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Jean-Paul Gratias (Autre)
EAN : 9782869300897
250 pages
Éditeur : Payot et Rivages (01/09/1987)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 70 notes)
Résumé :
Quand on mesure un mètre cinquante avec des talonnettes, qu'on parait dix-sept ans au lieu des trente qu'on croit avoir, qu'on est presque aveugle et en train de crever de tuberculose, on a du mal à se faire prendre au sérieux. Mais ce n'est sûrement pas par hasard si c'est à vous qu'on offre 30.000 dollars pour descendre un mafioso trop bavard. Et ce n'est pas par hasard non plus que deux superbes filles vous tombent dans les bras, même si l'une d'elles souffre d'u... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  21 mars 2016
Le Patron, dont on sait seulement qu'il possède des hippodromes, mais soutient les projets de loi contre les courses de chevaux, dirige des distilleries mais finance des ligues anti-alcooliques, est à la tête d'organismes de crédit mais fait campagne pour les lois contre les requins de l'usure, paye les cautions de membres du Ku Klux Klan, confie à Carl Bigelow une mission.

Il doit se rendre à Peardale, suffisamment distant de New York pour en faire un bled paumé, afin d'y tuer Jake Winroy, un bavard qui a balancé ses complices à la police et attend leur procès pour témoigner. Carl doit se montrer astucieux dans la méthode d'élimination choisie, car personne ne doit soupçonner un règlement de compte. Il faut qu'il trouve quelque chose qui pourrait logiquement arriver à Jake dans son état, celui d'une épave alcoolique. Une arme est trop conventionnelle, et puis à chaque fois que quelqu'un est tué avec un objet fait pour ça, ça attire la curiosité du shérif. Vous voyez ce que je veux dire ? Demande régulièrement Carl au lecteur, comme pour chercher son approbation.

Carl n'est pas n'importe qui. Dans une vie antérieure, il s'appelait Little Bigger, tueur recherché mais jamais appréhendé. Il est pourtant repérable, mesure 1,50 m, possède une dent en bon état tous les 8 mètres de gencive, porte des lunettes à verres très épais, crache du sang toutes les cinq mètres à cause de sa tuberculose. Fûté comme il est, il réussit cependant à modifier son apparence, en portant quatre talonnettes, en ayant fait remplacer ses chicots par deux dentiers haut et bas, et en utilisant des verres de contact. Il démarre chaque journée en avalant une demie-pinte de whisky, faute de quoi il vomit son petit-déjeuner, et quand il tousse, il allume une cigarette pour calmer la quinte. Il est aussi paranoïaque, se croit suivi quand il ne s'imagine pas au milieu d'un troupeau de chèvres.

Manipulateur de génie, il s'intègre parfaitement à la vie de Peardale. Il loue incognito une chambre chez Jake, financièrement aux abois, et se présente comme un étudiant à l'école normale, soucieux d'apprendre. Il accepte un job dans une fabrique, répare les portails défectueux, papote jardinage avec les voisines âgées.

Mais chez les Winroy, il y a deux femmes. Or, les femmes, le sexe, sont la faiblesse addictive de Carl : Fay, l'épouse de Jake, “dès qu'on croisait son regard, on devinait qu'elle était capable de vous débiter plus d'insanités qu'on n'en trouverait sur un kilomètre de murs de pissotières” (p. 20). Et Ruth, la bonniche de service qu'on exploite pour le ménage, la cuisine et qui est affligée d'une infirmité que la pudeur m'empêche de décrire ici. Pour faire simple, il lui manque une jambe, elle slalome sur une béquille et “si on regardait son postérieur sans s'occuper du reste, on aurait pu croire qu'il appartenait à un poney des Shetlands. […] Ce qui était fascinant, c'était l'allure qu'il avait, chez elle, la façon dont il se mariait avec son ventre plat et sa taille fine. C'était comme si on lui avait fait un cadeau, de ce côté-là, pour compenser les endroits où elle avait été lésée.” (p. 45). C'est ainsi que Carl décrit les deux femmes qui partagent son quotidien, et du sexe, jamais serein, jamais joyeux ni solaire.

En voilà une lecture qu'elle est éprouvante et grandiose ! Car Jim Thompson décline jusqu'au dégoût sa fascination morbide pour les monstres en tous genres : alcooliques, sadiques, handicapés, malades mentaux, dégénérés, déviants, pour tous ceux qui ne pourront jamais échapper à leur destin ni à leur héritage génétique ou social, quoi qu'ils puissent faire. Il décrit ses personnages crûment, avec un humour cynique mais non sans bienveillance ni une poésie troublante. Il ne faut pas dans ces conditions, s'attendre à une fin trop joyeuse, mais davantage à une descente aux enfers qui entraînera Carl jusqu'au bout de sa folie.

