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Critiques sur La dette (44)
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carre
  24 avril 2013

Et voilà qu'on nous assomme encore une fois avec cette fameuse « Dette », comme si les médias ne nous le répétaient pas assez. Mais qui va la payer, bon sang ?
-Excuse-moi Carré, tu te goures c'est du bouquin de Mike Nicol que tu dois parler.
-T'es sur ?
-Sur et certain, c'est même grâce à Babelio et aux éditions Ombres noires que tu as pu le lire ?
-Ha bon, un grand merci à eux, alors.
Et bien, « La dette » est le premier tome d'une trilogie (et j'ai bien les boules de devoir attendre la suite), qui nous mets dans les pas de deux anciens trafiquants d'armes reconverti dans la réception d'hôtes de prestige depuis qu'Oumou et Treasure sont rentrées dans leur vie. Nos deux héros s'appelle Macé Bishop et Pylon Buso.
Mike Nicol nous livre un polar atypique, il s'amuse à nous embarquer sur de nombreuses pistes, enlèvements, trafics en tout genre, meurtres, la gamme est complète. Chaque personnage à ces zones d'ombres (promis c'est pas Cahuzac qui écrit), et comme ils sont un certain nombre, un effort est conseillé pour suivre l'imaginaire de Nicol. Même si par moment, l'intrigue perd en intensité il faut reconnaitre que ce polar qui nous vient d'Afrique du Sud à largement d'atouts dans son jeu pour nous faire saliver en attendant la suite.
PS : Mike Nicol pour les fans sera présent aux Etonnants Voyageurs de St Malo.

