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EAN : 9782706124761
125 pages
Éditeur : Presses Universitaires de Grenoble (07/01/2016)

Note moyenne : 3/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Quelle est la place laissée à la pratique religieuse, à la foi, dans notre société démocratique ? Dieu peut-il être l’affaire de chacun sans être l’affaire de tous ?
Avec les attentats de Charlie Hebdo et du 13 novembre 2015 à Paris, un conflit surgit avec violence au cœur d’une société civile dont on croyait qu’elle avait définitivement entériné la séparation de l’Église et de l’État. Sur un autre plan, avec le mariage pour tous ou la GPA (gestation pour aut... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Pas-chacha
  12 février 2016
Cet essai questionne la foi, la religion, la place de Dieu dans la démocratie.
Thierry Vincent soutient la thèse que la laïcité au sein de la démocratie est issue de l'athéisme (et de la raison) et qu' elle a supprimé tout de go et Dieu et les religions alors qu'au contraire la laïcité devrait permettre une séparation de la foi et de la religion.
Il réfléchit d'abord à l'histoire de la laïcité, découlant de l'athéisme et du rejet de Dieu et des religions. En guise d'introduction, il évoque quatre grands principes pour répondre à la question liée à la démocratie: "comment vivre ensemble. "
J'ai trouvé intéressant sa manière d'étudier les différents arguments contre la religion et Dieu. Il s'arrête après sur des systèmes qui n'étaient pas laïques mais athées comme la période sous Staline et il montre que Staline s'était fait calife à la place du calife.
Ensuite il interroge la puissance et l'usage de Dieu déconstruisante et analysant le rôle de Dieu dans différents événements récents.
Enfin il parle de ceux qui ont la foi.
J'ai parfois trouvé que l'auteur mettait en concurrence incompatible la foi et le respect des rites d'une religion. Que l'une ne pouvait pas aller avec l'autre. Pour moi, et je reprends l'idée d'humilité, j'ai l'impression d'avoir la foi, et que c'est justement pour ça que je suis les rites de cette religion particulière. Et j'aimerais discuter avec l'auteur plus profondément de certains points au sujet de l'adhérant à une religion : de ce qu'il fait que, pour des raisons de foi, et en mêlant sa raison , il embrasse une religion particulière.
J'ai trouvé intéressant de lire un essai, une réflexion philosophique sur Dieu, sur la foi, sur l'athéisme, et qui interrogeait des concepts qui me sont familiers dans la pratique.
J'ai aimé que l'auteur s'appuie sur des grands penseurs (citons Hegel, Freud, Schopenhauer, Nietzsche...), des plus contemporains comme Michel Onfray et des vraiment récents.
J'ai trouvé que le propos de l'auteur était abordable sans être simpliste, que l'on suivait bien le raisonnement, qu'il discutait bien plusieurs pistes et j'ai eu l'impression que l'auteur cherchait à questionner une soif de transcendant observée chez ses contemporains que je trouve personnellement assez juste. J'ai trouvé parfois un peu compliqué car dense à certains moments au niveau des concepts.
J'ai été plusieurs fois "contente" de voir des mots sur des idées déjà eues, comme le luxe de l'athéisme par exemple.
J'aime sa conclusion et la vertu chère à mon coeur d'humilité, j'ai beaucoup apprécié aussi le passage sur l'intimité.
Pour autant je reste mitigée et un peu sur ma fin. C'est un livre qui appelle au débat, à la discussion, et mon individualité, mes vérités, ma foi, mon intimité voudraient répondre! Pourtant je sais que je manquerais d'étayage philosophique et qu'un exemple ne permet pas de construire une généralité.
Alors je vais juste déplorer que l'auteur a peu utilisé d'auteurs d'une religion ( et non juste croyants). Je crois que j'aurais trouvé plus d'équilibre pour accepter la thèse de la foi non nécessairement liée à la religion. Cependant nous avons tous observé des pratiquants qui n'avaient pas la foi, et des personnes qui avaient la foi non pratiquantes, ce qui permet bien de les décorréler, et c'est finalement l'étayage philosophique de cette réalité qui me semble un peu plus expliqué.
