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Patrick Honnoré (Traducteur)Tetsuya Yano (Traducteur)Simon Nozay (Traducteur)
EAN : 9782702136737
576 pages
Calmann-Lévy (23/08/2006)
4.18/5   353 notes
Résumé :
Dans un futur proche, un empire asiatique indéterminé aux tendances fascisantes a mis en application le programme 'Battle Royale' pour servir d'exemple à la population - et tout particulièrement à sa frange la plus jeune.

Ce programme consiste à tirer au sort chaque année une classe de collégiens et à les emmener de force sur une île isolée du monde, où au terme de combats acharnés, un seul d'entre eux pourra rester en vie - dans le cas contraire, to... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (95) Voir plus Ajouter une critique
4,18

sur 353 notes

sandrine57
  16 avril 2020
Pour la classe de 3èB du collège municipal de Shiroiwa, ce qui aurait dû être un sympathique voyage scolaire se transforme en cauchemar lorsque, après avoir été endormis par un gaz, ils se réveillent dans une salle de classe inconnue devant trois soldats armés et un homme qui prétend être leur nouveau professeur principal. La surprise passée, s'installe la terreur. Leur classe a été choisie pour participer au Programme. Et le principe en est simple : ils sont 42 et à la fin il n'en restera qu'un. Lâchés sur une île déserte de la mer de Seto, ils ont pour seule consigne de s'entretuer...
Dans un Japon devenu La Grande République d'Asie, un régime totalitaire commandé par un Reichsführer, le Programme peut concerner à tout moment n'importe laquelle des classe de 3è. Les élèves sont alors isolés, souvent sur une île, armés et le cou enserré d'un collier explosif qui permet de les localiser et de les éliminer s'ils pénètrent dans une zone interdite ou si le commandant estime que le jeu traîne en longueur.
Bien sûr c'est un choc pour ces adolescents qui n'imaginaient pas devoir un jour faire du mal à un camarade de classe, un ami peut-être. Certains, naïfs, ne peuvent croire qu'un des leurs se prendra au jeu et pourtant, la 3èB du collège municipal de Shiroiwa n'est pas composée d'enfants de choeur. C'est une classe hétéroclite avec ses sportifs, ses geeks, ses mauvais garçons, et les filles ne sont pas en reste, parmi elles, certaines sont douces, amoureuses, bonnes élèves, d'autres sont plus délurées, pragmatiques, prêtes à tout pour sauver leur peau.
Car là est bien le problème auxquels ils seront confrontés : à qui se fier ? Quand les amis d'hier deviennent des ennemis sanguinaires, quand accorder sa confiance peut s'avérer fatal, on ne peut plus compter que sur soi-même et affronter son destin.
Parmi les élèves, Shûya Nanahara, sportif accompli et fan de rock américain, une musique jugée subversive par le pouvoir en place, imagine réunir ses camarades pour tenter d'attaquer les militaires qui les surveillent. Mais cela reste un voeu pieux et très vite les morts s'enchaînent. Pourtant, il réussit à retrouver la jolie Noriko dont son meilleur ami était amoureux et s'associe à Kawada, un nouvel élève venu de Kobé. le trio ainsi constitué va essayer de survivre, porté par Kawada qui aurait LA solution pour s'évader de l'île. Mais pour cela il faut survivre au milieu des tirs, des attaques surprises, des trahisons, des faux rapprochements...
Souvent comparé à Hunger Games, Battle Royale est à la fois plus dur et plus fin que son célèbre successeur. Plus dur parce que le sang coule à flots, que les meurtres sont décrits avec minutie dans toute leur horreur, parce qu'il ne faut s'attacher à aucun personnage tant il est susceptible, bon ou mauvais, de se faire trucider la page suivante. Et plus fin parce que la psychologie des personnages est plus approfondie et les mécanismes de survie mieux analysés. C'est aussi un roman plus politique, un pamphlet contre le Japon, décrit comme une société obéissante, peu prompte à se rebeller contre les décisions iniques du pouvoir, un pays apte à basculer vers la dictature avec l'accord tacite d'un peuple de moutons.
