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EAN : 9782221218235
R-jeunes adultes (24/05/2018)
4.05/5   858 notes
Résumé :
Le 5 septembre, un peu après minuit, les services de Death-Cast appellent Mateo Torrez et Rufus Emeterio pour leur annoncer une bien mauvaise nouvelle : c’est aujourd’hui qu’ils vont mourir.

Mateo et Rufus ne se connaissent pas, mais, pour des raisons différentes, ils cherchent tous deux à se faire un nouvel ami en ce jour final. La bonne nouvelle ? Il existe une appli pour ça ! L’appli s’appelle "Le Dernier Ami", et grâce à elle, Rufus et Mateo vont ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (194) Voir plus Ajouter une critique
4,05

sur 858 notes

Harioutz
  16 février 2020
C'est une ado qui m'a conseillé ce roman, elle en était encore sous le charme, elle en parlait avec passion ... je l'ai suivie comme j'aime suivre les conseils passionnés car ils conduisent très souvent à de très belles découvertes.
Avec "Et ils meurent tous les deux à la fin", l'on entre dans un monde où l'on apprend peu après minuit, par un banal appel téléphonique, que l'on va vivre ses dernières 24 heures.
Une fois cet appel - tant redouté par tous - reçu, commence alors la course contre la montre des Deckers : dire adieu aux amis, aux parents, organiser son enterrement, prendre ses ultimes dispositions et, pour ceux qui utiliseront l'application éponyme, vivre ses dernières heures aux côtés d' "un dernier ami" ...
C'est dans ce tourbillon d'émotions qu'une amitié sincère se noue entre Mateo et Ruffus 18 ans qui ont chacun reçu l'appel de Death-Cast et décident de se soutenir mutuellement durant leurs dernières heures de vie.
L'originalité de cette dystopie réside dans la découverte ultime de leur homosexualité.
Les deux garçons puisent dans cet amour tout neuf à la fois la force d'accepter leur sort injuste et l'espoir de se retrouver dans un autre monde.
Un roman ado agréable à lire, avec quelques longueurs cependant ... et sans suspens, comme l'indique son titre !
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Anais90
  21 octobre 2021
Dans un monde futuriste, où des Death Casteurs vous appellent pour vous prévenir qu il vous reste 24 heures à vivre, sans que vous ne puissiez déterminer ni le temps, ni la cause; plein de choses sont mises en place pour votre dernière journée sur terre. Des endroits spécifiques réservés aux Deckers (ceux qui ont été appelé pour apprendre qu ils allaient bientôt faire leur dernier voyage) afin de connaître des sensations fortes et payer moins cher sont mis en place, et des applications en tous genres sont telechargeables. Dont "Dernier Ami" qui vous géo-localise et vous met en contact avec d autres Deckers.
Mateo, un jeune garçon de 18 ans, hyper craintif, renfermé et d une gentillesse extrême va rentrer en contact avec Rufus qui a un an en moins que lui et est son opposé à tous les niveaux. Et pour cause, au moment de l appel de Death Cast, il est occupé de tabasser quelqu un.
Ces deux garçons vont vivre leurs dernières heures en essayant d en profiter jusqu au bout.
J ai beaucoup aimé ce roman pour la jeunesse qui aborde plein de thèmes délicats: la mort inéluctable, la parte d un proche, l homosexualité, le coma,... Mais porteur d un beau message qui dit qu il faut être la personne que l on souhaite être, sans reporter en permanence ce qui nous tient à coeur.
Le style est assez agréable, avec un langage jeune. l'histoire est bien rythmée si ce n est quelques longueurs par moment qui auraient pu être coupées, simplement, car elles ressemblent à du remplissage qui n était pas nécessaire.
La fin est passionnante et prend d ailleurs un second souffle lorsqu on l aborde, comme un coureur en fin de marathon.
Je recommande aux ados à partir de 14 ans.
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Lesperanza
  23 janvier 2022
Dites, que feriez-vous si vous appreniez qu'il ne vous restait qu'une journée à vivre ?…

Ce roman faisait parti de ma wishlist depuis une éternité. J'ai fini par craquer, impatiente de le lire après tous les avis élogieux que j'avais lu et entendu sur ce bouquin. de plus, j'avais déjà lu un autre livre de Adam Silvera que j'avais beaucoup apprécié. J'étais donc à peu près certaine d'aimer « Et ils meurent tous les deux à la fin ».
Bon juste, petite mention sur le mot de l'auteur au début du roman : son texte m'a profondément touchée et je tenais à le mentionner. J'ignore si c'est parce qu'une part de moi s'y est identifiée un peu, mais ses mots m'ont émue.
