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EAN : 9782260052920
216 pages
Editions Julliard (24/01/2019)
  Existe en édition audio
4.02/5   434 notes
Résumé :
« Cette année-là, j'avais vingt-deux ans et j'allais, au même moment, rencontrer l'insaisissable Paul Darrigrand et flirter dangereusement avec la mort, sans que ces deux événements aient de rapport entre eux. D'un côté, le plaisir et l'insouciance ; de l'autre, la souffrance et l'inquiétude. Le corps qui exulte et le corps meurtri. Aujourd'hui, je me demande si, au fond, tout n'était pas lié. »
Après Arrête avec tes mensonges, Philippe Besson poursuit son di... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (117) Voir plus Ajouter une critique
4,02

sur 434 notes

sebastolivre
  06 février 2019
Après Thomas Andrieu dans "Arrête avec tes mensonges", Philippe Besson continue d'explorer et d'exposer ses amours de jeunesse. "Un certain Paul Darrigrand". La fois de trop ?
« Sauver quelque chose du temps où l'on ne sera plus jamais » : cette citation en exergue issue des "Années" d'Annie Ernaux, semblait le présager, j'allais retrouver l'écriture sensible et passionnée de l'auteur d' "En l'absence des hommes" ou de "Vivre vite".
Après l'inutile "Un personnage de roman" sur la campagne présidentielle d'un certain Emmanuel M. (mais qui lui a tout de même valu la nomination a un des postes les plus convoités de la diplomatie française) il était temps que l'auteur de "L'Arrière saison" renoue avec son style si subtile et avec son public.
Ça commence par une photo retrouvée, des « souvenirs enfouis », des « épisodes occultés ». Une « résurgence imprévue ». C'est répétitif, je sais. Mais, préparez-vous, ça ne fait que commencer.
Car dans le nouveau Philippe Besson, deux adjectifs pour dire la même idée valent mieux qu'un. Écrits en gros caractères, si possible, comme ça on gagne de la place.
Donc il retrouve une photo cornée, passée, prise pour « conserver une trace », une réalité à l'existence de ce « nous ». Car ce sont des amoureux cachés, on s'en doutait.
Lourde, emphatique et brouillon :
« Je dis », « il dit », « je pense », « je le veux ». Puis, il explique : la vie c'est pas comme ça... Il explique tout, même la suite...
C'est construit comme une énigme dont on nous dit tout : « j'aurai dû me douter, il est comme ça »...
Le drame poind, mais poind lourdement.
Pour moi, il manque la magie Besson, sa séduction.
Déçu, donc, forcément.
Abandonné en janvier 2019.
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La_Bibliotheque_de_Juju
  13 février 2019
On peut dire que j'attendais ce nouveau roman de Philippe Besson.
Nos rendez-vous ne m'ont jamais déçu. Une plume qui me parle. Qui me bouleverse. Qui si souvent a raisonné en moi … Et j'attends chaque livre comme un battement de coeur. Un moment spécial. Une émotion toujours renouvelée.
J'ai dévoré UN CERTAIN PAUL DARRIGRAND.
On retrouve ici ce qui a fait le succès d'ARRETE AVEC TES MENSONGES. le récit débute quelques mois après son histoire avec Thomas Andrieu et Besson nous va nous raconter cette nouvelle histoire d'amour et son combat contre la maladie qui va venir bouleverser sa jeunesse.
Philippe Besson se livre ici plus que jamais et « avoue » les pirouettes qu'il a pu faire dans ses précédents ouvrages. Il évoque la part de vrai et de romanesque contenus par exemple dans SON FRERE ou dansUN GARCON D'ITALIE, confessions oh combien intéressantes pour qui a déjà lu Besson. Pour qui aime ses écrits.
On a donc ici une sorte de suite aux confessions entamées dans ARRETE AVEC TES MENSONGES avec cet incertain Paul Darrigrand en lieu et place de Thomas Andrieu.
Oui mais justement ce Paul Darrigrand là n'est pas Thomas Andrieu …
Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé. Besson offre une part de sa vérité et la partie consacrée à la maladie m'a plus emportée que l'histoire d'amour avec Paul.
Peut-être parce que j'avais cette sensation de redite, avec cet amour une nouvelle fois caché, dissimulé.
Peut-être parce que le précédent livre m'avait tellement bouleversé et je ne voulais pas savoir que quelqu'un était venu après Thomas Andrieu. Figure pour moi d'un immense amour. Où rien ne peut exister après.
Evidemment, la plume de Besson est sublime, intime et émouvante, ne vous méprenez pas. Qui aime l'auteur passera un excellent moment et se plaira dans ses lignes intimes et poétiques.
Même si le fantôme de Thomas risque de laisser un certain goût de nostalgie à certains d'entre nous.
Lien : https://labibliothequedejuju..
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1967fleurs
  31 août 2019
Après Arrête avec tes mensonges où l'auteur nous confesse son premier grand amour avec Thomas Andrieux, dans ce nouvel opus, Philippe BESSON exhume de sa boîte à souvenirs, une photo écornée et nous transpose dans une année de sa vie d'étudiant et sa rencontre avec Paul Darrigrand.
Une amitié naît entre les deux hommes. Paul est mystérieux, il a des difficultés à s'engager, il est marié. Un amour transgressif.
Philippe cherche tous les signes qui pourront le rassurer sur cette relation naissante, mais voilà sa santé commence à défaillir alors que les corps s'embrasent.
Dans un style très intimiste, l'auteur nous compte cette année décisive de sa vie, sa relation triviale et fragile avec Paul. Les mots sonnent justes, je, tu, nous, le coeur de Philippe Besson, est partagé.
La maladie résiste aux traitements, elle a du mal à se conjuguer avec la romance.
Une année qui marquera sa vie, quand il manquera de la perdre.
J'ai aimé cette lecture même si elle n'a pas eu le même retentissement que les précédentes.
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sabine59
  10 juin 2019
Après les années-lycée et la rencontre décisive avec Thomas Andrieu, évoquées dans le remarquable premier tome , si émouvant , " Arrête avec tes mensonges", Philippe Besson poursuit son introspection . Il est maintenant question d'une année marquante de son époque étudiante.
Une année où il sera sous l'emprise de l'insaisissable Paul, rencontré à la fac, et où il frôlera la mort... Dans un style épuré et empreint d'une justesse que j'admire toujours, l'auteur se penche sur cette année-là , faite de désir et de souffrance, d'attente folle et de sentiment d'abandon. L'amour qui consume, le corps qui s'affaisse, l'amour qui embrase, le corps qui subit la maladie. Un mal étrange, difficile à diagnostiquer, qui ronge comme l'amour voué à l'échec.
L'émotion m'a prise encore, mais j'avoue avoir préféré le premier livre, plus incandescent, plus puissant. Et ce Paul ne m'a pas tellement plu, trop changeant, égoïste, parfois si froid. Ici encore, et c'est fort intéressant pour qui connaît assez bien l'oeuvre de l'auteur, il explique comment certains faits de ce moment de vie sont à l'origine de plusieurs de ses romans.
" Certes je m'étais épris d'un homme inaccessible et j'avais flirté dangereusement avec la mort. Mais je pouvais dire aussi que j'avais été amoureux et j'étais encore en vie."
Voilà le constat qu'il fait de cette année particulière. Celle où il a aimé douloureusement un certain Paul Darrigrand...
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ninachevalier
  02 février 2019

