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Critiques sur La cabane du métayer (13)
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Kirzy
  29 mai 2019
Je découvre ce grand auteur américain à travers la première publication française dans sa version intégrale de cette Cabane du métayer, assortie d'une nouvelle traduction au plus près du texte originel de 1952.

La première moitié m'a emballée. J'ai aimé comment l'auteur scrute le quotidien poisseux d'une Amérique rurale ( celle de l'Oklahoma ), cette immersion dans une société rongée par les inégalités sociales entre gros propriétaires terriens et petits métayers miséreux, mais aussi par les tensions raciales qui se muent en rancoeur lorsque ce sont les Amérindiens qui disposent des terres et des richesses comme c'est le cas avec le personnage de Matthew Ontime.

J'ai aimé le personnage principal, Tommy 19 ans, fils d'un métayer, intelligent mais terriblement pauvre, un mec qui aurait pu vivre dans l'acceptation de sa vie s'il n'avait rencontrer deux femmes «  fatales », son amante secrète, la riche Donna ( fille de Ontime, le propriétaire des terres que son père exploite ) et Mary qui vit avec lui et son père.
Un être pur, tourmenté, la rage au ventre, qui m'a fait penser à un personnage de Steinbeck ou d'un film d'Elia Kazan.

"Je traverse la cour au trot, en me baissant pour passer sous les cordes à linge, et je m'engouffre dans l'ancienne étable qui nous sert de bûcher. Je m'assieds sur le billot et j'enfouis ma figure entre mes mains. J'essaie de faire venir les larmes. J'essaie de toutes mes forces, mais les larmes ne viennent pas; et je trouve ça encore pire que de découvrir ce qu'est la haine. je crois que le pire, quand on perd tout ce pour quoi on a toujours vécu, c'est de ne pas réussir à verser une seule larme dessus. Parce que ça ne vaut même pas ça, une petite larme de rien du tout."

De fait, l'intrigue, qui prend son temps à se déployer, a quelque chose d'universel dans son propos, presque une parabole biblique dans la simplicité de sa direction.

Tout avance comme une évidence dans ce roman désenchanté âpre et sec.

La deuxième partie carcéro-judiciaire m'a moins convaincue, je l'ai trouvée moins crédible ou plutôt j'ai eu du mal à croire aux ressorts psychologiques de Tommy. Mais au final, elle est nécessaire pour mettre en avant une fin lumineuse.
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CasusBelli
  07 juillet 2019
Je suis décidément et définitivement fan de Jim Thompson !
Ce livre que l'on trouve aussi sous le titre de "Deuil dans le coton" raconte l'histoire de Tom Carver, un jeune homme de 19 ans, fils de métayer à l'avenir tracé d'avance, il trimera dur toute sa vie et restera pauvre car dans ce coin d'Amérique les destins sont inéluctables et on doit l'accepter avec fatalité.
Tom Carver est un garçon docile et obéissant, et comme il a été adopté, il est également reconnaissant, malgré la grande sévérité de "Pa".
Cela dit Tom a de la chance car il fréquente Donna, une fille superbe, qui a tout de même un énorme "défaut", elle est la riche héritière du plus gros propriétaire terrien du comté qui se trouve être le plus proche voisin de Tom, cette relation est donc clandestine et doit le rester à tout prix.
Tom est un maelstrom d'émotion à cet instant de sa vie, il supporte de plus en plus difficilement l'injustice de son destin, l'injustice de "Pa", car il est peut-être un "paysan", mais il n'est pas dénué de sensibilité ni d'intelligence.
Jim Thompson nous offre ici un récit d'une grande force émotionnelle, sa lecture des rapports humains, de leurs interactions est d'une vérité et d'une précision saisissante, le scénario est pour tout dire passionnant et tout à fait imprévisible.
J'ai aimé tout ce que j'ai pu lire de cet auteur, et c'est pour l'instant le livre qui m'aura marqué le plus, une plongée en apnée dans les méandres de l'âme humaine, je remonte un peu secoué pour mon plus grand plaisir de lecteur.
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JIEMDE
  08 février 2019
Deuxième incursion dans l'univers du grand Jim Thompson (je sais, j'ai un peu de retard dans la mise à jour de mes classiques...). Je referme La cabane du métayer - dans une nouvelle traduction semble t-il bienvenue d'Hubert Tézenas - avec plaisir. Sans le sentiment d'avoir lu LE grand livre de l'autre Big Jim mais avec la satisfaction d'avoir retrouvé cette atmosphère noire, complexe et torturée que j'apprécie.

