ni avec le temps ni avec la qualité de ceux qu'il favorise. Mais depuis que le monde est monde une valeur autant malmenée par l'homme toujours prompt à lui mettre des bâtons dans les roues.
Madeline Miller m'avait conquis avec circé. le chant d'Achille confirme mon engouement. A quand un troisième ouvrage de cette auteure inspirée pour combler mon avidité à fréquenter dieux et demi-dieux. Ils me dissipent de notre réalité trop nourrie d'humaine nature dont on sait combien elle est avide de la chose matérielle. Et sous l'emprise d'un dieu avare de manifestations mais n'en revendiquant pas moins quand même monopole et majuscule.
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TheWind
  23 décembre 2016
Voilà un beau roman relatant les aventures d'Achille et de son compagnon Patrocle.
Si l'on connaît surtout Achille, fils de la divinité Thétis et du roi Pelée comme guerrier glorieux de la guerre de Troie, on n'en sait guère sur son ami Patrocle.
Dans ce roman, c'est Patrocle qui mène la narration et c'est à travers son ressenti qu'on suit ses aventures liées à celle du fabuleux héros de la mythologie grecque : leur enfance à la cour du roi Pelée, leur adolescence auprès de Chiron, le Centaure, qui les initia aux arts de la guerre mais également à la musique et à la médecine, leur exil sur l'île de Scyros et puis bien sûr leur participation à la guerre de Troie auprès d'Agamemnon et d'Ulysse.
Le récit est flamboyant et même si l'on connaît l'inéluctable fin, il n'en reste pas moins haletant.
Madeline Miller s'inspire fortement du récit de l'Iliade d'Homère, s'attachant à en restituer les moments clés de la vie d'Achille et de Patrocle. Je n'ai pas lu L'Iliade et serai bien en peine de faire une quelconque comparaison. Toujours est-il que ce récit n'apparaît pas comme un terne copié-collé et qu'il restitue merveilleusement bien la dimension héroïque des légendes grecques. Mais il va au-delà encore. L'auteure fait de ce Chant d'Achille un véritable chant d'amour, une ode tragique et sentimentale.

C'est un roman intéressant car il tranche sans hésitation avec l'image que le public lambda se fait du demi-dieu au talon vulnérable. D'ailleurs, ici, comme chez Homère, la célèbre légende de l'invulnérabilité d'Achille n'est pas évoquée. Achille a certes une allure divine mais il n'en reste pas moins mortel.
Loin de l'image virile véhiculée par celle de Brad Pitt dans le film Troie, Achille apparaît plutôt comme un prince à la beauté androgyne et radieuse. Vaillant et agile combattant, fort et pugnace, ardent et fier, il aime aussi à se prélasser au soleil et à jouer de la lyre. Et c'est bien sûr tout l'attachement qu'il porte à Patrocle qui fait de lui un être sensible, terriblement faillible et assoiffé de vengeance...

Laissez-vous porter par le Chant d'Achille, hymne émouvant au rythme impétueux et farouche, à la mélodie lyrique et généreuse, aux accents colériques et impitoyables.
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Phoenicia
  06 janvier 2021
Encore un, s'il vous plaît! Après circé - que j'ai dévoré et adoré au passage - j'ai mis du temps à entamer le Chant d'Achille. J'avais de certaines réserves, n'aimant pas du tout le personnage d'Achille. Pour autant, ce roman m'a bien détrompée! Si il ne m'a pas permis d'apprécier plus Achille, j'ai beaucoup aimé l'angle d'attaque de Madeline Miller.
Le récit met en avant Patrocle. Plus que Patrocle, il met en avant la romance qui l'unit avec Achille. Une idylle magnifique conçue par le génie de Madeline Miller. Une idylle qui en arrive à éclipser la guerre de Troie à un arrière-plan. Une romance qui se lit facilement, avec plaisir et émotion. On aimerait tous aimer quelqu'un comme Patrocle aime Achille. Et on aimerait tous être aimé comme Patrocle aime Achille. Ma fibre sensible a vibré, cela n'a pas manqué.
Férue de mythologie grecque, on sent, dans chaque page, sa haute connaissance de la culture grecque. Un vrai délice. Pour moi qui aime beaucoup la mythologie, c'est toujours un plaisir d'en apprendre plus. Sur Pyrrhos, en l'occurrence que je ne connaissais pas du tout. Je suis juste un peu déçue du manque du "talon d'Achille"... Peut-être n'est-ce pas attesté partout? Je vais m'y pencher dessus. On la sent également, par endroit, esclave des mythes existants. du moins c'est la sensation que j'ai eu. Je pense notamment au passage sur Déidamie qui m'a semblé un peu en décalage avec le reste. En revanche, j'admire son talent de conteuse quant au personnage de Briséis. Très astucieux!
le tout est toujours accompagné du mot juste. Quel talent! Une certaine poésie s'élève de ces pages qui nous submergent d'émotions. J'ai lu plusieurs fois les ultimes mots, ça n'a pas manqué, j'ai pleuré à chaque fois!
Je referme ce livre avec un espoir : celui que ce ne soit pas le dernier!
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critiques presse (1)
Telerama   16 juillet 2014
Chez Madeline Miller règne une grâce singulière et ténue, entre frénésie politique et intimité de l'amour. Elle ne porte jamais le drapeau de la cause gay à travers ses deux héros, elle fait juste de leur histoire une élégie racinienne.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (71) Voir plus Ajouter une citation
Violette130505Violette130505   28 juillet 2021
Il disait ce qu'il pensait, et jugeait perturbant que son interlocuteur n'en fasse autant. Certains auraient pu se méprendre et le trouver simplet. Mais ceux qui vont toujours directement au cœur des choses ne possèdent-ils pas une sorte de génie ?
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Violette130505Violette130505   28 juillet 2021
-Tu ne ressembles à personne, finis-je par répondre.

