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ISBN : 222121823X
Éditeur : R-jeunes adultes (24/05/2018)

Note moyenne : 4/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Le 5 septembre, un peu après minuit, les services de Death-Cast appellent Mateo Torrez et Rufus Emeterio pour leur annoncer une bien mauvaise nouvelle : c’est aujourd’hui qu’ils vont mourir.

Mateo et Rufus ne se connaissent pas, mais, pour des raisons différentes, ils cherchent tous deux à se faire un nouvel ami en ce jour final. La bonne nouvelle ? Il existe une appli pour ça ! L’appli s’appelle "Le Dernier Ami", et grâce à elle, Rufus et Mateo vont ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Saiwhisper
  05 juillet 2018
C'est en traînant sur les réseaux sociaux que je suis tombée sur cet ouvrage dont la couverture et le résumé ont eu vite fait de m'interpeller… C'est finalement la critique de BettieRoseBooks qui a fini par me convaincre, puisque cette dernière a eu un coup de coeur. Or, j'ai déjà constaté que nous avions les mêmes ressentis sur certains ouvrages. J'ai donc décidé de me fier uniquement à son avis ainsi qu'à mon envie de découvrir ce qu'il se cache derrière ce titre qui dévoile tant de choses sur le récit… Un pari osé qui s'est finalement avéré positif, puisque je suis ressortie globalement conquise par ce roman.
L'histoire nous plonge dans un monde ressemblant au notre, à ceci près : grâce à un système nommé Death-Cast, on sait qui va mourir dans moins de vingt-quatre heures. C'est comme si le destin était impossible à déjouer… Lorsque le service Death-Cast nous contacte par téléphone, plus de retour en arrière : on sait que l'on va périr. Comment ? C'est impossible à déterminer. Cela peut-être un accident de voiture, une agression, un ascenseur qui lâche, un train qui déraille, une chute mortelle, un meurtre, … Les moyens diffèrent cependant, l'issue ne change pas… Grâce aux appels, on a alors la chance de vivre à fond son dernier jour : faire ses adieux à ses proches, organiser ses funérailles, vivre des choses que l'on n'aurait jamais osé entreprendre, savourer chaque moment et s'émerveiller de tout sans se soucier du lendemain… On devient alors ce que l'on nomme un « Decker » ; quelqu'un qui vit ses dernières vingt-quatre heures… voire moins ! Personnellement, ce système me ferait froid dans le dos… J'ignore ce que j'entreprendrais s'il me restait moins d'une journée à vivre. Affronter ses proches, les informer du deuil imminent, faire un trait sur ses rêves ou son avenir et devoir faire ses adieux à tout ce que l'on a connu doit être bouleversant… En tout cas, une chose est certaine : le contexte pousse à la réflexion personnelle.
