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ISBN : 2843046750
Éditeur : Zulma (06/02/2014)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 66 notes)
Résumé :
C’est Yao Poku, vieux chasseur à l’ironie décapante et grand amateur de vin de palme, qui nous parle. Un jour récent, une jeune femme rien moins que discrète, de passage au village, aperçoit un magnifique oiseau à tête bleue et le poursuit jusque dans la case d’un certain Kofi Atta. Ce qu’elle y découvre entraîne l’arrivée tonitruante de la police criminelle d’Accra, et bientôt celle de Kayo Odamtten, jeune médecin légiste tout juste rentré d’Angleterre. Renouant av... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Shan_Ze
  09 mars 2017
Une disparition d'un homme et une étrange chose sanguinolente dans un petit village au Ghana… C'est une enquête-là même qui commence pour la police ghanéenne. Mais ça ne donne pas grand-chose ooooo ! Alors c'est Kayo Odamtten, médecin légiste « dépêché » par le général Donkor qui va essayer de percer le mystère de Sonokrom.
Le mélange entre tradition et modernité est brillant. Yao Poku raconte avec la langue du pays la vie du village. L'alternance avec Kayo, jeune homme plein de lucidité qui ne manque pas de répartie est vraiment réussie. On rit un peu jaune en découvrant les habitudes des autorités policières, ils ne cherchent pas la vérité mais le panache. La langue est savoureuse et on apprécie la critique sociale à peine voilée. L'enquête de Kayo s'entremêle avec les histoires du village, la modernité avec les mystères des contes africains…. Quel plaisir de lecture paaaa !
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Ellane92
  26 juillet 2017
Il y a des lectures qui sont comme des occasions manquées. Les critiques sur "Notre quelque part" du ghanéen britannique Nii Ayikwei Parkes sont élogieuses, évoquant la "langue", l'écriture "savoureuse" du livre, et la rencontre entre traditionalisme et modernité, sans oublier l'enquête policière, prétexte pour découvrir une certaine société africaine, l'ensemble mâtiné d'un zeste de "surnaturel" superstitieux Sur le papier, donc, tout pour me plaire. Mais je suis vraiment passée à côté de ce livre. J'ai mis un temps fou à terminer le premier chapitre, avec des difficultés insurmontables, enfin, insurmontées, pour comprendre le propos de Yao Poku le vieux chasseur qui explique comment "tout a commencé". Certains mots sont répétés ("Le policeman a parlé encore et il a dit, Bon, faut écoute. J'ai pas temps beaucoup beaucoup ici."), d'autres pas traduits ("Son bras s'est levé vers l'arbre tweneboa" ; "La main du gros policeman est descendue pour attraper le bâton noir dans son abomu")", pour le reste, je trouve ça compliqué et pas très charmant : "Jé si là dans mon lamaison de Accra, et on ma pélé téléfône pour dit fille là a véni voir chose ici, et ça sent gâté. Vous connais chose dans histoire là ?"
Bref, je n'ai pas été charmée par cette façon d'écrire qui revient régulièrement tout au long du livre. Quant à l'histoire, je crois bien que je n'ai pas tout compris. Il y a quelque chose qui pue dans la case de Koffi Atta dans le village d'Accra, et comme l'amie d'un ministre passe par là, il faut absolument découvrir ce qu'il en est. le chef aux dents longues de policiers pas hyper compétents décide de faire appel à un chef de laboratoire médecin légiste pour résoudre cette affaire et se faire valoir. Il n'hésite pas à enlever et à emprisonner le médecin légiste pour le convaincre de mener l'enquête, et voilà Kayo Odamtten se rendant au village avec son sac contenant ses instruments d'analyse et beaucoup de pression pour découvrir quelque chose rapidement. En plus de l'objet suspect qui sent mauvais, il fera connaissance avec les personnalités fortes du village : le chasseur, le sorcier, etc qui lui raconteront un conte. Et là, conte et réalité se mélangent pour faire émerger une vérité quant à cette affaire.
Non, vraiment, j'ai beau y revenir, j'ai peiné à lire ce livre, je n'ai pas apprécié la prose, et je n'ai pas compris l'histoire. S'il y avait un "Notre quelque part", et bien moi, je suis restée ailleurs !
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missmolko1
  29 janvier 2017
J'ai posé mes valises au Ghana pour résoudre cette enquête plutôt atypique. On suit deux personnages : Yao Poku, un vieux chasseur qui vit dans un petit village et Kayo Odamtten qui est médecin légiste et qui se retrouve "obliger" d'enquêter sur une étrange affaire dans ce petit village.