Mais Koushun Takami sait doser ses effets et au milieu de toute cette noirceur il ménage à son lecteur des plages d'éclaircies illuminées par l'amour, l'amitié vraie et la possibilité pour chaque individu de rester humain et intègre en toute circonstance. Ainsi que de vraies pistes de réflexion sur les sentiments, la confiance, l'instinct de survie, le sens moral, la politique.
Même si le style n'est pas fabuleux, Battle Royale se dévore tout de même de bout en bout et réserve son lots de surprises jusqu'à la toute fin. Glaçant et réaliste.
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Sachenka
  21 juin 2020
Avant la série Hunger Games, il y a eu Battle Royale. Les ressemblances sont à ce point inouïes qu'il semble impossible qu'un roman n'ait pas influencé l'autre. Dans l'oeuvre de Koshun Takami, écrite et se déroulant dans un univers dystopique à la fin du XXe siècle, l'empire japonais est devenu la République de Grande Asie dirigée par le Reichsführer. Est-ce que la Seconde Guerre mondiale aurait tourné en faveur de l'Axe ? Ou est-ce que la défaite aurait plongé le pays du soleil levant encore davantage dans le totalitarisme ? Ce n'est jamais éclairci mais je suppose que ce n'est pas si important. Il suffit de savoir que, chaque année, on procède au Programme. Il s'agit d'une simulation (très réelle) de combat : «laisser se battre entre eux les élèves d'une classe jusqu'à ce qu'il ne reste qu'un seul survivant, l'objectif étant de recueillir diverses données statistiques sur le temps mis par le champion à exterminer le reste de la classe.» (p. 51) Par la force des choses, c'est devenu un outil de propagande.
Cette explication ne m'a pas complètement convaincu. À quoi servent ces données ? Pourquoi recourir à ce moyen en particulier pour les recueillir (n'en existerait-il pas d'autres moins couteux en vies humaines) et, surtout, pourquoi y recourir depuis si longtemps ? On y sacrifie année après année cinquante classes de 42 élèves, soit 2100 jeunes. C'est beaucoup d'adolescents à envoyer à l'abattoir ! À part le Programme, le reste de l'univers n'est pas particulièrement expliqué, encore moins décrit. Les quelques souvenirs racontés en flashback ne laissent deviner qu'un pays assez semblable au Japon moderne, exception faite du régime totalitaire.
Quoiqu'il en soit, on ne s'y attarde pas. Assez rapidement, les adolescents sont transportés sur une île et, tout aussi rapidement, la violence commence. En effet, dès les premières minutes du «jeu», les participants tombent les uns après les autres. La première journée est un véritable carnage. Ceci dit, c'était nécessaire : 42 jeunes, ça fait beaucoup de personnages à retenir. Surtout avec tous ces noms japonais qui peuvent devenir difficile à mémoriser ou distinguer. Même après que la moitié fut tombée, je mélangeais encore plusieurs des survivants.
Heureusement, l'intrigue suit principalement une poignée des adolescents, en particulier Shûya Nanahara (un athlète un peu rebelle (selon les critères japonais)), Noriko Nakawada (la copine de son meilleur ami) et Shôgo Kawada (le survivant d'un des Programmes de l'année précédente). Ces trois-là formeront assez tôt une alliance qui leur permettra de figurer parmi les derniers survivants. Puis, l'intrigue attache une certaine importance à d'autres qui qui luttent pour leur survie comme Shinji Mimura (le génie informatique) ou d'autres qui se lancent à fond dans le jeu, indifférents à tuer tout le monde, comme le froid et calculateur Kazuo Kiriyama.
La plupart des autres adolescents ont droit à une quelconque présentation, allant de quelques lignes à quelques pages. À leur minute de gloire, en quelque sorte ! En fait, c'est plutôt intelligent de la part de l'auteur (ou cruel, selon le point de vue) : beaucoup de ces personnages secondaires et leur petite histoire personnelle, ils sont présentés quelques moments seulement avant leur mort. Ainsi, on les apprivoise, on apprend à les connaître, à s'intéresser à eux alors qu'il est presque trop tard.
