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ISBN : 2895683026
Éditeur : (30/11/-1)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Le héros Phoenix a une mission : remonter le cours de l’Histoire pour résoudre des énigmes ayant des répercussions ou ayant laissé leur empreinte sur son époque (plus ou moins l’année 2075). Dans son retour vers le passé, il entraîne avec lui les jeunes lecteurs de 14 ans et plus.
Secondé par Politeia, un ordinateur miniaturisé qu’il porte
en médaillon, le jeune détective du temps, à l’emploi du Service
des enquêtes non résolues (senr), branche ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Cielvariable
  08 juin 2011
Une intrigue bien ficelée et un voyage dans le temps en Égypte ancienne: de quoi satisfaire les lecteurs adultes autant que les jeunes.
Comme c'est le cas pour toutes les aventures de Phoenix, détective du temps, le mystère et l'enquête sont à l'honneur, les références historiques intéressent le lecteur cultivé et le suspense est présent tout au long du roman. C'est vraiment parmi mes séries préférées de romans pour la jeunesse.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   14 février 2014

Gizeh, Égypte, l’an 2628 avant Jésus-Christ

Lorsque Phoenix ouvrit les yeux, il était étendu sur un lit de bois tendu de draps de lin et rehaussé d’un voile léger qui servait à protéger le dormeur des insectes. La chambre
était spacieuse mais très dépouillée. Une certaine pénombre régnait dans la pièce et le jeune enquêteur se demanda à quel instant de la journée ou de la nuit il se trouvait. Il
pouvait tout de même voir, grâce à la lumière opaline de la nuit, le mobilier l’entourant, qui se résumait au lit sur lequel il était allongé, à un tabouret sur son côté gauche, un siège carré qui semblait être en cuir, à une table basse sur laquelle se trouvait une série de petits
pots d’albâtre, contenant des fards et des cosmétiques ainsi qu’un miroir. Dans un coin, une statue de pierre presque grandeur nature représentant Khéops signalait le pouvoir
absolu du pharaon. Phoenix percevait très bien les dessins et les couleurs chatoyantes qui
ornaient les murs, mais ne pouvait en lire la signification à cause du manque de lumière.
Une immense ouverture menant à ce qui ressemblait à une terrasse protégeait son accès par un voile très fin ondulant sous l’effet de la brise. Phoenix, qui reprenait tranquillement ses
esprits, sourit en se relevant sur ses coudes.
–L’Égypte, enfin!
Visiblement heureux d’être là, le jeune enquêteur se leva prestement et réalisa qu’iln’était vêtu que d’un pagne blanc en lin finement tressé.
–Ah oui, c’est vrai! Les Égyptiens ne portaient
pas grand-chose...
Sans perdre plus de temps, il enfila les sandales de cuir qui se trouvaient au pied du lit et se dirigea vers la terrasse. Même à travers le voile et malgré la pénombre, Phoenix
pouvait entrevoir le bleu électrisant du Nil, qui semblait
s’écouler tranquillement aux abords de la demeure.
D’une main, le jeune homme écarta le voile qui servait à maintenir les mouches à distance pour s’avancer sur l’immense terrasse de pierre agréablement aménagée. De magnifiques fleurs et arbustes agrément
aient l’endroit dans leurs pots en terre cuite
richement décorés. Un hamac rayé bleu et blanc s’agitait doucement sous la brise; juste au-dessus, une toile épaisse du même motif était tendue en guise de parasol. Phoenix s’avança jusqu’au parapet, l’œil pétillant de bonheur, le sourire aux lèvres.
Ce que le jeune homme vit, car la pénombre commençait à s’estomper, lui rappela ces gravures anciennes dessinées par les premiers explorateurs et qu’il avait si souvent
contemplées. L’Égypte comme il aimait se l’imaginer se présentait enfin à lui dans toute sa splendeur.
Gizeh était une métropole blanche qui, sous la lumière bleutée du petit matin, prenait des allures spectrales. Il découvrit des toits de chaume sous lesquels commençait à s’agiter
en cette heure matinale toute une société de marchands, d’artisans, d’ouvriers, de domestiques, de soldats et autres. Ceux-ci s’installaient ou circulaient à travers les dédales des marchés ouverts de la ville avant que la chaleur accablante ne prenne elle aussi sa
place.
