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EAN : 9782702169414
Éditeur : Calmann-Lévy (19/08/2020)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 146 notes)
Résumé :
Gifty, américaine d'origine ghanéenne, est une jeune chercheuse en neurologie qui consacre sa vie à ses souris de laboratoire. Mais du jour au lendemain, elle doit accueillir chez elle sa mère, très croyante, qui n’est plus que l'ombre d'elle-même et reste enfermée dans sa chambre toute la journée. Grâce à des flashbacks fort émouvants, notamment sur un frère très fragile, nous découvrons progressivement pourquoi la cellule familiale a explosé, tandis que Gifty s'in... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (69) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  16 octobre 2020
°°° Rentrée littéraire 2020 #32 °°°
Sublime royaume surprend d'emblée en abordant la thématique afro-américaine hors des clichés que sa narratrice pouvait suggérer : celui d'une jeune femme noire, Gifty, née de migrants ghanéens pauvres devenue chercheuse en neurosciences après de brillantes études à Harvard et Stanford.
Tout est subtil dans ce roman, à commencer par son évocation du racisme quotidien insidieux dans la Bible belt, Gifty ayant grandi dans l'Alabama, abordé à travers le douloureux personnage du frère, mort prématurément d'une overdose : marchant courbé pour passer inaperçue dans les rayons de Walmart et éviter d'être accusé de vol ; la communauté blanche ne lui prédisant qu'une réussite par le basket sans même envisager qu'il puisse réussir par les études ; cette même communauté trouvant «  normal » qu'il sombre dans la drogue car il est noir et donc prédisposé à ce type d'addiction.
Le personnage de Gifty est tout aussi subtil dans sa quête quasi philosophique d'identité, s'interrogeant sans relâche sur l'âme et sur les traumatismes qui l'ont façonnée ( la mort du frère, la dépression catatonique de la mère qui dort toute la journée, la trahison du père qui a fuit au Ghana ). Elle qui a connu la religiosité juvénile, qui a perdu la foi suite aux tragédies familiales, qui est devenue une jeune femme sceptique, cherche un équilibre dans sa vie pour concilier sa soif de transcendance avec la rationalité scientifique qui guide sa vie. Car la science n'a pas répondu à toutes ses attentes alors que ses expériences sur les mécanismes neuronaux des souris pourraient déboucher sur une solution à l'addiction et à la dépression qui ont détruit son frère et sa mère.
Ce roman ne m'a pas touchée émotionnellement. Sans doute parce que Gifty a une voix tellement intérieure et cadenassée qu'il m'a été difficile de m'y attacher. Mais, malgré son rythme spiralaire très lent, il m'a touchée intellectuellement avec sa réflexion sage et sobre, pudique et claire sur la complexité du monde. Derrière le calme trompeur d'une récit peu spectaculaire, il y a le cri qu'une femme pousse pour trouver sa place au milieu d'identités conflictuelles tout en relevant le défi fièrement qu'en tant que femme noire, elle devrait avoir " toujours quelque chose à prouver et rien d'assez éclatant ne suffirait à le prouver".
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Fandol
  07 septembre 2020
Gifty, brillante chercheuse en neurosciences, se débat entre le passé représenté par sa mère, le souvenir d'un frère, doué pour le sport, trop tôt disparu, ses recherches et cette idée de Dieu inculquée si profondément depuis sa plus tendre enfance.
Yaa Gyasi, auteure étasunienne que je découvre grâce aux Explorateurs de la rentrée littéraire 2020 de Lecteurs.com et aux éditions Calmann-Lévy, me laisse une impression mitigée lorsque je referme Sublime royaume, roman dense pour la lecture duquel j'ai éprouvé tour à tour passion et lassitude parce que rien n'avance, rien n'est résolu. J'ai eu, au final, l'impression de tourner en rond alors que les problèmes évoqués sont d'une grande importance.