Parlons-en, de leur mort ! Certaines scènes sont assez crues. Je dois reconnaître l'imagination de l'auteur. Prévoir la chute d'autant de jeunes sans que ça devienne répétitif, c'était tout un défi. le lecteur a droit è des duels, des luttes serrées au corps à corps, des attaques embusquées, des fusillades, des explosions, des empoisonnements, etc. Que ceux qui n'aiment pas la violence s'abstiennent.
Un autre aspect dans lequel l'auteur excelle, c'est dans le suspense. Et ça, du début jusqu'à la fin. Ceux qui semblent les plus forts tombent rapidement, ceux qui sortent indemne de duels époustouflants meurent bêtement peu après, ceux qui en réchappent de peine et de misère, blessés, restent en vie plus longtemps que ce à quoi on se serait attendu. C'est le monde à l'envers. Mais bon, quand l'instinct de survie est en jeu, n'importe quoi peu arriver. Aussi, véritables intentions de plusieurs adolescents restent cachées. Dans un jeu où seul le dernier survivant gagne, est-il possible de faire confiance aux autres ? Même aux amis d'enfance ! Certaines alliances se créent, mais constituent-elles un moyen de survie temporaire ? Qui trahira qui ? Dans un tel contexte, que valent l'amitié et l'amour ?
En somme, comme pour beaucoup de romans de science-fiction, l'idée est original mais le style est plutôt ordinaire. On est entrainé par l'action et le suspense (très réussis) mais on y retrouvait beaucoup de longueurs. Une fois la lecture terminée, qu'en reste-t-il ? Je l'ai appréciée sur le coup mais ce n'est pas le genre de livre que j'aurais envie de relire.
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Butylphenyl
  24 mars 2013
Avertissement : Battle Royale peut générer des troubles momentanés dans votre quotidien (cauchemars, insomnies, nausées). Chez certains lecteurs, cet ouvrage peut également occasionner un dédoublement fonctionnel : assurez-vous donc que vous pouvez lire en vidant votre lave-vaisselle, en vous brossant les dents, en marchant (!) – liste non exhaustive – avant de vous lancer.
Vous l'aurez sans doute compris, Battle Royale exerce une attraction hors du commun.
Il agit sur l'humain comme un aimant dont les pôles seraient différents – oui car je rappelle que les pôles identiques, eux, se repoussent et je ferme cette parenthèse électro-magnétique avant de perdre définitivement votre attention. Il est donc absolument impossible, et ce bien qu'il ne soit pas exempt de défauts, de le lire autrement qu'en le dévorant.
Cette accoutumance résulte selon moi de la combinaison de deux éléments : une intrigue angoissante qui attise fatalement la curiosité morbide du lecteur (puisqu'il ne peut en rester qu'un, qui diable va s'en sortir ?) et une construction narrative plurielle qui alterne, à chaque chapitre ou presque les points de vue – construction qui semble d'ailleurs avoir le vent en poupe ces derniers temps cf. Sorry ou encore Game Of Thrones. Battle Royale repose, en conséquence, sur une structure sadomasochiste qui dépeint des personnages voués à mourir.
L'unique oeuvre de Koushun Takami est donc indissociable d'une extrême violence : physique d'une part car l'auteur y décrit avec un réalisme mi gore mi glacial les différents meurtres, psychologique d'autre part car il y révèle avec une minutie particulièrement déstabilisante les réactions de tout à chacun face à une mort programmée. D'une certaine manière, Koushun Takami reprend la plus célèbre des interrogations littéraire ("To be or not to be, that is the question") mais y insuffle une intensité nouvelle : assassiner ou être assassiné ?