Presque tout le monde connaît Jim Thompson grâce aux adaptations cinématographiques de ses romans, le mythique The killer inside me, avec Casey Affleck (hum !), Adieu ma jolie, Coup de torchon, Guet-apens ou les Arnaqueurs, qui ont été reconnus par les professionnels de la profession comme de bons films. Lire l'un de ses romans est une autre expérience, sans le filtre de la caméra, sans l'interprétation du cinéaste ou les nuances du jeu des acteurs, sans édulcoration. On est de plain pied dans son monde tourmenté, torturé et violent. Est-ce la lucidité de cet auteur visionnaire qui met mal à l'aise et choque le lecteur ?

Chaque phrase percute, et même uppercute ! C'est rude mais c'est grand.
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CasusBelli
  11 septembre 2019
Jim Thompson fait partie de mes auteurs favoris, il excelle dans l'art de créer des atmosphères dérangeantes et ambiguës.
Pour nuit de fureur il va une fois de plus se montrer captivant, les personnages qu'il nous propose de suivre sont assez originaux pour tout dire.
Un tueur à gage tuberculeux d'1,50 mètres de haut au passé tourmenté, une jeune servante handicapée, une cible paranoïaque, un shérif méfiant et assez tordu, un bon samaritain probablement trop sympa pour être ce qu'il paraît être et bien sûr la femme fatale de service.
Une construction impeccable comme d'habitude, lente et progressive à souhait, un contexte assez étouffant, un contrat à exécuter mais la paranoïa s'installe et tout ne sera pas aussi simple que ça.
Je referme pourtant ce livre avec une pointe de déception, je suis ma foi un peu désappointé par une conclusion qui m'a déçu, je n'expliquerai pas pourquoi bien sûr, je n'exprime qu'un ressenti.
4 étoiles quand même pour les 90% qui m'ont ravi et dans lesquels j'ai trouvé le Jim Thompson que j'aime !
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jeranjou
  17 novembre 2013
-Toujours très en avance sur son temps, Thompson délocalise l'auberge espagnole à Peardale en Amérique dans une version pour estropiés en tous genres :
-Héros malgré lui, Carl Bigelow, talonnettes au pied pour rehausser son petit mètre cinquante, de multiples dentiers pour cacher ses dents complètement pourries, toujours un mouchoir à la main pour masquer les effets sanglants de la tuberculose, débarque dans une pension de famille dans un état de santé très précaire malgré son allure qui parait toujours juvénile.
-Originaire de l'Arizona, Carl est un dangereux criminel qui ment comme il respire et qui se fait passer pour un nouvel étudiant dans la ville de Peardale pour mieux exécuter le propriétaire de la pension Jake Winroy, un mafieux rongé par l'alcool depuis qu'il a préféré se mettre à table avec les flics.
-Mais, loin de se concentrer uniquement sur son contrat, Carl est obnubilé par la présence de deux femmes, Fay maîtresse de maison qui tarifie avant tout le travail de maîtresse et Ruth, femme de ménage s'aidant de sa béquille coincée sous son aisselle pour se déplacer, qui s'avère être l'alter ego handicapé au féminin de Carl Bigelow.
-Pour compléter le tableau de personnages haut en couleur, M Kendall, propriétaire plutôt mystérieux d'une fabrique de pains, devient le confident de Carl et son mentor pour le protéger des attaques répétées du shérif de la ville.
-Sans lâcher Carl d'une semelle (compensée), l'auteur nous délivre tous les faits et gestes du tueur à gages qui semble au bout du rouleau après toutes ces années à échapper aux autorités américaines.
-Ouvertement provocateur, Jim Thompson se veut le dénonciateur de tous ces gens, défavorisés par leur physique (je pense également à la peau noire ou au sang indien dans d'autres romans), qui sont montrés du doigt et humiliés en public.
-N'ayant pas été convaincu par la fin, j'ai tout de même pris beaucoup de plaisir à lire cette oeuvre aux dialogues magnifiquement ciselés par le maître du roman noir mais qui n'atteint pas les sommets de la littérature noire comme «L'assassin qui est moi» ou «Rage noire».
Cela étant, un Jim Thompson reste un Jim THOMPSON
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Derfuchs
  02 avril 2020
Lorsque Carl Bigelow arrive à la pension Winroy de Peardale c'est pour tuer le propriétaire, Jake Winroy.
Tuer certes mais de façon élégante afin d'éviter que le meurtre puisse être considéré comme un règlement de compte.
Jake est un lâche et une balance. C'est aussi un poivrot invétéré.
Trouver une solution pour le descendre ne sera pas si facile que cela aussi Carl, pour brouiller les pistes, éventuelles, s'inscrit à la fac et cumule un emploi à la boulangerie industrielle dont le dirigeant est, également, un client de la pension Winroy.
Carl trouve la faille en séduisant l'épouse Winroy. Mal lui en pris car le commanditaire de l'assassinat l'apprenant sera tout sauf satisfait de cette méthode d'approche de la future victime.
Chasseur proie, proie chasseur et si la donne changeait de sens?
Qui connaît Thomson sait que ce n'est jamais une intrigue simple. L'écriture, elle même, n'échappe pas à une certaine complexité. C'est le cas ici, difficile au départ, détails et explications, mise en route peut-être nécessaire pour l'histoire mais pas forcément pour le lecteur. Dire que c'est mal écrit, que nenni, c'est tout le contraire! Ajouter à cela que l'auteur excelle dans les personnages sortant du commun des mortels : alcooliques, monstres, déjantés, nymphomanes, simples d'esprits, etc. cela donne un ouvrage réussi au final et un moment de lecture loin d'être désagréable. Il est normal de penser que Jim Thomson est un auteur hors du commun, Ses intrigues sont bâties sur une construction lente et étouffante à l'extrême pour aboutir, à une conclusion, une fin que l'on espérerait heureuse mais qui, jamais, ne se terminera autrement que dans la douleur, l'improbable, l'infernal.
Il valait quand même d'être lu.

