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ISBN : 2865373231
Éditeur : Karthala (31/12/1991)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Au milieu du XIXe siècle, l'île de Zanzibar, au large des côtes de l'Afrique orientale, était un port fréquenté, le premier entrepôt de la traite des esclaves et du commerce de l'ivoire, le plus grand producteur de girofle du monde. Y régnait alors un sultan, originaire d'Oman dans la péninsule arabique, dont l'île était l'une des possessions les plus prestigieuses. Le sultan Saïd fit de Zanzibar non seulement son lieu de résidence privilégié mais aussi la capitale ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
JMLire17
  03 septembre 2017
Ce récit n'est pas une oeuvre littéraire, l'écriture et la traduction sont imparfaites, mais les faits qu'il rapporte sont intéressant et le destin de cette femme est hors du commun. Ce sont les mémoires de la princesse Salme de Zanzibar née vers 1840, fille du Sultan d'Oman et de Zanzibar qui eut environ 100 enfants de ses femmes légitimes, de ses concubines et esclaves qui constituaient son harem. Elle décrit par le détail les palais et la vie des milliers de personnes qui y vivaient, les membres de la famille régnante, les eunuques, les gardes, les esclaves, leur coutume vestimentaire, les bijoux dont sont parés hommes et femmes, bref le faste de cette cour. Elle évoque les rites des " mahométans ", à cette époque, le ramadan, les fêtes musulmanes, le pèlerinage à la Mecque, les mariages, la position sociale quasi-inexistante des femmes, la hiérarchie qui règne entre elles et entre les enfants. Elle aborde les guerres, notamment celle à laquelle se sont livrés les 2 frères aînés à la mort de leur père. Elle décrit le rôle des Anglais qui commencent leur domination sur l'Orient. Elle parle de l'esclavage avec des mots qui choquent nos oreilles du XXI ème siècle, son père a possédé de 6 à 8000 esclaves, à la cour et dans ses plantations d'épices, de girofle, en grande partie des noirs d'Afrique pour lesquels elle tient des propos aberrants de nos jours. Cette femme a eu un sacré destin, d'abord au moment de la guerre fratricide entre ses 2 frères, elle s'engage auprès de celui qui ne régnera pas en premier, Bargash, puis elle se réconcilie avec le régnant, Madjid. Lorsque celui-ci décède , Bargash qui prend le pouvoir, ne lui pardonnera jamais cette réconciliation. A 25 ans elle rencontre un homme d'affaire allemand, elle quitte son pays, se convertie au christianisme, se marie, change de nom, devient Emily Ruete, a 3 enfants, et après 3 ans de vie heureuse à Berlin son mari se tue dans un accident de tramway. Elle attendra 19 ans pour retourner dans son pays, adulée par les uns et rejetée par les autres. Elle parle 3 langues, sait lire et écrire, ce qui est rare pour les femmes musulmanes du XIX ème. Elle reste peu d'années dans son pays et retournera vivre en Europe. On est horrifié par certains propos, ébloui par des descriptions, on apprend beaucoup sur les guerres, les intrigues des anglais et des allemands pour asseoir leur domination sur cette région du monde. Ce livre m'a été offert, je l'ai commencé sans enthousiasme, et je l'ai fini avec beaucoup de plaisir et d'intérêt, malgré ses imperfections.
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DD78
  17 août 2018
Il y a des gens qui ont eu des vies vraiment extraordinaires, et Emily Ruete en fait partie. Née au milieu du 19ème siècle sur l'île de Zanzibar princesse Salme, fille du sultan d'Oman, elle grandit dans les multiples palais de son richissime père, entourée de ses 36 frères et soeurs. Dans son autobiographie "Mémoires d'une princesse arabe de Zanzibar", elle nous raconte la vie de l'époque, aussi bien dans le quotidien (les repas, l'organisation du palais) que dans les sphères du pouvoir, entre les conflits et les luttes internes. Puis l'amour va passer par là, en la personne d'un jeune marchand allemand de passage sur l'île. Ils s'enfuiront vers l'Europe, où là la jeune femme découvrira une toute autre société, au combien différente !, et changera de nom, en devenant Emily Ruete. Veuve bien trop tôt, elle jouera plus tard malgré elle un rôle dans la fin d'une époque, celle du sultanat, repris par l'empire britannique.