Sur un rythme souvent lent et très calme, on va suivre le dernier jour de Rufus, un orphelin sûr de lui, tête brûlée parfois délinquant, et de Mateo, un geek peureux plutôt solitaire qui a opté pour une vie tranquille. Malgré la situation dramatique, Adam Silvera a toujours su être juste et crédible. Les morts ne sont pas sanglantes ou détaillées, le duo est intéressant et, sans alourdir l'histoire, la narration papillonne de temps à autre vers d'autres citoyens afin de percevoir leur point de vue sur les deux héros ou sur la vie en général. On a alors la sensation que, pendant que les personnages principaux vivent leurs derniers instants, la vie continue… le temps est éphémère… Il passe inexorablement, tandis que le compte à rebours s'écoute lentement mais sûrement. Même si les personnages gravitant autour du duo principal sont de passage et ne sont pas développés, certains ont réussi à titiller ma curiosité, en particulier Lidia, une jeune maman qui élève seule son enfant et qui fait preuve de peps, d'humour, de gentillesse et de franchise. L'acceptation de soi, la Mort, les liens que l'on tisse, la famille, l'amitié et l'Amour sous toutes ses formes sont des sujets universels. Ce sont des messages forts que véhicule l'auteur. Ainsi, on peut reprocher le fait que le récit ne dure qu'un jour et soit assez mou, mais on ne peut nier que les thématiques nous parlent, nous poussent à la réfléxion ou nous émeuvent. Certaines scènes sont d'ailleurs très touchantes comme, par exemple, celles qui vont décrire le passé de Rufus ou celles qui vont mettre en scène le père de Mateo. Celui-ci étant dans le coma, il ne sera donc pas au courant que son fils va mourir et ne sera donc pas à ses côtés pour le soutenir…
Pour pallier à l'absence de proches ou pour avoir un soutien, les Deckers ont la possibilité d'utiliser l'application « le Dernier Ami ». Elle permet d'avoir une dernière personne, normale ou un autre Decker, à qui parler. C'est ainsi que Rufus et Mateo vont se rencontrer… J'ai trouvé leur relation vraiment été particulière, belle, étrange, respectueuse, complice, douce et unique. Tout en étant complètement différents, les deux jeunes hommes se complétaient à merveille et avaient beaucoup de points communs. Ils vont beaucoup apporter l'un à l'autre. Ensemble, ils vont braver leurs craintes et révéler leur passé, touchant ainsi le lecteur de plein fouet… Je ne pensais pas découvrir deux personnages aussi complémentaires et émouvants. Cela a été une véritable surprise ! D'ailleurs, si j'ai parfois regretté le manque de tension ou le rythme léger du récit, j'ai finalement balayé ce défaut en reconnaissant que c'est grâce à cette lenteur que l'on a pu autant découvrir le tandem… Si les choses étaient allées trop vite, je ne pense pas que je me serais autant attachée à eux… Ceci dit, j'aurais souhaité avoir un juste milieu, car j'ai trouvé qu'il y avait quelques longueurs !
Je ne sais pas si je garderai un souvenir impérissable de cette lecture à cause de la fin (qui n'est pas celle que vous croyez) cependant, je peux vous assurer qu'elle m'a beaucoup touchée… Malgré le titre qui annonce d'entrée la couleur, on ne peut s'empêcher de découvrir puis de s'attacher à ces deux garçons. Jusqu'au bout, on espère l'inévitable… D'ailleurs, certaines choses surprennent, d'autres moins… Et que dire de ce dernier quart qui s'avère véritablement haletant et tendu ? Plus on avance vers la conclusion, plus notre coeur bat les cent à l'heure ! C'est un condensé d'émotions qui vous assaillira petit à petit. Reste à voir si, comme moi, vous voulez reposer cet ouvrage avec un pincement au coeur…
Lien : https://lespagesquitournent...
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LeParfumdesMots
  12 août 2018
A la lecture du titre de ce roman, je n'ai pas hésité une seule seconde. Tout est dit en une seule phrase et l'on s'imagine immédiatement de nombreux scénarios différents. Toutefois, en lisant le synopsis, on met en place une histoire que l'on ne veut absolument pas lire : « L'histoire de deux jeunes garçons (dont l'un s'assume pas encore sa sexualité) qui, après avoir pris conscience de la beauté de la vie, s'aiment (physiquement) une dernière fois avant de mourir.
Dès les 10 premières pages, les pires craintes sont au rendez-vous. le lecteur comprend immédiatement qu'il s'agira d'une banale histoire d'amour entre deux « mourants ». Quelques indices sont donnés dans les premières lignes. Très rapidement l'auteur nous présente ses deux héros, l'un bisexuel et l'autre qui, dès l'annonce de sa future mort, se dit : « Je n'ai encore jamais fait l'amour, je suis gay, … » Bref, Adam Silvera nous propose, dans les premiers chapitres, une histoire banale à la hauteur de la déception de la quatrième de couverture.