Faut dire que le gars Tommy Carver, le fils du métayer, il s'est mis dans de sales draps, à fricoter avec Donna la fille de Matthew Ontime le propriétaire des terres, au sang indien et à la richesse insolente. Tommy et son père pourraient devenir riches également si Ontime acceptait de les laisser confier leurs terres et une partie des siennes aux exploitants de pétrole aux aguets, qui ne rêvent que de forer dans ce coin perdu d'Oklahoma où l'or noir est prêt à jaillir. Mais Ontime refuse...

Des coucheries interdites, une rancoeur attisée par l'argent qui n'en finit pas de monter, une terre du sud encore marquée de la difficile cohabitation des blancs, des noirs et des indiens, un jeune homme marqué par des traumatismes et non-dits d'enfance trop longtemps tus par son père : les éléments du drame sont constitués et quand Ontime est retrouvé avec un couteau dans le corps, Tommy se retrouve illico au pénitencier.

Plus que l'histoire, c'est le cheminement psychologique de Tommy - placé en narrateur par Thompson - qui fait toute la saveur du livre. Un jeune homme plongé en l'espace de quelques jours dans une spirale négative et mortelle infernale, percuté par l'injustice, par la double confrontation avec son passé et avec son père mais aussi par l'impasse de ce que semblent devenir ses perspectives de vie.

C'est noir, un brin fataliste, évocateur d'un certain contexte historique américain et surtout, délicieusement écrit. Alors faut pas se priver !
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Renod
  13 février 2019
Années 50, Est de l'Oklahoma. Carver cultive du coton pour le compte d'un Amérindien, un comble pour cet homme bouffi de préjugés racistes. Le métayer supporte d'autant moins cette subordination que le propriétaire refuse de louer ses terres à une compagnie pétrolière. Le voilà donc privé de revenus opportuns et condamné à un labeur sans relâche.
Carver est un homme pieux et intransigeant qui traite durement ses deux enfants adoptifs, Thomas et Mary. Le garçon, âgé de dix-neuf ans, entretient une relation clandestine avec la fille du propriétaire, une métisse nommée Donna. Un jour, Thomas va se révolter et crever l'abcès d'années de soumission, de violence et de mensonges. le voilà pris dans un engrenage infernal qui va bouleverser son existence.

« La cabane du métayer » appartient au genre « rural noir ». Les personnages sont des paysans misérables dont les esprits bornés sont imprégnés de racisme et de fanatisme religieux. L'éducation se gère à grands coups de fouet.
L'auteur détaille le partage des terres de l'Oklahoma aux tribus indiennes chassées des Etats plus au nord. Mais les rapports entre les communautés sont conflictuels. La hiérarchie est ici inversée : les notables sont amérindiens (proviseur de lycée, juge, propriétaire terrien) ; les paysans sont des rednecks, et inutile de préciser qu'ils vivent assez mal ce renversement.
Comme souvent chez Jim Thompson, il est question d'inceste, d'imposture et d'injustice.
J'ai apprécié la partie judiciaire du roman animée par un avocat qui se situe entre Saul Goodman et Éric Dupond-Moretti.

J'ai aimé ce roman que beaucoup présentent comme secondaire dans l'oeuvre de Jim Thompson. Seule la fin est décevante mais il semble qu'elle ait été imposée par l'éditeur. Que ces lascars se gardent donc de toucher aux intrigues !
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fannyvincent
  16 avril 2019
« La cabane du métayer », c'est le récit d'une brusque descente aux enfers, quasi inexorable, celle de Tommy Carver, fils d'un métayer de l'Oklahoma. Les ennuis pleuvent en effet sur le pauvre Tommy : coincé dans sa bicoque entre un père rustre et autoritaire et la soumise Mary, le voilà accusé à tort de vol de nourriture, lui qui crève la dalle. Pis, les relations s'enveniment nettement entre son père et Ontime, l'homme pour le compte duquel il exploite les terres, qui n'est autre que le père de Donna, la petite amie de Tommy. S'ensuit une tragédie, et Tommy va se retrouver pris dans un terrible engrenage…

