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EAN : 9782709672603
J.-C. Lattès (06/03/2024)
4.67/5   3 notes
Résumé :
Petite dernière de sa fratrie, Mickey Bloom mesure 1,50 mètre, est dyslexique et peine à trouver sa place au cœur d’une famille désunie. Mickey n'a rien de spécial. Jusqu'au jour où, presque par hasard, elle gagne une course à pied. Elle sait enfin comment briller. Mais son succès a un prix, et l'entraînement incessant, la douleur qui en découle et la pression de la victoire la laissent brisée, son rêve en lambeaux.
Des années plus tard, alors que Mickey occu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Mickey Bloom a un rêve de petite fille, courir un marathon, mais pas n'importe lequel : celui des jeux olympiques.
C'est à travers un récit incroyablement inspirant que Josie Shapiro nous livre la touchante histoire de Mickey. Je mentirais si je vous disais que ma passion pour la course à pied n'a pas influencé ma lecture (en plus, je suis en pleine prépa marathon), mais je suis certaine qu'elle saura aussi toucher les allergiques à la transpi'.
Josie Shapiro nous raconte l'histoire d'une jeune fille déterminée à réaliser son rêve, mais également les déboires de la réussite. La place de la femme dans le sport, les maladies dont peuvent être touchés certains athlètes (l'anorexie par exemple), l'influence des parents, les échecs, la santé mentale sont des sujets tabous dans le sport que l'autrice aborde ici.
Je pense sincèrement que ce roman saura conquérir le coeur des non-sportifs. Parce que Mickey Bloom est inspirante, parce que la plume de Josie Shapiro est vibrante.
J'ai eu envie de chausser mes baskets de course à pied au moins 10 fois au cours de ma lecture, mais j'ai également refermé ce roman avec l'envie furieuse de réaliser mes rêves.
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Avec ses 1m50 et sa dyslexie, Mickey Bloom n'arrive pas à se faire une place, ni dans sa famille, ni à l'école. Tout bascule le jour d'un cours d'EPS quand la jeune fille court sur le terrain et dépasse, sans beaucoup d'efforts, tous ses camarades de classe. Repérée par un coach et déterminée à atteindre un jour les Jeux olympiques, Mickey est prête à tous les sacrifices pour y parvenir.

Dans ce roman qui donne une furieuse envie de chausser ses baskets à chaque page que l'on tourne, l'autrice nous donne un aperçu des difficultés des jeunes sportives pour percer et surtout survivre aux entraînements qui sont parfois extrêmes. Mickey est douée et ne pourra jamais se séparer de ce don, il ne lui reste plus qu'à trouver les meilleures personnes pour l'accompagner dans son rêve..

Un très beau roman.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Un épais brouillard s’installe avant l’aube. L’océan, tout proche, est devenu invisible. Je ferme les yeux un instant et je l’entends alors que des vagues viennent se fracasser contre la falaise.

Je distingue à peine les autres concurrents dans la brume blanche. Certains s’échauffent en trottinant, excitation et peur mêlées. Je sens presque leur odeur âcre, amère. Les genoux se lèvent haut ; les chaussures aux couleurs vives crissent sur l’asphalte. Mes jambes frissonnent dans la fraîcheur matinale du printemps. Je saute sur place plusieurs fois. J’ai l’impression d’avoir des poids morts à la place des pieds malgré mes chaussettes roses porte-bonheur. À cet instant, je ne sais même pas si je pourrai courir ne serait-ce qu’un kilomètre. Il y en a quarante-deux ! Mais les dés sont jetés. Je me frotte les mollets, masse en profondeur le muscle, sans y aller trop fort.

Un rapide coup d’œil à ma montre m’indique qu’il ne reste plus que cinq minutes. Les participants s’agglutinent peu à peu vers la ligne de départ. Le soleil va bientôt se lever. Par-dessus les conversations feutrées d’avant la course, j’entends l’appel obsédant d’un oiseau tui, haut perché dans le pōhutukawa qui borde le rivage.

Je me faufile sur le côté. Je veux me rapprocher de la ligne, me placer presque tout devant. Des hommes plus âgés me toisent quand je passe devant eux. Ils évaluent mon mètre cinquante, mes hanches de garçon, mes jambes comme des baguettes, ma longue queue de cheval châtain. Je connais ces gars, c’est le genre qui déteste être battu par une fille. Je les ignore eux et leur jugement et je m’éloigne.

Les premiers rayons dorés du soleil illuminent le ciel. Pas très loin devant, un meneur d’allure. C’est peut-être celui qu’il me faut. Deux heures et trente minutes. Assez rapide pour se qualifier à New York, assez rapide pour prouver quelque chose. Il est grand, dégingandé, coiffé d’une perruque vert vif, porte des lunettes de soleil aviateur et sa vitesse de course est imprimée au dos de son tee-shirt. Il ne me regarde pas quand je me place à côté de lui, mais le groupe qui l’entoure – encore des hommes – me dévisage, me jauge. J’enlève mon maillot jaune à manches longues. Je lève le bras et le lance par-dessus la tête des autres coureurs. J’ai enfilé mon débardeur préféré, blanc et bleu, et je vérifie que les épingles sont bien mises sur les quatre coins de mon dossard. J’enroule les épaules vers l’arrière et vers l’avant, je fais des rotations de la tête pour détendre mon cou. J’inspire profondément par le nez, retiens mon souffle, puis expire. Je ne peux pas résister à un nouveau coup d’œil sur ma montre : plus qu’une minute. La foule des coureurs s’agite. Un filet de sueur froide me coule dans le dos et je serre les poings.

Tout le monde s’avance, réduisant l’espace entre chacun de nous. Je me rapproche, je ne suis plus qu’à trois mètres du peloton de tête, deux… Les athlètes professionnels sont juste devant moi. En tendant le bras, je pourrais les toucher. Je repère des olympiens et des représentants de la Nouvelle-Zélande : Dylan Freeman, Ruby Bright, Marcus Sheehan. Les autres sont de parfaits inconnus. Je devine que ce sont des sportifs aguerris à leur façon de bouger, à la forme de leurs muscles. Ils n’ont pas un regard pour la multitude de participants qui se masse derrière eux.

Le meneur d’allure près de moi se retourne à demi, soulève ses lunettes de soleil et me fait un clin d’œil. Tout mon corps se détend. C’est Ryan ! Il se remet en position face à la ligne de départ et je n’ai plus le temps de penser à autre chose qu’à l’instant présent. Une longue sonnerie de klaxon résonne suivie d’un coup de pistolet retentissant. C’est parti.
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Si on persévère, on devient capable de tout faire. Rien de ce qui vaut la peine ne vient facilement.
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