Bref… que dire sur ce roman ?
Dans une société futuriste où nous sommes prévenu le jour de notre mort (mais nous ne savons ni l'heure exacte ni la manière dont nous allons mourir… bonjour l'angoisse !), nous voilà à suivre les points de vue alternatifs de deux jeunes garçons : Mateo et Rufus. Ils ne se connaissent pas, mais ont un point en commun : ils savent qu'ils vont mourir aujourd'hui.
Bon, vous avez dû vous y attendre en voyant ma note. Effectivement, ce fut un gros coup de coeur. Je ne pensais pas qu'il le serait à ce point, mais je l'ai adoré.
L'écriture est facile à lire, les chapitres sont courts, et les personnages très touchants et extrêmement attachants. (de mon point de vue, du moins) Plusieurs moments m'ont mis les larmes aux yeux… (pour ceux qui auront lu le livre : les moments d'adieux envers certains personnages, l'extrait avec le SDF, ce que dit Rufus à Mateo à un moment ou encore le passage où ils chantent ensemble…)
Je me suis rapidement rendu compte à quel point en peu de temps je m'étais attachée à eux. Vraiment. Je n'ai même pas les mots pour exprimer à quel point.
Je ne dirais pas que ce livre est exceptionnel. Que les évènements sont incroyables et remplis de suspense. Non, je ne pense pas. Je pense simplement que c'est un roman extrêmement touchant où nous suivons deux garçons qui apprennent à se connaître pendant leur dernière journée de vie. Et même s'ils ne vont pas vivre des trucs de dingue, c'est beau.
Pour tout vous dire, j'ai lu les derniers chapitres en larmes. Bah, je suis faible et sentimentale, que voulez-vous. xD J'ai été particulièrement émotive lors de cette lecture, je ne vais pas m'en cacher…
En plus, en finissant le roman, j'ai vu un tiktok où des gens disaient que les comptes instagram mentionnés dans le livre (comprendra qui pourra…) existaient bel et bien. Je suis allée voir, et j'ai vu des posts qui correspondaient au roman. J'ai été prise d'émotion, surtout en voyant les centaines de commentaires où chaque personne avait écrit l'heure et le pays où ils avaient écrit ces mots. Ça parait probablement absurde, mais le simple fait de voir toutes ces personnes liées par cet amour pour ce bouquin m'a redonné envie de pleurer. (+ le fait de voir que l'auteur avait commenté aussi !)
Pour nombre d'entre nous, Mateo et Rufus ont existé dans notre coeur. Ils nous ont donné suffisamment d'émotions pour ce que ce livre nous marque sincèrement.
Et oui, je fais partie de ces personnes.
J'ai profondément aimé ce roman, il m'a réellement bouleversée et je suis extrêmement heureuse d'en avoir fait la découverte. ♥
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Saiwhisper
  05 juillet 2018
C'est en traînant sur les réseaux sociaux que je suis tombée sur cet ouvrage dont la couverture et le résumé ont eu vite fait de m'interpeller… C'est finalement la critique de BettieRoseBooks qui a fini par me convaincre, puisque cette dernière a eu un coup de coeur. Or, j'ai déjà constaté que nous avions les mêmes ressentis sur certains ouvrages. J'ai donc décidé de me fier uniquement à son avis ainsi qu'à mon envie de découvrir ce qu'il se cache derrière ce titre qui dévoile tant de choses sur le récit… Un pari osé qui s'est finalement avéré positif, puisque je suis ressortie globalement conquise par ce roman.
L'histoire nous plonge dans un monde ressemblant au notre, à ceci près : grâce à un système nommé Death-Cast, on sait qui va mourir dans moins de vingt-quatre heures. C'est comme si le destin était impossible à déjouer… Lorsque le service Death-Cast nous contacte par téléphone, plus de retour en arrière : on sait que l'on va périr. Comment ? C'est impossible à déterminer. Cela peut-être un accident de voiture, une agression, un ascenseur qui lâche, un train qui déraille, une chute mortelle, un meurtre, … Les moyens diffèrent cependant, l'issue ne change pas… Grâce aux appels, on a alors la chance de vivre à fond son dernier jour : faire ses adieux à ses proches, organiser ses funérailles, vivre des choses que l'on n'aurait jamais osé entreprendre, savourer chaque moment et s'émerveiller de tout sans se soucier du lendemain… On devient alors ce que l'on nomme un « Decker » ; quelqu'un qui vit ses dernières vingt-quatre heures… voire moins ! Personnellement, ce système me ferait froid dans le dos… J'ignore ce que j'entreprendrais s'il me restait moins d'une journée à vivre. Affronter ses proches, les informer du deuil imminent, faire un trait sur ses rêves ou son avenir et devoir faire ses adieux à tout ce que l'on a connu doit être bouleversant… En tout cas, une chose est certaine : le contexte pousse à la réflexion personnelle.
