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Lord Byron (Antécédent bibliographique)Jean-Claude Aguerre (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
ISBN : 2742709061
Éditeur : Actes Sud (13/09/1996)

Note moyenne : 3.28/5 (sur 65 notes)
Résumé :
Le Vampire de John William Polidori est la première histoire écrite en prose sur le thème des vampires.

Polidori était le medecin particulier et assistant de Lord Byron.

Un après midi de juillet 1816, Byron mit ses amis au défi: écrire une histoire Fantastique le plus rapidemment possible.

Une seule personne réussit dans les temps, sa femme, Mary.

Byron lui, commença vaguement une histoire de vampires, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Joualvert
  11 mars 2015
L'une des premières (et nombreuses) histoires de vampire avec une genèse particulièrement intéressante. C'est l'un des produits du célèbre séjour de Lord Byron et d'une distinguée compagnie sur le bord du lac Léman, d'où est issu également le très célèbre ''Frankenstein'' de Mary Shelley. Une histoire ébauchée et rapidement abandonnée par Lord Byron dont son familier John William Polidori s'est inspiré pour écrire sa nouvelle. Malgré la paternité de ce dernier (reconnue par les deux), elle a été d'abord publiée sous le nom du premier pour mousser les ventes, ce dont ne s'est pas plaint l'un mais qui irrita l'autre. Mais assez de potinage sur le jetset anglais de la première moitié du XIXe siècle !
Il y a tout d'abord une introduction qui semble être de Polidori ou du moins provenant de l'édition originale (mais ce n'est pas spécifié), où de vieilles légendes sur les vampires sont abordées. On y retrouve également un excellent extrait d'un poème de Lord Byron sur ce thème. Ensuite, il y a la nouvelle en tant que telle, assez courte, 32 pages seulement. Écrite dans le style romantique, elle est bien sympa. Rien de bien extraordinaire en somme, mais j'ai bien aimé la description de la fascination initiale, de la graduelle découverte de l'horreur et de la subséquente descente dans le désespoir du personnage principal Aubrey.
À la suite de la nouvelle, il y a un espèce de petit essai de Jean-Claude Aguerre sur les circonstances de l'écriture, les sources et l'importante postérité de cette petite oeuvre. C'est rempli de détails intéressants sur Lord Byron, sur le fameux séjour au lac Léman, de considérations historiques sur les légendes de vampires en Europe centrale, et d'hypothèses de toute sorte, tout ça en une vingtaine de pages.
L'ensemble de tout ceci, petite lecture d'une journée, m'a laissé tout réjoui et repu d'érudition vampirique !
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Latulu
  03 octobre 2014
19ème siècle. Un cottage plongé dans la morosité d'une après-midi pluvieuse, quelque part au milieu de la campagne anglaise... Plusieurs auteurs sont rassemblés et pour tromper l'ennui, Lord Byron leur lance le défi d'écrire une histoire de fantômes. Mary Shelley accouchera du synopsis de Frankenstein, Lord Byron des notes qui constitueront cette nouvelle et les autres auteurs, tout comme leur nom, ne laisseront aucun écrit passé à la postérité.
C'est d'abord du bout des lèvres que j'ai accepté de lire cette nouvelle. Ce qui m'apparaissait comme un brouillon mal mis en forme par un secrétaire malveillant vis-à-vis de son « maître » s'est finalement révélé bien plus riche que je ne me l'étais laissé croire. On parle souvent de cette nouvelle comme le mythe fondateur des vampires qui hantent nos littératures modernes. Or, il n'en n'est rien.
L'une des premières apparitions du vampire dans la littérature date de 1748 et se trouve expressément nommée : « der Vampir » de Auguste Ossenfelder… Nous sommes donc bien loin de l'époque victorienne dans laquelle se situent non seulement l'action mais également l'auteur.
En parlant justement d'auteur, quel est donc celui de cette nouvelle ? Les avis divergent : adaptation maladroite de Polidori sur la base d'un essai négligé de Lord Byron ? La légende le dit ainsi. Elle dit également que Lord Byron en personne aurait inspiré le personnage de Lord Ruthven, celui que tout désigne vampire. Ce dernier y est décrit comme un être froid et manipulateur, dont le plaisir tire sa jouissance des mauvais tours et malheurs causés à autrui, en particulier à la haute, bonne et prude société victorienne. La légende ne dit pas si Polidori et Lord Byron sont restés en bons termes après la parution du « Vampire » de Polidari. J'ai apprécié le petit côté moqueur du titre entier : « le Vampire » de Polidari (d'après Lord Byron). Doit-on y entendre d'après le texte original de Lord Byron ou d'après l'original Lord Byron ?
Quoiqu'il en soit, l'histoire ne m'a pas particulièrement emballée. Un jeune homme de bonne famille, après s'être lié d'amitié avec un séducteur oeuvrant dans la haute société, Lord Ruthven, se trouve soudain lié par un serment l'empêchant de révéler à quiconque la véritable nature de ce compagnon. Les tentatives désespérées du héros pour dénoncer ce diable d'homme, malgré le serment prononcé, sont, à mon sens, les meilleurs passages de la nouvelle et les seuls dignes d'intérêt. le reste du récit semble n'être qu'un texte approximatif, mal écrit, peu en rapport avec la qualité et la richesse du style littéraire propre au 19ème siècle. Mary Shelley fera d'ailleurs bien mieux avec son Frankeinstein, né le même jour, même lieu, que cette nouvelle mal dégrossie dont le seul intérêt est d'avoir transformé la caricature cadavérique du vampire, en homme séduisant et manipulateur.
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Nadou38
  15 décembre 2016
Lecture rapide que cette nouvelle célèbre de Lord Byron / Polidori, considérée comme un des premiers écrits «romancé» sur le thème des vampires (1819).