Malheureusement, la suite du roman ne nous propose rien d'extraordinaire non plus. Plus de 400 pages où l'on parle systématiquement de la même chose : les dernières heures de deux jeunes garçons qui font baiser à la fin avant de clamser. Veuillez m'excuser de cette vulgarité, mais après quatre centaines de pages à lire quasiment la même ligne, l'énervement peut être au rendez-vous.
Toutefois, Adam Silvera est parvenu à nous maintenir dans la lecture, grâce à un argument. Une société est capable de prédire la date de mort des individus et les prévient le jour même entre minuit et 3 heures du matin. Alors que l'on aurait pu espérer en savoir davantage sur ce « merveilleux et diabolique » savoir, la déception est totale lorsque l'on referme le roman.
J'ai la faculté de lire très rapidement, tout en ne pratiquant pas la lecture en diagonale. Après 28 pages, j'ai commencé à zapper des lignes entières, puis des paragraphes et finalement des chapitres entiers (que j'ai tout de même relu avant d'écrire cette chronique). L'écriture est relativement simple, mais surtout très soporifique. Les événements s'enchainent, sans le moindre rebondissement, sans le moindre « suspense ».
Le pire ? Probablement le manque d'espoir. Les lecteurs savent que les héros vont mourir, et pourtant il aurait probablement été judicieux de nous faire croire qu'il existait une possibilité de « survie ». Là également, l'auteur échoue en nous proposant 400 pages qui sont résumées dans le titre du roman.
Les personnages sont peu convaincants, et l'attachement est très complexe, voire impossible. On s'imagine mal de jeunes gamins de 17 et 18 ans agirent comme les héros de ce roman en apprenant qu'une mort précoce les attend dans les prochaines 24 heures.
Les points positifs
- La promesse du titre pousse à l'achat.
Les points négatifs
- le titre du roman résume ce que l'on va retrouver à l'intérieur.
- Je suis soulagé et heureux de constater que l'homosexualité soit davantage acceptée que par le passé (comment les générations passées pouvaient-elles rejeter cette sexualité ?). Néanmoins, l'auteur se sert de deux jeunes homosexuels afin de proposer un roman actuel, où le jeune public adore ce sujet encore tabou il y a quelques années à peine (regardez vous même la date du mariage pour tous). Ecrire pour vendre ou pour faire plaisir. L'auteur a fait son choix.
- Des personnages peu réalistes, identification difficile.
- Un roman de répétitions. Plus de 400 pages à proposer la même chose.
- Aucune note d'espoir n'est proposée au lecteur.
Ma note pour cette lecture : 4/20
Un véritable coup de coeur. Peut-être le premier de cette année 2018, probablement le seul au vu de mes exigences actuelles. Alice Broadway est une déesse de l'écriture et c'est probablement son principal atout. Un Must-Have.
Lien : https://leparfumdesmots.blog..
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AliceNeverland
  07 août 2018
Dans un futur assez proche, le Death-Cast appelle chaque jour, vers minuit, les personnes qui vont mourir dans la journée. Nul ne sait vraiment ce qu'il y a derrière de Death-Cast, ni comment ce logiciel permet de vraiment savoir qu'elles sont les personnes qui vont décéder. Dans tous les cas, il n'y a jamais eu d'erreur, et tous ceux qui ont été avertis ont effectivement passé l'arme à gauche moins de 24h plus tard. le Death-Cast permet ainsi de se préparer à mourir et de mettre ses affaires en ordre avant le moment fatidique, tout en profitant pleinement de cette dernière journée avec ses proches ou ses amis.
Rufus et Mateo sont deux jeunes garçons de dix-sept ans que tout oppose. L'un est bagarreur et cumule les ennuis tandis que l'autre est solitaire et ne sort quasiment jamais en dehors de chez lui. Pourtant, ce 5 septembre 2017, ils vont avoir un point commun : ils ont tous les deux reçus leur appel du Death-Cast. Cette journée sera leur dernière. Que faire, comment réagir quand il nous reste moins de 24h à vivre ? Comment peut-on se préparer à mourir quant on pensait avoir encore toute la vie devant soi ?
