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ISBN : 2350132676
Éditeur : Jean-Claude Gawsewitch (20/05/2011)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 72 notes)
Résumé :
Comment communiquer la joie de vivre à son enfant lorsqu'il est atteint d'autisme ? C'est la question à laquelle se heurte, Julia, mère célibataire londonienne en élevant George, son fils de neuf ans, qui montre une grande violence envers les autres en général, et sa mère en particulier. L'arrivée d'un chaton aussi seul et perdu que lui va permettre au petit garçon de s'ouvrir aux autres et rendre à sa mère tout l'amour qu'elle lui a donné. Mais, un jour, cet équili... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
kathy
  20 avril 2012
Dans un texte autobiographique, Julia, mère célibataire londonienne, raconte la difficulté d'élever George, son petit garçon autiste. Coupé du monde, renfermé sur lui-même, George montre une grande violence envers les autres en général, et sa mère en particulier. L'arrivée d'un chaton, Ben, au caractère joueur, gai, câlin et aimant, va permettre au petit garçon d'apprécier la vie en surmontant sa maladie. George va pouvoir s'ouvrir aux autres et rendre à sa mère l'amour qu'elle lui a donné.
Mais un jour, à l'occasion d'un court voyage de ses maîtres, Ben s'échappe. George va-t-il redevenir ce petit enfant autiste d'avant, -un quasi étranger pour sa mère, hors d'atteinte ?
Au-delà de l'autisme, maladie encore trop méconnue en France, et déclarée « grande cause nationale en 2012 » afin de lui accorder l'importance qu'elle mérite-, ce livre est intéressant à plusieurs titres :
1/ à destination des jeunes : il leur permettra de mieux comprendre cette maladie - qui n'est pas une fatalité, - ainsi que toutes les malades psychiques dont pourraient être atteints certaines personnes de leur entourage scolaire.
2/ à destination des parents et professionnels : il met l'accent sur l'importance que peut avoir, dans la prise en charge de personnes en situation de handicap ou de personnes vieillissantes, l'animal, en tant qu'agent médiateur thérapeutique.
La complicité qui se crée avec l'animal permet le développement des liens affectifs qui deviennent rapidement des repères, une empreinte rassurante pour l'enfant/la Personne. La réussite constatée de ces relations thérapeutiques tenant sans doute au fait que l'animal ne porte aucun jugement verbal. Il peut être, de ce fait, l'antidote parfait aux tensions, appréhensions, angoisses, solitudes.
3/ à destination de Tous : il nous donne une leçon de courage et d'humilité face à ces parents d'enfants porteurs de handicap, qui LUTTENT au quotidien par amour et pour le bien de leurs enfants. Chapeau bas !
En un mot, malgré un sous-titre, - « Mon ami Ben. Un chat sauve un enfant de l'autisme » - un peu trop racoleur, à mon goût car on ne « sauve » pas un enfant de l'autisme…, on lui permet « d'aller mieux » (ce qui, en soi est déjà énorme) - Julia Romp nous propose un témoignage qui, - même s'il est parfois un peu trop romancé-, s'avère être riche d'enseignements et très touchant.
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petitsoleil
  10 novembre 2012
Pas vraiment un roman, plutôt un témoignage, une histoire vraie, mais tellement touchante !
j'ai voulu lire ce livre parce que j'aime bien les chats, mais aussi à propos de l'autisme, sujet qui m'intéresse aussi
j'ai trouvé ce livre assez différent du témoignage du papa américain de "L'enfant cheval", mais très bien aussi
je recommanderai donc les 2 livres à ceux qui veulent lire une histoire émouvante sur les autistes et leur lien si particulier aux animaux (un chat Ben pour George le petit Anglais, les chevaux aux Etats-Unis puis en Mongolie pour Rowan le petit Américain)
la métamorphose des enfants est vraiment impressionnante, et l'amour de leurs parents aussi, qui sont souvent désemparés car peu aidés, on ne diagnostique pas toujours très tôt l'autisme de leur enfant, et les "recettes toutes faites" ne semblent pas souvent "marcher" ... quel courage
courage d'élever son enfant "comme on le sent", du mieux qu'on peut, courage de témoigner aussi, sur les bons moments mais aussi les moments les plus durs ! quand George se réfugie dans le mutisme lors de la disparition de Ben, quand Rowan n'a pas monté de cheval depuis quelques jours et se ferme ...
