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Éditeur : Alexandrie On Line (13/02/1960)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Woland
  09 août 2008
Il s'agit en gros d'un journal tenu par l'auteur au temps où il était STO en Allemagne. Trois cent-vingt-neuf pages que j'ai dévorées entre hier et aujourd'hui et qui m'ont paru captivantes de bout en bout.
Il ne s'agit pas tant du style, bien qu'il soit honorable, mais de la leçon d'Histoire sur le vif qui nous est ici donnée. L'auteur ne cache pas son anglophobie non plus que sa méfiance envers le communisme. Il ne cache pas non plus avoir été volontaire pour le STO mais, ainsi qu'il le fait remarquer non sans malice, pourquoi les communistes, en arrivant au pouvoir après la Seconde guerre mondiale, ont-ils voué ces malheureux aux gémonies puisque celui qui allait devenir leur premier secrétaire, Georges Marchais, en était, lui aussi ? Wink
Jean Pasquiers n'écrit pas "politiquement correct" et c'est tant mieux. Même si je ne le suis pas quant à son opinion sur De Gaulle, j'avoue que sa vision de cette époque et de ses acteurs va plutôt dans le même sens que celle que je possède, moi qui n'ai pourtant pas traversé ces années-là. Il y a là un désir réel de rompre avec le manichéisme qui plane sur cette période de notre Histoire.
Pasquiers aime l'Allemagne et son peuple, non le Nazisme. Il n'a aucune sympathie pour le stalinisme et s'il expose l'ambiguïté du terme "Résistance", il n'hésite pas à railler férocement le fait que, en dépit du pacte germano-soviétique, c'est le PCF français qui a tiré son épingle du jeu en 1945, loin devant un De Gaulle qui, de toutes façons, allait bientôt se retirer pour 10 ans. Il n'aime pas non plus les volontés guerrières des dictateurs qui sacrifient l'innocent pour satisfaire leurs ambitions. Il y a quelque chose d'impitoyable dans cette lucidité mais cela fait l'effet d'une bonne douche.
Dans son ouvrage, se succède tout une ribambelle de personnages agaçants, émouvants, étonnants mais toujours authentiques. Ajoutez à cela que, du point de vue du rapport des événements historiques, sa démonstration est précise à souhait et vous aurez une idée de l'ensemble.
Je trouve cependant - personnellement - que le titre "STO : Journal d'un déporté du Travail" conviendrait mieux. Essentiellement parce que, en lisant "Jeannot chez les Nazis" comme titre, certains s'imagineront qu'il s'agit encore d'une énième resucée du combat Bons-Mauvais de la Seconde guerre mondiale. Mais la couverture est superbe. lol!
A télécharger sur Alexandrie :
http://www.alexandrie.org/
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jeanpaulbaudoin
  03 novembre 2018
L'auteur né en 1920 se décrit comme issue de la petite bourgeoisie de province ses grands-parents paternels et son père ayant atteint des positions de cadres moyens dans l'industrie textile dans la Marne.
Le département et la ville de Reins où il habite subit de graves dommages en en particulier sa cathédrale
En 1936 il part dans une famille en Saxe pendant les vacances pour améliorer sa pratique de la langue allemande. En 38, à Paris il prépare en tant que boursier d'état, le concours de l'Ecole Normale supérieure de l'Enseignement Technique, (ENSET), et il commence à rédiger un carnet.
Après un retour dans sa famille pendant les premiers mois de guerre il retourne à Paris, apprend en février 43 la création du STO réussi ses examens et est nommé à Nancy pour la rentrée de septembre
Convoqué par l'intermédiaire de son directeur pour partir immédiatement au STO il se replie dans sa campagne mais reçoit la visite des gendarmes. Cette situation devenant intenable et il se présente comme volontaire au service du recrutement, pensant qu'il allait être arrêté sur le champ. Les gestionnaires du service ne faisant aucun lien avec sa situation sont très accommodants et après un refus de poste d'ouvrir d'usine il est affecté le 25 novembre 43 comme employé de bureau dans l'entreprise AEG à Berlin, en août 44 il est muté dans les Sudètes et ce n'est qu'en Juin 45 qu'il retrouvera famille. La rentrée scolaire 44 le voit en poste à Nancy ou il fonde une famille, et cherche vainement à être muté Outre-Mer, à 83 ans il publie son journal. Les derniers éléments qui nous permettent connaitre ses pensées est un échange de mail qu'il a le 9 mai 2008 avec une lectrice.
Il décrit son vécu et ses réactions que l'on peut regrouper sous plusieurs rubriques : à qui la faute, l'attitude des français face au conflit, celle des allemands, la menace partagée du communisme, de la paix à l'angoisse à la paix, le STO et le devenir des participants, sa vision après la guerre.
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