J'aurais aimé en apprendre un peu plus sur le fonctionnement de ce fameux « logiciel ». Mais Adam Silveira se focalise vraiment sur l'aspect psychologique et philosophique que le Death-Cast apporte dans le monde actuel. Cette façon que les gens ont de profiter pleinement sans avoir peur de mourir tant qu'ils n'ont pas reçu l'appel. Mais aussi l'injustice que l'on ressent quand notre tour est venu. Les regrets prennent lors le pas : il faut vivre cette dernière journée en ayant peur de la moindre action, la mort rodant tout autour de nous, et profiter de ces derniers instants en se focalisant sur ce qu'on gagne, et non pas ce qu'on perd.
Rufus et Mateo vont se rencontrer de la plus étrange des façons et vivre, finalement, la plus belle journée de leur vie. Mais, se seraient-ils rencontrés s'ils n'avaient pas été appelés et avertis par le Death-Cast ? Ce sentiment se renforce avec la narration assez spéciale que l'on découvre. Au-delà de nos deux narrateurs, d'autres personnes, extérieures ou non à leur vie, vont nous livrer leurs pensées, leurs actions en cette journée du 5 septembre 2017. de courts chapitres qui permettent de comprendre et de mettre en lumière tous les évènements qui vont se produire aujourd'hui, des enchainements de décisions, de petits riens qui, mis bout à bout, vont créer un effet papillon dans les vies de Rufus et de Mateo.
« Est ce qu'on va mourir parce qu'on s'est rencontré ? »
Au final, on se dit que, peut-être, avec des si, tout aurait pu être différent. le lecteur se pose mille et une questions, tout comme nos deux protagonistes. Mais, ne vaut-il pas mieux s'être rencontrés et avoir passé une merveilleuse journée, plutôt que de vivre tout une vie sans l'autre ?
Rufus et Mateo sont deux garçons qui vont puiser leur force dans une journée fatidique. Une journée dans laquelle on va les suivre et les observer grandir et évoluer en un cours laps de temps. J'ai vraiment aimé les accompagner durant ce jour. Adam Silvera nous offre ainsi un roman original et extrêmement philosophique qui nous fera réfléchir sur de nombreux points. Une histoire que je ne peux que vous inviter à découvrir !
Lien : https://aliceneverland.com/2..
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Prilla
  07 juin 2018
Wow wow wow. Avec un titre pareil, je ne pouvais qu'être intriguée par ce roman. Et le résumé a empiré cette sensation. La lecture, quant à elle, m'a comblée ! le concept est intéressant, mais je ne savais pas comment cela allait aller, j'avais un peu peur que ce soit un peu cul-cul la praline, du genre "vite, il faut que je réalise tous mes rêves avant de mourir !". Mais non, je n'ai pas eu ce sentiment pendant ma lecture. J'ai juste dévoré ce roman.
Mateo et Rufus sont deux adolescents. Un matin, de très, très bonne heure, Death Cast les appelle : ils vont mourir dans la journée. On les suit alors lors de leurs dernières heures, ainsi que ponctuellement d'autres personnages, qui ont aussi reçu un appel ou non. Cela donne plusieurs points de vus sur différentes situations, j'ai bien aimé. Nos deux personnages principaux se rencontrent, alors qu'ils sont vraiment différents, parce qu'ils s'inscrivent sur cette application "Last Friend". Ils vivent leur dernières heures ensemble, s'aidant mutuellement.
