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ISBN : 2754055711
Éditeur : First (07/11/2013)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 4 notes)
Résumé :
500 bonnes raisons de regretter d'avoir plus de 30 ans. Ou pas. Avant, 15 euros, ça faisait 100 francs. Et avant, 100 francs, ça faisait beaucoup plus que 15 euros. Avant, l'avenir c'était le Minitel... Avant, les vieux avaient l'air plus vieux. Avant, on disait déjà que c'était mieux avant.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
cathcor
  27 février 2014
Dans ce joli petit livre carré, dont le jaune joyeux est un défi à l'hiver, il y a une miette de madeleine de Proust, un parfum du "Je me souviens" de Pérec, et un zeste de "Brèves de comptoirs", le tout pour un vrai bonheur de lecture.
Cet "Avant" lancinant est parfois féroce pour notre politiquement correct ( "Avant, on ne parlait pas de génération X ou Y. On parlait de générations de feignasses."), pour notre monde hypersexué ( "Avant, dans La Redoute, les vibromasseurs servaient à se masser le visage doucement"), pour la pornographie toute puissante ( "Avant, on ne savait pas que des gens faisaient l'amour avec des poneys et se faisaient filmer. Et on aurait voulu ne jamais le savoir"), pour notre perte de repères ( "Avant, les méchants étaient toujours communistes. Depuis, c'est un peu le bordel."), pour la magouille universelle ( " Avant, quand les coureurs du Tour faisaient pipi contre un arbre, l'arbre ne s'enflammait pas."), pour le règne d'Internet et de Facebook ( "Avant, on ne retrouvait pas de vieux amis grâce à Facebook. Si on n'était plus amis, c'était sans doute qu'il y avait des raisons").
Il y a nos réelles angoisses ("Avant, le soir, on avait du mal à s'endormir parce qu'on avait peur des monstres. Aujourd'hui, le soir, on a du mal à s'endormir parce qu'on a peur de son patron"), nos petites médiocrités ("Avant, on voulait changer le monde. Aujourd'hui, on veut juste changer de quartier"), mais aussi de la vraie tendresse et de vrais remords (" Avant, on n'osait pas dire à sa maman qu'on l'aimait. Aujourd'hui, on regrette de ne pas le lui avoir dit assez"), d'attendrissantes nostalgies ( "Avant, quand on faisait une photo, il fallait attendre des mois avant de savoir qu'elle était ratée"), de petits- gros chagrins de mômes ("Avant, on perdait tout le temps le pistolet du shérif Playmobil").
Il y a la fuite de notre enfance et de ses certitudes, avec ces "10 trucs auxquels on croyait avant et auxquels on aimerait bien croire encore un peu", comme "Papa et maman ne vont jamais mourir" ou "Quand on a une meilleure amie, c'est pour la vie". Il y a les menues joies oubliées ( "Avant, on accrochait une carte à jouer avec une pince à linge sur la fourche de notre vélo pour faire le bruit de la mobylette"), les premiers troubles, les premières incertitudes ("Avant, on se demandait dans quel sens il fallait tourner la langue quand on embrassait quelqu'un").
Mais il y a aussi le rappel lucide que "Avant, ce n'était peut-être pas si bien que ça", que le souvenir idéalise le passé ("Avant, on buvait du Ricqlès. Enfin, on n'en buvait pas beaucoup, parce que ce n'était pas très bon quand même..."),et que, finalement "Avant, on disait déjà que c'était mieux avant".
Bref, un petit délice, où humour et sensibilité se mêlent au rire et à l' émotion. Comme il est dommage que de délicates et amusantes images n'accompagnent pas ces pages, aux couleurs vives !
En tout cas, merci aux éditions First, à Babelio et à Stéphane Ribeiro, l'auteur, pour ce joli cadeau.
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AnaisValente
  23 février 2014
Avant, je mangeais des Treets, des Bonitos et des Raiders, et non des M&Ms et des Twix.
Avant, j'avais un double deck et j'étais au taquet pour enregistrer le hit parade du samedi matin sur mes cassettes.
Avant, je pouvais lire dans mon bain sans risquer de bousiller ma liseuse numérique, courant le seul risque de gondoler mon livre.
Avant, pour téléphoner, ça coûtait 1 franc la minute et fallait former le numéro en tournant un cadran, et entendre maman venir dire toutes les dix minutes « t'as pas encore fini ? »
Avant, j'attendais toute la semaine impatiemment l'épisode suivant de ma série, sans la charger sur internet.
Avant je recevais des cartes pour mon anniversaire (elles sont toutes dans un tiroir), pas un mot sur Facebook.
Avant, on ne subissait pas les conversations passionnantes sur gsm dans le bus « c'est moi, t'es où, oui j'arrive, je suis dans le bus ». On se donnait rendez-vous aux escargots à Namur, et si on était en retard, ben on n'avait qu'à pas l'être, car on n'avait pas un gsm pour prévenir.
Avant, on pouvait frauder en se prêtant les abonnements de bus.
Avant, j'allais au cinéma pour 90 francs, je mangeais une glace pour 25 francs et je buvais un coca (plein de sucre, pas plein d'aspartame) pour 45 francs.
Avant, j'avais pas de cheveux blancs (c'est juste pour la rime).
