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ISBN : 2266294059
Éditeur : Pocket Jeunesse (02/05/2019)

Note moyenne : 4.29/5 (sur 878 notes)
Résumé :
Ari, quinze ans, est un adolescent en colère, silencieux, dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, drôle, sûr de lui. Ils n'ont a priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, une de ces relations qui changent la vie à jamais...
C'est donc l'un avec l'autre, et l'un pour l'autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvrir les secrets de l'univers.
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Critiques, Analyses et Avis (344) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  16 juin 2018
Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers m'a réservé plusieurs belles surprises. D'abord, je ne sais pas pourquoi mais j'étais sous l'impression que c'était l'oeuvre d'un Espagnol (il me semblait avoir cherché en ligne) alors que l'auteur Benjamin Alire Saenz est un Américain. Ensuite, en voyant l'épaisseur du bouquin, j'ai craint une autre de ces histoires qui n'en finit plus de finir, où des adoslescents en mal de vivre étalent sur des chapitres entiers leurs états d'âmes insipides. L'histoire est effectivement un peu longue mais, si on me demandait de couper quelque part, puis je serais bien incapable de dire où. Ça se lit plutôt rapidement et j'ai A-D-O-R-É. Il faut dire que des chapitres courts au rythme variable, ça aide énormément, et l'intrigue est intéressante.
Un paragraphe que j'écris et je n'ai toujours pas résumé l'intrigue ! Eh bien ça raconte l'histoire Aristote (Ari, s'il-vous-plait !) est un adolescent tout ce qui a de plus normal du sud des Etats-Unis. Sans véritable ami proche, il traine à la maison jusqu'à ce que sa mère le force à sortir. Et à la piscine il rencontre Dante. C'est le début d'une amitié qui évoluera au cours des semaines et des pages. Les deux adolescents se découvriront des origines mexicaines et des atomes crochus, pas tant des intérêts (les deux ont des goûts assez différents) ni même des tempéraments mais plutôt une approche face à la vie, un besoin/désir de trouver sa place. Pas si rares, direz-vous ? La différence, c'est que ces deux-là assument leur ignorance.
Je crois que c'est ce qui m'a le plus marqué, cette amitié entre deux adolescents. C'est rarement aussi bien développé que dans ce livre. Benjamin Alire Saenz a évité les clichés, les mièvreries des relations ambigües comme on les retrouve dans les mangas japonais ou bien les excès de virilités (qui cachent souvent le malaise de parler des liens entre garçons) dans les séries américaines. Dans tous les cas, Ari et Dante me semblaient très réalistes et très, très complets. Je pouvais facilement les visualiser. C'est que tout est si subtil, même l'homosexualité de Dante, abordé rapidement et simplement, sans maniérisme ni que ça constitue un problème.
Mais Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers, c'est plus que l'histoire d'une amitié qui se transforme en… quelque chose de plus. Ça prend des airs de roman initiatique ou appelez ça comme vous voulez. Ces deux garçons vivent les accidents de parcours propres à leur âge, baissent parfois les bras mais finissent par retrousser leurs manches. Surtout, ils évitent les masques et les mascarades, se dévoilent, se questionnent, cherchent leur place. N'est-ce pas le propre de l'adolescence ? Tenter de s'émanciper de ses parents, accorder plus d'importance à ses amis, trouver ses repères. Et ces deux-là sont si authentiques dans leur démarche. On oublie souvent que les jeunes sont capables de nous surprendre si on leur laisse la chance. Et c'est justement ce qu'a fait l'auteur donnant la parole à de pareils garçons. C'est précieux.
Plus haut, je mentionnais, le rythme variable. Les épisodes alternent entre action (par exemple, quand une voiture roule dangereusement près des garçons, quand Ari prend la défense de Dante, etc.) et réflexion. Des fois, les jeunes font seulement échanger, parler d'eux-mêmes, de leurs familles, de leurs goûts, de leurs rêves et espoirs, de leurs incompréhensions, de leur conception du monde. Bien souvent, les chapitres se terminent par des interrogations laissées en suspens. Les premières fois, j'en étais agacé. Il me semblait improbables que des jeunes n'expriment pas leur pensée jusqu'au bout puis, en y réfléchissant, je me suis ravisé. Plus des adolescents osent extérioriser des préoccupations intimes, voire secrètes, plus ils peuvent se montrer hésitant. Dévoiler un pan est déjà amplement suffisant. Aussi, c'est peut-être qu'eux-mêmes n'en savent pas plus et que leur subconscient leur réserve des surprises…
Un seul élément m'a vraiment agacé, et c'est le mauvais sort qui semble s'acharner sur eux. Un peu, ça passe, beaucoup, c'est un peu trop. le déménagement (temporaire) de Dante, la mort de la tante d'Aristote, sans oublier la maladie et l'hospitalisation. Rien n'est réellement superflu, tous ces éléments trouvent leur utilité dans le roman, mais… Tiens, c'est peut-être là que j'aurais coupé un peu.