J'ai bien aimé la diversité des personnages. On ne tourne pas en rond dans les caractères et les réactions. Je me suis reconnue en Mateo, parce que, comme lui, je suis très souvent effrayée de faire de nouvelles choses car j'imagine les pires scénarios et je me préoccupe trop de ce que les autres pensent. Rufus est plus dur à cuire, mais quand on casse cet aspect, on découvre une personne beaucoup plus sensible. Les traits de caractère de l'un vont permettre à l'autre de se dépasser, de pousser ses limites, de mieux se découvrir. Chacun tire l'autre vers l'avant, c'est du donnant-donnant. C'est beau, de genre de relations.
Pour ce qui est de la romance, elle ne me gêne que parce que je trouve qu'elle est un peu sortie d'un chapeau, un peu trop rapide pour moi ! Je m'en serais passé, elle ne m'aurait pas manquée. En réalité, je ne l'ai pas vue venir au début ! Mais, elle montre quand même une évolution dans les personnages, donc elle a quand même un bon rôle à jouer.
La journée de Mateo et Rufus est passionnante, beaucoup de choses se passent. Et pas forcément que des choses extraordinaires, que l'on ne fait pas tous les jours de par leur nature. Certaines choses sont plus personnelles, des actions assez normales, en fait. Et c'est ce qui fait à mes yeux la réalité du roman. Même si l'on sait que l'on va mourir, il est difficile de faire une tonne de choses hors du commun en quelques heures !
La lecture se fait naturellement, on suit le déroulement d'une journée. On voit les heures, les minutes, même, défiler. On sait très bien comment cela va finir. Et pourtant, Adam Silvera a réussi à me faire espérer, beaucoup, à me faire m'attacher aux personnages, alors que je savais pertinemment que ce n'était pas une bonne idée ! J'ai trouvé l'écriture pleine de douceur et de réalisme, décrivant très bien les sentiments des personnages, et les situations dans lesquelles ils se trouvaient. J'étais plongée à leurs côtés, je vivais ces dernières heures avec eux.
Et au delà de l'intrigue que l'on suit, une question m'a suivie pendant toute ma lecture, et même après : si je savais que j'allais mourir dans la journée, que ferais-je ? La question reste encore sans réponse. Ce livre me pousse à revoir ma façon de voir certaines choses, à me dire qu'il faut faire ce que je veux faire, même si j'en ai très peur, maintenant, car il est possible que dans quelques jours, je n'en ai plus l'occasion. Vivre sans regrets, mais toujours en étant sérieux et réfléchi, bien sûr.
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BOOKSANDRAP
  24 mai 2018
> https://booksandrap.wordpress.com/2018/05/24/et-ils-meurent-tous-les-deux-a-la-fin-adam-silvera/

« Et ils meurent tous les deux à la fin » est le genre de titre qui me donnait tout de suite envie de découvrir de quoi il en retournait. Sans réellement savoir dans quoi j'allais atterrir, je l'ai entamé. Et je l'ai dévoré. Bien que le titre m'aiguillait sur le thème de l'histoire, rien ne me préparait à ce que j'y ai finalement trouvé. Il y a dans ce livre, un petit côté dystopique qui m'a beaucoup plus et m'a pas mal surprise.
On va suivre deux jeunes hommes, tout deux très différents durant une journée. Leur dernière journée.
Pour être tout à fait honnête, j'ai vraiment passé un bon moment même si ce n'est clairement pas aussi excellent que je ne le pensais. Après l'avoir vu passé un peu partout, après m'être aperçue qu'il avait déclenché de très gros coups de coeurs, je me sentais un petit peu comme une ovni. Car bien qu'il m'ai plu, il ne m'a pas transcendé. Je pense que c'est le genre de livre qui vous prends aux tripes tout de suite ou qui au contraire vous laisse insensible jusqu'au dernier quart. Je lui ai trouvé des défauts comme des qualités. Mais c'est tout de même avec grand plaisir que je pourrais facilement vous le recommandé car l'écriture d'Adam Silvera est très agréable et très simple.

Mateo et Rufus ne pouvaient pas être plus différents.