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Lorraine47
  02 mai 2013
Descriptif: "C'est un roc... c'est un pic... c'est un cap!
Que dis-je c'est un cap... c'est une péninsule!"
Afrique du sud, deux gars, genre menthe et réglisse, vous savez, le fameux bonbon aux deux faces: une blanche, une noire: les dénommés Mace Bischop et Pylon Buso.
Ces deux là sont des durs à cuire, pas des demi-sel, ils sont rangés des voitures dans le trafic d'armes, et prospèrent désormais dans une affaire de protection auprès des personnes: pour l'essentiel des "pauvres hères" venus faire du tourisme "bistouri compris" au pays de Mandela!
Un polar bien contrasté comme le relief du Cap, ville héroïne secondaire de cette histoire aux multiples rebondissements.
Comme le Bison, j'ai tâté du Deon Meyer, en fait, je suis tombée dedans quand j'étais petite et j'ai entamé ce polar avec beaucoup de circonspection: on ne va pas me la conter, non mais...
Et bien, je l'avoue, je me suis laissée embarquer!
Les personnages féminins tout d'abord méritent le détour, non Messieurs, ce n'est pas le torticolis qui vous guette quoique...
Il y a d'abord Oumou la douce, femme de Mace, belle Malienne francophone qui porte assez bien le pantalon, Isabella, l'américaine, la femme panthère avec des tendances nymphomanes, ancienne maîtresse de Mace qui vient mettre une sacrée pagaille et enfin, cerise sur le gâteau, Sheemina February, avocate de métier mais vraiment véreuse à coeur, un petit bijou quand on aspire aux complications, ah pardon, j'oubliais Vittoria, junkie, qui accepte de faire la mère porteuse pour deux riches homos italiens!
Un problème financier va entraîner Mace dans un engrenage on pourrait appeler cela un imbroglio où le trafic d'armes reprendra du poil de la bête, combiné avec du trafic de drogue, de diamants, des meutres, des enlèvements...
Attention, pas de migraine, le tout est raconté en 555 pages, on a le temps de s'acclimater... Pas de choc prophylactique donc, juste quelques palpitations en tournant les pages et la furieuse envie de tremper ses lèvres dans un verre de chardonnay, cépage blanc d'Afrique du sud, n'étant pas très connaisseuse en matière de whisky, comme certains pourraient l'être.
Lecture prenante mais pas aussi satisfaisante sur le plan littéraire que du Meyer!
La dette, j'en toucherais bien les intérêts...
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SZRAMOWO
  17 décembre 2015
La dette de Mike Nicol est le premier Tome d'une Trilogie dont le deuxième opus Killer Country est paru aux éditions ombres noires.
J'ai reçu cet ouvrage dans le cadre de la masse critique Babelio dédiée au Prix SNCF du Polar 2016.
Je ne connaissais pas Mike Nicol, ni le polar afrikaaner. Une découverte que je ne regrette pas.
Mike Nicol écrit comme il parle et ses héros aussi. L'écriture prend son temps, décrivant les personnages et les situations avec détail, sans jamais ennuyer. On se plait à lire ce polar.
La recette en est classique mais fonctionne sans heurt sous la plume de Mike Nicol.
Ses deux héros, Mace Bishop, un blanc, associé à Pylon Bosu, un noir, un Xhosa pour être précis, sont d'anciens trafiquants d'armes. Ils se sont racheté une conduite, mariés, ont eu des enfants.
Leur entreprise, Complete Security, les fait vivre à l'abri du besoin. Leurs clients, de riches Américains venus faire des safaris et soucieux de protection haut de gamme dans un pays, l'Afrique du Sud, considéré comme à risques.
Mais voilà le hic. Leur passé les poursuit. Et ne se contente pas de les poursuivre, il les rattrape même.
On ne devrait jamais faire confiance à certaines personnes à certains moments de sa vie. Facile à dire. Surtout lorsqu'on sait que les gens changent et pas forcément dans le bon sens.
Ducky Donald Hartnell est de ceux-là. Autrefois, dans une autre vie, Il a dépanné Mace et Pylon en leur livrant plusieurs camions de Kalachnikov et autres joujoux pour leur éviter de se faire hacher menu par des clients mécontents de ne pas avoir eu leur livraison dans les délais.
Mace ne peut lui refuser d'assurer la protection de la boite de son fils Mathew, un dealer notoire qui est dans la ligne de mire de PAGAD, une association intégriste qui lutte contre le trafic de drogue sous toutes ses formes, en n'hésitant pas à utiliser la force.
Via cette mission qu'ils se sentent obligés d'accepter pour le compte de Ducky, ils se retrouvent face à des fantômes qu'ils croyaient disparus à jamais.
L'avocate de l'association, Sheemina February, semble ne rien ignorer de la vie et du passé de Mace et Pylon.
Isabella, leur ancienne associée, resurgit pour leur proposer de repiquer au trafic d'armes, gros gains et diamants à la clef. Sans compter les arnaques.
Dans son sillage, elle traine son mari, Paulo, un psychopathe qu'elle humilie publiquement, Vittoria la maîtresse de ce dernier, et Ludo, son tueur à gages.
Le roman commence très fort par l'enlèvement de Christa, la fille de Mace, qui sert de prologue. L'action se passe en 1998. Plusieurs flash-backs nous conduisent ensuite à Dar es Salam en 1984, puis à Freetown en 1986.
On comprend alors les connections liant les personnages. Les révoltes des uns et les lâchetés des autres au sein desquels Mace et Pylon jouent les arbitres, souvent malgré-eux, toujours pour se dépêtrer de situations inextricables.
Le capitaine Gonçalvès, le flic honnête va à la soupe à la demande de Mace, Mo Siq l'ex-mari de Sheemina livre quelques secrets sur son ex-femme, Oumou la femme de Mace à qui il a promis d'abandonner le trafic d'armes, Dave Cruishbanks l'agent immobilier des puissants, Mickey Rheeder et Abdul Abdul, les hommes de main de Sheemina. John Webster le marchand d'armes félon, le Dr Kiambu le Ministre comploteur amateur de Ben Nevis…
Mace, lui, est heureux, moulé dans ses jeans Chino, au volant de son Alfa Spider rouge, la voiture dont il rêve depuis qu'il a 14 ans.
La sauce prend peu à peu, et on se laisse piéger, sans naïveté, se prenant à rouler des épaules auprès de Mace et Pylon, des colosses aux pieds d'argile, rendus fragiles par leurs problèmes domestiques, leurs couples, les crédits à payer pour la maison, le regard jamais complaisant de leurs enfants devant des pères qui ne tiennent pas toujours leurs promesses de pédagogues attentifs.
Un roman qui tient ses promesses. J'attends avec impatience de retrouver Mace et Pylon dans Killer Country.
A découvrir.
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le_Bison
  30 avril 2013
Cap au Cap. Les townships et les plages. La pluie, la boue et le soleil qui sèche. Il n'est pas courant de s'envoler pour l'Afrique du Sud. J'ai tant à voir, les manchots sur les plages qui dandinent jusqu'au centre-ville, les lions, les éléphants, les rhinocéros, les BIG Five comme on dit au Parc Kruger.