Mais ce seul point négatif est complètement occulté par tous les points positifs évoqués plus haut. À ceux-là, j'ajouterais la présence de parents crédibles (la littérature jeunesse présente souvent des mères et des pères caricaturaux ou unidimensionnels, dont la seule utilité est de rendre la vie misérable à leur progéniture). Puis, le roman est également une excellente leçon de tolérance et d'acceptation.
Au final, Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers est une lecture que je recommande vivement, qui devrait charmer les jeunes et les moins jeunes.
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Hamisoitil
  25 juin 2015
Quant je découvre la vidéo de pretty books toute bouleversée par ce livre (et le mot est faible) je me suis dit, qu'il fallait que je me lance au plus vite dans cette lecture.
J'avoue que j'aie passé un très bon moment avec Aristote et Dante mais ce n'est hélas pas un coup de coeur pour moi. En tout cas, pas au point d'en être bouleversée. Pourtant, j'ai compris ou plutôt ressenti à travers la plume de l'auteur, l'émotion qui s'en dégage.
Aristote que l'on nomme Ari car il n'aime pas son prénom, est un ado de 15 ans. Il vit avec sa mère (professeur) et son père ancien soldat du Vietnam. Il a aussi des soeurs et un frangin en prison. Mais, ça, il est hors de question d'en parler à la maison. Sujet délicat voire tabou.
Il est dans cette phase où il se cherche. Grandir est assez compliqué pour lui. C'est un garçon solitaire, en colère et parfois bagarreur.
Un jour, à la piscine, il rencontre Dante. Garçon du même âge. Fils unique.
Une amitié sans faille va évoluer entre nos deux jeunes.
Dante est un garçon plus fragile, plus passionné, plus délicat, plus fleur bleu, plus sensible qu'Ari. Ils sont assez différents mais se ressemblent sur plusieurs points.
Deux jeunes qui se posent beaucoup de questions sur la vie, sur le monde et qui avancent au fil des pages. L'âge de la découverte, de faire comme les autres avec les règles parentales pour compliquer tout ça.
On voit Ari qui a ce besoin vital de protéger Dante, limite à risquer sa vie pour son binôme, son meilleur ami. D'être près de lui tout le temps. Ce qui reste une incompréhension totale pour lui, d'ailleurs. Et de l'autre côté, nous avons Dante qui se découvre, se voit différent des autres garçons de son âge. Oui, la quête de leur identité est lancée.

Si bien écrit, une plume exquise, qui accroche. On tourne les pages rapidement car les chapitres sont ultra courts. J'ai adoré ce duo Aristote et Dante dans leur quête d'identité. J'ai aimé les voir grandir. Certains passages font mal. Certains passages sont tristes. Certains passages font sourires. J'ai également aimé la relation avec les parents. Très doux, compréhensifs, parfois stricts (mais pour les enfants, c'est toujours trop).
J'ai aimé le côté rebelle de Ari. Sacré caractère. J'ai aimé la sensibilité de Dante. (cette partie avec l'oiseau, My Gosh).
Que dire ??? Finalement, je me demande si ce livre ne serait pas en regardant de plus près, un coup de coeur pour moi.

Lecture que je vous recommande chaudement !
Magnifique histoire !
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fauteuil
  22 janvier 2016
J'ai lu jusque tard ce soir-là.
Je ne pouvais pas détourner mes yeux de ce petit bijou, et mes doigts fébriles s'accrochaient aux pages et les tournaient avec frénésie ; ce livre m'a ensorcelée.
J'ai donc achevé cette lecture. Il n'en pouvait être autrement.
Bien sûr, je l'ai adorée. Il n'en pouvait être autrement.