Je ne sais pas si l'auteur a rencontré beaucoup de personnes vivant leur foi en respectant une religion, non pas par soumission aux rites et aux institutions religieuses, mais en ayant rallié cette religion par la foi et la raison. Et le fait que je me suis souvent posée la question montre bien que certains propos me semblaient subjectifs... comme l'est aussi le choix de certains écrivains qu'un auteur cite. Mais les thèses de Jonas et Kierkegaard évoquées m'interpellent dans leur analyse, car il n'est jamais mentionné le libre-arbitre et l'abandon que défend la foi catholique (ou le dogme pour rester dans l'esprit du livre).

J'en ai retenu une analyse fine des arguments des athées, une maîtrise des auteurs ne se rattachant pas à une religion monothéiste qui ont permis de questionner la foi et la religion, une observation que l'Homme a besoin de spirituel, que la raison n'est pas universelle. J'ai retenu que cet auteur avait eu le courage de réfléchir sans juger, sans asséner des vérités, et en questionnement réellement les choses. J'ai trouvé que ce livre sonnait juste.
Je crois que je le conseillerai pour avoir d'autres avis, pour mieux comprendre, pour discuter, pour réfléchir à ma propre foi et ma propre vision de la laïcité, de la démocratie et de l'Homme.
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EosMayonnaise
  05 mars 2016
Un livre censé, sans jugement, qui pose intellectuellement la question de la religion dans un monde qui se veut laïque.
C'est très bien réfléchi, bien expliqué, mais malheureusement je n'ai pas réussi à entrer dedans. Je n'accuse personne si ce n'est moi-même, parce que finalement pas tant envie que cela d'entendre parler de religion quand je me bats avec ma propre foi depuis des années et que je trouve mon comportement de plus en plus paradoxal, quand seulement quelques mois après les attentats j'aimerais pouvoir oublier qu'on puisse faire ce qui a été fait au nom de Dieu ou de je ne sais quelle entité pour laquelle on est capable de tout...
Je pensais vraiment m'intéresser au sujet, c'est pour cela que j'avais choisi ce livre, mais je me rends compte qu'il va falloir attendre encore un peu avant de le relire à tête reposée, et pouvoir enfin retirer tous les bienfaits de cette étude.
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LorenaMagda
  13 février 2016
C'est un ouvrage pertinent, fort utile à lire, et de plus accessible. En 120 pages, l'auteur déploie sa pensée de manière construite et maîtrisée, en abordant dans un premier temps l'athéisme, puis les limites de la raison dans un second temps et enfin une certaine vision de la notion de foi. La lecture de ce livre permet une salutaire mise au point sur de nombreux concepts et notions évoqués malheureusement trop souvent à tort et à travers dans le champ médiatique et dans les conversations passionnées. C'est un pas de côté, c'est le temps de la réflexion, le temps de penser posément les vertiges religieux et les faiblesses démocratiques. Reposer la question religieuse... Avec un sujet éminemment délicat, il faut souligner la prudence de l'auteur et les nombreuses références dont il s'entoure pour avancer dans sa réflexion. Cet essai est une façon de ne pas s'apitoyer sur notre sort et de travailler au "vivre ensemble", avec sérénité et... foi? Une lecture que j'ai, à titre personnel, très appréciée.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Pas-chachaPas-chacha   12 février 2016
Les choses ont évolué. La position" molle" qu'autorisait la laïcité [...] s'est vue débordée en grande partie par l'arrivée de sujets qui n'étaient en rien les héritiers du combat pour la laïcité. Pardaoxalement, ce débordement a été facilité par la revendication inhérente à l'avancement des sociétés démocratiques elles-mêmes: une revendication individualiste et égotiste écartant ou négligeant les valeurs (ou contraintes) de solidarité sociale et historique.
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Pas-chachaPas-chacha   12 février 2016
L'homme contemporain se retrouve soumis à l'apogée d'une fétichisation de la marchandise, pour parler comme Marx, dans laquelle il est devenu à son tour la première des marchandises. C'est là une conséquence de l'essor d'un capitalisme redevable à l'affranchissement religieux du monde occidental.
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LorenaMagdaLorenaMagda   13 février 2016
Certes, Foi et Raison ont quelque chose d'inconciliable et d'irréductible mais le paradoxe humain est de vivre avec ces deux vecteurs et de s'inscrire dans ce paradoxe, d'y puiser la possibilité du désir. [...] La foi seule, est folie, sectarisme et annihilation, la raison isolée, est pauvreté subjective et soumission à la relation d'objet et d'usage.
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