De drames, il en sera question avec Mike Nicol. Et d'une Dette. Une ombre noire surgit, un pistolet à la main et je reçu un coup violent sur la tête. Assommé, la tempe baignant dans son sang, je tente de reprendre mes esprits. Je me souviens d'une boite de nuit, d'un trafic de drogue, de ventes d'armes en Angola, d'un kidnapping, d'agressions anodines et de meurtres sanglants. le Cap. Pas terrible comme destination de vacances. Même dans un hôtel cinq étoiles, je risque ma peau. Je prends un verre, au bar de l'hôtel, une femme s'avance, belle et mystérieuse. Elle a du chien, et un truc à cacher. Elle tire les ficelles mais pour qui, et dans quel but ?

Je me retrouve embourbé dans un polar sombre, seul dans le noir. Il a essayé de m'embrouiller avec cette succession de trafics, d'affaires louches et de règlements de compte. Mais il ne m'aura pas comme ça. Je ne suis pas un novice, une petite frappe parachuté en Afrique du Sud. Non, j'ai eu moi aussi un passé louche : j'ai lu Deon Meyer. le maître en matière de polar sud-africain. Lui, il m'a embrouillé vraiment. J'avais tenu deux épisodes, sans grand attrait. Je n'y reviendrai probablement pas. Forcément, je me dois de comparer. Mike Nicol est le renouveau du genre au pays de Mandela et débute avec « La Dette » ce qui sera une future trilogie. Alors, j'ai tenu bon, jusqu'au bout. Je ne me suis pas embourbé, ni même égaré dans la ville. J'ai beaucoup bu, et reçu des coups en contrepartie. Mais certains passages sont réellement prenants. Il a une belle plume, certainement d'un oiseau exotique des parcs nationaux. Je ne dis pas non aux tomes suivants, comme je ne dirais pas non à un autre verre de whisky.

Une musique, boum boum boum, techno de discothèques, explosions terroristes, coup de feu, règlements de compte. Un polar qui fait du bruit, qui manie les rebondissements. Besoin de me concentrer, de prendre un dernier verre pour faire passer ce mal de crâne. J'ai été trop imprudent. Je pensais pouvoir partir dans le township sans protection rapprochée. J'aurais du faire appel de suite à Mace et Pylon, deux « voyous » du cru qui traficotent et font surtout du business, commandé par le plus offrant, ou par « la Dette ». Je me retrouve avec des diamants et un compte aux îles Caïmans (je suis paré pour faire de la politique à mon retour en France). Mais l'aventure ne fait que commencer. 530 pages pour une immersion au Cap, deux tomes à suivre. Bientôt, peut-être. Parce que contrairement à Meyer, Nicol m'a, par moment, harponné à mon bouquin… et à mon verre de scotch !

La Dette, un polar sud-africain qui te fera boire quelques bons verres de single malt sans oublier quelques bouteilles de Jack Daniel's.