Bref, c'était mieux avant… ou pas…
C'est sans doute le propre de l'homme (et de sa supérieure la femme) de se retourner vers avant avec une petite, voire une grosse, émotion, même si c'était pas toujours mieux avant.
Avant, mon premier magnétoscope coûtait 100.000 francs (si je vous jure) et le vidéoclub louait Dirty dancing que pour 48 heures, fallait s'en empiffrer avant de le rendre.
Avant, quand je cherchais le mot « métaphore », je pouvais pas demander sur Facebook et avoir une réponse presque immédiate, non, avant, je me torturais les méninges durant dix heures.
Avant, pour mon élocution, je devais aller à la bibliothèque et faire quatre heures de recherches (mais je savais pas qu'un jour le net existerait, donc ça me dérangeait pas).
Avant, je réchauffais mes spaghet bolo à la poêle, ça prenait du temps. Mais ils étaient super croustillants.
Bref, c'est bien aussi, maintenant.
Mais le règne de « l'avant », c'est cool, parfois, c'est moelleux, la nostalgie, c'est cosy, c'est cocoon, et ça rassemble les ceusses du même âge.
Stéphane Ribeiro surfe sur cette vague nostalgique en proposant « C'était mieux avant, 500 bonnes raisons de regretter d'avoir plus de 30 ans. Ou pas ».
Et j'adore. Of course.
C'est top fun, ça rappelle de bons souvenirs, ça fait rigoler ou ça émeut.
Morceaux choisis parmi ces 500 propositions toutes plus chouettes les unes que les autres :
- Avant, personne à l'école ne s'appelait Kevin
- Avant, y'avait Grosquick
- Avant, des extraterrestres enlevaient des vieilles dames pour leur faire des pâtes
- Avant, la pub était annoncée par une fleur qui poussait dans une pomme en faisant « ahhhbdubdubdubdubdu… » (tiens je pensais qu'elle faisait « Ahhh2222222 » moi
- Avant, on disait déjà que c'était mieux avant
Seul reproche : l'auteur aurait pu éviter les « avant » blessants et même pas drôles, genre « avant, Isabelle Adjani était belle » et « avant, Catherine Deneuve était maigre », ça, ben j'aime pas. Ça me fait pas rire.
Zappons sur cette grosse faute de goût, et régalons-nous des autres « avant ». Moi, je me régale comme d'une glace à 25 francs la boule…
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bucephale
  16 juillet 2014
un saut dans le temps, une vision du monde, un être là entouré d'objets différents, et qui a changé pour devenir autre. de féroces petites non pas maximes ou proverbes mais véritables saillies humoristiques, tout est dans la tournure, l'étonnement, comment faire tenir un sourire dans une phrase...
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x-livres-passion-x
  13 février 2014
Ce qui m'a tout de suite attiré, c'est le titre « C'était mieux avant », j'ai dû entendre cette phrase des centaines de fois, mais est-ce que c'était vraiment si parfait avant ? J'étais donc très curieuse de découvrir ce petit livre humoristique. La couverture attire le regard, les illustrations donnent une petite idée de ce dont on va parler.
« 500 bonnes raisons de regretter d'avoir plus de 30 ans. Ou pas », je confirme, il n'est pas nécessaire d'avoir plus de 30 ans pour lire ce livre, je suis loin de les avoir, mais on peut tout de même rire de ces raisons, parfois banales, parfois complètement tirées par les cheveux.
Le gros point négatif que je peux reprocher à ce livre, c'est certaines raisons complètement absurdes, trouvées je ne sais où, qui ne m'ont fait ni chaud, ni froid. Je suis peut-être trop jeune pour tout comprendre. Qui sait ?
Pour ce qui est de l'objet livre en lui-même, je le trouve très bien présenté, très beau. Ça se voit qu'un gros effort a été fourni. Il y a des illustrations par-ci par-là, dès que l'on tourne la page, les couleurs ne sont pas les mêmes, en bref, c'est un très bel ouvrage.
Lien : http://x-livres-passion-x.sk..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
JuinJuin   20 novembre 2014
Avant, on disait déjà que c'était mieux avant. Faudrait quand même vraiment savoir quand ça a commencé à merder.
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x-livres-passion-xx-livres-passion-x   09 février 2014
Avant, on ne disait pas à tous ses amis qu’on venait de faire caca, qu’on était dans une relation compliquée et qu’on aimait les chats qui tombaient d’une table. Avant, on se disait que ça n’intéressait personne. On faisait bien.
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JuinJuin   29 novembre 2014
Avant Jean-Marie Le Pen avait un bandeau sur l’œil. Et il n'avait pas de fille.
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JuinJuin   20 novembre 2014
Avant, quand on allait faire pipi, on n'en faisait pas un statut Facebook.
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x-livres-passion-xx-livres-passion-x   09 février 2014
Avant, pour te dire non, les filles te disaient que ton amitié leur était trop précieuse et qu'elles préféraient rester ton meilleur ami. Dès lors, tu n'étais plus leur ami.
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Video de Stéphane Ribeiro (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Stéphane Ribeiro
Thierry Ardisson fait appel à des nègres pour écrire les vannes de son émission : Stéphane Ribeiro est l'un d'eux. Il témoigne à visage découvert. Nouvo.ch, l'émission des nouvelles tendances de la Tv suisse.
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