Ce roman de Jim Thompson, l'un des deux proche du mois d'avril du Picabo River Book Club, est un roman rural assez sombre, et plutôt plaisant. L'histoire suinte l'animosité, la rancoeur, la haine. J'ai bien aimé le personnage de Tommy, jeune garçon impétueux, victime de son caractère, mais aussi des sales agissements de soi-disant proches. J'ai également beaucoup aimé les personnages de M. Redbird et de Mlle Trumbull, lesquels, en dépit des apparences, soutiennent Tommy dans les épreuves. J'ai toutefois trouvé qu'il manquait un petit quelque chose dans cette histoire pour qu'elle prenne une autre dimension, toute la difficulté étant que je n'arrive pas à mettre précisément le doigt sur ce petit quelque chose. Un peu plus de profondeur dans les personnages ? Un peu plus d'intensité dans le récit ? J'avoue ne pas savoir, je cherche encore…
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mimipinson
  29 avril 2019
Voilà un auteur que je ne connaissais pas, et bienheureuse de faire sa connaissance via le PicaboRiverBook, d'autant que les excellentes éditions du Rivage viennent de proposer une nouvelle traduction d'un livre paru en France en 1970.
A première vue, on pourrait craindre un ″ouvrage passé de mode‶, ou du moins ayant mal vieilli comme cela arrive souvent. Que nenni !
Dans la tradition sudiste, La cabane du métayer est un excellent roman noir ; plutôt contemplatif qu'actif ; j'entends par -là (sans y voir de ma part d'arrière- pensée négative) qu'il ne faut pas s'attendre à de l'action démesurée, ni un suspense intense, mais plutôt un tableau social de l'époque, et surtout un livre d'atmosphère noire, et poisseuse, un peu (toute proportion gardée) à la Faulkner.

Il ne fait pas bon vivre sur ces terres du sud (en tout cas du centre-sud) au milieu des champs de coton, être pauvre venir de nulle part, et de surcroit s'éprendre de la fille du riche propriétaire qui vous loue les quelques arpents de terre où vous logez.

Le destin de Tommy semble tout tracé, malgré la bonne volonté d'une institutrice dévouée. le pauvre Tommy n'a pas les cartes en mains pour se défendre, ni même pour s'en remettre à l'homme de loi résolu à le tirer d'une sale affaire.

Il y a, c'est vrai assez peu de suspense ; mais l'intérêt réside dans l'atmosphère et les personnages poisseux. Peut -être que ces derniers auraient mérité un peu plus de profondeur et d'épaisseur. Il est vrai aussi que la fin ouverte n'est pas forcément celle que j'aurais souhaitée ou attendue.

Il n'empêche que j'ai apprécié cette première ‶mise en bouche″, et que je reviendrai avec plaisir vers cet auteur.


Lien : https://leblogdemimipinson.b..
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TheBookCarnival
  12 mai 2019
La cabane du métayer de Jim Thompson, traduction française de Hubert Tezenas, faisait partie de la sélection des poches du mois d'avril du #picaboriverbookclub et ce fut une très bonne lecture doublée d'une fantastique découverte d'un auteur américain au style ébouriffant. Merci Léa d'avoir encore une fois mis un super roman sur mon chemin littéraire.
Dans ce roman, on suit un jeune homme Tommy Carver. le père de Tommy, bien que travaillant en métayage, possède quelques terres à lui, et il aimerait bien rentabiliser tout ça en acceptant la proposition d'exploitation d'une société pétrolière, sauf que cela ne peut se faire sans l'engagement de son voisin Matthew Ontime, le plus grand propriétaire terrien local. Celui-ci ne veut pas céder à l'exploitation pétrolière, ce qui compromet fortement les plans du père Carver. Quand Matthew Ontime est assassiné, par un jeu de coïncidences abstraites tous les soupçons viennent s'écraser sur Tommy. Commence alors une vaste comédie de l'injustice sous la plume grinçante de Jim Thompson.
J'ai adoré ce roman qui d'une certaine façon se veut roman de formation puisque Tommy se cherche, hésite entre les études et le travail agricole pour aider son père adoptif, s'éprend de la fille de Matthew Ontime, Donna, sans savoir où cette histoire le mènera, lève le voile sur ses origines et sur des années de mensonges. Quête initiatique devenant quête de vérité, récit de la perversité et de l'injustice, entre les lignes transparaît une critique amère d'une société américaine qui condamne à la va-vite. Roman noir rural plein de bagou, il met en scène des personnages bruts parmi lesquels je retiendrai l'avocat de Tommy qui apparaît dans les derniers chapitres et qui possède un sens de la formule assez savoureux.
La cabane du métayer est un court roman vif et efficace qui m'a fait forte impression et me donne envie de lire d'autres romans de Jim Thompson.
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elodiekretz
  04 mai 2019
(Encore) une très belle découverte grâce au Picabo River Book Club. La découverte d'une très belle plume, dans mon genre de prédilection - le noir absolu - , avec un personnage très fort, le narrateur, Tommy Carver, jeune homme de 19 ans, fils d'un métayer blanc sans le sou, condamné à cultiver, sous la férule impitoyable de son père adoptif, les 5 hectares de terre dont ce dernier est propriétaire et les 20 ha du riche propriétaire terrien, Matthew Ontime.

Le père de Tommy est haineux et aigri, dévoré par la rancune envers son patron, qui refuse de céder l'exploitation de ses terres à une compagnie pétrolière, ce qui serait synonyme d"argent facile pour lui. Ce qui complique les choses pour Tommy est qu'il entretient une liaison clandestine passionnée avec la sublime Donna, la fille de Matthew. La situation devient inextricable et le drame inévitable lorsque un crime est commis.