Philippe Besson poursuit dans la veine autobiographique en relatant une autre tranche de vie : sa période estudiantine à Rouen puis à Bordeaux de 1988 à 1989.
Dès le début, l'auteur s'adresse à son lecteur ( « Que je vous dise »), l'impliquant dans une certaine proximité avant de se livrer de façon intime.
Si Michel Houellebecq dénigre la ville de Niort, de Bordeaux, à l'époque, il garde le souvenir des « façades couleur corbeau », « des eaux boueuses de la Garonne ».

Le déclic de ce roman ? Une photo retrouvée, sans date, mais qui remonte à décembre 1988.
Photo prise dans un de ses lieux de prédilection, l'île de Ré, île des jours heureux et des souvenirs qui rendent l'écrivain nostalgique. le romancier se remémore ces courtes vacances où est née sa liaison avec « un certain Paul Darrigrand » , « boucles brunes, peau claire, immaculée », vingt-quatre ans, son aîné de trois ans. Quelques minutes suffisent parfois à tout faire basculer, surtout quand « un regard insoutenable », « un sourire inoubliable » et charmeur vous foudroient.
Il revient sur leur première rencontre, un frôlement, un coup de foudre, tel un «  éblouissement ».
Il nous plonge au coeur de leurs retrouvailles épisodiques : étreintes fugitives, urgence des corps. Il nous confie toutes ses interrogations sur leur idylle. L'entomologiste des coeurs décrypte les moindres paroles, les moindres gestes de son amant, taraudé par l'incertitude. Il sonde la fiabilité du « sentiment », du désir de Paul. Vit-il «  un simple adultère ou une vraie histoire ? » Quant à lui, le voilà aimanté : «  Il y a des gens comme ça, on ne peut s'empêcher de penser à eux, de les désirer ».
Paul éprouve-t-il vraiment de l'amour, tout en étant marié à Isabelle ? La culpabilité va les ronger.
Philippe Besson s'épanche, faisant le constat qu'il tombe toujours sur un partenaire dont la situation les contraint à s'aimer en cachette, à «  faire gaffe ». Il n'avait pas réalisé que Paul était bisexuel, mais Paul l'informe de son «  ambivalence ». Désireux de savoir pourquoi il cherche à le revoir, il est stupéfait d'apprendre que Paul a été troublé par son intelligence et encore plus décontenancé quand il lui avoue que «  c'est irrésistible, l'intelligence ».
Et si on a en mémoire l'injonction de la mère du narrateur (1) qui espérait le voir cesser ses mensonges, force est de constater qu'ils ont perduré, dans la relation avec Isabelle, la femme de Paul. « Je peux facilement tromper mon monde », rappelle-t-il.