L'un est peureux, l'autre est une vraie tête brûlé. L'un vit, l'autre se préserve sans cesse. C'était très intéressant de suivre ces deux personnages que tout oppose, se retrouver dans la même situation et braver cette dernière journée afin de la passer telle qu'ils l'ont décidé. On s'attache facilement à nos personnages, à ce qu'ils sont, à leur personnalité bien trempé, leur fragilité et leur douceur.
Et pourtant, même si la lecture était agréable il m'a manqué ce petit quelque chose pour ça m'emporte complètement. Ça manquait à mon sens de rythme. Il ne se passait pas énormément de choses ou en tout cas il n'y avait pas de réel rebondissement. Malgré le côté dystopique qui est mit en place autour de la mort ça reste assez classique et surtout assez lent. La plume a beau être sympathique et par moments même difficile, cela n'en manquait pas moins d'un peu de piment qui aurait quelque peu accéléré le récit.
Néanmoins, le message reste très impactant. C'est un tragique compte à rebours.
Le mot d'ordre est : VIS ! L'auteure nous crie qu'il faut vivre sa vie car on ne sait pas quand elle se terminera, il faut profiter, vivre des expériences, ne pas avoir peur. Il faut oser, se révéler, être soi même. Ne rien regretter. Il faut vivre le moment présent et ne pas penser au lendemain. C'était un beau message à la fois bourré d'espoir et à la fois très triste car en tant que lecteur, nous savons dès le début, au même titre que nos héros, que leur histoire à eux ne va pas se terminé de la manière qu'ils le souhaiteraient. Tout est déjà tracé.

« Et ils meurent tous les deux à la fin » est un livre qui traite de la mort et de l'espoir mais c'est aussi une magnifique histoire d'amour et un puissant récit sur l'amitié.
Je les ai trouvés très touchant. Ils sont très complices et s'aident à être la personne qu'ils auraient aime être. Bien que la majeure partie du bouquin ne m'ai pas forcément très touché, je ne peux pas en dire autant de la fin de cette histoire. J'aurais aimé dire que le dernier quart du livre ne m'a pas brisé le coeur mais ce serait mentir. Même si on sait comment tout cela va se terminer, le voir écrit noir sur blanc m'a complètement bouleversée. Je n'étais pas prête pour ça, comme je n'étais pas prête pour la dernière ligne qui m'a complètement laissée bouche bée. J'ai beaucoup aimé cette manière de conclure le roman. C'est brutal, c'est dévastateur, mais c'est à mon sens une fin parfaite pour une histoire au titre aussi percutant. C'était très touchant et très dur à la fois de les quitter aussi abruptement.
Si vous croisez cette histoire en librairie, n'hésitez honnêtement pas. Même si cela n'a pas été un coup de coeur pour moi, et qu'il m'a manqué du rythme et de l'action pour que je sois totalement conquise, je peux tout de même dire que j'ai été séduite par l'idée du livre, par le message fort qu'il véhicule, par la douce romance, la tolérance qui est décrite et par la fluidité de la plume de l'auteure que j'ai pris plaisir à découvrir. Je vous le recommande bien évidemment !

Lien : https://booksandrap.wordpres..
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
SaiwhisperSaiwhisper   02 juillet 2018
La première fois que j'ai embêté mon père en lui posant des questions sur l'amour, j'avais neuf ans, je dis à Rufus en passant de nouveau en revue les cartes postales, dont certaines représentent des endroits de la ville où je vis que je n'ai jamais visité. Je voulais savoir s'il était caché quelque part sous le canapé ou tout en haut dans le placard, là où je ne pouvais pas encore l'atteindre. Mon père ne m'a pas dit "l'amour est en toi" ou "l'amour est tout autour de toi". [...] Il a dit que l'amour est un super pouvoir qu'on a tous, mais je ne serai pas toujours capable de le contrôler, surtout en grandissant. Il a ajouté que même si mon pouvoir devenait complètement indomptable et touchait quelqu'un auquel je ne m'attendais pas, il ne fallait pas que je prenne peur.