Parce qu'il anéantit toute frontière entre victimes et bourreaux, Battle Royale livre, selon moi, avant tout une réflexion morale. Il oblige en effet à redéfinir complètement nos présupposés éthiques : est-il acceptable de tuer pour survivre (autrement dit, la fin justifie t-elle les moyens ?). Au gré des chapitres, Koushun Takami pose également la question la plus fondamentale en matière de relations humaines : peut-on – et surtout faut-il – avoir confiance ? Cette interrogation est d'autant plus cruciale que l'amour et l'amitié s'évaporent aisément dans un monde alternatif comme celui-ci.
L'auteur rend donc compte, à mon sens, d'une crise humaine généralisée mais pas que. En effet, Battle Royale est également un roman satirique qui analyse de manière acerbe les mécanismes sur lesquels repose une dictature. Il dénonce notamment l'acceptation tacite voire la passivité totale des citoyens qui, disons le clairement, tolèrent qu'un tel programme subsiste et tue leurs enfants. L'absurdité et la cruauté – les armes étant distribuées au hasard, certains doivent combattre avec des armes à feu, d'autres avec une fourchette... – font quant à elles indubitablement écho au nazisme et plus spécifiquement aux camps de concentration.
Cette chasse-à-l'homme se déroule en effet sur une île où cohabitent règle et désordre, un monde où la discipline temporelle, spatiale et hiérarchique coïncide étrangement avec un dérèglement total des valeurs, voire une absence totale de logique. Or il est vrai que si l'on s'attarde ne serait-ce que sur l'organisation de la terreur durant la Seconde Guerre mondiale – le sadisme mêlé à un semblant d'incohérence terrorisait d'autant plus les déportés – il semble que tout ait été régi à la perfection. Cette dualité permanente et propre aux deux univers renvoie donc, indirectement, au caractère ubuesque dont parle David Rousset dans L'Univers concentrationnaire pour qualifier les camps.
Afin sans doute d'édulcorer quelque peu cet univers, Koushun Takami glisse toutefois dans son roman pléthores d'amourettes qui confèrent, toutes, une tonalité "fleur bleue" au récit ce qui peut agacer les lecteurs les moins tolérants. J'ai également noté quelques invraisemblances telles que l'extrême maturité de certains personnages alors qu'ils n'ont que 15 ans ou encore la composition étonnamment diversifiée de la classe (prostituées, sociopathes, athlètes, McGyvers en devenir...). Autre bémol, le traitement assez stéréotypé des personnages (je pense notamment à Mitsuko Soma et Sho Tsukioka mais ne peux malheureusement pas vous en dire plus) et également à la psychologie du héros qui est, ô surprise, le rebelle-sportif-artiste (la totale quoi !).
Difficile toutefois d'en vouloir à un auteur dont le récit est parsemé de Bruce Springsteen ("Cause tramps like us, baby we were born to run").
À mi chemin entre le thriller, la dystopie et le roman gore, Battle Royale est donc un ouvrage singulier, à la fois naïf et cruel, qui parvient à à captiver de bout en bout – on doute jusqu'à la dernière page – et qui propose une réflexion éthique et politique résolument moderne.
Un grand classique.
Plus de détails (mes rubriques "n'hésitez pas si ; fuyez si ; le petit plus ; le conseil (in)utile, en savoir plus sur l'auteur") en cliquant sur le lien ci-dessous.
Lien : http://blopblopblopblopblopb..
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Stelphique
  14 décembre 2017
Ce que j'ai ressenti:…Foudroyante Battle de coeurs battants…


Au final, il n'en restera qu'un…
Ceci n'est pas une mauvaise blague, ni la bande annonce de « The Voice »… Les « Battle » sont bel et bien mortels, cruellement réels, sauvagement sanglants. Cette classe de 3ème n'aurait jamais pensé être l'élue du Programme, et pourtant, il va falloir à ses jeunes gens beaucoup de courage et de détermination, pour ce réveil effroyable sur cette île retirée, terrain de jeu miné, il faudra survivre… Survivre aux autres.