Je dois avouer que je n'ai pas été très emballée par cet écrit, que ce soit au niveau de l'écriture ou de l'intrigue de l'histoire.
En revanche, j'ai trouvé intéressant que l'on y trouve toutes les caractéristiques classiques du vampire : sa vie nocturne, son alimentation sanguinaire, son teint cadavérique et l'effet à la fois fascinant, attirant et effrayant qu'il produit autour de lui. Une base reprise dans la plupart des écrits qui ont suivi jusqu'à aujourd'hui.
Un autre élément qui m'a paru intéressant : Il est fait référence, au début de la nouvelle, à Augustin Calmet, érudit et abbé connu au 18ème siècle pour avoir, entre autre, rédigé des dissertations savantes sur le vampirisme dans l'est de l'Europe, notamment le «Traité sur les apparitions des esprits et sur les vampires...» (téléchargeable sur Gallica).
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miriam
  02 juillet 2012
1816, Villa Diodati, sur les bords du Léman, quelques amis se proposèrent une gageure: écrire en une journée une histoire de fantômes. Parmi eux, Mary Shelley qui écrivit Frankenstein et Lord Byron qui ébaucha une nouvelle : le Vampire.
Polidori, le secrétaire particulier de Byron termina la nouvelle que ce dernier avait abandonnée.
Ce court texte d'une trentaine de pages est, à double titre, une curiosité. le fantastique n'est pas un genre que j'apprécie particulièrement mais cette lecture a excité mon imagination. Quelle est la part de Byron? quelle est celle de Polidori?
Mais surtout la ressemblance entre Lord Ruthven et Lord Byron est étonnante. Polidori détestait son maître. Comme l'écrivain, Lord Ruthven est reçu dans la meilleure société, il voyage, il s'arrête en Italie et poursuit vers la Grèce. C'est d'ailleurs en Grèce que le vampirisme se déclare
Lien : http://miriampanigel.blog.le..
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Parthenia
  02 septembre 2013
La nouvelle relate l'histoire d'Aubrey, jeune orphelin de la bonne société, naïf et romantique, qui devient l'ami du mystérieux et charismatique Lord Ruthven, dont la beauté froide et le caractère détaché le fascinent.
Il décide d'effectuer son tour d'Europe en compagnie de ce nouvel ami mais découvre rapidement que cette figure romantique qu'il avait idéalisée n'est qu'une façade et que l'aristocrate sophistiqué est en fait un être cruel et dépravé qui prend plaisir à entraîner les autres à leur perte sur le chemin du déshonneur...
Aubrey l'abandonne donc en Italie et poursuit son voyage jusqu'en Grèce où il rencontre Ianthe, une belle paysanne friande d'histoires de vampires auxquelles il ne croit pas jusqu'à ce que...
Autant le dire tout de suite, la genèse de cette nouvelle est plus intéressante que l'histoire elle-même. Celle-ci est basée sur un brouillon que Lord Byron avait écrit en 1816 lors de son séjour en Suisse avec les Shelley où lors d'une journée pluvieuse, Lord Byron avait suggéré à tous d'écrire une histoire de fantôme (Mary Shelley écrira Frankenstein).
Le style de Polidori n'est pas transcendant et on a plutôt l'impression qu'il écrit le résumé d'une histoire qu'il a lue ou entendue, tant le texte est peu détaillé, l'intrigue et les personnages peu développés.
Par contre, le personnage de Ruthven (apparemment inspiré de Lord Byron himself, j'espère qu'il a apprécié !^^) est vraiment fascinant : sa figure élégante et séduisante cache un monstre et un manipulateur démoniaque ! Il lança la mode du thème du vampire, repris par Gauthier, Tolstoï et bien d'autres, mais surtout Sheridan le Fanu et Bram Stocker.
Bref, une lecture intéressante parce qu'elle fonde l'archétype du vampire moderne mais qui ne m'a pas marquée plus que cela... Rendons quand même grâce à l'auteur d'avoir su ménager une tension croissante à la fin de l'histoire, où nous attendons aussi impatiemment que l'infortuné Aubrey l'échéance de son serment !
Lien : http://parthenia01.eklablog...
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
JoualvertJoualvert   11 mars 2015
Frémis ! Nouveau vampire envoyé sur la terre,
En vain, lorsque la mort fermera ta paupière,
À pourrir dans la tombe on t'aura condamné,
Tu quitteras la nuit cet asile étonné.
Alors, pour ranimer ton cadavre livide,
C'est du sang des vivants que ta bouche est avide ;
Souvent, d'un pas furtif, à l'heure de minuit,
Vers ton ancien manoir tu retournes sans bruit :
Du logis à ta main déjà cède la grille,
Et tu viens t'abreuver du sang de ta famille,
L'enfer même, à goûter de cet horrible mets,
Malgré sa répugnance oblige ton palais.
Tes victimes sauront à ton heure dernière
Qu'elles ont pour bourreau leur époux ou leur père !
Et, pleurant une vie éteinte avant le temps,
Maudiront à jamais l'auteur de leurs tourments :
Mais non, l'une plus douce, et plus jeune et plus belle,
De l'amour filial le plus parfait modèle,
Celle de tes enfants que tu chéris le mieux ;
Quand tu t'abreuveras de son sang précieux,
Reconnaîtra son père au sein de l'agonie,
Et des plus tendres noms paiera sa barbarie.
Cruel comme est ton coeur, ces noms l'attendriront ;
Une sueur de sang coulera de ton front ;
Mais tu voudras en vain sauver cette victime,
Elle t'est réservée, ainsi le veut ton crime !
Dessechée en sa fleur, par un funeste accord,
Elle te dut sa vie et te devra sa mort !
Mais du sang des vivants cessant de te repaître,
Dès que sur l'horizon le jour est prêt à naître,
Grinçant des dents, l'oeil fixe, en proie à mille maux,
Tu cherches un asile au milieu des tombeaux :
Là, tu te veux du moins joindre aux autres vampires,
Comme toi condamnés à d'éternels martyrs :
Mais ils fuieront un spectre aussi contagieux,
Qui, tout cruels qu'ils sont, l'est mille fois plus qu'eux.

