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Albert Rouet (Autre)
EAN : 9782873568481
195 pages
Éditeur : Fidelite (11/06/2020)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
En mettant au jour les processus qui ont contribué à l'émergence de la crise, Myriam Tonus, une théologienne proche de Maurice Bellet, ouvre un espace pour penser l'avenir de la foi. Nourrie par l'écoute des textes bibliques, elle en offre dans ce livre une lecture à la fois fidèle et résolument ancrée dans le monde tel qu'il est. En mettant au jour les processus qui ont contribué à l'émergence de la crise, Myriam Tonus, une théologienne proche de Maurice Bellet, ou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Hauchama
  09 juillet 2020
Tout d'abord, merci à Babelio et aux éditions jésuites de m'avoir permise de lire cet ouvrage dans le cadre de ma première masse critique. Mon commentaire plus global est bien sûr sur mon blog.
Pour commencer, je tiens à signaler que l'auteure a une écriture travaillée, fluide et agréable à lire. J'ai aimé sa façon d'argumenter, d'amener les informations. On voit aussi très vite qu'elle sait de quoi elle parle, qu'elle s'est inspirée de son vécu mais surtout de nombreuses sources.
Myriam TONUS indique dans son livre qu'il existe aujourd'hui deux profils dans la communauté chrétienne : ceux qui ont tendance à retourner à la tradition, "aux formes que l'on pensait définitivement disparues depuis le concile Vatican II" et les autres, ceux "demeurés fidèles aux ouvertures permises depuis ce concile il y a plus de 50 ans. Je fais plutôt partie du premier groupe même si je pense que la chrétienté peut aussi se vivre dans le monde actuel. J'ai partagé beaucoup des arguments avancés dans ce livre. Oui, la foi ne s'apprend pas, le catéchisme et le respect de la tradition (par exemple, la pratique quotidienne) ne vont pas amener à la foi. Oui, les mots sont importants et la Parole est bien plus qu'un alignement de mots. Je suis aussi d'accord sur le fait que cette religion ne doit pas être uniquement une pratique mais elle doit se vivre au quotidien, ce sont aussi des valeurs, une façon de vivre notre vie. Effectivement, on peut se dire catholique et pratiquant, et pour autant ne pas avoir une vie chrétienne (pour reprendre les paroles du pape François citées par l'auteur). La foi chrétienne, c'est beaucoup plus que ça. Pour autant, je considère que l'un ne va pas avec l'autre. Comme le rappelle d'ailleurs Myriam TONUS, il faut se rappeler l'insistance "évangélique à propos de la nécessaire vigilance et l'invitation répétée à travailler à la venue du royaume de Dieu". Elle dit, dans son ouvrage, que cela peut amener à une "comptabilité infernale" des bonnes actions quotidiennes avec la nécessité d'éviter le pécher. Mais c'est une dérive et, pour autant, je pense, moi, qu'il faut faire de son mieux pour être quelqu'un de bon, d'éviter le pécher. Et la foi aide, les valeurs chrétiennes aussi. Autre point de divergence, elle dit que le postulat "Etre chrétien, c'est aimer Jésus" est problématique car on se sent obligés, redevables d'aimer Jésus, ce qui est contraire aux Évangiles car Dieu aime sans rien demander en retour. Certes Il aime, c'est tout. Malgré tout, pour moi, si l'on ai chrétien, que l'on a la foi, on aime Jésus. Mais, évidemment, la foi ne s'apprend pas, elle se vit.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
HauchamaHauchama   09 juillet 2020
Et dans les deux cas, un malheur menace : celui de voir la Parole confisquée au profit de conceptions particulières, que ce soit pour "mettre les grandes vérités au congélateur : elles se conservent, mais elles sont immangeables", ou pour en faire une sorte de fast-food facile d'accès, qui finit par se confondre avec les droits humains et une sagesse qui ne requiert aucun effort particulier.
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HauchamaHauchama   09 juillet 2020
Redoutable pouvoir de la parole. Elle donne vie, mais elle peut aussi donner la mort - y compris physique. Celui, celle à qui aucune parole n'est offerte - enfant non désiré, vieillard livré à sa solitude - sent se creuser au coeur de son existence un abîme de douleur et d'anéantissement dans lequel il est possible de se laisser glisser. Et que l'on ne dise pas trop vite que cela ne concerne que quelques personnes malchanceuses. C'est faire affront à celles et ceux, innombrables, qui vivent en silence au quotidien cette forme d'enfer. Que celui ou celle, si cela existe, qui n'a jamais subi la brûlure d'un affront, d'une humiliation, d'un mépris, se contente, comme Jésus, de tracer des signes dans le sable....
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HauchamaHauchama   09 juillet 2020
Le livre parle de chair et de parole. Les deux surgissent au présent. La chair est traversée par le désir. Elle n'est pas une momie. La parole s'adresse aujourd'hui à un humain qui l'écoute dans sa chair. Il ne suffit pas de lire une parole, il faut la dire et l'entendre : "La foi naît de l'écoute" (Rm 10,14). Avec du souffle et un ton approprié.
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HauchamaHauchama   09 juillet 2020
Je ne développerai pas ici la réduction du vocabulaire à laquelle on assiste aujourd'hui, causée par la forme volontairement abrégée des formes de communication (SMS, tweets,...). Il est devenu habituel d'inviter les journalistes à utiliser des mots concrets plutôt qu'abstraits, d'éviter les phrases longues, et surtout, de se limiter à un nombre de signes censé plaire au lecteur. Le souci est que rendre un mot obsolète, c'est du même coup évacuer la signification dont il était porteur ; réduire la phrase à son noyau, c'est occulter la nuance et la complexité, etc.
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HauchamaHauchama   09 juillet 2020
"Qui est capable de comprendre toute la richesse d'une seule de tes paroles, ô Dieu ? Ce que nous en comprenons est bien moindre que ce que nous en laissons, tout comme les gens assoiffés qui s'abreuvent à une source. Les perspectives de ta parole sont nombreuses, tout comme sont nombreuses les perspectives de ceux qui l'étudient. [...]

Celui qui a soif se réjouit de boire, mais il ne s'attriste pas de son impuissance à épuiser la source. Mieux vaut que la source apaise ta soif plutôt que ta soif épuise la source."
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