Finalement, je ne trouve pas de réels défauts à cet ouvrage.
Mais l'intérêt d'une oeuvre n'est pas d'y chercher les défauts ; l'intérêt d'une oeuvre est d'en ressortir les qualités.
Je m'attèle donc à la tâche, avec plaisir et enthousiasme ; cela risque d'être long, mais ce livre en vaut bien la peine.
Tout d'abord, c'est le style de l'auteur qui m'a frappée ; chaque chapitre, chaque phrase, chaque mot est d'une justesse incroyable, d'une subtilité rare, chaque mot renferme son univers à lui.
Tout le livre est un ensemble d'univers et Dieu sait si Aristote et Dante en ont découvert les secrets.
Et si l'on me demandait de citer une partie du livre, je ne saurais jamais laquelle choisir ; le livre dans son ensemble est une superbe citation.
Un message à faire partager.
Une aventure à découvrir.
Et dans ce magnifique roman, personne ne pourra nier la profondeur et la justesse des personnages.
On peut difficilement faire plus attachant ; on peut difficilement faire plus vivant.
Tout l'ouvrage d'ailleurs semble vivant, empreint de tellement d'émotions.
C'est indescriptible.
Bien sûr, on ne pourra rien reprocher à l'histoire ; quelle beauté ! C'est ce que j'appelle une véritable histoire d'amour. Dénuée de toute mièvrerie.
Bien loin d'être superficielle.
Et l'auteur la raconte si bien.
Ce livre n'est pas un livre qui marquera l'histoire de la littérature ; on ne l'étudiera pas en français dans les années à venir ; on ne s'en souviendra pas vraiment.
Mais moi, je m'en souviendrai.
Car j'ai lu cette histoire et cette histoire m'a façonnée ; elle m'a fait découvrir une minuscule parcelle de mon univers et je lui en suis reconnaissante.
Un tout petit pas pour l'Homme ; un grand pas pour Elise Fayet.
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Ileauxtresors
  07 avril 2019
444 pages dévorées en une fois... Force est de constater que je me suis laissée emporter par ce très joli roman !
Benjamin Alire Saenz évoque l'âge de l'adolescence avec beaucoup de justesse, à travers les expériences initiatiques, les questionnements métaphysiques et les échanges des bien-nommés Ari et Dante, 15 ans. Les deux garçons sont différents – l'un ordonné, tourmenté et introverti, l'autre plus sûr de lui et optimiste, maniant aussi bien le verbe que l'ironie. Mais ne dit-on pas que les contraires s'attirent ? Et en y regardant plus près, Ari et Dante partagent aussi énormément : le goût de la discussion, l'amour du désert aux confins entre les Etats-Unis et le Mexique et surtout un sentiment d'altérité – vis-à-vis de la communauté des Mexicains d'El Paso, mais aussi des autres Américains, de leur génération, de la gent masculine et, à certains égards, des membres de leur famille. Face aux normes sociales, aux écueils de la déviance, au poids des non-dits familiaux et des attentes parentales, la relation très forte qui se noue entre Ari et Dante se révèle cruciale dans leur quête de sens et d'identité. Une quête douloureuse et laborieuse, tant il est difficile de s'accepter, de s'affirmer et de trouver sa place lorsque l'on se sent différent…
Ce roman m'a beaucoup touchée en restituant avec sensibilité le mélange d'audace, de curiosité, de réflexivité et de vulnérabilité qui caractérise l'adolescence. En tant que parent, même si mes enfants sont plus jeunes que les protagonistes, j'ai été particulièrement émue par les parents d'Ari et de Dante qui peuvent être maladroits et aux prises avec leurs propres tourments, mais brillent par leur humanité, leur ouverture, leur bienveillance et leur tendresse constantes. Si certains passages sont durs, le livre s'achève sur une tonalité optimiste et pleine d'ondes positives.
Une lecture importante pour les adolescents et leurs parents. Pour la profondeur de ce roman, l'intensité de son écriture et pour un message de tolérance qu'il est urgent de porter !
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Nymphea
  17 juillet 2016
Une perle dans les romans jeunesse !
D'habitude, je suis déçue par la collection PKJ mais là j'avoue avoir été agréablement surprise.
J'ai trouvé de nombreuses similitudes avec L'étranger de Camus : une écriture laconique, linéaire, descriptive, sans apprêts + des personnages tellement banals mais rendus tellement intéressants...