(Passage du poème ''Giaour'' de Lord Byron, apparaissant dans l'introduction du livre.)
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PartheniaParthenia   03 septembre 2013
Spectateur impassible de la gaîté qui l'environnait, il semblait ne pouvoir la partager. Si la beauté, par un doux sourire, fixait un instant son attention, un seul de ses regards la glaçait aussitôt et remplissait d'effroi ces coeurs où la légèreté avait établi son trône. La source de la terreur qu'il inspirait était inconnue aux personnes qui en éprouvaient les effets; qelques-uns la cherchaient dans ses yeux gris et ternes, qui ne pénétraient pas jusqu'au fond du coeur, mais dont la fixité laissait tomber un regard sombre dont on ne pouvait supporter le poids. Ces singularités le faisaient inviter dans toutes les maisons : tout le monde souhaitait de le voir. Les personnes accoutumées aux sensations fortes, et qui éprouvaient le poids de l'ennui, étaient charmées d'avoir en leur présence un objet de distraction qui pût attirer leur attention. Malgré la pâleur mortelle de son visage que ne coloraient jamais ni l'aimable incarnat de la pudeur, ni la rougeur d'une vive émotion, la beauté de ses traits fit naître à plusieurs femmes coquettes le dessein de le captiver ou d'obtenir de lui au moins quelques marques de ce qu'on appelle affection.
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AmkitifaAmkitifa   26 avril 2012
"...Souviens-toi de ton serment !
Il osait à peine se retourner, redoutant de voir un spectre qui l'aurait anéanti, lorsqu'il aperçoit, à quelques pas de lui, le même personnage qui avait attiré son attention dans ce même lieu, lors de sa première entrée dans le monde."
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JoualvertJoualvert   11 mars 2015
Aubrey fit entendre à ses tuteurs que le temps était venu de commencer ces voyages, qui depuis tant de générations ont été jugés nécessaires pour faire avancer à grands pas les jeunes dans la carrière du vice. Ils apprennent à écouter sans rougir le récit des intrigues scandaleuses, qu'on raconte avec vanité ou dont on fait le sujet de ses plaisanteries, selon qu'on a mis plus ou moins d'habileté à les conduire.
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Anis0206Anis0206   24 janvier 2013
A force de pleurs et de violentes colères Yvan a convaincu ses parents de le laisser aller à l'école
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Videos de John William Polidori (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John William Polidori
David Meulemans, président des éditions Aux Forges de Vulcain vous présente l'ouvrage "Le vampyre" de John William Polidori . Rentrée littéraire janvier 2019.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2285437/john-william-polidori-le-vampyre
Notes de Musique : Free Music Archive
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