Lien : https://www.babelio.com/livr..
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Renod
  21 juin 2016
Un écrivain déjanté déclare à Carl : « Oui, l'enfer existe, mon garçon, et il n'est guère besoin de creuser pour le trouver. » Un si mauvais augure ne saurait effrayer un homme qui est né dans la mélasse. Issu d'une famille de quatorze enfants durement touchée par la crise, il a traversé les Etats-Unis en accumulant les petits boulots et les crimes… Il se nomme en réalité Charlie (Little) Bigger et il est connu comme étant le tueur à gages le plus meurtrier, le plus insaisissable de l'histoire du crime. le « Little » fait référence à sa petite taille qu'il corrige tant bien que mal avec des talonnettes. Il s'est mis au vert pendant plusieurs années dans une station service de l'Arizona. Mais un parrain de New York a retrouvé sa trace et lui a confié un contrat. Il doit se rendre à Peardale et se faire héberger dans une pension. Jake Winroy, le propriétaire des lieux, est le témoin numéro un d'un scandale de paris truqués. le procès approche et il faut le faire taire, tout en s'arrangeant pour que ça ne ressemble pas à un meurtre. Carl doit donc trouver le moyen de le supprimer tout en restant insoupçonnable. La pension est gérée par son épouse, Fay, une belle femme qui garde dans la voix les accents d'un passé trouble. Une bonne difforme nommée Ruth s'occupe des tâches ménagères. Carl va faire la connaissance d'un autre pensionnaire, M. Kendall, qui est l'incarnation même de la probité et de la dignité. Carl va être rapidement apprécié par tous. Un peu trop peut-être…
Les vingt premiers chapitres sont noirs et tortueux à souhait. Carl multiplie les boniments et les manipulations pour apparaître comme un jeune étudiant au-dessus de tout soupçon. Il doit faire face à une triple pression : ne pas être démasqué par le shérif, ne pas contrarier un employeur intraitable et faire face aux attaques de la tuberculose. Les personnages du roman sont corrompus, manipulateurs, alcooliques, vénaux ou naïfs. Et quand ce n'est pas l'âme qui est détraquée, c'est le corps qui se révèle difforme et monstrueux. Mais alors qu'il a construit un récit alambiqué, Jim Thompson choisit une fin inattendue que je ne peux pas dévoiler. Mais vous l'avez deviné, le titre est explicite, la fin du roman est sombre et dérangeante. L'enfer existe bien et il n'est guère besoin de creuser pour le trouver
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
jeranjoujeranjou   17 novembre 2013
M. Kendall goûta ses asperges et dit qu’elles étaient très bonnes. Puis il goûta aux anchois, aux sardines importées et à la langue de bœuf et déclara que tout était très bon.
Il se tamponna la bouche avec sa serviette, et je m’attendais à ce qu’il dise qu’elle était très bonne, elle aussi. Ou il allait peut-être tourner un compliment bien juteux sur la qualité de son ouvre-boîtes.