[...]
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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Rebus
  08 décembre 2015
Afrique du Sud. 2 anciens escrocs, reconvertis dans la sécurité coulent des jours « tranquilles » dans cette belle ville du Cap. Mais voilà qu'un personnage surgi du passé vient leur demander un service : protéger son fiston, légèrement camé, propriétaire d'un club connu pour être une plaque tournante de la drogue, menacé par une association mystérieuse et vicieuse. Et ce n'est pas possible de refuser, c'est une dette ancienne qu'il faut rembourser, de n'importe quelle manière. C'est alors que notre gangster rangé des affaires croise Sheemina la vénéneuse, venue avec ses acolytes convaincre le fiston de fermer son club.
Une fois le doigt mis dans l'engrenage, les emmerdes commencent…
Un bon roman, efficace, bien écrit. Tout n'est pas blanc ou noir, mais c'est bien sombre pourtant.
Les personnages sont très bien dépeints, en profondeur. On pourrait reprocher un manque de rythme, mais La dette étant le premier tome d'une trilogie, nul doute qu'il faut prendre son temps pour planter le décor.
Merci à Babelio et aux éditions J'ai Lu pour m'avoir permis de découvrir ce roman dans le cadre du prix du polar SNCF.
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sylvaine
  07 juin 2013
La Dette, roman noir de Mike Nicol , nous entraîne au Cap (Afrique du Sud) Deux anciens trafiquants d'armes, se sont reconvertis dans une agence de sécurité VIP.Ils espèrent vivre une vie paisible "rangée des voitures", avec leurs compagnes respectives et leurs enfants.
C'est vite oublier le passé .Celui-ci va les rattraper à toute vitesse.
Politique, histoire, mafia locale, trafics en tous genres, armes, diamants , drogues sont plus que présents dans cet ouvrage.
J'ai beaucoup aimé l'arrière plan de ce polar, une Afrique du Sud, post apartheid émergeante ,une description sans concessions, me semble til , de cette société où les ex- révolutionnaires arrivés au pouvoir profitent à plein de leur fonction dominante, ne reculant devant aucun obstacle pour arriver à leurs fins , et dieu sait si leur appétît est grand!
Autre point positif, les portraits des compagnes la douce, la décidée , sont particulièrement bien vus
Cependant je garderais un sentiment très mitigé sur La dette, ; c'est le premier tome d'une trilogie et je m'arrêterais là !
merci aux éditions Ombres noires et à Babelio pour ce partenariat
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Altervorace
  22 avril 2013
Ce premier opus d'une trilogie n'a pas été une rencontre facile. Pendant une petite centaine de pages, on s'est un peu tourné autour le roman et moi. Avant que je me rende compte que je n'étais pas entrée dans cette lecture de la bonne façon. Je me suis lancée avec un peu d'indifférence comme dans un petit policier sympathique. Mais La Dette n'a rien du policier que l'on achète pour un trajet en train. C'est du roman noir, âpre, complexe. Aussi subtil dans sa construction et sa littérature que la violence du récit est brutal. Une fois que je me suis réellement impliquée dans ma lecture, que j'ai compris que j'avais sous-estimé l'ouvrage, le récit m'a happée sans difficulté.

La trame, complexe, nous mène au Cap en compagnie d'un ancien trafiquant d'armes, Mace Bishop. Et là on navigue de la guerre civile en Angola jusqu'au terrorisme islamiste. Thriller politique, roman noir, peinture contemporaine et sombre du Cap : le livre de monsieur Nicol nous entraîne dans un récit complexe et d'une violence parfois difficile. A déconseiller aux âmes sensibles. Et à conseiller avec acharnement à tous les autres. J'ai eu l'impression d'une immersion sans fard dans Cap Town. Et dans le quotidien des personnages. Sans jugement, sans moralité fatigante, l'auteur nous malmène, nous fait presque danser une gigue intellectuelle. L'écriture ciselée a la fraicheur du scalpel, taillant dans le vif sans états d'âme inutiles. Mais régulièrement, au détour d'un chapitre, la poésie -très urbaine- nous explose à la figure. Quand je pense que sans ce partenariat, je serais passée à côté d'un tel ouvrage, je me dis que je devrais envoyer un bouquet de fleurs à l'équipe de Babelio. La prise de risque a été payante, je me suis rappelée qu'il n'y a pas de « genre » - hard boiled compris- auquel je n'adhère pas. du moins pas quand on parle très bonne littérature. Et donc de la Dette.
Lien : http://altervorace.canalblog..
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BlackKat
  11 décembre 2015
Dans le cadre de la sélection 2016 du prix SNCF du polar, j'ai reçu ce roman et j'en remercie Babelio et sa masse critique.
La dette est le premier opus d'une trilogie. L'embrouille, la transaction et la dette, trois affaires en un roman. 600 pages de sang et de noirceur.
Des personnages masculins et féminins charismatiques, trop par moment, brutes, âpres, sombres et nues.
Un pays chaotique, violent et sans concession.
Une porte ouverte à tous les mercenaires et les malfrats.
Entre trafic d'armes et de drogue, règlements de compte et d'honneur, au son des basses des boîtes de nuit, d'anciens truands dans le business de la sécurité de personnes n'ont jamais complètement sortis les pieds du township et voient leur passé les prendre de vitesse.
Un polar sud-africain dense, brutal et tumultueux, tout en rebondissements même si le nombre d'embrouilles ralentit le rythme parfois, perd le lecteur en chemin.
De l'action pour ce roman agressif et sauvage dont certains passages restent difficiles.
Sans réellement comparer Mike Nicol, la référence à Deon Meyer semble inévitable.
Je suis plus tournée vers les thrillers psy mais un polar de ce style de temps en temps est un très bon moment!
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heartnsoul
  05 décembre 2015
Le Cap. Tenus par une ancienne dette, Mace Bishop et Pylon Buso, ex-mercenaires et trafiquants d'armes reconvertis dans la sécurité, sont engagés par un malfrat pour qu'ils assurent la protection de son fils Matthew. Gérant d'une boîte de nuit, véritable plaque tournante de la drogue, Matthew est menacé par la Pagad, une association représentée par l'avocate Sheemina February, manipulatrice au passé trouble. Si Mace et Pylon l'ont oubliée, Sheemina, elle, a une excellente mémoire. Malheureusement pour eux !