Dans un va-et-vient constant entre plusieurs époques, l'auteure mêle un peu tout, vie familiale et professionnelle, vie sociale et religieuse, Afrique et Amérique. Elle me fait comprendre tout le mal-être d'une mère déracinée de son Ghana natal, femme dévouée dans son travail d'aide auprès de personnes dépendantes. Elle n'a qu'un fils qu'elle aime plus que tout, plus que cette fille, Gifty, la narratrice, pas désirée du tout.
Ce frère, Nana, prononcer Naaawnaaaw, est plus âgé, réussit brillamment au basket comme le souligne la jaquette du livre. Mais il y a ces fleurs de pavot sans pétales en surimpression et ce nuage qui laissent présager un sort funeste.
Gifty travaille sur le cerveau, expérimente, base ses tests sur des souris et tout cela a un lien, colle bien avec tous les problèmes qui agitent la vie d'une famille noire dans l'Alabama raciste.
L'emprise psychologique des églises évangéliques qui prospèrent aux USA et en Afrique, est bien démontrée. Pour une jeune fille intelligente, désirant comprendre la vie et le monde qui l'attend, le seul interlocuteur proposé est Dieu. Alors, elle lui écrit dans son journal mais n'a jamais de réponse. Même lorsqu'elle aura tiré un trait définitif sur les croyances et les superstitions, elle ne pourra pas s'empêcher d'aller se recueillir dans l'église de son quartier. Pour y trouver la paix ?
La paix qu'elle cherche ne peut s'installer tant la terrible dépression de sa mère, après la mort du frère, obnubile Gifty. Elle est admirable. Elle tente tout mais le souvenir de ce père, le Chin Chin, reparti au Ghana, abandonnant femme et enfants pour se remarier là-bas, n'arrange rien.
Ce Sublime royaume est-il sur Terre ou dans un ailleurs hypothétique ? Il me semble que Gifty peut le trouver enfin mais que de dégâts irréparables causés par ceux qui exploitent la crédulité d'un peuple en manque de repères ! Que de drames la drogue cause-t-elle ! Comment devient-on accro ? Pourquoi il est quasi impossible de s'en sortir ? Les études neurologiques tentent de trouver les circuits empruntés par ces produits dans le cerveau humain afin de pouvoir expliquer et soigner mais le chemin est encore long et complexe comme le prouve Yaa Gyasi dans Sublime royaume.
Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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Cannetille
  14 décembre 2020
A vingt-huit ans, Gifty, chercheuse en neurologie dans un laboratoire californien, a fait le vide dans son existence pour ne se consacrer qu'à ses travaux sur l'addiction. le passé resurgit pourtant lorsque sa mère, dépressive, vient s'installer chez elle. Face à cette femme prostrée qui ne quitte plus sa chambre, Gifty s'interroge et se remémore le parcours de sa famille depuis son départ du Ghana peu avant sa naissance.

Construite en d'incessants aller-retours entre passé et présent, cette histoire est l'infinie quête de sens d'une jeune femme noire en Amérique, alors que, depuis l'enfance, elle a vu sombrer un par un les membres de sa famille. le récit revient sur les espoirs, puis sur le désenchantement de l'exil, lorsque le racisme, insidieux, mine peu à peu l'équilibre des personnages. le père choisit la fuite, le fils se perd dans la drogue, la mère finit par sombrer dans la dépression. Dans cette débâcle, Gifty réussit de brillantes études mais peine à rassembler les morceaux d'une psyché fracassée depuis son jeune âge. Après s'être détournée de la religion chère à sa mère, en laquelle elle culpabilise de ne plus trouver de réponse, elle a fait de la science le réceptacle de toutes ses interrogations. Pourtant, rien n'apaise son lancinant questionnement sur le « bric-à-brac » de son existence.

Crise d'identité d'êtres traumatisés par un racisme qu'ils ont fini par intérioriser, mal de vivre débouchant sur les extrêmes de la dépression et de l'addiction, insatiable quête de sens entre foi et science, difficultés à s'autoriser une vie affective, mais aussi découverte des étonnantes avancées de l'optogénétique : toutes ces thématiques s'entrecroisent en un subtil questionnement, pour dessiner le portrait tout en nuances d'une femme dont la courageuse résilience ne parvient pas à combler les profondes béances intérieures.