Sur un rythme souvent lent et très calme, on va suivre le dernier jour de Rufus, un orphelin sûr de lui, tête brûlée parfois délinquant, et de Mateo, un geek peureux plutôt solitaire qui a opté pour une vie tranquille. Malgré la situation dramatique, Adam Silvera a toujours su être juste et crédible. Les morts ne sont pas sanglantes ou détaillées, le duo est intéressant et, sans alourdir l'histoire, la narration papillonne de temps à autre vers d'autres citoyens afin de percevoir leur point de vue sur les deux héros ou sur la vie en général. On a alors la sensation que, pendant que les personnages principaux vivent leurs derniers instants, la vie continue… le temps est éphémère… Il passe inexorablement, tandis que le compte à rebours s'écoute lentement mais sûrement. Même si les personnages gravitant autour du duo principal sont de passage et ne sont pas développés, certains ont réussi à titiller ma curiosité, en particulier Lidia, une jeune maman qui élève seule son enfant et qui fait preuve de peps, d'humour, de gentillesse et de franchise. L'acceptation de soi, la Mort, les liens que l'on tisse, la famille, l'amitié et l'Amour sous toutes ses formes sont des sujets universels. Ce sont des messages forts que véhicule l'auteur. Ainsi, on peut reprocher le fait que le récit ne dure qu'un jour et soit assez mou, mais on ne peut nier que les thématiques nous parlent, nous poussent à la réfléxion ou nous émeuvent. Certaines scènes sont d'ailleurs très touchantes comme, par exemple, celles qui vont décrire le passé de Rufus ou celles qui vont mettre en scène le père de Mateo. Celui-ci étant dans le coma, il ne sera donc pas au courant que son fils va mourir et ne sera donc pas à ses côtés pour le soutenir…
Pour pallier à l'absence de proches ou pour avoir un soutien, les Deckers ont la possibilité d'utiliser l'application « le Dernier Ami ». Elle permet d'avoir une dernière personne, normale ou un autre Decker, à qui parler. C'est ainsi que Rufus et Mateo vont se rencontrer… J'ai trouvé leur relation vraiment été particulière, belle, étrange, respectueuse, complice, douce et unique. Tout en étant complètement différents, les deux jeunes hommes se complétaient à merveille et avaient beaucoup de points communs. Ils vont beaucoup apporter l'un à l'autre. Ensemble, ils vont braver leurs craintes et révéler leur passé, touchant ainsi le lecteur de plein fouet… Je ne pensais pas découvrir deux personnages aussi complémentaires et émouvants. Cela a été une véritable surprise ! D'ailleurs, si j'ai parfois regretté le manque de tension ou le rythme léger du récit, j'ai finalement balayé ce défaut en reconnaissant que c'est grâce à cette lenteur que l'on a pu autant découvrir le tandem… Si les choses étaient allées trop vite, je ne pense pas que je me serais autant attachée à eux… Ceci dit, j'aurais souhaité avoir un juste milieu, car j'ai trouvé qu'il y avait quelques longueurs !
Je ne sais pas si je garderai un souvenir impérissable de cette lecture à cause de la fin (qui n'est pas celle que vous croyez) cependant, je peux vous assurer qu'elle m'a beaucoup touchée… Malgré le titre qui annonce d'entrée la couleur, on ne peut s'empêcher de découvrir puis de s'attacher à ces deux garçons. Jusqu'au bout, on espère l'inévitable… D'ailleurs, certaines choses surprennent, d'autres moins… Et que dire de ce dernier quart qui s'avère véritablement haletant et tendu ? Plus on avance vers la conclusion, plus notre coeur bat les cent à l'heure ! C'est un condensé d'émotions qui vous assaillira petit à petit. Reste à voir si, comme moi, vous voulez reposer cet ouvrage avec un pincement au coeur…
Lien : https://lespagesquitournent...
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Julitlesmots
  22 octobre 2018
Dans la même veine que la Faucheuse de Neal Shusterman, avec la mort en toile de fond, ce livre annonce la couleur dès le titre : les personnages vont mourir ! Bon, au moins on ne se perd pas en tergiversations, on sait dès le départ que la fin est proche !
