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EAN : 9782714450586
432 pages
Belfond (20/09/2012)
2.68/5   94 notes
Résumé :
Brillante, impertinente et jubilatoire, une comédie de moeurs grinçante sur une île très select de Nouvelle-Angleterre, le tableau aussi émouvant que désopilant d'une upper class américaine engoncée dans ses codes et ses certitudes.

C'est l'événement de la saison sur l'île de Waskeke : Daphnée, l'aînée des Van Meter, se marie ! Mais alors que famille et amis sont en effervescence, son père, lui, arbore une mine maussade.
Pour Winn, banquier dés... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
2,68

sur 94 notes
Une étude des moeurs de la Upper Class américaine.
*
Ce roman m'a depuis longtemps intrigué. J'ai toujours eu un penchant pour la sociologie des classes aisées américaines. Pourquoi? Certainement pour voir que malgré le vernis des apparences, les personnages nous ressemblent bien plus souvent qu'on ne le pense.
Et effectivement, ici c'est le cas.
*
Nous observons une famille new-yorkaise "bien sous tous rapports" autour d'un mariage d'un de leurs membres.
Cet évènement grandiose se passe dans une île fictive mais ressemblant à la très connue et huppée Nantucket, dans l'état du Massachusetts. Une île pétrie de traditions, au charme désuet, de clubs chics et de son inévitable golf.
Ici, le narrateur principal est Winn, le patriarche, le père de la mariée. On suit avec lui les les 2 jours pré-mariage avec les préparatoires, l'accueil des invités, les activités diverses.
Winn est un personnage caricatural, typique de cette classe si aisée. Et surtout imbu de son importance. Il n'est pas antipathique néanmoins puisqu'au fur et à mesure du récit, il tombe le masque et fait apparaître des défauts humains tels le désir, l'égoisme, l'envie, la colère, l'amertume....
Mais aussi en contrepoint, des sentiments plus mitigés et presque bons.
Autour de ce père, on suit de temps en temps les pensées (et les actions) des autres membres tels la fille cadette et l'épouse.
Trois jours en 400 pages. Vous vous en doutez bien que le rythme est lent. Mais si intéressant. Tout est dans la finesse des propos, des dialogues (rares certes), des situations rocambolesques (le homard est-il vivant ou juste malade?), des non-dits aussi.
Il y a bien quelques passages sur le passé de Winn que j'ai vite survolé (son intronisation dans le club, ses relations filiales...).
*
Des rancoeurs, des jalousies, de la tristesse aussi. Toute une palette d'émotions qu'on prend en plein fouet (comme avec la baleine par exemple). Chapeau bas à l'auteure (si jeune) qui a réussi à me faire passer un bon moment sur l'île des riches Américains (j'ai vraiment crû y être, allongée sur un transat old school, avec un Martini-olive à la main et discutant "potins et chiffons")
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Ce n'est pas aux fêtes longtemps préparées que l'on s'amuse le plus... c'est souvent le cas aux mariages. Une belle robe, de jolis bouquets de fleurs, un bon repas, un gâteau énorme... tout ça ne réussira pas à vous mettre en joie si vous avez eu tout le boulot des préparatifs, si vous êtes jalouse de la mariée enceinte jusqu'aux yeux alors qu'il y a quelques mois vous avortiez, si ça n'apporte aucun point pour entrer dans le club convoité, si vous êtes toujours entre deux verres pour oublier que votre énième mariage est aussi raté que les précédents, si vous n'avez plus aucun intérêt pour toutes les personnes présentes... il n'y a guère qu'une baleine pour s'éclater. (oui je sais ! c'est affreux ça !)
Je peux comparer cette lecture à ce genre de fêtes... j'espérais sourire un peu et si je ne me suis pas totalement ennuyée, cette satire de ceux qui se veulent d'une certaine "aristocratie" américaine m'a plus navrée qu'amusée.
Est-ce bien vu ? je ne sais pas ! Mais ce que je sais, c'est que j'oublierai très vite cette brochette de personnages trop centrés sur eux-même.