« Aujourd'hui, mes petits amis, vous allez vous amuser à vous entre-tuer! »
Quand tu tiens en main ce beau volume de quelques 800 pages et que tu devines par avance, que ça ne va pas être de la guimauve: prévois-toi dans ton planning, une sacrée plage de moments dans lequel tu vas pouvoir te confronter à l'ignoble, à l'éventuel monde imaginaire de violence extrême , et appréhender une nouvelle façon de jouer. Je te mets juste en garde, ô toi le lecteur curieux, parce que ça envoie niveau émotions diverses ainsi que mises en scènes atroces…Et pourtant, il y a une certaine addiction qui se crée, car tu ne peux laisser à leur triste sort, ses enfants…Jusqu'à la dernière page, tu espères : que le jeu s'enraye, que l'humanité triomphe…
"Ni peur, ni doute, jamais…"
Koushun Takami ne se contente pas de livrer une histoire morbide sans morale, non, il nous livre dans cette trame d'horreur, une étude psychologique de la peur, avec en exemple, des adolescents pleins de sentiments contraires dû à leur âge difficile, sur une aire prédéterminée, avec une règle du jeu implacable. Il nous fait réaliser à quel point le doute peut envahir les esprits fragiles, comme il s'insère insidieusement dans les comportements, jusqu'à quel point, il peut rendre fou…Une classe entière de gamins, plus ou moins unis dans le quotidien va être contrainte d'éliminer, un à un, ses camarades, au dépit de l'amitié, au détriment de l'amour…Il suffit d'une étincelle, parfois, pour que le carnage se déclenche…L'auteur réussit le pari à créer cette atmosphère de tension très particulière de confiance bafouée, au delà des volontés premières des participants. C'est le Jeu, parce que l'Autre le joue. C'est l'Instinct de survie qui domine parce que les règles sont ainsi. Toute l'horreur se tient là, toute l'intensité se joue là. Dans cet unique sentiment: la peur…
"Parce que si tu commences à douter, alors oui, tu peux douter de tout, absolument de la moindre petite chose, tu peux douter. Mais si tu doutes de tout, il faudra que tu t'entoures de tellement de précautions que tu ne pourras bientôt plus bouger le petit doigt."
Si les minutes et l'espace de jeu se réduisent inexorablement pour ces petits héros malgré eux, pour toi aussi, lecteur, le temps prend soudain une autre forme, il s'étire aux souffles de vie qui se perdent… Te voilà confronté à un régime politique totalitaire, à une hécatombe d'innocents, à l'horreur de Battle Royale. J'ai lu ses pages, avec la gorge serrée, heureusement qu'il y avait des notes de douceur auxquelles se raccrocher parfois, mais clairement ce livre te hante. Cette folie t'accompagne dans ton espace intérieur, te déstabilise dans cette illusion de jeunesse candide, te frappe aussi sûrement que le plus déterminé des joueurs, t'atteint en plein coeur de tes convictions utopistes…
S'il n'en restait qu'une, pour vous convaincre de lire ce livre, je serai celle là…
Ma note Plaisir de Lecture 10/10.

Lien : https://fairystelphique.word..
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Lesperanza
  05 décembre 2020
J'étais tombée sur Battle Royale à la bibliothèque, et je l'avais emprunté sans trop réfléchir. En tant qu'immeeeense fan d'Hunger Games, je m'étais dit que ça avait des chances de me plaire.
Résultat ?
C'est un coup de coeuuuuuuuur, mais ouiiii !!
Effectivement, Hunger Games est une version plus moderne de Battle Royale. Ici c'est plus "rapide", il n'y a pas toute la mise en scène qu'il y a dans Hunger Games : non, nous sommes dans l'action direct. Ce qui diverge avec la trilogie de Suzanne Collins, c'est aussi qu'ici, ce sont des camarades de classe. Hmm, oui, ça joue. Les personnages ont tous mon âge, donc je m'y identifie plus facilement. (même si je pense que si j'avais dû être dans Battle Royale, j'aurais probablement crevé dès les premiers instants, mais bon...)