Le narrateur brosse un autoportrait sans complaisance du jeune homme qu'il était avec ses «  lunettes de myope, son absence de charme, peu mature, futile,farouche, mal dégrossi... ».
Par contre on note qu'il est toujours le fils obéissant, le bon élève exemplaire qui continue à réussir brillamment.( DESS de Droit du travail en poche à 22 ans.) Fan de Goldman qu'il écoute en boucle.
La lecture a comblé sa solitude, le quotidien morne des cours. Grand lecteur de Duras, d'Hervé Guibert, de littérature étrangère. Il rend un discret hommage aux librairies qu'il a fréquentées avant d'y revenir pour signer. ( Mollat de Bordeaux et L'Armentière de Rouen).
Pour rassurer sa mère, il consent à passer un check -up, c'est alors qu'une anomalie de sang est décelée. Pas facile de suivre en même temps les cours et le traitement nécessaire. Il va vivre un moment douloureux, mais bien entouré, il surmontera les contraintes.
Il nous émeut quand il nous fait partager les affres de l'attente de son premier résultat, puis du second, celui du test HIV. Et si lui aussi était atteint ? Comment en parler à Paul ?
Philippe Besson saisit l'occasion pour décliner sa gratitude envers le personnel médical.
Imagine-t-on cette époque où il n'y avait pas de portables pour écouter une voix aimante, réconfortante dans son lit d'hôpital? Dans cet épisode, l'écrivain explore la relation patient/soignant ainsi que celle du malade avec son entourage. Avec le recul, c'est avec poésie qu'il relate sa traversée au long cours comme sur «  un bateau ivre ». le lecteur quitte ce navire qui «  a tangué sur des eaux houleuses, dans un décor d'apocalypse », avec la nausée et secoué ! Soulagé d'apprendre sa guérison mais bouleversé par le poignant message qu'il glisse à sa mère .
Pendant la période de la maladie où il a tutoyé la mort, il se sent double. Celui qui est « insouciant, amoureux », et l'autre « soumis, anxieux ».
L' évocation de son ami disparu, Matthieu, renvoie à l'ouvrage « Patient zero » (2) , dans lequel Philippe Besson évoque «  cette saloperie » qui lui a ravi ses amis proches. «  Chaque annonce, le plus souvent au téléphone, est une crucifixion ». Matthieu, aux « yeux verts en amande » lui a inspiré son personnage Vincent de l'Étoile dans En l'absence des hommes.

Quand le travail de Paul le conduit à Paris, une question le taraude : l'éloignement va-t-il sonner le glas de leur relation ? L'évolution de leurs liens, au lecteur de la découvrir.
Chez Philippe Besson, on retrouve des thèmes récurrents : la dépendance, le manque, la morsure de l'absence, les amours malheureuses, secrètes et impossibles et la frustration qui en découle.
Pour insister sur certains mots, phrases, il les met en italique : « parade amoureuse », « veux ».
Il apporte un éclairage nouveau sur ses romans précédents et montre comment ce qu'il a vécu a irrigué ses fictions tout en transposant la réalité. « Un écrivain joue en permanence entre vérité et mensonge, sur une ligne de crête. Qu'on écrive des romans ou de l'autofiction, on emprunte toujours à sa vérité intime », répond-t-il dans une interview.
En toile de fond, le récit embrasse les évènements qui ont secoué le monde :en 1988 l'explosion de 'avion sur Lockerbie, «  l'affaire Judith Barsi ». En Juin 1989, la finale de Roland Garros «  entre dans l'histoire » tandis qu'à Pékin , sur la place Tiananmen, un jeune homme fait face aux chars.
La bibliothèque Mitterrand est en projet.