Il me contempla en silence.

-Et alors ?
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OlivOliv   04 avril 2015
Il rouvrit les yeux.
— Trouve-moi un héros qui ait été heureux.
Je réfléchis. Héraclès était devenu fou avant de tuer sa famille ; Thésée avait perdu son épouse et son père ; les enfants de Jason et sa nouvelle femme avaient été assassinés par la précédente ; et si Bellérophon avait tué la Chimère, il était resté estropié après être tombé du dos de Pégase.
— Tu vois, tu ne peux pas.
Il s'était rassis, penché en avant.
— C'est vrai.
— Je sais. On ne te laisse jamais être à la fois célèbre et heureux, constata-t-il en arquant un sourcil.
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SAO_76155SAO_76155   07 juin 2017
Chiron nous avait appris un jour que les nations étaient la plus stupide et la plus mortelle des inventions. "Aucun homme ne vaut plus qu'un autre, d'où qu'il vienne", avait-il expliqué. "Et si c'est ton ami ?", lui avait demandé Achille en faisant les pieds au mur dans la grotte rose. "Ou ton frère ? Faut-il tout de même le traiter en étranger ?"
"Les philosophes se disputent au sujet de cette question", avait repris Chiron. "Peut-être vaut-il plus pour toi. Mais cet étranger est aussi l'ami ou le frère de quelqu'un. Quelle vie doit primer ?" Nous étions restés silencieux. Nous avions quatorze ans, et ces problèmes nous dépassaient. À vingt-huit, ils nous dépassent toujours.
{...} À présent, je sais ce que je répondrais à Chiron. Je lui dirais qu'il n'y a pas de réponse. Qui que tu choisisses, tu as tort.
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limonadoudoulimonadoudou   23 novembre 2016
Achille m'observait.
-Tes cheveux ne s'aplatissent jamais complètement à cet endroit-là, constata-t-il en me touchant la tête juste derrière l'oreille. Je ne crois pas t'avoir déjà dit à quel point ça me plaît.
La peau de mon crâne me picotait là où ses doigts s'étaient posés.
-Non.
-J'aurais dû.
Sa main descendit jusqu'au V à la base de ma gorge, puis passa délicatement l'endroit où battait mon pouls.
-Et ça, continua-t-il. Je t'ai déjà dit ce que je pensais de ça, juste là ?
-Non.
-Et là ? Je t'ai sûrement dit ce que j'en pensais, non ? ajouta-t-il pendant que sa main courait sur les muscles de ma poitrine, réchauffant ma peau à son contact.
-Oui, tu m'en as déjà parlé, répondis-je d'une voix un peu hachée.
-Et ça ? Ce n'est pas possible que j'aie oublié ça, insista-t-il avec son sourire de chat. Dis-moi que je n'ai pas oublié.
-Tu n'as pas oublié.
Sa main ne s'arrêtait plus.
-Et là, aussi. Je sais que je te l'ai déjà dit.
Je fermai les yeux.
-Redis-le moi.
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