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EAN : 9782754803960
368 pages
Futuropolis (23/09/2010)
4.27/5   61 notes
Résumé :
Mai 68, et après? En racontant la création et l’évolution d’une communauté, sur une activité économique en marge du consumérisme, Tanquerelle témoigne d’une aventure unique et hors norme qui a, au fil du temps, défié l’utopie de cette époque. À la manière d’Étienne Davodeau pour Les Mauvaises Gens, armé d’un magnétophone et de ses crayons, il a recueilli le témoignage de son beau-père, Yann Benoît, l’un des fondateurs de cette communauté. S’ouvre entre Yann et Hervé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
♫C'est une maison bleue
Accrochée à ma mémoire
On y vient à pied
On ne frappe pas
Ceux qui vivent là
Ont jeté la clé
Peuplée de cheveux longs
De grands lits et de musique
Peuplée de lumière
Et peuplée de fous
Elle sera dernière
À rester debout♫
Maxime le Forestier- 1972-

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Recherche communauté sérieuse
pour mener une vie heureuse
un projet de vie, un projet social
et vie dense devient palpable
Pas d'utopie, mais vivre l'autarcie
Biquettes, fromages de chèvre et Patchouli
Si possible pas tous dans le même lit
Mais libre cours à nos envies
Etre jaloux c'est pas bien vu
Relations privilégiées pour pas dire histoire de cul
Pas besoin qu'on fume du hakik
C'est sans Francis & Co quand Pascal y fornique
Esperanto ou tard,
pas de fumée sans pétard

Le pouvoir c'est le savoir
Ne pas chercher le savoir
C'est accepter le pouvoir.
Une journée type Taylorisme communautaire
Utopistes pas si crédules
Ont trouvé la bonne formule
Une BD, 360 pages, fallait le faire
C'est pas con si y a bulles....






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Une BD découverte en médiathèque, très chouette, tant par la forme que par le fond. La communauté, c'est le lieu où la femme du narrateur a passé son enfance. Une minoterie retapée par des soixante-huitards, qui ont choisi de fuir Paris et la société de consommation pour tenter un retour à la terre, à la solidarité, aux savoirs-faire de jadis.
Les deux tomes retracent donc cette expérience, relatée par le beau-père du narrateur: ses souvenirs sont mis en images, des images simples mais bien torchées, qui collent vraiment au récit.
Et qui déconstruisent bien des idées reçues.
Parce que pour la plupart des gens, "68" est synonyme de liberté effrénée, on se représente des hippies vêtus de mauve donner libre cours à toutes leurs pulsions dans un nuage de fumée , entre une voiture vert pomme et un tipi indien.
Rien de tel ici: avec justesse, avec patience, le témoignage se déroule et évoque des étudiants mal à l'aise avec leur éducation bourgeoise, des boy-scouts montés en graine qui se sentent à l'étroit parmi les sorbonnards, des jeunes qui cherchent à se rendre utiles et ne veulent pas perdre leur vie à la gagner.
C'est de travail, avant tout, que parle cet ouvrage, mais d'un travail qui n'est pas une besogne. le travail au sens le plus noble du terme: travail bien fait, travail sur soi, travail ensemble. Et on envie, un peu, la vigueur de ces jeunes , leur idéalisme, leur droiture, dans notre triste monde.
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Mai 68 est toujours dans l'esprit de tout à chacun. Un moment de grands espoirs qui n'ont abouti à pas grand chose à final. Tout le monde ne luttait pas forcément pour les mêmes raisons. Certains c'étaient pour avoir un meilleur revenu pour consommer, d'autres pour changer la société de consommation ou donner du sens à moment de leur vie. Quand tout à pris fin, la plupart ont repris leur vie comme avant avec parfois une augmentation de salaire. Mais Yann Benoît et ces amis décident de prendre les choses en main et d'aller créer une communauté. Pas comme l'image d'Epinal avec des gens nus qui partagent leurs conjointes tout en consommant excessivement des drogues. Ils sont très loin de ça.

L'ancienne minoterie devenait un lieu pour prouver que l'on pouvait vivre et collaborer ensemble. Ils élevaient des animaux, un peu d'agriculture, de la gestion de la forêt et une entreprise de sérigraphie qui permettaient de faire rentrer de l'argent. Tout s'est progressivement avec une volonté de fer. Grâce aux agriculteurs aux alentours, ils ont appris à tuer des animaux par exemple. Ils ont créé un réseau solidaire et offrir un verre d'alcool ça aide grandement. Par contre chez eux, c'est le partage équitable des tâches. Monsieur fait du repassage, du ménage et de la cuisine. Quelque chose qui choc le monde paysan très conservateur et phallocrate. Pour prouver aux autres que leur modèle de vie et modèle économique est viable, ils font des portes ouvertes. Un véritable succès auquel ils ne s'attendaient pas. Ont-ils trouver vraiment le modèle du futur de la communauté? En tout cas, les vacances sont des occasions d'aller voir d'autres communautés et voir comment elles fonctionnent. Les modèles ne manquent pas.

Yann dévoile avec plaisir ses souvenirs de cette période qui semble idyllique. Cette première partie semble s'intéresser au moment où tout semble possible. Un gros mais arrive. Car il semblerait qu'elle n'existe plus à ce jour. On aimerait bien comprendre pourquoi. C'est intéressant de voir qu'il est possible de trouver des gens pour partager un idéal. Il faut bien pauser le cadre dès le début. Un partage d'expérience qu'il est rare de lire et encore plus dans la bande dessinée.

La mise en page d'Hervé Tanquerelle est très audacieuse. Il se met en scène avec son beau-père, il montre le processus d'enregistrement des données et il raconte en image le témoignage. Les dessins sont très réalistes avec un aspect en arrondi très chaleureux. Il alterne avec un autre style graphique qui pourrait se rapprocher d'une interprétation d'une photographie. On est immergé dans la communauté au plus proche du quotidien. Une aventure sociale avec un idéal tenace.
Lien : https://22h05ruedesdames.com..
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Un sujet passionnant ! L'installation d'une communauté, son évolution, sa fin. On s'attarde sur les différents aspects de l'organisation de la vie quotidienne, le travail commun, les logements, les couples, les enfants. Ce que l'on nous donne à voir fait envie mais l'auteur nous montre aussi les difficultés des uns et des autres à mener cette vie où le collectif est au centre des préoccupations individuelles. J'aime beaucoup le double travail graphique, l'un fait de ligne claire -le principal -qui raconte l'entretien, l'autre plus vaporeux, à l'aquarelle qui donne à voir les souvenirs.
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A travers les souvenirs de son beau-père, Tanquerelle nous replonge dans les années 70. Loin des clichés baba cools, "la communauté" retrace une aventure humaine ambitieuse : une trentaine de jeunes gens qui décident de vivre ensemble à la campagne. de l'utopie sociale et politique à la réalité, rien n'est caché des errements, erreurs et réussites de cette communauté.

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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
L'utopie ça réduit à la cuisson, c'est pourquoi il en faut énormément au départ.
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Ça ne vous gênait pas d’être à contre courant ? Ça ne vous titillait pas un peu la modernité ? - Au contraire, c’est la société qui évoluait à contre-courant.
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