Ici, la mort, n'est pas personnifiée, puisqu'elle reste un élément flou dans le quotidien. Sauf que dans ce futur proche, les personnes qui vont mourir dans la journée, reçoivent un appel téléphonique du Death-Cast. Personne ne sait qui se trouve derrière Death-Cast, ni comment les personnes, sur le point de passer de vie à trépas, sont ciblées. La seule chose que l'on sait, c'est que tous ceux qui ont été contactés sont vraiment morts, moins de 24 heures plus tard. le but du Death-Cast, serait de permettre aux gens de se préparer à mourir, faire ce qu'ils estiment devoir faire.
L'idée est vraiment intéressante, mais je trouve dommage que l'auteur n'est pas développé cet univers. En effet, sur 414 pages, nous allons suivre ces deux gamins dont la fin est proche, les suivre sur 24 heures mais sans rien apprendre de plus. La collection R des éditions Robert Laffont est une maison d'édition dont j'apprécie les sorties, mais là, ça n'a pas matché entre nous.
Certaines longueurs, lenteurs, apportent du corps à une intrigue, ici cela n'apporte que de l'ennui. Enfin, je parle pour moi ! J'ai vu quelques retours très élogieux et je me suis demandé si quelque chose ne clochait chez moi… Pourtant cette fuite en avant, pour tenter de conjurer le sort, aurait pu être très intéressante, mais l'auteur met du temps à faire décoller son histoire, c'est comme s'il était resté en surface. Tout tourne autour de deux personnages, pour lesquels je n'ai pas réussi à avoir d'empathie, ni une once de pitié. En refermant le bouquin, je me suis dit : « OK, ils sont morts ! On passe à autre chose… »
Je me la joue Cruella, mais là j'ai vraiment été déçue, je m'attendais à ce que l'auteur développe les choses. On commence, on ne sait rien, on termine cette lecture, on en sait encore moins…
C'est vraiment dommage, car il y a matière avec le postulat de départ… On voit surgir un élément de temps en temps qui laisse présager que l'auteur va enfin nous dévoiler, comment le Death-Cast, a réussi à prévoir la mort… Ah, mais non, on reste sur sa faim et on a hâte que la fin arrive…
Les personnages sont mignons dans cette course contre la vie, cette envie profonde de changer les choses, mais leur fin est inévitable, c'est écrit.
Un récit sur l'amitié, l'amour, l'empathie qui m'a laissé de marbre. Les évènements s'enchaînent et se ressemblent sans un seul rebondissement. Comme un plat très beau, qui se révèle sans saveurs et sans aucune épice pour relever le goût. Un début de romance qui fera prendre conscience aux personnages (en même temps, ils sont très jeunes) qu'ils n'ont rien vécus et qu'avant « leur départ » l'amour se révèle à eux… Comme un miracle… Mais ils vont clamser… Je suis désolée, de présenter les choses aussi durement, mais voilà ! C'est creux et sans saveur…
Lien : https://julitlesmots.com/201..
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Citations et extraits (146) Voir plus Ajouter une citation
Juliann29Juliann29   18 mai 2022
"Stories can make people immortal, as long as someone else is willing to someone"
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Juliann29Juliann29   18 mai 2022
"And then I crossed the street, with no arm to hold me back"
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HarioutzHarioutz   16 février 2020
"Vivre est la chose la plus rare du monde. La plupart des gens se contentent d'exister." Oscar Wilde

5 Septembre 2017 - Mateo Torrez - 00H22
Death-Cast me téléphone pour m'adresser un avertissement qu'on ne reçoit qu'une fois dans sa vie : aujourd'hui, je vais mourir.
En fait, non, "avertissement" n'est pas le bon mot, ça voudrait dire que la chose peut être évitée.
.../...
Là, c'est juste pour te notifier.
L'alerte résonne à plein volume sur mon portable de l'autre côté de la pièce; un gong caractéristique et interminable, telle une cloche d'église qui sonnerait au loin.
.../...
C'est dingue. Il y a une minute encore, j'étais en train de lire un billet sur Les Décompteurs, un blog sur lequel des Deckers [personnes qui ont reçu l'appel leur annonçant leur mort dans les 24 heures] racontent en détail leurs dernières heures en publiant des statuts et des photos via des fils d'actualité en temps réel.
Le post daté d'hier avait été écrit par un étudiant en troisième année de fac, qui essayait de trouver un nouveau foyer pour son golden retriever.
Et maintenant c'est moi qui vais mourir.
Je vais ... non ... oui. Oui.
J'ai du mal à respirer. Je vais mourir aujourd'hui.
.../...
J'écarte mon ordinateur portable posé sur mes jambes croisées et je me lève de mon lit en chancelant, tellement je me sens faible. Je me dirige vers mon bureau en traînant les pieds, comme un rôdeur de Walking Dead.
