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EAN : 9782080690326
203 pages
Flammarion (28/04/2006)
3.25/5   10 notes
Résumé :
C'était le jour de la Baleine, et aussi le dernier jour de son enfance, mais cela, Adèle ne le savait pas encore.
" Luthière et poète, rêveuse et fantaisiste, Garance part à la recherche des secrets de son enfance. Ils la ramènent à Roquefleur, en Normandie, dans la maison familiale où elle passait les vacances... jusqu'au drame.
Garance se souvient de ces étés. Sa complicité avec sa sœur Adèle, la lumière intense de ces journées entre prés et falais... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
saphoo
  14 août 2016
Un court roman original, Garance nous livre son histoire, celle de sa famille en mosaïque. C'est un peu comme le ressac, on va dans une direction puis on s'en éloigne et on y revient. Un peu déstabilisant, il faut bien le dire. Elle aborde également les difficultés de Garance à l'école, personne ne sachant diagnostiquer ses troubles car les mots et pourtant elle dévore le dictionnaire et capable de sortir des mots invraisemblables.
Elle joue avec les mots comme à la balle, avec sa soeur sa complice.
Elle parvient pourtant à décrocher le sésame pour rentrer à l'école de luthier, entre en apprentissage et fait de sa passion son métier. N'est-ce pas la plus belle des réussites scolaires ?
C'est un roman tout en résonance, de couleurs et sons. D'éclats d'enfance, de souvenirs remis à la lumière, et l'auteur nous offre un joli kaléidoscope de passions.
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GigiFro
  08 novembre 2021
L'histoire ? Pas d'histoire. Des bribes sur l'enfance de la narratrice, luthière, à l'oreille absolue. Son enfance a été marquée par des difficultés d' apprentissage. On découvre ses souvenirs autour de 2 événements marquants : une baleine échoué sur la plage et un décès dans la famille.
C'est un livre qui m'a laissée un peu perplexe. J'ai été happée par la délicatesse de la narration, par tous ces souvenirs d'enfance, des Noëls en famille, de la mort, les conflits, la recherche d'une vocation, les difficultés d'apprentissage, etc. Mais tout cela est balancé en vrac. J'ai senti un manque de fil conducteur. J'ai eu aussi un peu de mal à comprendre parmi tous les personnages qui est qui (mère, grand mère, soeur, etc.). Ceux-ci sont mentionnés par leur prénom et vers la moitié du livre on comprend enfin.

D'autre part, le violon et la vie de luthière de la narratrice n'ont qu'une toute petite place dans le livre. Donc si vous êtes violonophile comme moi, vous risquez d'être déçus.
Cependant, la lecture est agréable car il se dégage un bel style empreint de poésie. Celui-ci montre la façon de s'exprimer de la narratrice, qui joue avec les mots, détourne leur signification, en invente d'autres. J'ai trouvé ça beau, car il m'est déjà arrivé de faire ce genre de "fautes" (de la poésie linguistique, dirais-je).
Voilà donc une belle découverte, hélas il y avait tellement de possibilités au niveau de l'histoire, toutes ces petites miettes de vie auraient mérité d'être développées. Quoiqu'il en soit, pour la qualité littéraire, si vous êtes curieux, vous allez vous régaler.
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Lilubelle
  24 février 2022
C'est un joli roman fait de poésie et de jeux de mots, d'ailleurs certains n'existent pas. Les chapitres demandent parfois une (re)lecture approfondie afin d' en saisir toute la subtilité. Violon parle du métier de Garance, de son enfance et de sa famille …un peu fantasque (surtout des femmes : Manou la maman, Adèle la soeur aînée et Zittie la grand-mère). Garance souffre de dysorthographie mais possède l' oreille absolue. Elle sera luthière. Anna Moï ne manque ni humour, ni d' esprit. Certains passages sont particulièrement savoureux notamment ceux consacrés au psychodocteure dite le « Blathyscaf ». Cette dernière ne suffit pas à sonder tous les mystères de la jeune Garance. La maison de vacances à Roquefleur et ses secrets complètent ce portrait de femme insolite. Ce fut une lecture rafraîchissante qui fait honneur à ceux qui sont différents.
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mireille.lefustec
  04 novembre 2016
Un petit livre déroutant qui demande une lecture attentive.
J'apprécie le commentaire de Saphoo . Je n'ai rien à y ajouter.
Sinon, peut-être qu'il est bon d'avoir l'aide d'un dictionnaire !
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
joedijoedi   11 décembre 2011
- J'arrête pas de te le répéter passe à la création tu es mûre.
- Un ami peintre de ma mère m'a dit "Créer c'est se jeter d'une falaise" tu vois ça comment ?
- Tu peux commencer par te jeter dans une piscine du plongeoir de trois mètres.
- Non, je veux des précipices mais il faut voir si j'y arriverai.
- Tu sais je crois qu'on ne sait jamais jusqu'au jour où on le fait.
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joedijoedi   11 décembre 2011
Les gouges. Les ratissoires. Le canif. Chaque outil largue un écho propre. Les bois d'épicéa ou d'érable, à leur tour, ont des vibrations différentes. Autrefois, quand les sabots étaient creusés dans des billots de bois, savetiers et luthiers se mimaient. Les deux métiers étaient presque identiques, à la différence près qu'aucune partition n'a été écrite pour sabots. Les premiers luthiers de Venise, au XVIIIe siècle, Francesco Gobetti et Domenico Montagnagna, étaient cordonniers ou fils de cordonniers. Ils dorlotèrent les pieds des Vénitiens autant qu'ils flattèrent leurs oreilles.
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joedijoedi   12 décembre 2011
D'après Manou, "On perd l'innocence le jour où on doit commencer à réfléchir à la mort", et j'ai pensé que j'ai peut-être perdu l'innocence ce jour-là, ou bien le jour où Adèle a déclaré, "Je m'en fous de tout". Une autre fois, Adèle a dit, "Tu perds l'innocence, le jour où tu as tes règles parce qu'après tu vas donner la vie et donc la mort".
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joedijoedi   11 décembre 2011
Maître Arnault disait, "Le violon est un poumon un organe de respiration et de son fabriqué en bois" et il avait raison.
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LilubelleLilubelle   23 février 2022
Aucune autre maison de Roquefleur ne défie les vents d’ ouest : violents, ils écrasent les murets de pierre, dragonnent les pins vers le continent, en hérissent les écailles et font houbahouba dans la grande cheminée, les jours de tempête. En contrebas du pré, l’ océan cabré par les vents égratignait les carreaux.
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