J'ai beaucoup aimé, déjà parce que j'adore les (auto)biographies, mais aussi parce riche des 2 cultures, Emily s'autorise des remarques aussi bien sur l'une que sur l'autre : la situation de la femme en Orient, l'hypocrisie dans les riches milieux européens...Bref, hyper intéressant !
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mariedigne
  13 mars 2019
Salmé bint Saïd, fille parmi beaucoup d'autres du sultan Saïd raconte ici l'histoire d'une partie de sa vie de son enfance et sa jeunesse, "Mémoires d'une princesse arabe", à Zanzibar, île tête de pont du commerce de l'ensemble swahili, au large de la côte est-africaine, au milieu du XIXe siècle.
Le livre d'Emily Ruete n'est pas un roman mais un récit autobiographique de grande qualité qui permet de connaître la vie dans le palais du sultan de Zanzibar. C'est du grand art dans la description foisonnante de détails qui aide beaucoup d'historiens et qui est époustouflante pour le lecteur, d'autant plus qu'il s'agit d'un témoignage unique sur la vie à Zanzibar au XIXe s.
Pour ma part j'ai adoré ce livre en tant que document exceptionnel et pour le récit de vie de Salmé bint Saïd (alias Emily Ruete) qui a eu une vie d'une grande richesse et palpitante et qui a fait des choix qui pourraient paraître impossible à cette époque !
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
MistigrifMistigrif   19 juillet 2019
Le tyrannie absorbante des études ne laisse pas de place à l'éducation, et l'enfant n'est pas, comme en Orient, élevé dans la déférence envers ses parents, ses éducateurs et tous ceux qui ont sur lui le privilège de l'âge, de l'expérience et du savoir. On néglige de lui inculquer le respect de la vieillesse et l'on ne s'occupe pas assez de lui faire observer ses devoirs religieux. On lui surcharge la mémoire des dates et des événements de l'histoire de l'Eglise, et l'on ne pense pas à ouvrir son cœur aux vérités de la morale et de la religion. (...) On devrait étudier un peu plus les Saintes Écritures et passer moins de temps à méditer la métaphysique de la force et de la matière. (...) Sans vouloir juger d'une manière absolue l'enseignement européen, ce que je ne saurais faire, j'exprime simplement ici mon impression personnelle et je me demande si l'on a le droit d'imposer de force la science à un peuple.
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MistigrifMistigrif   19 juillet 2019
Je me permettrai toutefois une observation à la philanthropie européenne. Il me semble qu'il serait plus humain et plus opportun d'envoyer à Zanzibar des femmes médecins que d'inonder l'île de ces alcools pernicieux qui tuent les corps après avoir tué l'intelligence. La corruption devra-t-elle toujours précéder la civilisation ? Il y a là un vaste champ où l'amour du prochain tant prêché par le christianisme aurait de quoi s'exercer fructueusement et l'entreprise n'offre pas tant de difficultés.
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MistigrifMistigrif   19 juillet 2019
Là se bornaient nos études. Jamais on n'explique ce qu'on lit et ce qu'on apprend, ce qui fait qu'il y a tout au plus un mahométan sur mille qui comprenne et puisse interpréter toutes les pensées et les préceptes des Saintes Écritures, alors que beaucoup les ont appris par cœur. D'ailleurs, chercher à comprendre l'esprit des Saines Écritures est tenu pour irréligieux et rigoureusement défendu. L'homme doit croire aveuglément ce qu'on lui enseigne.
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