AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : SIE33713_6732
Éditeur : (30/11/-1)
4.14/5   7 notes
Résumé :
"Mille aujourd'hui" constitue la synthèse d'un univers cohérent où l'humour corrosif le dispute à la tendresse et à la lucidité. Rezvani y brosse une grande fresque qui met en scène au gré d'une imagination délirante, avec verve et humour mêlés de poésie, tous les aspects de le vie d'aujourd'hui: vie domestique et intimité sentimentale, scènes politiques mondiales et villageoises, action des promoteurs, coulisses de l'édition; etc.
On y retrouve, sous des pse... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
SimonLarribaSimonLarriba   29 avril 2016
Car le point-virgule donne à la littérature ce petit rien de noblesse mandarinesque qui ne s'attrape qu'en usant avec beaucoup de sérieux ses fonds de culotte sur les bancs de nos vieilles universités. C'est au point-virgule que l'on reconnaît le lettré qui s'est hissé au-dessus de la foule à la force des poignets. Dans le point-virgule est ramassé tout le ni-oui ni-non de nos élites. Dans le point-vrgule, monsieur est synthétisé tout le mépris que nous autres écrivains portons au peuple, vous me suivez ? Donnez à un ouvrier un point-virgule eh bien je parie qu'il ne saura où s'en débarrasser ah ah !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
lanardlanard   18 janvier 2019
Les poètes d'Occident sont des embaumeurs.
C'est vrai, à quelques exceptions près tous les poètes se sont mis au service de la bourgeoisie. En choisissant leurs mots, en articulant leurs phrases ils donnent un style à la sanglante croisière, ils emballent. Les tueurs et leurs flics agissent comme des porcs et l'homme de plume sans cesse rectifie, retouche le tableau, renvoie une image "civilisée". Dans ce reflet culturel tout est gommé. Pas de trace de sang, plus brutalité. Les négriers nantais appelaient leur marchandise: bois d'ébène. Et combien d'écrivains d'Occident se servent du style et de la rhétorique pour camoufler ce qu'il se refusent à dénoncer.
Je disais que les artistes d'Occident se sont toujours mis au service des salauds. Pourtant quand on pense qu'ils ont en main les clefs de délivrance. Ils possèdent le langage. Ils pourraient raisonner analyser transmettre des idées en les rendant accessible, travailler pour leurs frères. Mais ils refusent de se servir des armes qu'ils ont à leur disposition, paralysés qu'ils sont par le vieille inhibition: on ne mêle pas l'Art à la Politique etc. On connaît la chanson. En retour la bourgeoisie et ses hommes politiques méprisent copieusement les artistes. Les surréalistes ont fait la révolution surréaliste pour ne pas faire la vraie révolution avec le peuple.
Les poètes confisquent les mots nés dans la rue, les embaument et les resservent au peuple qui ne sait quelle contenance prendre devant cette retombée de culture morte. Les mots qui ont tous été inventés par le peuple, qui tous sont le fruit de la vie et du travail, du rire et de l'effort, les mots qui sont nés dans la rue, qui tous ont jailli sous la poussée des nécessités quotidiennes, les voilà tout à coup immuables, reliques à la garde des poètes. Les clercs furent toujours les Fous du pouvoir. De tout temps les hommes de plume se sont efforcés de débarrasser la belle langue populaire de ses rugosités et de ses grasseyements. Que de mots forts ont été émasculés par les écrivains. Et ils trafiquent l'Histoire comme ils dévoient les mots. Plutôt que de dénoncer les crimes commis par l’État ils étalent leurs états d'âme... et pourtant ici, en Occident, ils pourraient accélérer le pourrissement...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          01
lanardlanard   10 janvier 2019
Ils étaient tous beaux, sympathiques de jeunesse, de liberté vestimentaire. mais quelque chose, un je ne sais quoi, sentait le fric, l'aisance que donne le fric des parents. Ici, il faut la voir la jeunesse contestataire bourgeoise! Barbes, cheveux longs et free jazz aux quatre vents pour pleurer leur "mal à vivre". Affublés des dépouilles du tiers monde, ils me rappellent ces crabes qui collent sur leurs carapaces des algues et des anémones de mer. Désespéré sursaut de mimétisme. Eux les mous, les faibles, les invertébrés, espèrent par le déguisement voler sur les trois continents. Ils déclament du Thymothée Leary en tapant sur des tambourins pendant que les paysans ironiques, aiguisent leurs faux dans les prés que leurs papas-mamans ont annexés à leurs résidences secondaires. Crois-moi le spectacle est assez déprimant. La fleur de la bourgeoisie huppée de Paris lâchant dans les vignes ses rejetons indouisants-free-jazzeurs-révolutionnaires-de-surprises-parties. Très drôle peut-être vu comme ça, de loin, mais pour nous assez attristant de nous retrouver dans ces collines (il y a encore peu de temps si sauvages) à la merci des saxos des fils à papa désœuvrés. Oh, ils ont toutes les raisons de ne pas s'en faire les PDG d'Occident, leurs enfants finiront bien par leur ressembler. Pour l'instant ils pratiquent le mime exorciseur et peut-être se droguent un peu... Non, ils ne m'inspirent aucune sympathie, pas plus que ne m'inspiraient de la sympathie leurs parents en ces temps pas si lointains où jeunes "existentialistes" ils s'entassaient dans les caves de Saint-Germain-des-Prés. Où sont les cheveux longs, la crasse insolente des années 45? PDG devenus, nos jeunes loups de l'après-guerre!...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
lanardlanard   19 janvier 2019
Cet été nous avons fait un tour dans les Cévennes mais partout on prépare l'avenir "secondaire". Ils projettent de nouveaux villages, des lacs de loisir, ils lotissent, colonisent, ils découpent les forêts, les pâturages, ils passent le maquis au bulldozer. Les paysans sont furieux, on les dépossède sur plan. Les chacals dépècent la superbe dépouille. Les douceurs naturelles, les derniers bruissements de la vie lente vont être remplacés par la destruction et le mouvement. Pour cette société impatiente, tout débouche sur la destruction. Ils n'édifient rien, ils "défient". leurs buildings sont des "défis", leurs villages en toc sont des "défis", leur façon de tout passer à la tondeuse est un "défi". Et autour d'eux s'allument la défiance et le dégoût. Une civilisation se fait lentement. L'impatience n’aiguillonne que les Huns. Le même fossé immense sépare l'amour du viol. Ce goût de l'entreprise, qui caractérise les coboy's rois du Far West et les machines à sous, a gagné gangrené les coins les plus reculés, lèpre qui ronge la foisonnante beauté des collines...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          01

Videos de Serge Rezvani (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Serge Rezvani
Titre: "Le Tourbillon de la vie" (chanson écrite par Serge Rezvani pour Jeanne Moreau en 1957) Interprété par: groupe SPIRALE Au profit de l'Association: LE VERGER FLEURI à Maizières-la-Grande-Paroisse (pour les enfants et jeunes adultes à troubles autistiques)
autres livres classés : humourVoir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Compléter les titres

Orgueil et ..., de Jane Austen ?

Modestie
Vantardise
Innocence
Préjugé

10 questions
17305 lecteurs ont répondu
Thèmes : humourCréer un quiz sur ce livre