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Quand, le jeudi, Winn van Meter arrive sur l'île de Waskeke, sa maison de vacances est colonisée par une horde de femmes. Il y a là son épouse Biddy, sa belle-soeur Céleste, sa cadette Livia et son aînée Daphnée avec bien sûr ses trois demoiselles d'honneur puisque ce beau monde est réuni pour le mariage de Daphnée prévu le samedi.
Sa fille va épouser un homme bien, qu'elle aime et qui, en plus, est issu d'une très bonne famille. Winn devrait être aux anges. Oui mais voilà, Daphnée est enceinte et son ventre proéminent est pour Winn le rappel constant que tout ne s'est pas passé selon les règles, ses règles, celles de la bienséance. A cette petite contrariété s'ajoutent la présence de Céleste, une alcoolique notoire, la déprime de Livia, toujours pas remise de sa récente rupture et qui a même poussé le vice jusqu'à étaler son désespoir en public dans le propre club de Winn, et l'attirance coupable qu'il ressent pour la peu farouche Agatha, une des demoiselles d'honneur.
Mais bien sûr tout cela ne serait rien sans la suprême injure que lui fait le Pequod, le club de golf très select de l'île, en refusant sa candidature depuis déjà trois étés! Winn en est sûr, ce sont bien les Fenn qui usent de leur influence pour se venger de lui en refusant son intégration, et tout cela pour de vieilles histoires! A moins bien sûr que ce soit leur manière de soutenir leur fils Teddy, celui-là même qui a quitté Livia...
Pour Winn, il va s'agir de survivre à ce long week-end sans faire de vagues car, après tout, peu importe ce qu'il se passe dans les têtes ou dans les coeurs, pourvu que les apparences soient sauves.


Sous des airs de comédie, le premier roman de Maggie SHIPSTEAD décortique la famille américaine blanche et aisée, en grattant le vernis des apparences. Qui se cache derrière l'homme qui a réussi autant socialement que professionnellement? Quand ce même homme s'est marié et a fait des enfants parce que le contraire aurait été mal vu par la société, quel genre de sentiments peut-il avoir pour sa femme? ses enfants? Quand les évènements lui échappent, cet homme perd pied et vit une petite descente aux enfers très intime. le mariage, le couple, la famille, tout est observé au microscope durant une courte période où les nerfs sont mis à vif. On veut bien faire, on en fait trop et, au final, ce sont les failles qui apparaissent.
Drôle car souvent sarcastique, ce roman ne m'a pourtant pas emballée. Je me suis ennuyée à suivre les états d'âme d'un Winn plus pathétique que sympathique. Les personnages féminins ne m'ont pas plu davantage. Daphnée a des airs d'écervelée, Biddy est froide, Agatha frivole, la seule qui s'en sort bien c'est Livia qui, seule, a le courage de ses sentiments. Une lecture loin d'être désagréable mais dont on se demande, une fois terminée, ce qu'elle nous a apporté...
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Je pense que l'Auteure ne doit pas aimer les mariages, tout comme moi, ou plutôt ce qu'il y a autour des mariages. Elle pimente ces quelques jours de fin de préparatifs en mettant les invités sur une île et les personnages sont caricaturés. Win, ne vivant que pour les apparences va devoir se faire violence pour rejoindre sa famille. Sa fille aînée se marie, enceinte jusqu'aux yeux, la cadette vient de rompre et d'avorter- lui qui ne voulait que des garçons - La demoiselle d'honneur pour qui il a un faible sera là, il aura un accident stupide de golf, sera humilié par son vieil ennemi, et sa femme doute de lui !