Dans ce roman empreint de nostalgie et de gravité où Eros et Thanatos se côtoient, l'auteur convoque ses souvenirs de jeunesse et se livre sans filtre avec sincérité et sensibilité.
Un livre qui aurait pu s'intituler : « Et rester vivant » si ce titre n'avait pas déjà été pris par Jean-Philippe Blondel. Comme Annie Ernaux, Philippe Besson est soucieux de laisser une trace. Pour lui, « écrire témoigne qu'on n'oublie pas ». S'il trouve que les mots lui manquent pour traduire son ressenti, il réussit parfaitement à nous émouvoir, à susciter notre empathie et à nous donner envie de lire ou relire les romans mentionnés.
Une fois refermé, souvenez-vous , lecteur que « Tout est dans les livres. Tout » !
(1) Dans Arrête avec tes mensonges de Philippe Besson, Prix du roman Psychologies 2017 - Julliard
(2) Patient zéro de Philippe Besson - Incipit ( 12€)
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critiques presse (1)
LeSoir   11 février 2019
Philippe Besson révèle avec ce récit inspiré de sa vie la passion de ses vingt ans.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (93) Voir plus Ajouter une citation
sebastolivresebastolivre   02 février 2019
Les deux garçons sur ce cliché ancien, c'est Paul et moi.
Je reconnais ses cheveux bruns, ses lourdes boucles brunes qui s'envolent avec le vent, et son regard sombre, ses joues creusées, la peau claire, immaculée. Il baisse un peu la tête, il a les mains enfoncées dans les poches d'un caban de marin. Moi, je suis plus petit que lui, la différence de taille se voit. Les verres de mes lunettes sont embués à cause de la pluie. En arrière-plan, le clocher d'une église, un clocher distinctif, un cône noir surmontant un édifice blanc, celui d'Ars-en-Ré. Je présume que c'était cela, l'effet recherché, montrer que nous nous trouvions à Ars, et faire que la singularité du lieu apparaisse.
Paul a vingt-quatre ans, moi vingt et un.

Pages 11-12, Julliard, 2019.
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sebastolivresebastolivre   05 février 2019
Et il faut rentrer. Puisqu'il faut toujours rentrer. Puisque toujours les étés se terminent. Et chaque fois, c'est une sensation déchirante. Quand j'étais enfant, le signal, c'était la mort des tournesols, le moment où leur tête jaune virait au noir et s'inclinait vers la terre sèche, je comprenais que la rentrée des classes appro chait, que c'en était fini du soleil et du désœuvrement, ça me plongeait dans des abîmes de mélancolie. J'ai écrit souvent, après, sur les arrière-saisons, sur la disparition de l'été ; ça vient de là.

Page 28, Julliard, 2019.
+ Lire la suite
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sebastolivresebastolivre   03 février 2019
En vérité, je n'étais pas fait pour le marketing, pas davantage pour la finance, voilà des matières qui me sont tout à fait étrangères, auxquelles je n'entends à peu près rien. J'ajoute que l'idéaliste de gauche que j'étais éprouvait de la méfiance, du mépris, voire de l'hostilité à l'endroit de disciplines ayant pour objet soit de favoriser la surconsommation, soit d'optimiser les revenus du patronat.

Page 15, Julliard, 2019.
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sebastolivresebastolivre   04 février 2019
L'été 88 est un été d'orages, de rafales, de tornades, le toit d'un hypermarché s'écroule dans une ville de la banlieue parisienne à cause de bourrasques, du poids de la grêle, il se produit des phénomènes comme ça, on ne parle pas encore de dérèglement climatique, des étés pourris on en a déjà connu.

Page 21, Julliard, 2019.
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pasphilpasphil   06 mai 2019
p. 39 : "Un jour, un garçon apparaîtra dans ma vie, qui sera un piège.

Tout est dans les livres. Tout. On devrait s'en souvenir.

p. 65: … Quelquefois, il me semble que c'est cela que je suis avant tout, un type debout qui parle à des tombes.

Ca commence avec lui, le dialogue avec les disparus. Ca n'a plus jamais cessé depuis.

p. 68 … les deux garçons, l'un dépareillé, l'autre solitaire.

p. 76 Pendant longtemps, je penserai : tant de ma vie s'est décidé en une seconde.

p. 77: … Car c'est une chose d'être l'un des amants occasionnels d'un homosexuel dissimulé, c'est est une autre d'être sans analogie…

p. 97: …, être une récréation quand on voudrait être une histoire.

p.105: … Cependant, nous finirons par devenir de bons camarades; curieusement cette expression vieillotte convient. Dans d'autres circonstances, nous serions devenus des amis. La différence? La confidence, la confiance.

p.159: … Paul est en train de s'inventer une nouvelle vie. Moi, je suis l'ancienne vie.

p.170: …, au fond tu voudrais que les gens que tu aimes ne sachent pas se débrouiller sans toi.

p.171: …, ça disait que tout le monde a une part d'inconnaissable, j'ai retenu l'expression.
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Vidéo de Philippe Besson
Cette 500e émission de la grande librairie est ponctuée de surprises. Pour dire "au revoir" à François Busnel après 14 saisons de bons et loyaux services, l'auteur Philippe Besson et le comédien Guillaume de Tonquédec ont un message à son égard. 
Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/
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