l'amour inconditionnel des parents et de leur animal favori permet à ces 2 autistes d'évoluer vraiment, surtout de s'ouvrir aux autres et de les comprendre
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Aryia
  26 février 2018
Cela faisait des années que je voyais passer ce livre sur la blogosphère, et des années que je le cherchais vainement dans les bibliothèques des environs. C'est finalement dans les rayonnages d'une bibliothèque spécialisée dans l'autisme que j'ai fini par le dénicher, comme quoi, l'acharnement, ça paye. Autant vous dire qu'il s'est aussitôt placé tout en haut de la pile à lire prioritaire, juste après les services de presse les plus urgents ! Et pour tout vous avouer, il n'a pas fait long feu … je l'ai dévoré en une seule après-midi, affalée sur le canapé avec un chat roulé en boule sur les genoux et l'autre en train de me grignoter les pieds. Je crois que mes deux boites à ronrons étaient attirées par le joli petit chaton de la couverture !
Ce témoignage, c'est celui de Julia, jeune maman célibataire qui se rend rapidement compte, en dépit des nombreuses affirmations de ses proches, que son petit George n'est pas un petit garçon comme les autres, et que le temps seul ne suffira pas à améliorer les choses. Violent, renfermé sur lui-même, ne supportant pas qu'on le touche et semblant ne pas remarquer l'univers qui l'entoure, Georges ne sera diagnostiqué autiste que très tardivement. Avant qu'un psychiatre n'énonce cette réalité, Julia s'est vue qualifiée à de très nombreuses reprises de mauvaise mère, incapable de gérer les caprices de son enfant. Déconcertée face aux comportements de Georges, ne sachant comment l'aider à sortir de ce cocon d'angoisse hystérique dans lequel il semble continuellement enfermé, Julia va être aidée par un chat errant, petite boule de poils au grand coeur qui va, sans qu'elle ne sache comment, réussir à percer la bulle de Georges et lui faire découvrir l'Amour.
Chroniquer un témoignage, c'est délicat. Ce n'est pas comme de la fiction, dont on peut se permettre de relever des incohérences, des lenteurs ou des clichés dans l'intrigue. C'est d'autant plus difficile lorsque l'on se retrouve à chroniquer un témoignage aussi émouvant, aussi poignant, aussi beau que celui-là. J'ai le sentiment que quoi que je dise, cela ne sera pas suffisant pour faire comprendre à quel point j'ai trouvé ce livre magnifique. Une belle histoire d'amour et d'espoir, voilà finalement ce que nous offre Julia Romp à travers cet ouvrage, que certains blogueurs ont trouvé bien trop romancé pour être sincère et spontané, mais que j'ai pour ma part trouvé vraiment superbement bien écrit … et rempli d'émotions. Je l'avoue sans honte : j'ai beaucoup pleuré au cours de ma lecture, au moins que les deux chats se sont mis à miauler comme pour me demander ce qui n'allait pas. Car il y a bien une chose que ce livre met en évidence, c'est bien que ces petites boules de poils sont terriblement attachées à leur maitre et qu'elles se préoccupent de leur bien-être !
L'auteure commence par nous raconter la naissance de Georges et toutes les difficultés qu'elle a rencontrées pour cohabiter avec cet « étranger » qu'est son enfant. Cette première partie est là pour « poser le contexte », pour nous montrer à quel point le quotidien était difficile avant l'arrivée de Ben, afin que les changements nés de la rencontre avec ce petit félin soient plus visibles. Elle exprime le désespoir, l'incompréhension, mais également la honte : à force de se faire regarder de travers par les voisins et les médecins, à force de se faire qualifier de mère indigne par les instituteurs et les services sociaux, Julia croyait vraiment que le problème venait d'elle, qu'elle était une mauvaise mère pour cet enfant, que tout était de sa faute. Personne n'a réellement cherché à l'aider, à aider Georges, tout le monde se contentait de juger sans savoir. Jusqu'à la rencontre avec un psychiatre un peu plus perspicace que les autres, qui pose enfin le diagnostic : autisme.