Dans une des cases on a retrouvé des restes humains et il doit résoudre l'enquête. Mais attention, ici, le chef de la police a été clair, il ne s'agit pas pour Kayo de découvrir la vérité mais bien de rédiger un rapport qui ressemble a la série les experts et cette affaire doit avoir des ramifications en dehors des frontières du pays. J'espère honnêtement que la police n'est pas comme cela au Ghana ou alors l'auteur n'a pas une très bonne image des forces de polices de son pays. En tout cas, cela fonctionne très bien et donne un excellent roman.
L'écriture de Nii Ayikwei Parkes m'a bien plu. "Kayo quittait souvent la maison à l'aube pour aider père et équipage à tirer les filets. Il se souvenait des chants des hommes ; du soleil lent à paraître, comme s'il avait été pris à l'autre extrémité du filet que les pêcheurs tiraient, puis qui émergeait enfin, illuminant l'océan d'une étincelante nuée rose orangé. Tout le long du rivage miroitait la lumière, qui se reflétait sur les grandes bassines d'aluminium des marchandes de poisson, en pâles éclats scintillants, comme autant de clins d'oeil de l'horizon. "
Il oscille entre le parlé de Kayo qui est distingué, puisqu'il a fait des études en Angleterre et vient de la ville et le parlé des villageois qui m'a sourire parfois. En lisant leur propos, je pouvais clairement les entendre. "Eï, les choses étonnantes ne cesseront jamais. Les gens disent qu'il n'y a rien d'autre que ce qu'on voit, mais il est vrai aussi qu'il n'y a rien d'autre que ce qu'on ne voit pas."
Comme dans beaucoup de récit africains, les traditions et les légendes sont très présentes pour les plus grand plaisir du lecteur. C'est un dépaysement totale. "Les ancêtres disent que la vérité est courte mais, sɛbi, si l'histoire est mauvaise, alors même la vérité va s'étaler comme un crapaud écrasé par une voiture sur une de ces routes qu'ils sont en train de construire."
C'est donc une très bonne découverte et un excellente lecture que je vous recommande chaudement.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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traversay
  25 février 2014
La queue de l'oiseau bleu, tel est le titre original du premier roman du ghanéen Nii Ayikwei Parkes, devenu en France : "Notre quelque part". Que cette traduction surprenante n'indispose pas les lecteurs car, au contraire, celle-ci est tout au long du livre absolument remarquable, rendant justice à la virtuosité de l'auteur qui mélange parler académique et langue populaire d'Afrique. C'est l'un des intérêts de ce vrai faux roman policier qui passe avec aisance des cercles "modernes" d'Accra, la capitale, au Ghana profond, dans un petit village où les légendes se perpétuent et se révèlent parfois tellement proches de la réalité qu'elles peuvent permettre de résoudre une enquête sur un crime inexpliqué qui laisse perplexe le médecin légiste "made in England", lequel va retrouver aussi bien les racines de son pays que la vérité. Avec humour et truculence, Parkes nous présente ce scientifique digne d'un épisode d'une série policière virtuelle qui pourrait s'appeler "Les Experts Accra". le vin de palme coule à flots dans ce récit picaresque mais il ne faut pas s'y tromper : la critique sociale est omniprésente. Pour évoquer la corruption généralisée aussi bien que le sort des femmes, autant désirées que maltraitées. Notre quelque part est un roman mené de main de maître, narquois, joyeux et dramatique, ancré dans un paysage africain en mutation, loin de tous les clichés qui collent à la peau du continent. Une lecture divertissante, certes, mais qui donne matière à réflexion. N'est-ce pas, euh, quelque part, la définition d'un bon livre ?
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kathel
  30 octobre 2014
Dans un petit village au coeur de la forêt, au Ghana, le vieux Yao Poku observe une agitation inhabituelle. Une voiture passe, une jeune femme aux cuisses maigres comme celles d'une antilope pénètre dans la case de son voisin et en ressort en criant. Plus tard, des policiers viennent l'interroger au sujet de restes humains dans la case. A Accra, Kayo, un jeune diplômé qui travaille dans un laboratoire est sollicité pour enquêter dans ce village. Son patron refuse qu'il prenne un congé, mais la police ne manque pas de ressources pour obtenir la participation plus ou moins volontaire de Kayo à leurs recherches.
Voici, en bref et sans trop en dévoiler, le sujet du roman, qui brasse deux langues, celle de la ville et celle du village (bravo pour le traducteur pour les passages dans une langue émaillée d'expressions originales consacrés à Yao Poku !) qui mélange deux cultures et surtout qui fait sourire de ce décalage délicieux entre technologies modernes et de croyances séculaires.
J'ai eu un coup de coeur pour les descriptions d'Accra et son bord de mer, du village et des villageois, de la forêt équatoriale, j'ai eu beaucoup de sympathie pour les personnages, je me suis agacée de la pesanteur administrative et du fonctionnement anarchique de la police, j'ai surtout passé un très bon moment de lecture, à suivre une enquête tranquille mais qui trouvera une résolution surprenante, à me baigner dans l'écriture fluide et agréable. Cela faisait longtemps que je le guettais à la bibliothèque et je n'ai pas été déçue !