Bref. Au premier chapitre, j'ai eu peur, car comme c'est une oeuvre japonaise, je ne suis pas habituée et pour moi tous les noms se ressemblaient. J'étais donc en train de me dire que je n'arriverais jamais à retenir les prénoms des personnages.
Mais honnêtement... ça allait, et j'ai accroché dès le début. On est embarqué avec la classe de 3B. On n'a pas envie de s'attacher à eux sachant ce qui les attendent, mais c'est impossible, surtout qu'on a le point de vue de tous les personnages (contrairement à Hunger Games !), et un chapitre suffit à nous attacher au personnage en question (ou à le détester, à voir)... Ce qui est assez sadique vu que peu de temps après on le voit mourir...
Donc, non, ce n'est pas gai. L'histoire est sombre, sanglante, c'est bien plus dur qu'Hunger Games (qui à côté fait vraiment très soft !). Après ça ne m'a pas dérangé, même si visualiser les morts dans mon esprit me faisaient grimacer xD. Je ne crois pas que je verrai le film vu ma sensibilité... :')
N'empêche que, clairement, les décès des personnages les uns après les autres m'ont attristé pour la plupart. C'est horrible, y a pas d'autres mots... :/ (surtout pour deux morts en particulier, mais je ne les citerai pas pour ne pas spoiler)
Et... la fin ?
La fin... ?
Comment vous parler de cette fin ???
Cet ascenseur émotionnel que j'ai eu en lisant les quarante dernières pages d'un coup !?
Quatre retournements de situations en quarante pages, non mais vous imaginez ??
Non sérieusement, je n'en suis toujours pas remise. Mais c'était très fort de la part de l'auteur, je ne peux le nier !
N'empêche que j'étais pas bien, vraiment... 0_0 Les lecteurs de ce livre comprendront, je pense... xD
Bref, c'était incroyable. J'ai a-do-ré. J'ai lu des critiques géniales sur ce livre, bien rédigées et très constructives. Ma critique n'a rien de tout ça, mais elle exprime juste à quel point j'ai aimé ce roman et à quel point l'histoire est addictive !!
Un roman noir, tragique, dur, mais qui traite aussi de certains sujets comme l'amour et l'amitié...
C'est un coup de coeur, cela ne fait aucun doute !
Après... même si, certes, Hunger Games à côté, est un cran en-dessous, je préfère quand même HG, qui restera toujours pour moi une trilogie coup de coeur symbolique à mes yeux. :) Battle Royale ne le dépasse pas car ce que j'aime dans Hunger Games, ce n'est pas seulement la partie dans l'arène. C'est tout ce qu'il y a autour, cette mise en scène, justement, ainsi que la révolte du tome 3, et les personnages. c'est ce qui me fait autant kiffer cette trilogie, en plus de l'arène.
Mais Battle Royale restera longtemps dans ma mémoire, et je le conseille très vivement à tout le monde !!
Foncez lire ce pavé !! :) (surtout si vous avez aimé Hunger Games ! c'est très différent, mais d'un autre côté c'est le même principe de base ^^)
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critiques presse (2)
Bedeo   13 février 2019
Coriace à lire, mais essentiel pour la culture violente manga, Battle Royale est ce qui se fait de mieux, ou en tout cas la matière originelle, pour la lutte chacun pour soi qui s’étale dans de nombreux romans ou jeux vidéos de toutes les époques.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Bedeo   24 septembre 2018
Puissante référence, Battle Royale se devait se ressortir pour prouver aux nouvelles générations que les noms ont une âme et une origine. Le sang des collégiens japonais de cette série dystopique est là pour le rappeler.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
LesperanzaLesperanza   02 décembre 2020
« (…) Et qu’y a-t-il de plus horrible pour un être humain que d’être privé de cette liberté ? »
Après un instant de réflexion, Kawada développa son raisonnement.