Mais la jeune maman va également se rebeller face aux affirmations de ces médecins spécialistes : elle refuse d'accepter que son fils soit incapable de faire preuve d'amour et d'empathie pour autrui. Elle refuse de baisser les bras, de s'avouer vaincue face à cette maladie, de laisser les terribles pronostics médicaux se réaliser. Alors elle va se battre, encore une fois, non plus contre le regard des autres mais contre cet autisme qui empêche son petit garçon d'apprécier ses démonstrations d'amour, qui l'enferme dans son monde en ne lui laissant pas de fenêtre vers l'extérieur. Elle ne sait pas encore comment elle va parvenir à tenir cette promesse qu'elle s'est faite à elle-même, qu'elle a faite à son fils, mais ce serment est désormais son seul moteur. Et c'est là que Ben entre dans leur vie. Un petit chat apparemment banal, mais qui va accomplir des miracles. A ses côtés, Georges va progressivement s'ouvrir, s'épanouir, s'apaiser. Ses efforts vont être plus que spectaculaires, et il va même finir par accepter de bouleverser ses habitudes, ses rituels, d'être en contact avec de nombreux inconnus, pour aider sa mère à soutenir une collecte en organisant une animation de Noël dans son jardin. Si ce n'est pas de l'altruisme, il va falloir dire à Julia ce que c'est ! Grâce à Ben, la jeune maman va réussir à dialoguer avec son enfant. Grâce à Ben, Georges va progressivement apprendre à exprimer ses émotions. Preuve en est ce passage, écrit de la main de Georges :
« Avant l'arrivée de Ben, je ne voulais aimer personne. Je ne savais pas ce que c'était que l'amour. Je n'y pensais pas vraiment. Je me souviens juste que je savais que Maman était là pour veiller sur moi. Mais c'est différent maintenant. »

Puis arrive le drame, la tragédie, le désastre. Ben disparait, du jour au lendemain. Et Georges se renferme à nouveau sur lui-même, s'enferme dans sa chambre, refuse de manger, d'aller à l'école, de discuter avec sa mère qu'il affirme détester. Dévastée par le repli de son fils, mais également par l'absence du soutien silencieux que lui apportait le petit chat, Julia Romp se lance à la recherche de leur sauveur à quatre pattes. Pendant des mois, jours après jours, elle va distribuer des tracts, coller des affiches, se rendre partout où des gens affirment avoir vu Ben … J'ai tellement pleuré pendant cette partie. Parce que c'était terrible que de voir cette belle harmonie être brisé en mille morceaux, c'était terrible que de voir ce petit garçon en pleine évolution retomber dans son apathie et sa violence de départ, c'était terrible que de voir cette maman chercher sans relâche cette petite boule de poils indispensable à leur foyer. Une fois encore, Georges exprime à merveille la douleur née de cette disparition :
« Quand Ben est parti, j'ai cru qu'il était mort. Mort, disparu pour de bon. Je ne sais pas pourquoi j'ai cru ça. Maman l'a cherché, des gens ont appelé et l'ont fait pleurer. On aurait dit que la maison était vide. Je n'avais plus personne pour jouer avec moi et je restais dans ma chambre. Il me manquait terriblement. Les larmes sortaient de mes yeux et elles me brulaient quand je me disais qu'il était parti pour toujours. »

En bref, je pense que cela ne sert à rien de m'éterniser plus longtemps : vous l'aurez compris, ce témoignage a été un véritable coup de coeur. Pour moi qui était déjà persuadée depuis bien longtemps que les animaux avaient bien plus de coeur et de compassion que les humains, pour moi qui était déjà convaincue qu'ils étaient capables de résoudre bien des maux et bien des problèmes, cet ouvrage n'a fait que me conforter dans mes certitudes. Ce témoignage est vraiment bouleversant, Julia Romp est à la fois une maman extraordinaire qui fait vraiment tout son possible pour aider son fils et une écrivaine fantastique qui fait naitre des ouragans d'émotions à travers ses mots. Ce livre n'est pas uniquement un témoignage sur l'autisme, c'est avant tout une déclaration d'amour pour ce chat qui a réussi là où tout avait échoué, pour ce petit animal qui a sauvé non seulement ce petit garçon des abimes où il se trouvait, mais également sa maman qui sombrait peu à peu dans la dépression. Si vous n'avez pas peur de verser des torrents de larmes, n'hésitez vraiment pas à lire ce très bel ouvrage !
