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ISBN : 2226077537
Éditeur : Albin Michel (07/03/1995)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Que savons-nous de l'Islam essentiel, celui de Rûmî, d'Al Halladj, d'Ibn Arabî, d'Iqbal, celui des confréries soufies, des philosophes et des savants qui ont tant apporté à l'Occident médiéval, celui qui a nourri l'art et la littérature de toute une civilisation ? Face à la confusion et à l'inquiétude actuelles, Eva de Vitray-Meyerovitch nous fait découvrir les fondements mystiques de cette religion à laquelle l'essentiel de ses recherches universitaires et de ses t... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
12K
  26 juin 2014
Belle lecture.
Nous découvrons avec plaisir cet échange, cet part de l'islam que le soufisme et surtout nous découvrons comment Eva a su allier Islam et sa vie de tous les jours, Islam et sa quête de sens, Islam et sa soif de science.
Ce livre reste un partage de la vision que Eva avait de l'Islam et n'englobe pas l'Islam dans toutes ces facettes et ses spécificités. Donc sa lecture ne doit pas avoir pour objectif de connaitre l'islam.
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Fleurdecoeur
  01 juin 2013
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
enkidu_enkidu_   20 décembre 2016
La mort a dû être pour Rumî comme une apothéose.

– Elle l’a été. Dans toute la Turquie, son anniversaire est appelé « La nuit des noces ». Quelques jours avant sa mort en effet, à quelqu’un qui venait lui souhaiter le retour à la santé, Rûmî avait demandé :

« Quand je dois m’unir à l’éternité, la nuit de mes noces, pourquoi voulez-vous que je reste ici ? »

Il a dit aussi au cheikh Sadr-ud-Dîn venu à son chevet :

« Quand entre l’Amant et l’Aimée il n’y a plus qu’une chemise de crin, ne voulez-vous pas que la lumière s’unisse à la lumière ? »

Il est mort le 17 décembre 1273 au coucher du soleil. A Konya, tous les ans à cette date, a lieu une grande danse de derviches qui, malheureusement, ces derniers temps, est devenue un peu folklorique.

Ses funérailles ont dû être grandioses.

– Magnifiques. Nous les connaissons bien car elles ont été racontées par Aflâkî. Tous les habitants étaient là, les musulmans, mais aussi les chrétiens et les juifs car tous se reconnaissaient en lui. Tous pleuraient, poussaient des cris, déchiraient leurs vêtements. Qui connaît les foules de l’Orient n’a aucun mal à imaginer cette journée. Les juifs avançaient dans le cortège en chantant des psaumes, les chrétiens en proclamant l’Evangile et nul ne songeait à les écarter.

On n’avait jamais vu encore un œcuménisme aussi universel. Au point que le sultan s’en étonna et fit venir les chefs des chrétiens et des juifs pour leur demander des explications. Pourquoi célébraient-ils ainsi un musulman ?

Aflâkî rapporte ainsi leur réponse : « En le voyant, nous avons compris la vraie nature de Jésus, de Moïse et de tous les prophètes ; nous avons trouvé en lui la même conduite que celle de nos prophètes parfaits telle que nous l’avons lue dans nos livres. N’a-t-il pas dit : ‘’Nous sommes comme une flûte qui, dans un seul mode, s’accorde avec deux cents religions ?’’ » (pp. 97-98)
+ Lire la suite
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vlutvlut   20 juillet 2018
En fait, pour en revenir à la définition du soufi, je peux, je vous l'ai dit, vous en donner beaucoup mais je préfère dire, avec Rûmî, qu'il est indéfinissable.
Rûmî a merveilleusement illustré cela par la parabole de l'éléphant que vous connaissez peut-être, mais que je ne résiste pas au plaisir de vous citer :

"L'éléphant se trouvait dans une maison obscure : quelques Indiens l'avaient amené pour l'exhiber.
Afin de le voir, plusieurs personnes entraient, une par une, dans l'obscurité.
Étant donné qu'avec les yeux c'était impossible, chacun tâtait dans le noir avec la paume de sa main.
La main de l'un se posa sur la trompe ; il dit : "cette créature est comme un tuyau pour l'eau."
La main d'un autre toucha son oreille : elle lui apparut semblable à un éventail.
Un autre, ayant saisi sa jambe, déclara : "Je trouve que la forme d'un éléphant est celle d'un pilier."
Un autre posa sa main sur son dos et dit : "En vérité, cet éléphant est comme un trône."
De la même façon, chaque fois que quelqu'un entendait la description de l'éléphant, il la comprenait d'après la partie que sa main avait touchée.
Selon l'endroit "vu", leurs affirmations différaient, un homme l'appelait "dal", un autre "alif".
Si chacun d'eux avait tenu une chandelle dans sa main, la différence aurait disparu de leurs paroles."

Cela veut dire qu'on ne peut exprimer que ce qu'on a ressenti soi-même et qu'il existe autant de voies qu'il y a de pélerins.

[page 86-87]
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