« Pour être plus clair, je dirais qu’à un moment où à un autre tout le monde éprouve un sentiment d’absurdité, même un mec lambda comme moi. Parfois la vie me semble totalement stupide. Pourquoi est-ce que je mange le matin quand je me réveille ? A quoi ça sert de bouffer ? Quoi qu’on mange, de toute façon ça devient de la merde quelques heures plus tard, pas vrai ? Pourquoi est-ce qu’il faut que j’aille à l’école pour étudier ? Même si j’ai de bons résultats scolaires, même si grâce à ça, je peux faire une brillante carrière, de toute façon je mourrai un jour ou l’autre, pas vrai ? A quoi ça sert de bien se fringuer, de gagner plein de fric, de frimer à mort en faisant baver tout le monde d’envie ? Ca n’a aucun sens, pas vrai ? Surtout dans un pays de merde comme le nôtre… Mais pourtant, même si rien n’a de sens, nous éprouvons quand même des sentiments comme le bonheur ou la joie… C’est quelque chose de tout petit, d’infime, mais si cette petite chose parvient en partie à remplir notre vide, n’est-ce pas déjà magnifique ?
+ Lire la suite
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bykissbykiss   10 décembre 2012
« Eh bien, maintenant, laissez-moi vous expliquer comment on joue, d'accord ? » annonça Sakamochi de sa voix enjouée de maître d'école primaire. [...]
« Vous êtes déjà au courant, je pense. Les règles sont on ne peut plus simples. Vous vous entre-tuez, voilà tout. Aucune pénalité. Seul le dernier survivant pourra rentrer chez lui et emporter - ô joie ! - un magnifique autographe de Sa Grandeur le Reichsführer en personne ! N'est-ce pas magnifique ? [...] Toutefois, j'ai une bonne nouvelle pour les filles : selon les statistiques établies sur l'ensemble des Programmes réalisés jusqu'à maintenant, quarante-neuf pour cent des champions sont des championnes ! Eh oui ! Vous voyez, il n'y a aucune raison d'avoir peur. Nous sommes tous égaux... »
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bilodohbilodoh   25 janvier 2014
C’était un tel bonheur de pouvoir rire et sourire avec la personne que l’on aimait, pensait Yoshimi. Ça pouvait paraître banal ou insignifiant vu de l’extérieur, alors qu’en réalité c’était tout le contraire. Voilà ce que signifiait être un couple : échanger un sourire... (p.290)
Commenter  J’apprécie          244
LesperanzaLesperanza   27 novembre 2020
"Yutaka, je suis comme je suis et tu es comme tu es. J'ai quelques dons pour le basket, je me débrouille en informatique et j'ai sans doute un peu de succès avec les filles, mais est-ce que ça donne la valeur d'une personne, ça ? Toi, tu sais offrir du rire aux gens sans blesser qui que ce soit. C'est précieux. Et précieux, tu peux l'être beaucoup plus que moi. Sans compter que tu peux tomber amoureux d'une fille pour de vrai, et moi pas. Je ne vais pas te sortir que chacun a ses qualités ou ce genre d'hypocrisie, je laisse ça aux profs. Mais toi, tu en as plein qui me plaisent. De qualités, je veux dire." Il haussa les épaules. "On s'est toujours bien marrés tous les deux, pas vrai ? Voilà pourquoi tu es mon meilleur copain. Le fait que tu sois ici en ce moment est très important pour moi."

-Shinji
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ShanaShana   03 mars 2010
« Certes, c'était mal de tuer ses camarades de classe. Mais puisqu'ils allaient tous mourir a la fin du temps réglementaire, à quoi bon s'entraider ? Mal ou pas, tout ça n'était que des délires d'intellectuels. Yoshio, lui, ne voulait pas crever. Il avait simplement peur. Peur de tous ses " camarades de classe " prêts à montrer les crocs. Imaginez-vous un instant une bande de tueurs à vos trousses... »
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Videos de Koshun Takami (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Koshun Takami
Extrait de "Battle Royale" de Koushun Takami lu par Fabian Finkels.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/battle-royale
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