Lien : https://lesmotsetaientlivres..
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Mistymiaou
  22 mars 2012
Mon ami Ben, c'est le témoignage d'une mère, Julia, dont le fils Georges, diagnostiqué autiste, apprend peu à peu à communiquer avec le monde grâce à Ben, un chat errant qui adopte la maison. C'est aussi l'histoire de la disparition subite de Ben, ou comment Julia va remuer ciel et terre pour le retrouver, pour la survie de sa famille, de son fils.
Ce roman est une histoire vraie, ce n'est pas vraiment un roman. Il ne faut pas le lire pour la qualité de l'écriture, qui sans être mauvaise, n'est pas non plus très travaillée. Il faut le lire pour ce qu'il est : un témoignage. Bien sûr je l'ai choisi parce-qu'il parle d'un chat, mais aussi parce-qu'il parle de l'autisme qui est un sujet que je connais peu et sur lequel j'ai voulu en apprendre davantage.
J'ai été touchée par cette histoire. Par le combat quotidien mené par Julia pour communiquer avec son fils, par ses moments de détresse mais aussi ses moments de joie, par sa force de ne rien abandonner. J'ai également été fascinée par la relation entre Georges et Ben, et le pouvoir de ce chat sur les capacités de communication de l'enfant. Par l'éveil de Georges au monde, mais aussi sa rechute quasi-immédiate lors de la disparition du chat.
Je conseille donc ce titre à tous ceux désireux de s'intéresser aux histoires d'autrui, désireux de les comprendre, d'être touchés, et d'en tirer leurs propres enseignements.
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ra
  19 août 2014
George,petit garçon autiste de neuf ans va voir sa vie bouleverser par Ben,un chat qui va le sortir peu à peu de son monde permettant ainsi de créer des liens avec Julia, la maman, là où les psychologues ont échoué. Mais un jour Ben va disparaître, et George se replie peu à peu sur lui même, alors une course contre la montre commence pour Julia afin que George s'ouvre de nouveau aux autres : il faut retrouver Ben !
Un beau témoignage qui met l'accent sur le rôle que peut jouer un animal (chat,chien, cheval ,dauphin...) dans les thérapies pour l'autisme trop souvent négligé ...
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
FRANGAFRANGA   06 mars 2012
- Bouh ! s'écria soudain George en souriant à la chatte.
Celle-ci ne remua pas un muscle.
- Bouh ! fit George encore une fois sous mes yeux ébahis.
George essayait de jouer. Il voulait que la chatte joue avec lui à son jeu préféré : cache-cache. Invitation d'abord accueillie avec une totale indifférence. Elle regardait George parler sans un battement de cils mais au moment où il s'avança d'un pas, elle fit le gros dos et le fixa d'un regard menaçant.
- Bouh ! fit George en soutenant son regard. Babou !
- Babou ? Qu'est-ce que c'est ?
- Son nom.
- Babou ?
- Oui, Babou.
+ Lire la suite
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kathykathy   19 avril 2012
Il suffit d'une seconde pour perdre ce qu'on a de plus précieux et d'une autre pour réaliser ce que cette perte va représenter.
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FRANGAFRANGA   05 mars 2012
N'allez pas vous imaginer que parce que les "pros" s'en étaient mêlés la vie était subitement devenue très simple. Je n'étais pas toujours d'accord avec eux et il n'est pas aisé de manifester ses désaccords avec des experts bardés de diplômes.
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kathykathy   18 avril 2012
Ces deux psy ne connaissaient qu'un mode de relation avec leurs "patients" : la condescendance. Tout ce qu'elles voyaient c'était une mère célibataire affligée d'un gamin incontrôlable et ce que je leur disais ne pesait pas lourd devant leurs certitudes.
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kathykathy   17 avril 2012
La mort de Papa avait un goût de fin du monde. Les obsèques semblaient irréelles. Comment dire adieu à la personne qui vous rattache à la terre et vous empêche de déprimer avec ses plaisanteries, ses paroles de réconfort, son amour silencieux?
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La chronique de Gérard Collard - Mon ami Ben
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