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PlusieursViesPlusieursVies   23 juillet 2018
En refusant de vivre comme si j'étais invincible tous les jours où je n'ai pas reçu d'alerte, j'ai gaspillé tout ces hier et maintenant il ne me reste plus du tout de demain.
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SaiwhisperSaiwhisper   02 juillet 2018
Moi, je trouve que ma meilleure amie est encore plus radieuse qu'avant parce qu'elle a traversé un changement, un changement auquel beaucoup de gens n'arrivent pas à faire face. Et elle l'a fait toute seule.
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SaiwhisperSaiwhisper   02 juillet 2018
- Mes photos sont en noir et blanc parce que ma vie a perdu ses couleurs après leur mort.
- Et tu vis ta vie mais tu n'oublies pas la leur ? demande Mateo.
- T'as tout bon.
- Je pensais que les gens se mettaient sur Instagram juste pour dire qu'ils étaient sur Instagram.
Je hausse les épaules.
- T'es vieux jeu.
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SaiwhisperSaiwhisper   02 juillet 2018
Holà, on prend pas l'ascenseur, lance Rufus. Deux Deckers qui prennent l'ascenseur ensemble pendant leur Jour Final, c'est qu'ils veulent se foutre en l'air, ou alors c'est le début d'une blague pourrie.
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Video de Adam Silvera (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Adam Silvera
? tous les titres & liens dont tu as besoin sont ci-dessous ? ________________________
Livres mentionnés :
? Immaculée de Katlyn Detweiler : https://lc.cx/4hki ? La vérité sur Alice de Jennifer Mathieu : https://lc.cx/4hk5 ? La mer infinie (La 5e vague #2) de Rick Yancey : https://lc.cx/4h4k ? Curiosité de Anne Terral : https://lc.cx/4h4Z ? Leaving Amarillo (Neon Dreams #1) de Casey Quinn : https://lc.cx/4h44 ? Paranoïa de Melissa Bellevigne : https://lc.cx/4h4o ? Les chiens de Alan Stratton : https://lc.cx/4h4J ? The Scorpion Rules de Erin Bow : https://lc.cx/4h3x ? Alive de Scott Sigler : https://lc.cx/4h3f ? Forget Tomorrow de Pintip Dunn : https://lc.cx/4h3Y ? Les yeux du dragon de Stephen King : https://lc.cx/4h3g ? Rebel of the sands de Alwyn Hamilton : https://lc.cx/4h3M ? All broke down (Rusk University #2) de Cora Carmack : https://lc.cx/4h3W ? All played out (Rusk University #3) de Cora Carmack : https://lc.cx/4h3m ? Maybe Not (Maybe Someday #1.5) de Colleen Hoover : https://lc.cx/4h3s ? November 9 de Colleen Hoover : https://lc.cx/4h3X ? Confess de Colleen Hoover : https://lc.cx/4h3e ? The year of the rat de Clare Furniss : https://lc.cx/4h3B ? More happy than not de Adam Silvera : https://lc.cx/4h32 ? Dreamfire de Kit Alloway : https://lc.cx/4h36 ? I remember you de Cathleen Davitt Bell : https://lc.cx/4h3u ________________________
Personnes mentionnées :
? Noémie (Ilnyak1pas) : https://www.youtube.com/user/ilnyak1pas ? Marine (Tartinneauxpommes) : https://www.youtube.com/user/Tartinneauxpommes ? Françoise (Le monde de Francesca) : http://oiseausecret.canalblog.com/ ? Lucie (Luxnbooks) : https://luxnbooks.wordpress.com/ ? Mathieu (EnjoyBooks) : https://www.youtube.com/user/lacacahuete83140 ? Lucie (Lulailis) : https://www.youtube.com/user/lulailis ________________________
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