La dignité et la discrétion d'un personnage central qui ne se dévoile que peu à peu et avec réticence donnent au récit la plus grande crédibilité. C'est avec tristesse qu'on abandonne Gifty à sa si pudique détresse une fois la dernière page tournée.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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Kittiwake
  19 septembre 2020
Grand moment de cette rentrée littéraire!
La narratrice est chercheuse en neurobiologie et étudie les mécanismes de l'addiction, avec tous les outils magiques pour le béotien, dont disposent les laboratoires pour mettre en évidence les circuits de la récompense. Hasard ou nécessité ? Ce que nous révèle peu à peu Gifty de son passé, des épreuves qui ont secouées sa famille, son frère, son père, reparti au Ghana en les laissant seuls avec leur mère, la lente descente aux enfers de celle-ci, sont autant de confidences poignantes.
On découvre avec les révélations progressives de la jeune femme son rapport ambigu avec la religion, de la foi sans limite, au doute puis au rejet, alors que les traumatismes ordinaires de la vie malmènent les certitudes.
Les combats intérieurs qui se nourrissent de la discordance entre raison et instinct, les petites vies intérieures qui déchirent le cours de la réflexion, le temps qui vient ajouter à la confusion, tous ces aspects sont habilement analysés et proposés dans une démonstration profondément humaine et poignante?
C'est aussi une observation pudique et sensible des relations complexes mère-fille déclinées tout au long d'une vie.
C'est un roman très émouvant et très profond, qui laisse des traces.

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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Didili
  30 août 2020
Cette lecture est un partenariat avec Net Galley et les Éditions Calman Levy je les remercie pour leur cadeau.
Une belle couverture numérique donc et là je regrette encore une fois que le livre ne puisse pas être dans ma bibliothèque. La couverture est de style Art Nouveau avec de belles couleurs et un terrain de basket semble-t-il.
Yaa Gyasi a été découverte avec "No Home" qui se trouve dans ma bibliothèque mais que je n'ai pas encore lu. Ce n'est donc que par le nom et un bouche à oreille des plus élogieux que j'ai voulu lire son dernier roman.
Livre de la rentrée littéraire 2020 qui est riche de beaucoup de livres qui font envie.
Concernant ma lecture je sors un peu bizarre ... Je crois qu'elle a eu du mal à m'accrocher.
Comment vous expliquer cette sensation... Je pense que la narration par Gifty qui a du mal à prendre place dans sa vie n'est pas étranger à ce sentiment de mise de côté...
En effet, Gifty, deuxième enfant de la famille et mise de côté d'abord par sa mère qui se serait contentée de son premier enfant, son fils adoré Nana. Et puis enfant abandonnée par son père le Chin Chin qui abandonne d'ailleurs toute sa famille pour retourner au Ghana son pays d'origine.
La narratrice Gifty nous délivre peu à peu son histoire d'enfant émigrée aux USA en Alabama et aussi de sa vie de chercheuse en laboratoire.
J'ai eu du mal à la cerner, comme le peu de personnes qui la connaisse finalement.
Elle va se construire dans ce retrait, que sa mère et le statut d'émigré lui ont imposés. Autant dire une construction très difficile et une personnalité façonnée par tous ces éléments.
J'ai donc eu du mal à rentrer dans son histoire et à avoir de l'empathie tant Gifty s'efface en tant que personne.
Toute sa vie elle sera mise de côté et sa vie sera aussi entachée par le drame qui touchera sa famille, le décès de son frère Nana. Elément central de l'histoire de ce livre.
Son frère Nana est celui qui connaissait le mieux Gifty et celle-ci aura à coeur d'essayer de comprendre pourquoi son frère était devenu dépendant à la drogue. Ce sera d'ailleurs sont sujet de recherche.
Ce grand frère qui n'a pu être sauvé par le Dieu tant chéri de sa mère et dont la perte détruira beaucoup de choses et dont sa mère ne se remettra jamais.