Bien plus que l'histoire et la résolution du meurtre, c'est l'atmosphère qui m'a séduite.
Un roman rural et rugueux, avec une plongée dans les profondeurs de l'Oklahoma, le partage des terres intervenu des dizaines d'années auparavant structure toujours la société et répartit définitivement riches et pauvres. le racisme est omniprésent, avec la rancoeur des blancs tels que le père de Tommy envers les Indiens et autres "sang-mêlé". Ce thème de la difficile cohabitation entre Blancs, Indiens et Noirs est très bien évoqué avec de très beaux passages sur la culture et les traditions indiennes, y compris des rites que j'ai découverts avec un immense intérêt.
Un roman intimiste et familial aussi, à travers le regard blessé de Tommy, sa peur puis sa rébellion contre son père adoptif qui est un vrai méchant, sans demi-mesure. Les liens sont très bien restitués sont complaisance ni facilité. Tommy déteste son père mais a, malgré lui, acquis sa manière de voir le monde et les rapports humains. C'est juste et complexe d'autant que Matthew, le patron, le père de Donna, n'est pas le méchant caricatural que l'on imagine.

J'ai été à une étoile du coup de coeur, il m'a manqué une dimension un peu plus immersive pour fusionner avec Tommy et vibrer avec lui, comme j'avais vibré avec, par exemple, les inoubliables Jacob dans Là où les lumières se perdent de David Joy ou Bill dans Wisconsin de Mary Relindes Ellis. Il m'aurait fallu moins de distance et davantage d'impétuosité pour que le coup de coeur soit là mais ce livre est très belle découverte de l'auteur qui écrit subitement. Je vais lire très vite Potsville, 1280 habitants.
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Tristale
  02 avril 2019
Tommy Carver est le fils adoptif d'un métayer blanc, raciste, pervers et menteur. Il a été élevé par Mary soi-disant adoptée jeune fille pour s'occuper de lui . Tommy est un jeune homme de 19 ans simple, travailleur et plutôt bon au lycée. Tout aurait pu le mener à une vie sans histoire si la sienne ne venait pas à se compliquer de façon exponentielle.

Tommy est amoureux de Donna, fille du planteur indien Ontime, pour qui travaille son Pa. Et les choses vont s'envenimer lorsque Pa décide de demander à Ontime de louer aux exploitants pétroliers une partie des terres qui englobent les siennes pour pouvoir profiter de la manne financière qui en découlerait.

A partir de là, l'atmosphère déjà sombre de cette partie Est de l'Oklahoma va franchement devenir noire et tordue.
Tommy va alors se retrouver pris dans une spirale infernale, faites de révélations perturbantes, et donc il aura le plus grand mal à se sortir.

Jim Thompson dépeins l'animosité qui règne dans cette partie de l'état où les terres appartiennent aux indiens mais aussi les postes importants comme juge, directeur de lycée, etc. La rancune et le racisme sont ici inversés et ce sont les blancs qui haïssent car ils se sentent spoliés.

A travers Tommy qui est le narrateur de l'histoire l'auteur exploite tout les cotés sombres de l'âme humaine, la dissimulation, la perversion, le racisme, la cupidité. Un condensé où chacun se dévoile et où certaines découvertes, terriblement révélatrices d'une vie de mensonges vont précipiter les uns et autres vers un avenir douloureux.
L'amour, en ces lieux, à du mal à trouver sa place, mais grâce à un directeur et une professeure qui croient en lui et surtout à un petit avocat pugnace, Tommy n'est pas totalement perdu et trahi .

La fin est plutôt étrange mais cela n'enlève rien à ce magnifique roman noir.

Je suis ravie de cette belle découverte grâce à la lecture commune d'Avril du Picabo river book club.
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LesLecturesDeRudy
  06 mars 2019
Thompson est incontestablement un maitre du roman noir et ce récit qui pourtant est considéré comme une oeuvre mineure de l'auteur en est une nouvelle preuve. Comme toujours ce récit nous plonge dans l'Amérique rurale celle des rednecks et comme toujours c'est un monde noir dans lequel la violence est omniprésente. On y trouve également une jolie galerie de personnages plus veules , lâches ou opportunistes les uns que les autres parmi lesquels Tommy le héros malheureux de cette histoire fait presque figure de saint malgré ses défauts . Un roman brutal et sans concession comme souvent chez Thompson .
Écrit en 1952 et déjà traduit une 1e fois en 1970 , cette version est beaucoup plus proche du texte original . Un excellent livre pour découvrir l'univers désenchanté et très sombre de cet auteur.
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