Un mélange d’odeurs montait jusqu’à lui. Fleurs, terre humide, parfum suave des figues, des dattes et des autres fruits qui étaient à la base de l’alimentation égyptienne. Derrière toute cette activité se dessinaient en noir des collines de sable, prémices du
désert dans lequel l’Égypte était venue au monde. Un peu plus bas, en retrait vers l’ouest, Phoenix aperçut l’ombre gigantesque d’un monument qui s’élevait à bras d’homme: la
grande pyramide dont la fin de la construction semblait prochaine. Elle se
révélait dans toute sa splendeur. Chaque seconde qui passait projetait sur cet ingénieux amas de pierres la lumière pure de l’aurore. Phoenix la contempla pendant de longues minutes, interdit
devant la grandeur de l’œuvre. Il voyait ces milliers de fourmis, des esclaves, déjà au
travail, tirer, pousser ces tonnes de blocs de pierre, se rappelant avoir lu quelque part que la construction de ce mausolée avait nécessité quelque deux millions trois cent mille blocs et que sa pointe se dresserait, une fois terminée, à plus de cent quarante-
sept mètres au-dessus du sol. Phoenix était émerveillé et fasciné par cette majesté, bien que la souffrance causée par sa construction ait pu se ressentir même de là où il était. Il lui semblait entendre le bruit
du fouet et les plaintes des esclaves. Il se promit d’aller voir cela de plus près dès que possible.
Reprenant le dessus sur les nombreuses émotions qui l’envahissaient, Phoenix fit un effort pour se rappeler à l’ordre. Il était d’abord là pour mener une enquête; il aurait bien
assez de temps plus tard pour faire du tourisme. Au même instant, il entendit quelqu’un derrière lui qui tentait d’attirer son attention par un raclement discret de la gorge. Phoenix se retourna aussitôt pour voir un jeune homme d’une quinzaine d’années, le crâne rasé et vêtu d’un pagne écru et de simples sandales qui ressemblaient à des tongs.
–Je suis désolé de t’avoir fait peur, maître, mais il fallait que je te réveille tôt en ce jour si important. Mais je vois que tu es déjà debout. Ce matin, tu dois procéder à la fermeture du sarcophage de notre regrettée mère, Hétep-Hérès. Tout est prêt dans la salle
du Temple de la Vallée. Les embaumeurs ont travaillé tard, hier soir, et ont terminé les dernières préparations. Les pleureuses ont été préve
nues et elles seront au Temple dans une heure.
Phoenix tentait d’assimiler les paroles de son secrétaire en gardant une attitude normale, comme s’il était parfaitement au fait de ces coutumes. C’était donc le matin même de l’enterrement et, de toute évidence, la momie semblait toujours se trouver dans le sarcophage. Il devait donc se rendre sur place illico.
–Je suis prêt, partons.
–Ne désires-tu pas, maître, manger quelque chose avant cette longue journée?
Charou vient de te préparer un plateau. Le jeune secrétaire désigna un plateau de fruits et de galettes de miel déposé sur une
table basse en ébène, près de l’entrée du salon adjacent à la chambre, et que Phoenix n’avait pas encore visité. Le jeune détective s’aperçut alors qu’il se trouvait dans des appartements –ses appartements–
avec chambre, salle d’eau, salon, bureau et boudoir. Sans répondre, Phoenix prit quelques figues et dattes fraîches avant de mordre dans
une galette de miel. Pendant un bref instant, il en apprécia toute la saveur.
–Allons-y!
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Videos de Sylvie Catherine de Vailly (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sylvie Catherine de Vailly
http://ow.ly/gFWPc
Résumé
« ? On prétend qu'il transforme le plomb en or, sire... ? Oui, j'ai entendu parler de cette fable. On affirme également qu'il connaît quelque élixir pour tenir la vieillesse en respect, reprit le roi. ? Et on le dit plus riche que le roi de Prusse, ajouta la marquise en souriant. Le roi n'en laissa rien paraître, mais ce commentaire l'agaça. Louis XV se questionnait sur ce nouveau personnage qui intriguait déjà toute la cour. »
Négociant en or, le comte de Saint-Germain est un homme dont l'audace, l'esprit et l'assurance séduisent rapidement la noblesse parisienne. Polyglotte et érudit, homme de sciences autant que de lettres, il dégage un magnétisme qui suscite l'admiration générale. Mais le personnage est aussi entouré de secrets, et son passé trouble ajoute au parfum de mystère qu'il dégage. Qui est donc le comte de Saint-Germain et quelles sont ses véritables motivations ?
Auteure de nombreux romans, SYLVIE-CATHERINE DE VAILLY signe ici le premier volet d'une série qui se déroule au Siècle des lumières, dans la haute société de Paris. Une histoire fascinante où la rumeur est au coeur de l'intrigue.
Crédit musique: Free Play Music Crédit: Soizic Josse pour Hurtubise
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