Bien sûr, le nom qui s'affiche sur l'écran est DEATH-CAST.
J'ai beau trembler comme une feuille, j'arrive quand même à appuyer sur la touche "Répondre". Je ne dis rien. Je ne sais pas vraiment quoi dire. Je me contente de respirer, parce qu'il me reste moins de vingt-huit mille respirations - c'est le nombre moyen de respirations quotidiennes d'une personne non-mourante-, alors autant en profiter tant que j'en suis encore capable.
- Bonjour, ici Andrea, de Death-Cast. Vous êtes là Timothy ?
Timothy.
Je ne m'appelle pas Timothy.
- Vous faites erreur sur la personne, je dis à Andrea.
(Les battements de mon cœur se calment, même si je me sens mal pour ce Timothy). Moi, c'est Mateo.
.../...
A l'autre bout du fil, je l'entends pianoter sur un clavier, sans doute pour corriger le nom, ou un autre paramètre dans sa base de données.
- Oh, je suis désolée. Timothy est le monsieur que je viens d'avoir au téléphone; il n'a pas très bien pris la nouvelle, le pauvre. Vous êtes Mateo Torrez, c'est bien ça ?
Et juste comme ça, mon dernier espoir est anéanti.
+ Lire la suite
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LesperanzaLesperanza   24 décembre 2021
Cher lecteur,

J’ai toujours écrit des histoires personnelles, et ce livre ne fait pas exception à la règle. Mais contrairement à mes deux premiers romans, l’intrigue de « Et ils meurent tous les deux à la fin » n’est pas une fanfiction tirée de mes propres expériences ; elle est née de mon inexpérience. J’ai beau être jeune, j’ai raté tellement d’années de ma vie. J’ai perdu trop de temps à faire la fine bouche, à ne pas exprimer mon avis et à mentir au lieu de nouer des amitiés profondes, à attendre mes dix-neuf ans pour faire mon coming out, à ne pas dire bonjour aux mecs mignons dans le métro, à ne pas chanter devant mes amis parce que je n’aime pas ma voix, et cetera, et cetera.
C’est en écrivant ce livre que je suis devenu plus audacieux, inspiré par le garçon qui démolit les murs autour de lui, brique par brique, jusqu’à se libérer de ses peurs et de son manque de confiance en lui, et par l’autre garçon, qui m’a poussé à réparer mes erreurs et à arranger les choses tant qu’il est encore temps. J’ai goûté du crocodile, et je ne recommencerai plus jamais. Je me sens de taille à défendre mon opinions contre les vôtres. Je dis la vérité, même quand c’est difficile, parce qu’une amitié peut s’en trouver renforcée. Tout le monde sans exception sait que je suis homosexuel, y compris - et c’est peut-être le plus important - les élèves des États conservateurs dans lesquels je fais des tournées, et tant pis si ça ne plaît pas à leurs parents. Je n’ai toujours pas osé dire bonjour à un mec mignon dans le métro, mais j’ai fait le premier pas avec un invité de mon coloc qui flirtait sans arrêt avec moi ; aujourd’hui, c’est mon nouveau copain. J’ai chanté avec des auteurs de Young Adult dans un bar karaoké à trois heures du matin en pleine semaine, et ça m’a rendu heureux même si j’étais très mauvais.
Je pense sincèrement qu’on devrait commencer à vivre sa vie le plus tôt possible et du mieux possible, car à la différence des personnages de ce livre, je ne sais pas combien de temps il me reste à vivre dans cet univers. Et vous non plus. Alors n’attendez pas trop longtemps pour devenir la personne que vous voulez être ; le temps file.

Avec tout plein d’amour,
Adam Silvera
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SaiwhisperSaiwhisper   02 juillet 2018
La première fois que j'ai embêté mon père en lui posant des questions sur l'amour, j'avais neuf ans, je dis à Rufus en passant de nouveau en revue les cartes postales, dont certaines représentent des endroits de la ville où je vis que je n'ai jamais visité. Je voulais savoir s'il était caché quelque part sous le canapé ou tout en haut dans le placard, là où je ne pouvais pas encore l'atteindre. Mon père ne m'a pas dit "l'amour est en toi" ou "l'amour est tout autour de toi". [...] Il a dit que l'amour est un super pouvoir qu'on a tous, mais je ne serai pas toujours capable de le contrôler, surtout en grandissant. Il a ajouté que même si mon pouvoir devenait complètement indomptable et touchait quelqu'un auquel je ne m'attendais pas, il ne fallait pas que je prenne peur.
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