J'ai tout simplement adoré. J'aime ce genre de livre qui sort son épingle du jeu, nous surprend et laisse penser bien plus long qu'une simple première lecture au premier degré.
Il y a tellement de points, d'aspects que j'ai aimés dans ce roman que je ne saurais tous les citer. Je vais tout de même exprimer le premier qui me vient à l'esprit : la question des parents. Dans ce roman, les deux protagonistes adorent leurs parents. Dans la littérature jeunesse, on a pour habitude de voir des ados en constante rébellion contre leurs parents, parce que ceux-ci ne remplissent pas correctement leur rôle, ont plein de défauts, les ont abandonnés, etc. Vous en avez pas un peu marre ? Personnellement, j'ai trouvé ça tout bonnement fantastique que l'auteur mette en oeuvre des VRAIS parents, que leurs enfants les aiment et le reconnaissent sans honte aucune (d'ailleurs pourquoi auraient-ils honte ???). C'est tout bête, mais c'est tout un amoncellement de ces petites choses qui m'ont fait adorer ma lecture, très enrichissante et mature.
De plus, Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers est très bien équilibré et dynamisé, avec des chapitres très courts et une multitude d'ellipses. Il se lit donc très rapidement.
L'auteur a implanté un contexte réaliste et a créé des personnages riches, construits et profonds.
Enfin je terminerai en insistant sur le fait que Benjamin Alire Saenz nous ouvre les portes d'une précieuse philosophie. A vous de vous en rendre compte en lisant le livre...
On m'a dit qu'une suite était prévue ; je ne sais pas trop quoi en penser. J'ai du mal à imaginer une continuation de l'histoire, je la trouvais très bien comme ça. Surtout qu'après un aussi bon premier tome, cela va être très très très très dur de faire aussi bien !
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critiques presse (1)
HistoiresSansFin   15 octobre 2015
Un roman doux et attachant. On plonge dans la vie quotidienne de deux adolescents curieux et cela fait beaucoup de bien de voir une jeunesse qui veut comprendre ce qui se passe.
Lire la critique sur le site : HistoiresSansFin
Citations et extraits (323) Voir plus Ajouter une citation
LuxAdamentLuxAdament   23 juin 2015
Un autre secret de l'univers : parfois, la douleur est comme une tempête venue de nulle part. La matinée la plus ensoleillée peut se conclure par un orage. Par des éclairs et du tonnerre.
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MaliaeMaliae   19 juin 2015
Je me demandais ce que ça faisait de tenir quelqu’un par la main. Je parie qu’on trouve tous les mystères de l’univers dans la main de quelqu’un.
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gwendoline-cogwendoline-co   06 octobre 2015
Que dire de ce livre qui n'est déjà été dit ?
J'en entendait parler partout sans réellement que je sache le sujet du livre mais allécher par la resplendissante couverture, je me suis laissée tenter et je n'ai pas regretter du tout. J'avais rapidement eu des doutes sur la tournure de la relation de Dante et Aristote même si je craignais la réaction d' Ari parce que pour Dante c'était plus qu'évident. Cette histoire m'as beaucoup plus. Il n'y a rien de négatif à dire au début j'ai eu un peu peur de m'ennuyer mais finalement les réflexions des personnages m'ont captivés car ils ont leur manière bien à eux de voir le monde et c'est pour le coup une très belle manière de bornes choses par moment s'en est même poétique. Je recommande grandement sa lecture
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BelykhalilBelykhalil   07 septembre 2015
Je n'ai pas entendu un mot car, alors que j'observais le vaste univers, il s'est passé quelque chose en moi. A travers le télescope, le monde m'a paru plus proche et plus grand que je ne l'imaginais. C'était si beau, si impressionnant ! J'ai soudain pris conscience que quelque chose en moi avait de l'importance.
p.44
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K-aedeK-aede   24 juin 2015
- On t'a déjà dit que t'étais pas normal ? D'où est-ce que tu débarques ?
- Une nuit, mes parents ont couché ensemble.
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Videos de Benjamin Alire Sáenz (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Benjamin Alire Sáenz
Benjamin Alire Saenz remercie ses lecteurs , l'auteur de Aristote et Dante découvrent les secrets de l?univers remercie ses lecteurs français qui lui ont permei de remporter le prix des Incorruptibles catégorie 3ème-Lycée
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