(pour préserver la chute, je vous ai ajouté le texte qui précède la citation pour mieux comprendre le contexte:

Elle m’avait dit qu’elle allait « bricoler quelque chose pour le dîner » et ce n’était pas une simple façon de parler. Apparemment, elle avait foncé jusqu’au magasin le plus proche et elle en avait rapporté une brassée de boites de conserve. […] )
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RenodRenod   19 juin 2016
Malgré ça, cependant, et malgré sa jambe – quelle qu’ait été sa difformité – elle avait quand même beaucoup pour plaire. Toutes ses corvées ménagères et ses efforts respiratoires lui avaient donné une poitrine qui passait aussi inaperçue qu’un barbu dans un pensionnat de jeunes filles. Et ses slaloms sur une béquille n’avaient pas fait de mal à son postérieur. Si on le regardait sans s’occuper du reste, on aurait pu croire qu’il appartenait à un poney des Shetlands. Mais je ne veux pas dire qu’il était énorme. Ce qui était fascinant, c’était l’allure qu’il avait, chez elle, la façon dont il se mariait avec son ventre plat et sa taille fine. C’était comme si on lui avait fait un cadeau, de ce côté-là, pour compenser tous les endroits où elle avait été lésée.
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namelessnameless   20 mars 2016
Il me demanda si j'avais déjà remarqué que les gens les plus méritants - ceux qui faisaient de leur mieux pour mener une vie exemplaire - se retrouvaient souvent les plus mal lotis dans l'existence.

Page 35
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namelessnameless   20 mars 2016
Elle était excitante. Elle était jolie. Elle représentait à peu près tout ce dont on pouvait rêver chez une femme, tant qu'on avait la réussite de son côté, ou pouvait faire illusion.

Page 131
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NEOAFRICAINNEOAFRICAIN   05 janvier 2015
"Je comprenais ce qu'elle ressentait. J'étais bien placé pour savoir ce que ça voulait dire, de passer pour un guignol, de se faire traiter comme un chien par tout le monde, comme si on n'avait été fait que pour ça. On ne s'y habitue jamais, mais on en arrive à croire que jamais personne ne vous traitera autrement."

" Le seul problème, quand il s'agit de tuer, c'est que c'est tellement facile. Vous finissez par le faire presque sans réfléchir. Vous tuez au lieu de réfléchir."
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Videos de Jim Thompson (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jim Thompson
L?action se déroule sur une journée, un samedi de Pâques. Tôt le matin, la foudre s?abat sur Richard Weatherford, pasteur respecté d?une petite communauté de l?Arkansas. Son jeune amant vient lui réclamer le prix de son silence : 30 000 dollars. Marié, cinq enfants, prêcheur intégriste, toujours prompt à invoquer la figure de Satan pour stigmatiser les homosexuels, embarqué dans une croisade pour la prohibition de l?alcool, Richard va tout faire pour préserver la façade de respectabilité qu?il a patiemment construite. A n?importe quel prix. Au nom du bien. Au bout de ce samedi noir, la petite ville sera à feu et à sang, mais Richard Weatherford aura réussi à sauver sa réputation?
Fils d?un prêcheur baptiste, Jake Hinkson continue à régler ses comptes. Après L?Enfer de Church Street et Sans lendemain, Au nom du bien enfonce le clou avec une rage jouissive. Admirateur de Flannery O?Connor et de Jim Thompson, Hinkson livre un texte polyphonique, radicalement noir, portrait au tranchoir d?une petite communauté étouffante, prisonnière de valeurs hypocrites et d?une morale d?un autre âge. En bon auteur du Sud, il pousse le jeu jusqu?à son paroxysme. La fin, qui se déroule un an plus tard et montre le pasteur dans son prêche de Pâques, droit devant l?armée des âmes bien pensantes, est un monument de cynisme ravageur. Entre-temps, Donald Trump est arrivé à la Maison-Blanche. Michel Abescat Dry County, traduit de l?anglais (Etats-Unis) par Sophie Aslanides, éd. Gallmeister, 320 p., 22,60 ?.
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