On a dans ce livre des réflexions sur la religion et le rapport à celle-ci quand on devient adulte.
Mes lectures du moment s'interessent à la religion, souvenez vous de Sam. On suit Gifty dans son rapport à la religion tout au long de sa vie, enfant puis adulte. On a aussi une reflexion sur la pratique d'une même religion qui peut différer d'un continent à l'autre.
J'ai donc un avis un peu mitigé sur cette lecture car je l'ai trouvée assez plombante et j'ai eu du mal à cerner Gifty tant elle se dévoile si peu, tant elle ne vit pas pour elle même mais pour les autres et s'effaçant beaucoup trop... Les événements positifs de sa vie ne sont pas assez mis en avant et ça m'a pesé.

Lecture en demi teinte pour moi
car cette histoire au final a pesé sur mon moral.
Il est beaucoup question de dépression, de deuils ...
Mais bon, la vie ne se passe pas toujours dans un sublime royaume...
Je vous invite à découvrir Gifty qui se dévoile petit à petit,
tout doucement sans faire de bruit.
#SublimeRoyaume #NetGalleyFrance

Lien : https://imagimots.blogspot.c..
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critiques presse (2)
LaCroix   17 septembre 2020
La jeune Américaine d’origine ghanéenne Yaa Gyasi explore dans « Sublime royaume » les liens et les barrières entre foi et science.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LeSoir   24 août 2020
«Sublime Royaume», un titre qui évoque un paradis non terrestre, brasse des hypothèses contradictoires.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (85) Voir plus Ajouter une citation
mafossimafossi   27 avril 2021
Lorsque Mme Palmer, la femme dont ma mère s'était occupée pendant des années, mourut des suites d'une longue maladie, j'étais en dernière année de primaire. Elle avait quatre-vingt-quinze ans, et je me souviens encore d'elle dans son cercueil ouvert. Des centaines de rides profondes couraient sur son visage et ses mains, telles d'innombrables rivières qui auraient coulé, zigzaguant et s'entrecroisant, de son front à ses orteils. Mais l'eau s'était tarie avec le temps, ne laissant que les lits de ruisseaux et de rivières asséchées. Je regardai ma mère présenter ses condoléances à la famille de Mme Palmer, des gens très différents des acerbes Thomas. Ils prirent ma mère dans leurs bras comme si elle était l'une d'entre eux, et je compris pour la première fois qu'ils la considéraient ainsi.
Qui était-elle donc, me demandai-je, tandis que les enfants et petits-enfants de Mme Palmer lui témoignait ainsi leur affection. Ma mère - qui ne nous avait jamais serrés contre elle, même quand nous étions petits et venions la voir avec nos écorchures et nos bleus, avec nos plaintes - acceptait le contact de ces inconnus qui, bien sûr, ne l'étaient pas pour elle. Elle passait une plus grande partie de ses journées avec Mme Palmer qu'avec nous. Et je compris, peut-être pour la première fois, que ma mère ne m'appartenait pas.
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CannetilleCannetille   14 décembre 2020
Il me fallut bien des années pour admettre qu’il est difficile de vivre dans ce monde. Je ne parle pas de la mécanique de la vie, car pour la plupart d’entre nous, nos cœurs battent, nos poumons aspirent de l’oxygène sans que nous ayons à le leur dire. Pour la plupart d’entre nous, mécaniquement, physiquement, il est plus dur de mourir que de vivre. Pourtant, nous bravons la mort. Nous roulons trop vite sur des routes sinueuses, nous faisons l’amour sans protection avec des inconnus, nous buvons, nous nous droguons. Nous essayons de demander un peu plus à la vie. Il est naturel de se comporter ainsi. Mais être en vie dans le monde, chaque jour, tandis que nous recevons chaque jour davantage, tandis que la nature de ce que « nous pouvons supporter » change et que nos façons de le supporter changent également, c’est une sorte de miracle.