Lien : http://lettresexpres.wordpre..
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critiques presse (3)
Actualitte   18 juillet 2014
L'enquête n'est que faire-valoir mais c'est magnifique jusque dans la traduction superbement vivante et pleine d'oralité : un vrai bonheur complet !
Lire la critique sur le site : Actualitte
Lexpress   13 mai 2014
Jonglant avec les codes du polar à l'anglo-saxonne et du conte traditionnel, Nii Ayikwei Parkes confronte remarquablement les cultures africaine et occidentale, urbaine et villageoise. Son premier roman impose une langue très inventive.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LaPresse   15 avril 2014
Ça a des allures de roman policier: après tout, il semble y avoir quelque chose comme un corps et la police s'en mêle. Mais le premier roman du poète d'origine ghanéenne Nii Ayikwei Parkes est beaucoup plus qu'une enquête menée en Afrique de l'Ouest.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   21 juin 2014
Un gros homme en habit de civil est descendu du Pinzgauer. Il portait un grand abomu noir pour tenir son pantalon jeans, et il mâchait des arachides.
C’est qui le chef ici ?
Les enfants ont pointé vers le kapokier géant derrière le champ du cultivateur Asare. Le chef habite dans la concession là-bas.
Les autres policemans étaient déjà descendus de leurs voitures. Tous les policemans là – un, un, un jusqu’à neuf, en habit tout noir noir dans notre village dès le jeune matin là ? Celui qui était en habit de civil a regardé de droite à gauche, et j’ai vu qu’il regardait aussi derrière l’arbre, vers la bassine sanyaa bleue de ma mère, que j’ai placée au sommet du toit de ma case, après sa mort. Je me souviens qu’elle a transporté son eau dedans jusqu’à ce que le fond se perce de petits trous, et après elle a emporté ça dans son champ pour récolter ses légumes dedans jusqu’à ce qu’il n’y ait plus qu’un seul gros trou. J’ai placé la bassine sur les feuilles séchées de mon toit, pour voir ma case au loin quand je reviens de la forêt. Quand le policeman a regardé, j’ai regardé aussi. Et il m’a regardé, et il a pointé vers moi.
Toi là, tu parles anglais ?
Ah. J’ai pensé que l’homme là, ou bien il ne connaît pas le respect, ou bien, sebi, parce que j’ai rasé mes cheveux, il n’a pas vu mes soixante-quatorze années ? Mâcher des arachides pendant qu’il me parle ! Je n’ai même rien dit. J’ai levé ma calebasse, et j’ai bu un peu du vin de palme de Kwaku Wusu. C’était doux. Kwaku Wusu est le meilleur malafoutier des seize villages de notre chefferie et des douze villages de la chefferie de Nana Afari.
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Shan_ZeShan_Ze   05 mars 2017
[...] les prostituées s'exhibaient dans des tenues qui semblaient avoir survécu à toutes les évolutions de la mode des trente années précédentes. Si les jupes remontaient autant que les décolletés plongeaient, si les robes paraissaient trop étriquées d'une taille et leurs couleurs assez vives pour harponner n'importe quel oeil irrésolu, alors elles étaient encore à la mode.
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KirsikkaKirsikka   14 novembre 2017
Ce n'est un mystère pour personne que lorsque quelque chose quitte un jour la main qui la tenait, à la place la douleur peut venir s'installer. De la même façon, la pluie vient s'installer à la place des nuages. Ce que notre propre raison ne sait pas expliquer, c'est la force que prend la pluie quand elle tombe.
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Shan_ZeShan_Ze   09 mars 2017
"- C'est un procédé qui porte le nom de Blue Merge Technology, mais moi j'appelle ça la technologie des billets verts parce que ça coûte la peau des fesses... Mesurez-moi la longueur de la traînée d'urine, s'il vous plait.
- Tout de suite."
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NuageuseNuageuse   27 septembre 2015
La lueur des lampes à pétrole sur les visages leur donnait un air éthéré, mais l'odeur épicée des fatigues de la journée et celle, âcre, de l'argent qu'elles nouaient dans un pan de leur pagne, à la taille, les attachaient à la terre, solidement enracinées.
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Videos de Nii Ayikwei Parkes (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nii Ayikwei Parkes
Sika Fakambi - traductrice de Nii Ayikwei Parkes .A l'occasion des Correspondances de Manosque 2014, rencontre avec Sika Fakambi, traductrice de l'ouvrage de Nii Ayikwei Parkes "Notre quelque part" aux éditions Zulma. http://www.mollat.com/livres/parkes-nii-ayikwei-notre-quelque-part-9782843046759.html Notes de Musique : Jared C. Balogh/Modern Renaissance/01 Pursuit of Happiness. Free Music Archive.
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