Je crois que le plus amusant à mes yeux restera le discours de Win qui va catastropher tous les invités ! Je crois que ces personnages ne sont pas prêts pour le lâcher-prise. J'ai trouvé Win suffisant, ridicule et légèrement stupide m'empêchant d'apprécier cette histoire à sa juste valeur.
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Ce roman est une satire de la middle class américaine.
Winn van Meter est un banquier aisé, il a une maison et une résidence secondaire sur une île. Justement, l'action se situe le temps d'un weekend dans leur résidence secondaire, à l'occasion du mariage de Daphé, la fille aînée. Elle en est à son 8ème mois de grossesse.
La seconde fille, Livia, vient d'avorter et a du mal à se remettre de sa rupture.
Winn a une préoccupation essentielle : rejoindre le club de golfe de l'île mais les membres tardent à prendre leur décision. L'action est vue de son point de vue, il est par ailleurs très attiré par l'une des demoiselles d'honneur, amie de ses filles.
On assiste donc aux préparatifs du mariage, il y a des petits incidents ou accidents. C'est très réjouissant comme lecture, mais un peu superficiel peut-être. Un bon moment de lecture.
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critiques presse (1)
LeFigaro
27 septembre 2012
Ce premier roman n'a pas l'air d'en être un. [...] Bonnes grosses coulées d'imaginaire, dialogues qui claquent des talons, moments de solitude et de nostalgie, et des phrases qu'on a envie de souligner au feutre rouge.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Il faudra des années avant que Dominique puisse voir la pression qu'ils faisaient peser sur eux-mêmes ou, plutôt, quel était leur grand objectif. Ils voulaient être des aristocrates dans un pays qui n'était pas censé avoir d'aristocratie, un pays don la fondation, en fait, reposait en partie sur le refus des injustices qu'engendre le pouvoir héréditaire. Voilà ce que Dominique ne parvenait pas à comprendre : pourquoi consacrer tant d'énergie à reproduire un système supposé défunt ? Toutes les aristocraties héréditaires étaient stupides, et les Américains n'avaient même pas de règles pour les leurs, pas vraiment. Parmi les camarades de Dominique à Deerfield, beaucoup venaient de familles qui s'évertuaient à perpétuer une sorte de code de conduite moisi, à moitié compris, transmis par des générations d'imposteurs. Mais pensait-elle, les gens qui se considèrent de bonne famille n'ont pas intérêt à abandonner leurs castes fictives, car ils pourraient bien se retrouver sans rien, sans personne pour apprécier à leur juste valeur leurs clubs réservés, leurs arbres généalogiques, leurs manières retorses, leurs fortunes miteuses.
... elle aurait dû être scandalisée par les illusions de grandeur de ces WASP, leur foi dans les droits imprescriptibles de la naissance, leur suffisance, le népotisme qu'ils exerçaient. Mais elle n'arrivaient à éprouver pour eux qu'une vague pitié et, le plus souvent, un léger amusement.
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A priori, ça parait agréable, de pouvoir choisir plus ou moins n'importe quel pays du monde, mais quand je songe à cette liberté, ça finit en général par me donner un sentiment de solitude. Il n'y a rien qui m'attire dans un lieu particulier, sinon de vagues préférences. Et parfois je me demande ce que ça dit de moi, d'être à ce point sans attaches.
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Aux yeux de Winn, Daphné était un être étrange, une sorte de mage, de charmeuse de serpents ou de pasteur charismatique, l'ambassadrice d'une lointaine contrée de l'expérience. De savoir intellectuellement qu'elle était de son sang ne suffisait pas à l'en convaincre ; il ne la reconnaissait pas immédiatement, spontanément comme le produit de sa chair. Et ce n'était pas faute d'avoir essayé. Il avait changé ses couches et l'avait tenue dans ses bras lorsqu'elle pleurait la nuit, il lui avait enfourné d'infâmes bouillies dans la bouche et il l'aimait à n'en pas douter, mais en grandissant elle lui était devenue de plus en plus étrangère.
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L’Univers ne se repent jamais de ses cruautés, il n’a aucune compassion pour ses victimes, surtout celles qui ont contribué à leur propre misère.
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Elle était une vieille femme à présent, bientôt arrière-grand-mère, assise sur une terrasse par un beau soir d'été et pensant à la mort. (…) L'amour était encore une chose qui rendait difficile de mourir. A quel moment s'était-elle mise à avoir des pensées si morbides, si résignées ? Elle ne savait plus. La courbe journalière décrite par le soleil à travers le ciel avait pu lui donner l'illusion qu'elle suivait un cercle infini, mais elle savait bien qu'elle avançait sur une ligne droite.
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