J'ai eu la chance d'être sélectionnée parmi 100 lectrices et lecteurs pour donner mon avis sur ce roman dans le cadre de la sélection 2016 du prix SNCF du polar, et je remercie donc Babelio ainsi que la SNCF pour cette occasion.

Mike Nicol est un auteur dont j'avais vaguement entendu parler mais qui ne m'a jamais donné spécialement envie d'aller chez mon libraire pour acheter une de ses oeuvres. Et quelle erreur car j'ai pris énormément de plaisir à la lecture de “la dette”, premier volet de la trilogie “vengeance”.

Je suis rentrée très vite dans l'histoire et me suis accrochée au personnage, notamment à celui de Sheemina, cette beauté si vénéneuse qui est à la fois le fantasme et le cauchemar des hommes. Mace et Pylon, les deux anciens gangsters reconvertis en gardes du corps sont manipulés et je dirais impuissants face à cette femme dont la douce sonorité du prénom ne colle pas avec la toxicité de sa personnalité.

Concernant le style de l'auteur, je pourrai le comparer à celui de Deon Meyer car je retrouve des similitudes en terme de construction des dialogues mais aussi concernant le fond de l'intrigue. Cependant, je vais nuancer car dans ce récit, la violence est monnaie courante et elle est très réaliste. Il y a peu de place pour le pardon ou la redemption. Aucun des protagonistes n'est plus innocent qu'un autre et c'est aussi ce que j'aime avec cet auteur qui sait faire une force du coté sombre de ses personnages.

Mike Nicol nous sert deux intrigues qui vont s'entremêler en 600 pages et nous livrer une issue renversante! Ce roman est violent comme les rues des quartiers peu fréquentables de Cap Town, alors coeurs sensibles faites attention à vous !!!

Moi j'en redemande et ne peut rester sur ma faim; je vais donc me tourner vers la version électronique du tome 2 “Killer country” dès que possible.
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Apikrus
  08 mai 2013
Mikey, Val et Abdul sont en planque depuis quelques heures devant une résidence du Cap en Afrique du Sud. Ils sont là pour accomplir un mauvais coup qu'ils ont préparé : l'enlèvement d'une enfant.

Le blanc Mace Bishop et le noir Pylon sont d'anciens trafiquants d'armes reconvertis dans la sécurité. Ils sont sollicités pour protéger le tenancier d'une boîte de nuit utilisée comme plate-forme logistique d'un commerce de stupéfiants.

Bien sûr ces histoires et personnages vont se croiser dans ce roman qui met en scène règlements de comptes ainsi que trafics et magouilles, le plus souvent par la force des armes à feu.

La thématique de ce livre, son intrigue, sa construction, et ses personnages ont évoqué pour moi les films (américains) d'action, dont je ne suis pas friand. J'ai ainsi pensé à 'Pulp Fiction' de Quentin Tarantino, ou encore à la série 'Starsky et Hutch' - que je regardais il y a 30 ans. Malheureusement, l'autodérision présente dans ce film et cette série font ici généralement défaut, malgré quelques passages ou répliques qui intègrent un second degré de lecture et une touche humoristique. Dans cet état d'esprit, l'auteur cite d'ailleurs des films d'action que regardent certains de ses personnages.

Un livre que je conseille donc vivement aux amateurs du genre. Pour ma part je préfère les polars psychologiques ou ceux pour lesquels l'intrigue et le suspense priment sur les scènes d'action (viriles, forcément !). Pour autant, je ne me suis pas ennuyé un instant à lire ce livre.

--- Un grand merci à Babelio et aux éditions Ombres Noires.
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