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jbicreljbicrel   21 septembre 2020
Dans la stimulation cérébrale profonde, ou SCP, les zones du cerveau qui contrôlent le mouvement sont stimulées par des signaux électriques. On pratique parfois une intervention chirurgicale chez des personnes souffrant de la maladie de Parkinson afin d’améliorer leurs fonctions motrices. J’assistai à l’une de ces interventions durant ma première année de troisième cycle parce que je voulais voir comment la procédure se déroulait et savoir si elle pouvait être utile dans mes propres recherches. Le patient ce jour-là était un homme de soixante-sept ans chez qui la maladie de Parkinson avait été diagnostiquée six ans plus tôt. Il réagissait modérément aux médicaments, et le neurochirurgien, un collègue qui avait consacré une année sabbatique à la recherche dans mon labo, gardait le patient éveillé en plaçant soigneusement une électrode dans le noyau sous-thalamique avant d’activer le générateur d’impulsions. Je vis le tremblement affectant le patient, plus prononcé dans sa main gauche, se calmer. C’était un spectacle étonnant, comme si on avait perdu les clés d’une voiture pendant que le moteur tournait, et continuait à tourner, tourner. Puis, une fois les clés retrouvées, le contact coupé, le moteur s’arrêtait. « Comment ça va, Mike ? demanda le médecin. — Plutôt bien », dit Mike. Puis, incrédule : « Dites donc, ça va vraiment bien. » Quelques secondes plus tard, Mike s’était mis à pleurer. Des pleurs inconsolables, désespérés comme si le « ça va vraiment bien » n’avait été que le fruit de notre imagination. J’avais eu l’occasion d’être témoin d’un des problèmes associés à la SCP et à d’autres méthodes semblables, le fait que les aimants et les électrodes ne puissent faire la différence entre des neurones individuels. Le chirurgien déplaça alors l’électrode dans le cerveau de Mike d’un millimètre pour essayer de corriger la vague de tristesse qui l’avait soudain submergé. Cela avait fonctionné, mais que serait-il arrivé dans le cas contraire ? Un millimètre était tout ce qui séparait ce « vraiment bien » d’un chagrin incommensurable. Un millimètre dans un organe sur lequel nous ne connaissons pas grand-chose, en dépit de nos efforts
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FandolFandol   15 septembre 2020
Il était assez facile de ne rien faire ou dire qui soit mal. Mais ne pas pécher en pensée ? Ne pas songer à mentir, voler ou frapper votre frère quand il venait vous embêter dans votre chambre, était-ce même possible ? Avions-nous le contrôle de nos propres pensées ? (pages 103-104)
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FandolFandol   17 septembre 2020
Elle n’avait jamais été le stéréotype des parents d’immigrants, ceux qui distribuent des claques pour toute note en dessous d’un A, qui ne laissent pas leurs enfants faire du sport ou aller à des fêtes, qui sont fiers de leur aîné qui est médecin, du cadet qui est juriste, et inquiets pour le benjamin qui veut étudier la finance. (page 155)
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Vidéo de Yaa Gyasi
Les grands débats E… comme Esclavage : Un devoir de mémoire samedi 22 septembre 2018 de 15h30 à 17h00 Yaa Gyasi - Dany Laferrière - Colson Whitehead - Christiane Taubira - Sylvain Bourmeau L'esclavage aura indubitablement marqué l'histoire du Nouveau Monde. Celui des Indiens d'abord, puis des Africains, dont la traite s'organise dès le XVIe siècle avec son cortège d'exactions, de violences et de morts. C'est en 1619 que le premier esclave noir arrive aux États-Unis et commence alors le long chemin douloureux des Afro-Américains vers l'émancipation et la liberté. de quoi l'esclavage est-il vraiment le nom ? Pourquoi est-il important pour un écrivain de faire ce travail de mémoire ? L'esclavage hante le passé et le présent des Amériques, comment faire en sorte qu'il ne contamine aussi l'avenir ? Comment faire face au négationnisme qui sévit dans une Amérique et dans un monde où la parole se libère ? Souvent pour le pire.
+ Lire la suite
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